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Qui sont ces gens ?

17/10/2011

Un mois et demi que je suis partie, j’avais l’intention de vous reparler de ma vie d’expat’, de mes conneries, de mes aventures hiérosolymitaines (quel mot étrange), partager mes observations, vous dire à quel point j’aime cette ville, à quel point j’ai l’impression d’avoir toujours vécu ici, mais ce sera pour la semaine prochaine.

Quand je me suis assise pour écrire, une seule chose a trouvé son chemin de mes doigts à la page blanche.

Ces gens qui peuplaient mon quotidien parisien ou qui l’ont peuplé pendant longtemps. Ces gens qui me manquent tellement que je regarde chaque jour leurs photos sur mon frigidaire vide. Je ne m’en approche pas pour l’ouvrir et me nourrir, mais pour regarder leurs visages, pour me rassurer ; ils existent bien. Ils sont là. Les visages ont grandi mais c’est toujours nous deux dans le cadre. Et quand je n’ai pas assez de deux, trois photos, je vais sur Facebook et j’épie leurs vies, je regarde de vieilles photos de leurs anniversaires, de leurs vacances, parfois j’apparais à leurs côtés, et je m’envie. Je m’envie tellement de les avoir dans ma vie, que j’aimerais parler d’eux à mes nouveaux voisins, à la caissière de mon nouveau supermarché, à mes nouvelles fréquentations, à mon prof d’hébreu, au mendiant, au maître nageur, au vendeur de fallafels, à tous ceux qui ne les connaissent pas et qui ne savent pas ce qu’ils manquent. Je regarde aussi leurs statuts et ce que les autres leurs disent et j’essaie de deviner ce que je ne sais plus. Même à distance, même à l’écrit, même en 140 caractères, ils me font rire et grogner parce qu’ils sont trop loin. Dans chaque « like », dans chaque commentaire, dans chaque silence j’essaie de deviner ce qu’est leur vie. Une phrase, une photo, une vidéo me suffisent, je déduis, j’imagine, je comprends ou pas. Mais parce que la plupart du temps cette distance et ces rapports virtuels – surtout quand ils sont indirects – sont extrêmement frustrants, j’agis comme une névrosée et je rêve d’aborder le premier inconnu qui passe pour lui parler de ces gens.

Ces gens, ce sont mes amis. Bien sûr ma famille me manque, mais ma mère et mon beau-père sont venus me voir il y a peu, mes frères et soeur ont toujours habité loin, je ne vois mes cousins que très rarement, et le reste de ma famille n’a jamais fait pas partie de mon quotidien.

Mais ces gens, ces individus qui ne sont pas ma famille au sens biologique du terme, qui ne sont pas mon sang, qui n’ont pas vécu sous mon toit, avec qui je ne partage aucun aïeul, dans les yeux desquels je ne reconnais pas mes parents ou mes grands-parents me semblent pourtant, à bien des égards, plus proches que la plupart des membres de ma famille. Leurs visages et leurs expressions me sont plus familiers, je connais leurs sourires et leurs regards tristes, je connais leurs secrets, leur histoire, leurs projets, leurs craintes, leurs espoirs, leurs amours, leurs heures sombres, leur quotidien, leurs emmerdements, leurs patrons, leurs voitures, leurs habits, leurs manies, leurs qualités et leurs défauts, leurs limites et leurs attentes. Et je les aime plus que si nous avions le même sang. Et parce qu’on ne dit pas assez souvent à ses amis qu’on les aime, par pudeur et retenue, par bêtise et lâcheté, je me sers de C’est la Gêne pour le leur dire. Quand ces pulsions de parler d’eux me prennent, je vois leurs visages et les souvenirs affluent. Et j’aimerais pouvoir agir comme une maniaque et aborder des inconnus pour leur parler d’eux.

Je leur parlerais de mes amis d’enfance. De ceux que j’ai connus à la maternelle et de ceux que j’ai connus avant ça. Ceux qui m’ont vue grandir, qui savent tout de moi, qui devinent tout au moindre regard, au moindre mot. Ceux avec qui j’ai dormi, avec qui je me suis lavée, avec qui j’ai partagé vacances, écoles, larmes, fou-rires, disputes, biberons, brosses à dent. Ceux qui menaçaient de tuer les garçons qui me rendaient triste, ceux qui ont connu mon père, mon premier appartement, mes grands-parents. Ceux qui ont marqué les trente premières années de ma vie au fer rouge, qui ont marqué les rues de Paris, les bancs, les parcs, les murs de souvenirs indélébiles. Ceux qui aujourd’hui vivent loin, sont aussi différents de moi qu’ils me sont proches et dont le lien qui me lie à eux est bien plus fraternel qu’amical. Je parlerais de celui qui a été mon frère jumeau dans nos mensonges d’enfants, mon partenaire en échecs pâtissiers, au commissariat à 8 ans, qui sait être un tueur dans un tournoi de poker tout en étant l’homme le plus gentil et le plus généreux qui soit. Qui avait tellement peur des microbes étant enfant qu’il lui est arrivé de boire une demie-bouteille de vodka d’un coup pour se désinfecter après avoir réalisé qu’il s’était brossé les dents avec ma brosse à dents. Qui lit en moi, qui parcourt le monde mais qui est toujours là, qui est unique et que j’aimerais mettre sous bulle pour le protéger. Et qui n’aime pas qu’on parle de lui. Je parlerais aussi de celui qui est devenu religieux, qui est devenu mari, père, qui a trouvé sa voie, qui s’est obstiné, qui n’a pas écouté les critiques (y compris les miennes au départ), les moqueries, les réprimandes, qui savait ce qu’il voulait, où il allait, qui n’a rien fait à moitié, qui n’a pas renoncé, qui n’a pas cédé, qui est entier, fidèle, droit, constant, et que j’admire tant. Que je ne peux plus prendre dans mes bras mais qui a su préserver notre proximité par la parole et une complicité si ancrée qu’elle ne disparaîtra pas avec les écarts physiques, géographiques et spirituels. Et en riant, j’évoquerais le plus fou, le plus doué, le plus malin, le plus attendrissant de mes amis. Le petit diable blond aux yeux bleus et au visage d’ange qui a été mon petit frère pendant toutes ces années où j’ai vécu en fille unique, qui m’a torturée, volé mes poupées, arraché les cheveux, embarqué dans des missions vol-de-voiture-de-golf-dans-un-hôtel, escalade-de-cheminée-à-la-recherche-du-père-Noël, abandon-d’un-pédalo-au-milieu-de-l’océan, partage-de-chambre-d’hôtel-avec-plusieurs-centaines-de-bernards-l’ermites et sans qui mon enfance aurait été bien triste. Qui me fait encore parfois des blagues au téléphone, dans lesquelles je tombe à chaque fois, et dont je pourrais raconter les conneries en boucle jusqu’à la fin de ma vie.

Je leur parlerais aussi de mes copines. De celle qui a huit ans de moins que moi, qui est comme une petite sœur, à qui je donnais des cours de soutien pendant des années, qui pensait que Dublin était la capitale de tous les pays d’Europe sauf de l’Irlande, et qui s’est peu à peu muée en confidente, en amie et en conseillère. Ces jours-ci il nous est souvent arrivé de nous réveiller en espérant déjeuner ensemble. On ne réalise pas encore qu’on n’est plus à 10 minutes et un texto l’une de l’autre. Je parlerais de celle qui vit à Hong-Kong, qui m’a précédée dans ce choix et avec qui j’ai partagé des heures et des heures en voiture à chanter « Tu m’oublieras » et « Belle » de Patrick Fiori, Garou et une autre endive quelconque (nous avions 18 ans, je précise), de celle qui vit à Londres, qui comprend mon désamour de Paris et me laisse des messages enjoués qui me font rire toute seule dans le bus ou dans la rue, de celle qui m’envoie des mails toutes les deux semaines, en excitation totale pour que je lui raconte ma nouvelle vie et qui s’emballe plus que moi pour des anecdotes banales (ou pas), de celle qui, de Paris ou de New York, me demande de lui donner par n’importe quel moyen chaque micro-détail de tout ce qui m’arrive ici, de lui envoyer des photos des gens dont je lui parle et qui n’est plus ma quasi-voisine et ma partenaire de goûters.

Enfin, si je faisais ça, j’arrêterais ces gens dans la rue, je les ferais asseoir, et je leur dirai ceci : « Bonjour, vous savez, en France, j’écrivais un blog, j’écris toujours, mais la différence c’est que je ne vois plus les trois amis avec qui j’écris. Si seulement vous les connaissiez. »

L’un d’eux s’appelle Le Juif. Il vit sur sa propre planète, à sa façon. Il n’aime pas les ordinateurs et les trucs trop modernes, il est posé et réfléchi, il est cultivé et intelligent, il aime le cinéma, la littérature et l’art, la plupart du temps il est à l’ouest, c’est-à-dire que tu crois qu’il est là, mais en fait, il est ailleurs, dans son lit peut-être. Tu crois qu’il t’écoute, mais alors il fait une « juifade* » et tu te rends compte qu’il n’a rien entendu de ce que tu viens de lui raconter depuis une heure. Tu lui donnes rendez-vous quelque part, et il t’attend là où vous aviez rendez-vous la semaine précédente. Et pour te rejoindre, il prend le chemin le plus long possible. Mais quand il finit par arriver, il me sourit et il me dit : « ça va meufouille* ? » et ça me manque. Et quand on est dans une soirée tous les deux et que je repère un nouvel Odma**, il fait tout ce qui est en son pouvoir pour à la fois me laisser seule pour ne pas qu’on le prenne pour mon mec, tout en ne me laissant pas totalement seule pour ne pas que je perde contenance (puisque je ne fume pas et que j’en ai marre de jouer à « Où est Charlie » sur mon portable, personne ne trouve ça très sexy malheureusement). Et on complote ensemble pour éloigner une de ses Odsa de mon Odma**. Avec qui vais-je faire ça maintenant ?

J’aimerais aussi leur parler de L’Arabe, de ses appels matinaux, de ses histoires de cœur, leur dire que je me demande bien qui il appelle désormais quand il a un problème sentimental, qui est sa nouvelle Schtroumpf-rupture. Leur dire que ses blagues, ses réponses épisodiques et son sourire me manquent, que ses tenues improbables n’ont pas leur équivalent ici, leur dire que parfois il porte des sacs à main roses, qu’il adore draguer sur Twitter, qu’il adore Tweeter tout court, qu’il tient à son anonymat mais que souvent, il se trahit tout seul, et c’est tellement drôle. J’aimerais leur raconter comme j’ai pleuré en lui disant au revoir, comme ça me manque de parler de cul avec lui, et dire à certaines filles, non je ne vous reluque pas parce que je suis lesbienne mais parce que je me dis que mon pote l’Arabe, il clamserait dans ce pays. Je leur dirais que moi qui ne suis pas très Twitter, il m’arrive d’y faire un tour de temps en temps juste pour l’épier, pour tenter de savoir comment il va et quand je vois tous ces inconnus lui répondre, j’aimerais leur dire : arrêtez, c’est MON ami ! De quel droit lui parlez-vous sur ce ton si familier ?

Enfin et surtout, j’aimerais dire à tous ces inconnus : vous ne savez rien, vous ne connaissez personne, vous ne savez pas ce que l’amitié veut dire, vous ne savez pas ce qu’aimer un ami signifie, parce que Le Pédé ne fait pas partie de vos vies. Le Pédé est responsable des seules larmes que j’ai versées depuis que je suis ici. Le jour de mon arrivée, ma mère m’a lu par téléphone son commentaire sur mon article de départ et nous pleurions toutes les deux au téléphone à cause de lui. Et une heure après avoir raccroché je pleurais encore en regardant des photos de lui et de tous les autres. Je me disais : quelle conne je suis. Pourquoi je suis partie quand tous ceux que j’aime sont encore là-bas. Pourquoi je suis partie quand mon meilleur ami me fait une telle déclaration. Et je leur parlerais de lui. Le Pédé sait tellement de choses sur le cinéma (et accessoirement aussi sur les mustélidés et les capitales) qu’ils ne croiraient pas qu’il est humain. Pourtant sa carapace de savoir, de cynisme et d’humour cachent un homme unique, sensible, généreux et entier. Il est aussi la personne la plus drôle que je connaisse, parfois si je ris toute seule assise à un bar ou en marchant, parce que je repense à ce qu’il m’a dit au téléphone une heure plus tôt – ou un an plus tôt. Et si je regarde mon portable comme une furieuse ces jours-ci, ce n’est pas parce que j’attends l’appel d’un Odma* mais de lui. Enfin, quand je regarde son profil Facebook, je vous hais tous. Parce que vous êtes allés à telle soirée avec lui la veille, parce que vous avez été photographié avec lui, parce que vous osez prévoir un truc pour lui et L’Autre sans moi, parce que vous osez liker son statut alors qu’au lieu de ça vous pourriez le voir et lui parlez si facilement. Et j’aimerais aussi dire aux étrangers que je rencontre, et à ceux qui deviennent des copains, des fréquentions, qu’ils ne me connaîtront jamais vraiment s’ils ne connaissent pas l’ami que j’ai depuis plus de 15 ans, leur dire toutes ces heures qu’on a passées ensemble à refaire le monde, à parler de tout, de n’importe quoi, de vous, à planifier des coups d’Etat, à analyser les réactions de nos amis, de pauvres types, et aussi à parler de l’Autre. Leur dire aussi que sans les avoir jamais rencontrés, le Pédé les connaît déjà et sait tout ce que je sais d’eux. Et oui, nous sommes deux fous. Et puis je pourrais raconter nos rares engueulades, un sundae au caramel sur ma tête, nos vacances en Martinique, à Aix, à New York, nos complots, nos désaccords (c’est en 1993 ou 1997 qu’elle nous a dit qu’elle se doigtait au catéchisme ?). Et la bouffe. Les bagels de NY, les burgers, les tartes aux pommes, les muffins. Je pourrais raconter tout ça à ces inconnus qui peuplent désormais mon décor, mais ça ne servirait à rien, ils ne le connaissent pas et leur vie n’a donc aucun sens.

Tout ça pour vous dire, chers amis, que vous me manquez et je vous aime. Mais je ne rentre pas.

*Evidemment, dans la vraie vie, nos prénoms remplacent « juif » et « meuf ».

**Objet De Mon/Son Affection

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46 commentaires leave one →
  1. 17/10/2011 09:26

    Ton article est très émouvant. Je fais partie des fidèles lecteurs de C’est la gêne qui ne postent jamais, mais je n’ai pas pu m’en empêcher ici, tant ta description de tes amis, me fait penser à tous nos amis, éloignés ou laissés dans un coin de son cœur. Ce n’est pas toujours facile de partir aux quatre vents, mais je trouve ça vraiment admirable que tu aies eu le courage de partir à la découverte du monde de cette façon, et je pense que d’une certaine manière, tout le monde t’envie un peu pour ton courage ! 🙂

  2. 17/10/2011 09:36

    Soudain je te revois avec ce sundae caramel sur la tête et je ris. Je ris parce que j’ai un peu envie de pleurer. T’es chiante quand même.

  3. 17/10/2011 09:55

    Ce qui est terrible avec ce genre d’article, c’est que ça me fait un peu chialer (oui je suis pas concernée mais je suis trop émotive)

    Ce que vous avez de la chance d’être amis comme ça, tous !

  4. 17/10/2011 10:11

    dans « Les chroniques de San Francisco », c’est ce que Mme Madrigal appelle sa famille « logique » (par opposition à la famille biologique)…

  5. 17/10/2011 10:57

    C’est vraiment beau et émouvant à lire.

    Quelqu’un a dit « loin des yeux, loin du coeur » (qui tient son origine d’un poème de Properce… Extrait d’Élégies… Merci G00gle et W1k1p&di@)… Ce n’est pas au premier sens qu’il faut le lire… Nous nous habituons à la tristesse de la séparation mais cela ne signifie pas que nous nous arrêtons d’aimer. Tu t’habitueras à ton tour mais cet amour restera là aussi longtemps que tu considèreras tes ami(e)s en tant que tels.

    Un bel article pour une belle brochette d’ami(e)s.

  6. leduc007 permalink
    17/10/2011 11:19

    Un article emouvant tellement je m’y retrouve.
    J’ai quitté tout ceux que j’aime pour les beaux yeux d’une brune. Certe je suis resté en france, certe il n’y a « que » 600 bornes qui nous separent mais ils me manquent deja. Et ca ne fait qu’une semaine que je suis parti …

  7. 17/10/2011 11:28

    ah putain, tu fais chier. V’là le lundi matin. Moi aussi je t’aime.

  8. 17/10/2011 11:30

    Allez, je paie ma larmiche (cela dit, c’est peut-être dû à la victoire de François Hollande).

  9. 17/10/2011 11:41

    La troisième endive s’appelait Daniel Lavoie et qu’est-ce que vous avez fait pour vous retrouver au commissariat à 8 ans ? Je suis horriblement indiscrète, je sais, tant pis si je n’ai pas de réponse.
    Sinon, c’est un beau billet. Je me sens très, très seule, après avoir lu ça, parce que de près ou de loin (géographiquement) je ne peux rien dire de comparable de personne.

    • 17/10/2011 18:59

      Franchement, rien. Nous avions recouvert les voitures de sa rue d’une substance colorée qui sortait de bombes achetées dans les magasins de jouets et de farces et attrapes. Je n’ai aucune idée du nom de ce machin, je me souviens que la texture était un peu comme du plastique, que ça existait en plusieurs couleurs, que c’était totalement inutile et inoffensif et ça sortait comme un long asticot. Les flics sont sortis, ils devaient s’ennuyer et ils nous ont embarqués et fait la morale, puis ont appelé ses parents.

      • 17/10/2011 21:42

        Ah, ouais. Marrant. Oui, c’est sans doute qu’ils n’avaient rien de mieux à faire. Ou qu’un voisin grincheux les a appelé et qu’ils ont fait l’effort de se déplacer. C’était une autre époque, les flics ne sortiraient plus pour une broutille pareille, sauf à Versailles ou Neuilly. Ou Monaco.

  10. BeBitterBlameEveryone permalink
    17/10/2011 12:38

    Et tu dois manquer tout autant à tes amis. Merci pour ce belle article.

    • BeBitterBlameEveryone permalink
      17/10/2011 12:38

      « bel » et pas « belle » bien évidemment

  11. 17/10/2011 13:30

    Nan mais l’histoire du sundae caramel TOUT-DE-SUITE !

    • 17/10/2011 13:49

      Mais putain, grave !

    • 17/10/2011 19:01

      Nous marchions dans la rue, finissant notre Mcdo, nous devions avoir 16 ans (il va probablement contester ce chiffre), je lui ai dit un truc désagréable et à son grand regret, il s’est vu dans l’obligation de renoncer à son sundae (seule arme à sa disposition) et de me le planter sur la tête.

  12. Ness permalink
    17/10/2011 14:35

    Bon ben commencer la semaine en pleurant c’est toujours cool…très émouvant.Je suis venu vivre en France à 18 ans laissant ma famille et mes amis de l’autre côté de l’Atlantique…comme je te comprends ça fait 10 ans et j’ai de gros moments de manque encore.

  13. 17/10/2011 15:42

    Hey le PAYDAY, à Mercredi alors !!! On va bien se marrayyy ! [rire cruel]

  14. 17/10/2011 17:18

    Merci La Meuf.

  15. 17/10/2011 18:34

    Peu de billets mais forts!

  16. marie permalink
    17/10/2011 19:14

    Le second degrés arrive lui aussi par bateau avec le reste des affaires ?

  17. L'Autre permalink
    17/10/2011 23:02


    comment ça vous avez passé des heures à parler de moi ?
    Toi aussi tu manques ici

  18. Le Kaniass permalink
    18/10/2011 02:51

    1er paragraphe -> Houla elle va recommencer!
    2eme paragraphe -> Ha ben non finalement.
    Quelques lignes du 3eme paragraphe -> ZZZzzzzzzzZZZzzzzz

    CLG: Carrement Lourde Gonzesse.

    Next!

    • facedevarech permalink
      18/10/2011 08:30

      Débarquez-le. Loin.

      C’était un très bel article, la Meuf, et tout le monde aimerait avoir de telles relations avec ses amis. Et des amis capables de vous mettre un sunday sur la tête.

  19. davidgeridoo permalink
    18/10/2011 17:53

    Eh ben ! Garde à vue à 8 ans, escamotage de voiturette de golf, espionnage industriel sur Twitter, outrage aux bonnes mœurs à la piscine de Jérusalem, crustaçage de chambre d’hôtel, fredonnage de Larusso… Ça commence à sentir la graine de délinquante, ça.
    Tu as bien fait de fuir la France avant le fichage des citoyens dès la maternelle.

  20. davidgeridoo permalink
    18/10/2011 17:55

    Et au prochain coup de blues, n’oublie pas qu’il te reste quand même un meilleur ami à Jérusalem.

    • 18/10/2011 18:04

      Mais qu’est-ce que c’est que cette horreur!!!! Ne lui a-t-on jamais appris à déguster un pot de Nutella? On sent bien qu’il n’y prend aucun plaisir. C’est un sacrilège.

  21. L'Attachiante permalink
    18/10/2011 19:21

    Juste « Merci » … merci d’avoir si bien exprimés de si beaux sentiments.

  22. 19/10/2011 20:02

    Ca fait deux fois que je manque de pleurer en lisant tes articles depuis ton départ… Merci hein…

  23. Yawwn permalink
    19/10/2011 22:40

    C’est chiaaaaaannnt!!…… De « biens beaux sentiments » comme disent certains commentaires… on dirait le blog d’une ado de 16 ans qui vient de quitter le college pour un semestre en Angleterre… incroyable, vous qui critiquez avec tant de brio la niaiserie -notamment au cinéma-, en arriver la… ahlala

    • 20/10/2011 00:12

      Tu dois pas avoir beaucoup d’amis que tu aimes pour que ça t’ennuie à ce point. Mais ouais, les sentiments, c’est pour les niais, bien sûr.

    • Le Kaniass permalink
      20/10/2011 16:39

      Ha ben voila, j’me sens moins seul tout a coup ! Merci Yawwn de ne pas etre dans le consensus…

  24. 21/10/2011 12:08

    C’est un très bel article.
    Il m’a BEAUCOUP ému.
    Et il est très réussi surtout par l’adresse de ton style : tu manie l’évocation des sentiments les plus désarmants aussi bien que ta plume.
    Je n’ai vu nulle part une ombre de niaiserie, quoiqu’en disent les inélégantes remarques de ces indélicats nouveaux venus que je ne connais pas.
    Tu m’as fait vivre un très agréable moment de lecture, qui m’a indéniablement touché.

  25. L'exile permalink
    26/10/2011 01:04

    a Tel Aviv depuis 8 mois, vivant quelque chose de pas tres eloigne, avec des amis et une famille extraordinaires, je n’ai pu que verser une larmiche reglementaire. Merci

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