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DEBOUT LES CONNASSES

28/03/2013

Spring BreakersMEGA SPOILERS ET FEMINISME ENRAGÉ AHEAD

Donc si je résume ce que j’ai appris au cinéma en Mars 2013 :

  • Spring Breakers, vendu par un plan marketing aussi brillant que mensonger comme la virée chargée en girl power de quatre minettes endiablées, se révèle finalement la non-histoire de 3 blondasses indistinctes + une gourdasse brune, que le cinéaste s’amuse à filmer en bikini durant 1/2 heure sans jamais chercher à les définir, avant de s’en désintéresser à la minute ou James Franco intègre le récit. Dès lors, la gourdasse brune -la seule qu’on avait à peu près dotée d’une personnalité- dégage quasi instantanément, tandis que les trois autres se soumettent à l’autorité du mâle dominant et finissent par disparaitre dans l’arrière plan, réduites à l’état de silhouettes interchangeables et quasiment muettes. « Mais lors de l’assaut final, ce bouffon de James se fait dézinguer en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, tandis que nos héroïnes massacrent tout le monde comme des grosses badass ! »  Certes. Des grosses badass en bikini et cagoules, réduites à l’état de corps grotesquement  fétichisés et curieusement privés de tête. Girl Power indeed.
  • Le monde fantastique d’Oz, nouvelle supercroûte post-Alice au pays du vomi qui fait son beurre en saccageant l’héritage d’un classique du cinéma enfantin, imagine les origines du pays d’Oz, où 3 pimbêches se crêpent le chignon en attendant l’arrivée du beau mâle qui va toutes les rendre (plus ou moins) folles. Et celui-ci est incarné par, je vous le donne en mille, James Franco. (Je sens comme un motif, pas vous ?)
    La sorcière sympa, c’est Michelle Williams, qui régente le monde des gentils Munchkins, non pas parce qu’elle a l’étoffe d’un chef d’Etat, soyez rassurés, mais parce que feu son papa était le roi. Et comme c’est une fille, et que les filles ça sert à rien, elle attend patiemment l’arrivée de CELUI (annoncé via la prophétie de service, forcément) qui sauvera tout le monde et héritera du trône d’Oz. Parce qu’elle, la fille du roi, c’est pas comme si elle pouvait en faire quelque chose de ce trône : une femme, c’est fait pour être assise à côté du mec sur le trône et fermer sa gueule. Heureusement, James Franco débarque avec son sourire de connard autosatisfait qui se croit tellement meilleur que les navets qu’il tourne pour alimenter son compte en banque ; peu importe qu’il ne soit qu’un vulgaire prestidigitateur de bas-étage et elle une vraie sorcière confirmée avec pouvoirs magiques trop swag, Michelle est persuadée qu’il est le seul à pouvoir galvaniser les foules et renverser le régime. Pourquoi ? Parce que mesdemoiselles, quand il s’agit de gouverner, un homme, fût-il une baltringue, vaut toujours mieux qu’une femme, fut elle une puissante magicienne. Pas vrai Michelle ?
    Et en passant, n’avez-vous jamais rêvé de savoir pourquoi la méchante sorcière de l’Ouest était toute verte ? Pas de panique, le mystère sera dûment levé à coup de backstory débile, et vous découvrirez que celle dont la méchanceté fondamentale et inaltérée terrifie des générations de mouflets depuis 75 ans n’était finalement rien de plus qu’une amoureuse éconduite, rendue VERTE de jalousie et folle de rage parce que ce sacré tombeur de James lui a préféré Michelle Williams. Ah ces gonzesses, toujours disposées à péter les plombs quand un mec leur dit non ! Bel hommage à un chef d’oeuvre immortel qui voyageait en son temps à travers l’imaginaire d’une jeune fille qui n’avait besoin que de son propre courage pour vaincre ses peurs.
  • Et puis il y a The Place Beyond The Pines, dans lequel Derek Cianfrance (que je m’excuse par avance de mettre dans le même sac que les deux escroqueries précitées) se focalise si emphatiquement sur les liens père-fils qu’il en vient presque à nier l’existence de ses personnages féminins. Déterminé à appliquer son modèle de tragédie grecque par voie de James Gray –les péchés des pères rejaillissent sur leur fils– Cianfrance clôt son film par un plan sur le rejeton du regretté Ryan Gosling chevauchant une moto tout juste acquise, bien décidé à suivre les traces d’un père qu’il n’a pourtant jamais connu. Car malgré nos vains efforts, nous dit Cianfrance, nous ne sommes que les produits des ambitions -ou de l’absence- de nos géniteurs. De sexe mâle, cela va sans dire, parce que le gamin en question a eu beau bénéficier de ce qui semble être une mère aimante, ainsi que d’un beau-père plutôt sympa, bref un foyer à peu près équilibré, qu’importe, Cianfrance a arbitrairement décidé qu’un papa, même inexistant, avait plus d’influence qu’un Maman qui s’est cassé le cul à élever le morveux depuis son infortunée naissance (REP A SA CHRISTINE BOUTIN). « Mon père n’était jamais là quand j’étais gosse, regarde ce que je suis devenu« , révèle très subtilement Gosling au début du film. Et Maman dans tout ça ? WHO CARES?

Mais fort heureusement, ces films viennent d’Hollywood, et nous avons la chance de vivre en France, un pays très avancé en matière de droits de l’homme (et de la femme). Un pays où le Huffington Post local, dirigé par ce parangon de féminisme qu’est Anne Sinclair, ne rechigne pas à publier des articles dans ce genre :

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Ah, la France ! Ce pays où la presse féminine a tellement banalisé les stéréotypes sexistes que l’article qui suit n’a été fustigé que pour son homophobie aussi involontaire qu’atterrante, alors que le discours décérébré qui l’entoure -et qu’ELLE véhicule chaque semaine depuis 1945- est au moins aussi alarmant.

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Pour avoir fréquenté les hautes sphères de la presse féminine, je peux vous assurer que les greluches qui pondent ce type d’articles se vivent comme des femmes libérés (version Cookie Dingler), de même que la plupart des greluches qui les lisent, contribuant ainsi à la prospérité de cette industrie révoltante. Parce qu’elles ont fait des études, parce qu’elles ont des boulots, parce qu’elle sont des femmes, tout simplement, il ne leur vient même pas à l’idée que leur vision du monde est façonné par la même pensée patriarcale dominante que celle des machos qui leur collent des mains au cul.

Pour ma part, je crois fermement que notre société compte le même nombre de gros porcs misogynes que de connasses phallocrates, et que le sexisme se propage autant par la bouche des femmes que par celle des hommes. Je lis autant de misogynie dans les propos affligeants de Bernard Lacombe que dans les médias phallocentriques dont nous nous abreuvons chaque jour plus ou moins volontairement. Je suis consterné par le nombre de gens que ces images laissent indifférents, et qui rejettent toute tentative d’analyse ou de mise en perspective comme si celles-ci ne pouvaient être que le fruit d’un délire paranoïaque. Je suis catastrophé que ma génération ait déserté le féminisme, désormais réduit à une doctrine dépassée synonyme de jambes poilues et de harpies enragées et aigries, forcément CELIBATAIRES (en effet, quelle autre raison de se préoccuper de l’égalité des sexes que la frustration du célibat ?) En ces temps de manifestations réactionnaires menée par des masses violemment rétrogrades qui s’approprient la notion de famille à leur usage exclusif, n’est-il pas temps de se réapproprier le féminisme afin de protéger nos enfants de ces nuages obscurantistes ?

Le personnel est politique, disait Carol Hanisch. ALORS ON SE REVEILLE, LES CONNASSES !

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44 commentaires leave one →
  1. 28/03/2013 07:19

    A reblogué ceci sur TCHiiiP !!!.

  2. 28/03/2013 07:54

    « Et puis avec une fille on peut facilement échanger des beauty tips de vernis et de rouges à lèvres ». Je savais que « Elle » aimait pondre des conneries abyssales au mètre cube mais là, c’est comment dire… superbe. Comment résumer la bisexualité à une mode et à une attitude trop tendance en quelques lignes d’une facture abominable; le pire étant que certainement la c… pardon créature qui a pondu l’opuscule doit se croire très drôle et très libérée.
    Putain, on est vraiment en 2013?

  3. 28/03/2013 10:46

    A reblogué ceci sur Mademoiselle Louise and commented:
    [SPOILERS] attention, spoilers pour Spring Breakers, Oz et The Place beyond the pines.

  4. 28/03/2013 11:08

    Exact. Et on a pas fini de s’énerver sur le sujet.
    Souvent, l’homophobie est une conséquence du sexisme, non ? Dès lors qu’on essentialise les différences de genre…

    • akvronski permalink
      28/03/2013 11:33

      EXACT AUSSI !
      La solution serait-elle de « dé-genrer » pour que le cadre légal s’insère peu a peu dans les consciences de la société ?

  5. Rekuri permalink
    28/03/2013 11:18

    Excuse moi, mais tu fais un contre sens énorme sur Springbreakers. Pour continuer dans le spoil, la scène ou les deux filles insèrent leurs guns dans la bouche d’Alien et que lui est mort de trouille montre bien qu’elles ne sont pas du tout dominées. Ensuite, de façon répétitive, ce sont les filles encore qui poussent James Franco à sauter le pas, que ce soit pour un plan à trois ou pour buter son ex meilleur ami. Elles le traitent de trouillard, et chaque fois qu’il peut, il évite de prendre des décisions dures, par exemple sur le lit, lorsqu’il dit « Look at my shit » en montrant sa thune et ses guns, pendant que les filles lui demandent de tomber le short > il évite cela car ça lui fait peur.
    En gros, il y a une déconstruction de mythes américains et d’idées préconçues sur les filles de cette génération qui écoutent du Britney Spears, mais tu l’as pas vu. Pour la déconstruction des mythes américains : la dinde sur la tête d’un étudiant lors d’une frat party (Thanksgiving), le vol lors d’un mariage (explicite), et enfin, entre autres, au bord de la piscine lorsqu’ils tirent en l’air avec le bras droit dans la même direction (hymne au mort de l’armée).
    Je peux comprendre que tu n’aies pas aimé, mais ne dis pas que c’est de la merde quand tu n’as pas compris le film.

    • 28/03/2013 12:03

      Hmm. Pour info, mon paragraphe de 10 lignes sur Spring Breakers ne constitue ni une critique complète, ni la somme de mes opinions sur le film, juste une courte synthèse de ce que que je perçois comme une idéologie sexiste véhiculée plus ou moins consciemment par Korine.
      Par ailleurs, le fait que Franco soit clairement défini comme un bouffon sans couilles (ce que je n’ai pas manqué de préciser plus haut) ne change rien au fait que le récit se focalise quasi exclusivement sur lui dès son entrée en scène tandis que les filles ne bénéficient d’aucune caractérisation notable (à l’exception de la très subtilement nommée Faith, qui est aussitôt remerciée).
      En dehors de cet aspect très net, je ne me risquerais pas à discuter du discours politico-sociologique de Spring Breakers, parce que ni cette oeuvre ni les précédentes de Korine ne me laissent penser qu’il a autre chose en tête que des vagues provocations, qu’il ne maîtrise qu’à moitié et dans lesquelles il ne met que peu de conviction. C’est le génie de ce type de cinéma, si flou et évasif qu’on peut lui faire dire tout et son contraire. Si une dinde posée sur la tête d’un étudiant lors d’une frat party suffit à déconstruire le mythe de Thanksgiving, nul doute qu’un assemblage maladroit d’images fluo shootées par un chef op doué suffit à constituer un brûlot révolutionnaire.

  6. 28/03/2013 11:23

    Tiens ? Mon com n’est pas passé.

    Bon, en gros, Big déclaration d’amour pour le Pédé. Cela dit, les féministes nouvelle génération existent :

    http://cafaitgenre.org/2013/03/16/sexisme-chez-les-geeks-pourquoi-notre-communaute-est-malade-et-comment-y-remedier/

  7. Alexandre permalink
    28/03/2013 11:26

    « En ces temps de manifestations réactionnaires menée par des masses violemment rétrogrades qui s’approprient la notion de famille à leur usage exclusif, n’est-il pas temps de se réapproprier le féminisme afin de protéger nos enfants de ces nuages obscurantistes ? »
    Exactement. OUI OUI OUi ! Devenons tous des Femen et défendons nous contre le sexime, l’obscurantisme et le fascisme.
    Philippe de Thrace a touché aussi le soucis : l’homophobie est conséquence du sexisme, je rajouterai même que chez les homos entre-eux il y a du sexisme. Le soucis, c’est encore et toujours au niveau du genre, faisons comme en Argentine, « dé-genrons » nous, mettons tous les citoyens sur un même pied d’égalité.

    Après concernant ce sexime, conséquence d’un anti-feminisme, et d’une homophobie ce qui est nécessaire c’est que chacun à son niveau se dresse contre, que ce soit dans un repas de famille ou en rejoignant les Femen, c’est en poussant les hommes politiques a faire plus de mesures dans leurs programmes pour la cause et les obligeant à les respecter qu’on fera avancer les choses. C’est en ne prenant plus le féminin comme insultant (comme chez certains PD est l’insulte ultime) qu’on commencera sérieusement être tous à égalité.

    • 30/03/2013 17:40

      Les Femen ? Vraiment ? On peut aussi faire les choses intelligemment sinon.

      • Akvronski permalink
        01/04/2013 12:43

        Que trouve tu de pas intelligent chez les Femen ?
        Qu’est ce que tu propose pour faire les choses intelligemment ?

      • 01/04/2013 15:12

        Pour faire court (mais c’est bien mieux expliqué quelquepart par M.-G. Zimmerman) les Femen se contentent de donner aux journalistes ce qu’ils recherchent : de la violence et du nichon. Le débat qu’elles suscitent est un débat de com bien plus qu’un débat de con (euh, fond)

      • akvronski permalink
        01/04/2013 16:03

        Certes, mais ne faut-il pas faire de la com aujourd’hui pour pouvoir exister médiatiquement ? Leur activisme et percutant et médiatisé donc le débat de fond c’est les journalistes qui en parlent peu, libre aux gens d’en parler.
        Et à titre personnel, la provocation qu’elles font aujourd’hui, au delà des idées qu’elles veulent défendre, je trouve ça important et nécessaire. C’est une piqure de rappel à ceux qui veulent lisser les idées, aussi bien que les pratiques.

      • 04/04/2013 09:07

        Le souci c’est pas qu’elles fassent de la com. Je crois que l’essentiel du problème a été pointée par Ovidie sur son blog :

        En gros simplisme du discours, et aussi le fait qu’elles font exactement ce qui est reprochée au féminisme par ses détracteurs, tout en se soumettant paradoxalement aux diktats esthétiques en vigueur.

        Pas de pensée derrière. Un féminisme light quoi

        Le féminisme light, pour moi, c’est comme la crème light, ça perd de son gout (et donc de son intérêt) en même temps qu’on y a ajouté de l’eau.

      • 22/05/2013 22:49

        Je ne comprends pas ce discours qui consiste à critiquer les Femen. Vous vous plaignez que le féminisme disparaît mais, au lieu de prendre parti contre le sexisme qui reste un grave problème DE FOND, vous critiquez un féminisme sur SA FORME.

        Vous vous plaignez qu’on assimile les féministes à de vieilles femmes « masculines », aux jambes poilues – bref qui abandonnent les codes de l’esthétique féminin – mais dès qu’il est question de femmes qui collent davantage à ses critères, vous criez à la soumission aux diktats du patriarcat.

        Vous reprenez encore et encore les arguments d’Ovidie dans son papier sans pensez à vérifier aucuns des faits qu’elle cite. « Elles sont toutes bonnes, c’est nul » : faux, il suffit de taper « Femen » sur Google Images pour le constater. Chacun de ses paragraphes est développé à partir d’une citation extraite d’un documentaire et sortie de son contexte : c’est au mieux de la démagogie, au pire de la paresse intellectuelle.

        On oublie trop rapidement que ce mouvement s’inscrit dans une tendance mondiale du féminisme. L’esprit porté par les « slut walk » et autres manifestations de ce type, qui consiste à affirmer la liberté de la femme de s’habiller (ou de se déshabiller) comme elle veut sans qu’elle ait à porter la responsabilité d’une éventuelle agression.

        Ce ne sont pas elles qui se soumettent aux diktats du patriarcat, c’est vous qui les y soumettez. Vous voudriez restreindre leur liberté parce que ça ne correspond pas à votre idée du féminisme (dont on attend toujours la mise en pratique).

        C’est fatiguant. C’est juste encore un faux débat.

  8. 28/03/2013 12:50

    C’est si juste et si efficace, je dirais simplement : merci beaucoup !

  9. caroline mendoza permalink
    28/03/2013 15:40

    Il a toujours sa jolie plume, ce Pédé…

  10. 28/03/2013 17:07

    Je parle d’une génération qui est la mienne et, forcément, mon analyse manque de recul puisque j’entrevois l’éducation des gens qui m’ont entouré par mes yeux d’enfants, ça commence à remonter et c’est probablement biaisé. Malgré ça l’impression majeure que j’en ai c’est que la génération précédente a échoué à faire passer le féminisme à ses garçons.
    En tant que filles de femmes féministes mariées (ou pas) à des hommes en avance sur leur génération on nous a toujours dit « soyez fortes on ne vous fera pas de cadeaux, battez vous pour ce que vous voulez, et gardez toujours une forme d’indépendance – financière par exemple, ça aide. Par contre je n’ai pas l’impression que mes amis/cousins/… aient été élevés avec la réciproque « fais la vaisselle, insiste pour que ta femme garde un emploi (même à mi-temps hein, le but est qu’elle puisse retrouver du travail en cas de coup dur) aussi présente. On ne leur a pas appris à être des machos de base, ça non, mais on ne leur a pas appris à se battre pour les droits des femmes. Faire des efforts mineurs, un peu, quand on leur demande et ils trouvent ça normal, mais pas s’impliquer pour de vrai, à prendre ouvertement position.
    A ceci s’ajoute que le conservatisme de gourdasses qui se tirent des balles dans le pied (kikoo Elle) on ne m’en avait pas tant parlé que ça.

    Toute cette tirade ne s’applique bien sûr pas à tout le monde et c’est bien pour ça que c’est dramatique, parce que je me dis que si c’est ça ce que le haut du panier a transmis malgré toute sa bonne volonté on est mal barrés.

  11. Bigre permalink
    28/03/2013 17:41

    Les Femen ne font pas vraiment dans le dé-genré…

  12. 28/03/2013 19:35

    Mais putain, ouai le pédé!

  13. 29/03/2013 13:58

    Tiens, ils sont bien d’accord avec toi sur ce très bon blog:
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/spring-breakers/

  14. Lini permalink
    30/03/2013 19:56

    D’abord, merci beaucoup Le Pédé pour montrer du doigt cette misogynie entretenue par les femmes. Je suis « une féministe du quotidien », je réplique lorsque quelqu’un me sort des propos sexistes qui lui paraissent tout à fait normaux et je suis souvent choquée à quel point de nombreuses femmes ne répliquent pas par lassitude ou pire, parce qu’elles ne réalisent pas que ce sont des propos/actions misogynes et vont bien souvent dans le sens de la personne sexiste. Il y a tant de machisme ambiant, toujours sous forme d' »humour »/petites répliques dites « anodines » que c’est difficile de lutter contre tout mais je continue à lutter car j’espère que ces personnes changeront d’avis, réaliseront à quel point ils racontent de belles conneries et rabaissent les femmes.

  15. Marco permalink
    31/03/2013 14:18

    Ce ne sont que des films, pas des essais sur la sociologie! C’est pas ça qui va changer notre vision du monde en sortant de la salle de ciné! ^^

    • 31/03/2013 20:19

      QUE des films, qui ne façonnent en effet nullement ta vision du monde, de même que les séries, les émission de télé, les magazines, et tous les recits et les images que tu consommes chaque jour de ta vie. Tandis que les essais sociologiques que tu as sans nul doute passé ta vie a lire -si j’en crois ce commentaire édifiant- t’ont clairement affecté en profondeur.

      • Bigre permalink
        01/04/2013 09:30

        Excellente réponse Le Pédé…

  16. 31/03/2013 16:24

    J’hésite à te féliciter pour ton super article ou à te maudire parce que j’ai trop la rage maintenant! Surtout l’encart dans ELLE, comme si le sexe lesbien n’était qu’un putain d’accessoire dans une vie de pintade dégénérée et persuadée qu’elle sait ce qu’est être « libérée », comme si bi- et pansexualité n’étaient que des fashion statements, comme si l’hétérosexisme dégueulasse de la pigiste était la norme du glamour. Envie de vomir.

  17. Toto permalink
    31/03/2013 19:30

    girl power….badass….swag…backstory …

    Serieux, mais dans quel monde vis-tu?

    • 31/03/2013 20:22

      Le monde merveilleux des gens qui maîtrisent l’anglais.

      • 04/04/2013 13:03

        Toujours aussi humble et sympathique Le Pédé à ce que je vois. On ne change pas une équipe qui gagne !

  18. 04/04/2013 23:21

    Je suis assez d’accord avec l’idée qu’une femme peut être un macho comme les autres… Les clichés sont presque admis chez certaines, qui se constituent elles-mêmes femme-objet.
    A part ça, l’encadré sur l’amante est désespérant. Teste les filles, tu seras au coeur de l’actualité (en gros). Sérieusement? C’est pas comme si l’homosexualité n’était pas juste une lubie/un caprice…

  19. 05/04/2013 14:26

    Bon, ce blog est dans ma blogroll, désormais.

  20. jimbo permalink
    18/04/2013 17:40

    Salut Le Pédé.
    Je vais faire du HS (c’est pas que je m’en foute de ta critique, hein).
    Déjà, j’espère que tu vas bien.
    Ensuite, j’espère que tu vas continuer à aller bien, et que tu peux continuer à sortir dans la rue à toute heure sans devoir jeter un regard par dessus ton épaule.
    Je dis ça parce qu’ici et là, il y a des pédés (et des goudous, et autres pas-comme-il-faut) qui commencent sérieusement à flipper, et je les comprends.
    Y’a des familles de braves gens bien propres sur eux qui en délogent d’autres, crasseuses et dangereuses, enfin, Rroms quoi. Y’a une espèce d’esprit moisi qui pollue le web et qui voit la main crochue du Juif partout. Y’a des « féministes » qui pensent que le cerveau d’une femme ne peut pas fonctionner sous un voile. Y’a une organisatrice de manif réac qui se croit sincèrement subversive. Y’a une fille à papa milliardaire, vulgaire et inculte et qui n’a jamais bossé de sa vie mais qui veut se faire passer pour une madone salvatrice.
    Y’a… Y’a que j’en ai ras-le-cul de voir mon pays qui glisse dans sa chiasse vers toujours plus de racisme, de sexisme, d’homophobie, de bêtise, d’inculture, de violence et d’autosatisfaction.
    Pourquoi je te dis ça ? Pourquoi à toi ? Pourquoi là ? Franchement, je ne sais pas, mais j’avais envie. (Peut être parce que je pensais lire ici quelque chose sur les agressions homophobes qui se multiplient, et ceci n’est PAS une commande, juré, je ne me permettrais pas.)
    Salut.

  21. 18/04/2013 23:32

    Je n’ai pas vu les films en question, ni lu le dernier Elle, mais j’ai lu cet article assez édifiant sur la Barjot et son entourage :
    http://adieufrigidebarjot.blogspot.fr/

  22. dansnosplacards permalink
    23/05/2013 19:45

    Je n’ai vu que The Place Beyond The Pines et je suis pas d’accord avec toi, j’ai beaucoup aimé le film et je trouve que ça tenait plus à la relation père-fils qu’à une vision général de la famille.Etant donné qu’on s’identifie plus facilement au modèle parentale qui appartient au même sexe que nous mais bon ce n’est que mon avis, en tout cas je tire mon chapeau au réalisateur et aux acteurs de ce film magique.

  23. Jo3 permalink
    18/07/2013 21:45

    Pour votre gouverne, l’article du Huffington Post cité ci-dessus est signé par la version canadienne. Quand bien même, pétez un coup, faut un peu se détendre bande de peine à jouir.

  24. 12/02/2017 18:03

    « Je sens comme un motif, pas vous ? »

    *Révérence*
    Cette phrase est parfaite. Et tudieu que je suis en retard. J’aurais du visiter ce Blog beaucoup plus tôt.

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