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Ma vie d’expat, première partie.

26/09/2011

Ça fait trois semaines que je suis partie de Paris et même si le beau temps et l’absence de patron pourraient laisser penser à des vacances prolongées, le rythme intensif auquel je suis soumise depuis mon arrivée m’a bel et bien jetée de plain pied dans la vie israélienne.

A ce stade de mon immersion dans un pays à la fois étranger et familier, j’ai ressenti le besoin impérieux de vous faire part de certaines de mes impressions et anecdotes malheureuses.

La première chose que j’ai notée est liée à la France. Je l’oublie très vite. Il m’a fallu deux semaines pour remarquer que depuis la salle où je suis mes cours d’hébreu, je peux apercevoir le drapeau du consulat français flotter au loin, à côté de celui de l’Union européenne. Ça fait un effet étrange de se dire que je n’ai pas vu ou reconnu la bannière tricolore pendant 15 jours. Ça peut paraître anodin mais ça ne l’est pas pour quelqu’un qui a toujours eu la chair de poule et les larmes aux yeux en apercevant les trois mêmes couleurs sur l’aile des avions Air France dans un aéroport étranger. De même, j’ai très vite oublié de lire les infos sur le site du Monde, du Figaro, sur Google.fr, et quand je décide d’aller y faire un tour de temps en temps, je suis effarée de voir que le sport est si souvent à la une, et de noter mon désintérêt profond pour la campagne présidentielle qui se prépare. A tel point que j’hésite à m’inscrire au consulat pour voter. (J’entends déjà les hurlements de joie de ceux qui me prennent pour une petite Nétanyahu à poitrine et donc une sarkozyste forcenée). La seule chose qui me fait hésiter c’est mon expérience personnelle de 2002. J’étais étudiante à Londres à l’époque et n’avais pas pris la peine de m’inscrire au consulat ou de faire une procuration à quiconque. J’avais prévu de rentrer pour le second tour et de voter pour Jospin (et oui, comme quoi…) contre Chirac. Vous connaissez la suite, et même si mon vote n’aurait pas tout changé à lui seul, j’ai un peu culpabilisé de ne pas avoir effectué mon devoir civique.
En revanche, je dois reconnaître m’être tout de même précipitée sur YouTube le lendemain de l’intervention de DSK sur TF1. Ce que j’en ai pensé : pas grand chose si ce n’est que Nafissatou Diallo est bien plus efficace que Dukan pour faire maigrir un homme.

Aussi vite que la France sort de mon quotidien, j’ai le sentiment de sortir du sien. Mes collègues m’envoient moins d’emails, certains de mes amis se font moins présents, ce que je ne leur reproche pas. J’ai moi-même été de l’autre côté quand ma copine Mélanie est partie à Hong-Kong. Elle m’a souvent dit que c’était étrange de voir que les gens n’appelaient pas, ou moins souvent. Outre le coût des appels, je comprends désormais ce qu’elle voulait dire. Mais on a décidé de partir non ?

Même si je ne suis pas officiellement une immigrée puisque j’ai un statut d’étudiante pour un an, je le vis de la même façon. Je ne connais que très peu la langue, apparemment je ressemble à une française, sans doute à cause de l’absence de crocs ou de chaussures orthopédiques à mes pieds (ce qui signifie que je ne m’assimilerai JAMAIS), je ne maîtrise pas encore très bien la monnaie et je calcule dans ma tête avant d’acheter quelque chose (et ça prend du temps parce que diviser par 5, c’est compliqué), j’ai encore du mal à sortir de chez moi sans gilet malgré les 30 degrés tenaces, et si je n’ai aucun mal à gérer la non possession de voiture, je m’aperçois toujours trop tard que les sacs à main qui pèsent 50 kilos ne sont pas pratiques, j’apprends aussi à gérer les différentes paires de chaussures qu’il faut avoir sur soi pour pouvoir marcher de grandes distances tout en ayant l’air sérieuse quand nécessaire. Bref, je suis comme un bébé qui apprend à marcher, je tâtonne.

Quand j’ai un peu de temps, je vais faire du sport, parce que même à l’étranger je mange du chocolat, et même à l’étranger, le chocolat n’est pas automatiquement éliminé par l’organisme. Ce qui est agréable c’est que le sport ici, ça peut aussi être de la natation en plein air puisque les piscines ne sont pas couvertes avant le mois d’octobre. C’est là que je dois vous raconter mon premier faux-pas d’étrangère. La plupart de mes affaires doivent arriver par bateau, mais elles ont été retardées à cause des attaques terroristes d’Eilat au mois d’août. Donc je n’ai pas mes maillots de bain. Et comme je voulais absolument profiter du beau temps, je suis allée en ville il y a deux semaines pour me trouver un maillot de bain mettable et bon marché. Dans une petite boutique pour ados je trouve un maillot deux pièces acceptable et surtout bradé à l’équivalent de 4 euros. Autant vous dire que je n’ai pas hésité. Et me voici dans ma piscine avec mon petit (très petit) maillot avec des nœuds dans le dos et sur les hanches. Un machin une pièce Go-sport aurai été préférable mais on fait avec les moyens du bord quand on ne sait pas où se trouve le Décathlon local. Je fais mes 72 longueurs (je suis quelqu’un de très modéré) et quand je me lève pour sortir, je fais une « Sophie Marçade ». En d’autres termes, j’expose à la vue de certains et certaines un bout de poitrine. J’hésite entre mortification et rire. Je pense à Sophie, à Tartuffe, et là je réalise qu’il y a une demi-douzaine de dames qui me fusillent du regard. Ça va, faut pas exagérer, me dis-je d’abord. Mais je suis à Jérusalem. Toutes ces dames ont non seulement des maillots une pièce mais aussi une petite jupe intégrée et des manches courtes. En fait, elles ne sont pas du tout en maillot mais en combinaison. Et leurs maris et enfants sont là. Et moi, je porte un truc digne des plages de Rio et en plus je montre mes seins. Sur ces entrefaites, j’ai failli prendre un billet d’avion, mais j’ai décidé de persister un peu plus.

Bref, assez parlé futilités. Soyons plus sérieux. Je suis une sorte d’immigrée. Je suis donc une nouvelle minorité. Je suis une française, avec tous les préjugés que cela implique. Je suis forcément un peu snob, anti-israélienne, de gauche, je mange des kilos de fromage, beaucoup de vin, et je ne me lave pas beaucoup. Comment vous dire ? En tous les cas c’est intéressant mais très crispant de voir les regards, les sourires, les airs suspicieux quand ils vous entendent parler hébreu et qu’au premier mot ils vous disent : « Ah ! Tsarfatit ! » (ce qui signifie « française »). C’est souvent suivi d’un sourire narquois ou sincère et de quelques mots français dans un ordre dénué de sens, du type : « Ah, l’amour, Paris, Sarkozy, les Champs-Elysées, merci beaucoup, bonjour, Tour Eiffel, fromage ». Et ensuite, ils vous parlent en anglais, refusant d’admettre que vous pouvez déjà vous débrouiller un peu dans leur langue. Mais comme mon prof d’hébreu, Akiva, me l’a imposé, je dois insister et parler hébreu. Sauf qu’à ce stade, je suis forcément déstabilisée. Et voici qu’au lieu de demander une portion de pastèque à un stand de fruits, j’insiste pour avoir une portion de tomates. Passé le moment d’embarras et d’incompréhension, je peux repartir avec ma pastèque. Ce fut plus gênant quand j’ai demandé un jus d’homme au lieu d’un jus de carottes (« guéver » au lieu de « guézer »), mais ça a beaucoup fait rire dans tout le resto. Je suis devenue une sorte de clown à mon insu. Je ne suis pas sûre d’adorer.

Bonjour, est-ce que je pourrais avoir un jus d’homme s’il vous plaît?

Je me démène donc pour intégrer cette nouvelle culture, ces nouvelles habitudes, ces nouveaux codes. Et ça vient vite. Moi qui étais une obsessionnelle de la prévision, de l’exactitude, et de la précision, je m’adapte à la culture orientale et je me détends. Je vis au jour-le-jour, et si je pense à mon avenir, je vis le présent avec plus de facilité. Je découvre petit à petit les rares endroits ouverts le samedi, shabbat, en grande partie fréquentés par les touristes et les intellos-bobos-laïcs de Jérusalem. J’ai de nouvelles appréhensions et apprécie l’absence d’autres craintes, je dois me faire à une nouvelle lessive, de nouvelles odeurs, au fait de ne pas comprendre quand des vendeuses parlent de vous dans votre dos et vous appellent « la touriste », mais je m’amuse de pouvoir leur dire : « non, je ne suis pas une touriste » avec un sourire en coin. Elles sont mortifiées mais rassurées de voir que ma compréhension ne va pas beaucoup plus loin pour l’instant. Il faut donc bosser dur si on veut décoller l’étiquette touriste posée sur son front. Tout regarder, tout découvrir, tout dévorer. Et c’est ce que je fais.

Je me sens beaucoup trop loin de la vie que j’ai quittée pour y retourner. Je pense à mon appart parisien et même s’il est incomparablement mieux que celui que j’ai ici, je ne le regrette pas et j’espère ne pas avoir à y retourner, je pense à mes collègues, à mes amis, à ma famille, à ma voiture que je viens de vendre (ce qui est une sorte de miracle), et si parfois j’ai un petit pincement au cœur, il me suffit de m’arrêter sur le petit pont que je traverse tous les jours, de regarder la ville et je sais pourquoi je suis ici. Je me demande seulement ce qui m’a pris tout ce temps.

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52 commentaires leave one →
  1. Dominique permalink
    26/09/2011 08:57

    Quand on parle de jus d’homme, je ne suis jamais très loin. Excellent article la Meuf et merci pour le compliment.

    • 26/09/2011 09:16

      La ressemblance est juste… superbe !

      • Dominique permalink
        26/09/2011 09:18

        Et encore t’as rien vu, quand je mets des lunettes je ressemble à Martin Scorcese.

      • Dominique permalink
        26/09/2011 09:21

        Et avec la coupe de cheveux du Juif, ça me fait la tronche de Franck Provost…

      • 26/09/2011 10:23

        Tu es le Caméléon en fait.

    • trifou56 permalink
      27/09/2011 12:57

      Aux Espagne, j’ai demandé à un boulanger s’il avait du « jus de bite » (« sumo de poya »), aidé que j’étais en espagnol par un copain bilingue et mort de rire de m’avoir piégé en m’indiquant quoi dire…

  2. kiryat sefer permalink
    26/09/2011 09:05

    « En revanche, je dois reconnaître m’être tout de même précipitée sur YouTube le lendemain de l’intervention de DSK sur TF1. Ce que j’en ai pensé : pas grand chose si ce n’est que Nafissatou Diallo est bien plus efficace que Dukan pour faire maigrir un homme. »

    Quelle rigolade !!!
    Si moi je ne me suis toujours pas faite aux chaussures orthopédiques en revanche les crocs sont devenues mes supers copines! A la mamilla tu as même un mag crocs !!

  3. 26/09/2011 09:06

    Ca fait quoi de se dire que Douillet est ton ministre ?

    Plus sérieusement, joli billet ^^.

    • Dominique permalink
      26/09/2011 09:17

      Oh ça va hin, il est pas MINISTRE non plus, il est secrétaire d’état. Ce qui en langage courant signifie que c’est lui qui enlève le papier allu autour des Ferrero Rocher dans les soirées d’ambassadeurs. Ceci dit, lui aussi il a maigri.

      • 26/09/2011 09:34

        Bah il est pas ministres mais il s’y sent tellement que l’on croirait qu’il l’est.

        Ce garçon ne cesse de perdre des choses superflues comme les kilos ou les neurones…

      • Marian permalink
        26/09/2011 16:37

        Ça y est, Gros Con est vraiment ministre … des sports. Serais tu une precogs ?

      • Dominique permalink
        26/09/2011 17:00

        Ah oui tiens. Bin merdalors…

      • 26/09/2011 17:17

        Putain je m’aime quand j’ai ce genre d’intuition ^^.

      • 27/09/2011 06:57

        Il faut lire son magnifique livre mysogine pour comprendre pourquoi il est bien assis là où il devrait être : chez les ploucs.

      • 27/09/2011 10:53

        Le souci…c’est qu’ils nous gouvernent, c’est ploucs.

  4. 26/09/2011 09:23

    Ca fait toujours un peu mal de se déraciner, mais bon, si la terre est plus riche ailleurs… L’important c’est d’être bien là où on est. On croit toujours qu’il faut réfléchir longtemps avant de décider d’un gros changement comme ça, mais parfois les décisions prises sur un coup de tête valent mieux que de rester vautré dans l’ennui et la facilité.

    • 05/10/2011 10:55

      « L’ennui et la facilité »
      Bim dans ma gueule… Ouais, tout à fait ça…

  5. 26/09/2011 09:24

    Ne t’appliques pas trop a ne plus avoir l’air d’une touriste ou d’une francaise, ca fait 25 ans que j’ai laisse tomber, et quand tu maitriseras la langue, tu verras que ce n’est pas denue d’avantages d’etre une « Tsarfatya » ( avantages que je ne develloperai pas plus avant pour des raison de pudeur). Amusant, je passe souvent aussi sur le pont de la cinematheque pour rentrer chez moi 🙂

  6. 26/09/2011 10:18

    Plus jamais je ne regarderais le jus de carotte de la même façon.

  7. La Berlinoise permalink
    26/09/2011 10:20

    Mais en Israël y a t-il donc un tel clivage entre ceux qui sont là depuis quelques générations et ceux qui viennent de faire leur Aliyat (c’est bien ça le terme?)?

    • john permalink
      26/09/2011 14:49

      Ca depend. Notamment de l’age de l’alyah. Si tu es arrive apres 25 ans par exemple, ton accent ne partira jamais et en plus tu n’auras jamais fait l’armee, donc tu seras toujours regarde comme « pas completement un vrai Israelien ».

      Ca depend aussi de quel pays tu viens. Les Francais sont plutot bien vus, surtout a Jerusalem je crois ou c’est infeste de Francais, meme si les touristes francais sont consideres comme insupportables au mois d’Aout.

      En meme temps, des Francaises pas juives qui viennent habiter en Israel (et pas dans les territoires pour aller aider les Palestiniens), c’est plus rare mais j’en ai connu quelques unes dont certaines sont toujours la-bas.

      • La Berlinoise permalink
        26/09/2011 21:56

        Merci pour ta réponse John! Au fait, j’aurais voulu savoir si quelqu’un connaît le roman graphique « Comment comprendre Israël en 60 jours ou moins » de Sarah Glidden. L’auteur parle de son expérience du Taglit alors qu’elle était plutôt anti-Israël à la base (elle finit par mettre de l’eau dans son vin). Moi qui n’y connais pas grand chose, ça explique (avec beaucoup de sensibilité) énormément de choses sur la mentalité et l’histoire du pays dans toute sa complexité – le genre de lecture qui fait du bien après certains commentaires auxquels on a eu droit ce mois-ci ^^’

        Un lien sur cette BD:
        http://www.du9.org/Comment-comprendre-Israel-en-60

      • john permalink
        27/09/2011 07:23

        J’en ai vaguement entendu parler et c’etait de facon assez negative, genre justement caricatural et tres politise. Taglit sinon on les voyait partout, des troupeaux de jeunes americains qui semblent sortis d’une serie tele et qui apparemment s’amusaient bien.

        Ayant vecu a Tel Aviv qui est un peu une bulle (enfin pas tant que ca non plus), ce qui m’a le plus marque c’etait justement le cote totalement non-politique de la vie. Les gens n’en parlaient presque pas, ne s’y interessaient pas specialement, et les Palestiniens and co on avait l’impression que ca se passait sur un autre continent. Je me rappelle la guerre au Liban en 2006, vu de Tel Aviv c’etait a peu pres la meme chose que vu de Paris – ca se passait tres loin et ca n’avait aucune incidence sur notre vie, sauf a la fin quand ils ont commence a appeler les reservistes – et c’etait vraiment la derniere semaine – et donc j’ai vu quelques collegues partir.

  8. 26/09/2011 10:31

    Ah sympa ce petit coucou 🙂
    Une belle aventure qu’être dans un autre pays et d’essayer de s’y intégrer… Enfin… Belle aventure… Tout est relatif suivant le pays… En France, tout le monde ne serait pas du même avis :S

    Jolie vue 🙂

    Par contre :
    1- plus jamais de jus de carottes pour moi non plus
    2- @Coquillette : quelles sont les avantages d’être une « Tsarfatya » ? 🙂

  9. 26/09/2011 10:49

    Ah, les joies de l’intégration dans un nouveau pays… Ton billet m’a rappelé mon expérience erasmus, et particulièrement les douches des piscines allemandes où les femmes se mettaient allégrement à poil (littéralement à poil étant donné qu’elles ne sont vraiment pas maniaques de l’épilation) et me regardaient de travers me savonner péniblement sous mon maillot.
    Va donc nager dans la mer, t’as dit qu’il y avait que des beaux mecs !

  10. Hajar permalink
    26/09/2011 10:52

    Ce n’est pas le premier article que je lis cet été sur ce genre d’expériences, et vous dîtes tous la même chose : je ne sais pas pourquoi ça m’a pris autant de temps avant de venir m’installer ici.

    Pourquoi vous avez décidé de venir à Jerusalem ? Et pourquoi pensez-vous cela ?

  11. 26/09/2011 11:11

    Hé la Meuf,
    je crois que je ne suis encore jamais intervenue sur tes billets mais celui-là me touche alors voilà : je te souhaite plein de bonheur dans ton nouveau chez-toi, manifestement c’est bien parti 🙂
    J’ai une copine qui est à Singapour depuis plus d’un an, et c’est vrai que depuis je ne l’ai ni appelée, ni Skypée, tout juste quelques mails et photos, et pourtant je pense à elle régulièrement et il me semble que si elle revenait en France ce serait comme si on ne s’était jamais quittées…
    Tout ça pour dire, euh… va voter, quand même ? 🙂
    Good luck la Meuf 🙂

  12. davidgeridoo permalink
    26/09/2011 11:25

    Dans certains bars spécialisés du Marais parisien, prendre un gay verre peut aussi se traduire par du jus d’homme.

  13. 26/09/2011 11:28

    Pour diviser par 5 : multiplie par 2, divise par 10 (si si je te jure c’est plus simple)

    • 04/10/2011 23:04

      Zut, c’est ce que j’allais lui proposer, mais j’arrive trop tard. Je confirme, c’est beaucoup plus simple !

  14. facedevarech permalink
    26/09/2011 11:28

    Les profs d’hébreu devraient commencer par nous apprendre les trucs embarrassants.

    – ani maniac: je suis un connard.

    – ne jamais dire: » j’ai fini ». Si tu dis « j’ai fini » sans dire ce que tu as fini, ça revient à dire « j’ai éjaculé. »

    (et si on met ensemble ta bourde et ma bourde, ça donnera j’ai fini mon jus d’homme)

    • 26/09/2011 11:47

      C’est comme le « I come » anglais ça peut prêter à confusion ! « mais comment ça il vient il est déjà là… »

    • Eva permalink
      26/09/2011 16:41

      En hébreux il y a beaucoup de mots qui peuvent porter à confusion…

      Ani iodat: je sais
      Ani iodat oto: je me le suis fait!
      Shem zait: huile d’olive
      Shem zain: huile de bi….
      Voilà plusieurs erreurs que j’ai fait les premiers mois de mon Alya! Je pense que ça doit faire parti de l’intégration 🙂

  15. 26/09/2011 11:38

    Je suis certaine qu’avant de t’en rendre compte tu aura trouvé tes marques. Bon courage.

  16. 26/09/2011 11:46

    C’est toujours une chance de devoir retrouver ses marques, ça permet de penser que la France n’est pas le centre du monde – loin s’en faut même.

  17. Un Mec Féministe permalink
    26/09/2011 16:41

    Ce billet me met inexplicablement de bonne humeur. Ça fait du bien.

  18. 26/09/2011 17:14

    Ha… les joies du début d’expat.

    Tu verras dans 6 mois, puis ensuite dans 1 an, les sentiments sont différents au point de se demander d’où on vient. Et surtout quelle est la prochaine étape.

    Bon pour le bout de sein, je te conseille de faire percer une Croix de David(geridoo?) pour prévenir la foule de tes intentions pacifiques 😀

    • 27/09/2011 11:51

      Et au bout de six mois en france tu te rappelles pourquoi tu étais parti et tu es parti.

  19. 27/09/2011 00:00

    En même temps, si tu cherches du Go Sport chez Décathlon……

  20. Nora permalink
    27/09/2011 10:47

    Peut-être que tu devrais envoyer ta candidature au guide du routard.

  21. comme quoi les maths ca sert dans la vie permalink
    27/09/2011 12:35

    Au lieu de diviser par 5, divise par 10 et multiplie par 2, nom d’une calculatrice!

  22. 27/09/2011 19:48

    Au fil du temps, on se rend compte que même si l’étranger c’est bien, la France, c’est bien aussi….
    J’ai passé 4 ans à l’étranger (USA, Espagne, Hongrie, Egypte…) et tu verras qu’on se rend compte de la chance qu’on a d’être Français (même si on n’y vit pas ^^) quand on est dans un de ces ô-trop-nombreux pays où les gens veulent PARTIR de chez eux (99% des pays du globe), tandis qu’on est si bien chez eux !
    Bon voyage et n’oublie pas le respect des bonnes mœurs locales : pas de bikini sauf dans les piscines des hôtels pour étrangers (leçon apprise en Egypte)…. bon crawl ! 🙂

  23. 27/09/2011 21:44

    tu me donnes envie… Israel me manque.. ton article ets trés frais 🙂

  24. facedevarech permalink
    28/09/2011 22:23

    Et j’espère que tu as aimé l’ambiance nouvel an qu’il y a en ce moment!

  25. 24/10/2011 21:08

    C’est une super expérience de vie. Bonne chance et bonne continuation!

  26. hannouna d permalink
    18/12/2011 12:14

    bonjour
    je suis tombee sur ton blog par hazard mais j aime bien ta description de la vie israelienne et de l evolution de ton adaptation a ce nouveau pays..

    ce sera dans quelques mois ou annees le meme process. lama? je me marie avec un israelien dans quelques mois!!

    je te souhaite bon vent

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