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La ville du début de la fin du début.

19/09/2011

Après les articles récemment consacrés par la Meuf et le Pédé au pays le plus détesté au monde et à l’avalanche de commentaires passionnés qui s’en est suivie, j’ai décidé de calmer les esprits et donc de vous parler du deuxième pays le plus universellement haï. Plus précisément, je propose à ceux que cela intéresse de partager les quelques impressions qui me sont venues lors de toutes récentes déambulations dans la ville de New York, capitale symbolique des États-Unis.

C’est ma première fois à NYC. Techniquement, ce n’est pas tout à fait vrai mais vous allez vite comprendre. Ma vraie première fois là-bas fut un rendez-vous manqué. Elle eut lieu lorsque j’avais 15 ans; mes parents avaient à l’époque consenti à verser une exorbitante somme d’argent au comptable grisâtre de mon collège afin que leur rejeton puisse enfin vivre son rêve américain dans le cadre d’un séjour linguistique censé faire de lui un parfait petit polyglotte. Le dit rejeton (pour qui le nec plus ultra vestimentaire se résumait alors à ça) se retrouva donc avec ses jeunes camarades provençaux sur les rives que foulèrent John Smith et ses potes colons quelques 400 ans avant. À l’époque, l’Amérique était tout pour moi: j’avais grandi avec Rocky, Indiana, Macaulay, Luke ainsi que les Gremlins et j’imaginais que le pays qui avait donné naissance à tous ces mythes sur celluloïde était le seul qui vaille la peine qu’on y vive. Anyway, ce voyage incluait plusieurs jours à NY mais pour d’obscures raisons d’organisation (ou plus vraisemblablement de malversations financières orchestrées par le comptable grisâtre), nous n’avons finalement passé qu’une petite après-midi dans la grande pomme pour une vingtaine de jours gaspillée dans la très peu excitante banlieue de Baltimore. Une après-midi (dont deux heures perdues à Chinatown) sur l’île de Manhattan: autant essayer  de parcourir la Russie en 20 minutes. À peine le rêve avait-il commencé que notre bus nous reconduisait déjà vers le misérable Maryland, nous éloignant pour toujours de Time Square et de ses lumières. Pendant que mes « collègues » se montraient les Oakley de contrefaçon dont ils avaient fait l’acquisition à Chinatown, je demeurais tel Moïse, le visage pressé contre la vitre du bus, fixant cette terre promise sur laquelle il ne m’avait pas été permis de m’établir.

C’est cet adolescent frustré qui débarqua la semaine dernière à NYC, bien décidé cette fois-ci à croquer la grande pomme à pleines dents. Mais c’est aussi un européen de 32 ans, nourri à la méfiance à l’endroit de ce qui lui a été vendu comme le rêve américain qui abordait ce périple, bien décidé à ne pas s’exposer à de trop grandes quantités de poudre aux yeux.

Alors que dire? Tout d’abord lorsqu’on se balade sur la cinquième avenue, un mot vient immédiatement à l’esprit, semblant résumer à lui seul ce monde: solidité. À Manhattan, tout a l’air très solide pour ne pas dire increvable. Les bâtiments évidemment, mais surtout les personnes: les agents du NYPD à la silhouette taillée dans le granit feraient passer nos gendarmes pour des pygmées anémiques; les traders du financial district portent des chemises donnant l’impression de recouvrir des gilets par balle. Et que dire de ces joggeuses blondes aux jambes interminables faisant leur course quotidienne dans Central Park et dont la cadence indique moins une ascendance irlandaise qu’une nature de cyborg. C’est cette solidité qu’ont voulu mettre à mal Oussama et sa clique. Y sont-ils parvenus? Difficile à dire. Les deux guerres menées dans la dernière décennie par l’Amérique pour rappeler au monde qui est le patron montrent que le mythe de l’invulnérabilité reste à la nation américaine le plus puissant des aphrodisiaques. Mais lorsqu’on croise les silhouettes courbées des familles des victimes des attentats du WTC le jour des commémorations, on ne peut s’empêcher de penser que le colosse boitillera encore de longues années.

La solidité s’amollit encore à mesure que l’on remonte vers le nord de la ville; passé l’Upper East Side et ses portiers qui attendent fébrilement que les cols blancs arrivent en taxi afin de leur ouvrir la portière et de se saisir de leur serviette, nous entrons dans l’autre NY, celui de East Harlem, de la vie de rue, des slums et des sourires édentés. Ici, difficile de ne pas être pris d’une sorte de malaise: je m’interroge sur ce qui m’attire dans ce spectacle pittoresque de la misère. Mais ici, on n’est bizarrement moins dépaysé: Harlem ressemble à la Goutte d’or ainsi qu’à tous les quartiers populaires des grandes métropoles. Les familles afro-américaines dont les ancêtres furent débarqués ici les chaînes aux pieds y côtoient des africains arrivés récemment de leur plein gré dans ce qui ressemble à une mauvaise blague de l’histoire. On trouve sur les étals des marchands de rue toutes sortes de « remèdes » à la misère spirituelle contemporaine: des corans et des bibles à foison, de l’encens, des livres d’initiation au chamanisme, des discours sur K7 audio du leader radical Louis Farrakhan ainsi que des DVD à la jaquette flanquée d’un dragon à cornes, expliquant la vraie nature des Juifs.

Pour autant, le racisme ordinaire a très mauvaise presse à New York. Lorsque je prends le metro pour me rendre à Coney Island, je me dis qu’en France, la lepenisation des esprits n’est pas un risque que nous encourons mais une réalité consommée depuis bien longtemps. Ici, nous étions encouragés il y a encore quelques mois à débattre de l’identité nationale; là bas, un flic sur deux porte un nom à consonance étrangère. Ici, nos intellectuels de droite nous expliquent qu’être français c’est connaître sur le bout des doigts Les Essais de Montaigne tandis que la gauche nous explique que le plus grand fléau se nomme communautarisme; là bas, les jeunes enfants mexicains font des caprices en espagnol en les ponctuant de « Please!!!! » pour mieux attendrir leur génitrice soucieuse d’intégration. Les choses ne sont certes pas parfaites: les immigrants venus du Moyen-Orient sont regardés de travers dès qu’ils oublient de tailler leur barbe; les vieux russes de Brighton Beach maugréent dès qu’un groupe de lycéennes black aspirantes Destiny’s Child piaille un peu trop fort et les ouvriers portoricains se bidonnent lorsqu’un hassidique en schtreimel et caftan entre dans le wagon (il fait 28° à l’ombre). Mais, par je ne sais quel miracle, tout ce petit monde cohabite. Il ne s’agit pas de dire que la question raciale en Amérique est ignorée, elle est en réalité dépassée. Pour se convaincre de ce décalage avec notre propre rapport à la donnée raciale, il suffit de se souvenir combien les élites françaises avaient été ébahies que les américains se choisissent un président de couleur tandis que ces derniers se contentaient juste d’élire l’homme le plus compétent pour le job.

En France, nous continuons de nous fourvoyer en faisant le pari de l’intégration des communautés immigrées par le biais de ce que nous appelons « valeurs »: valeurs françaises, valeurs républicaines, attachement à la laïcité… Les américains eux font le pari de l’intégration par le dollar. Ce qui peut arriver de mieux à une communauté est que celle-ci finisse par déserter le ghetto auquel elle était confinée au bout de 3 ou 4 générations: il n’y a plus guère d’italiens à Little Italy, seulement 2 ou 3 vieux à gourmettes tout droit sortis des Soprano et prenant l’anisette à coté des terrasses bondées de touristes où ce sont les hispaniques qui ont repris le flambeau des pâtes à la sauce marinara. Les italiens de New York, de la même manière que les irlandais et les juifs d’Europe centrale ont cessé depuis longtemps d’être circonscrits à une identité extérieure et rustique: ils se sont totalement coulés dans l’identité new yorkaise, la façonnant au passage pour une bonne part.

La plus grande garantie de paix sociale réside ici dans la capacité des individus à créer les conditions de leur confort matériel. C’est à cela qu’aspirent ces peintres en bâtiment chicanos: manger chaque jour de la viande enragée pour la pause déjeuner, accroupis au pied des immeubles huppés qu’ils érigent afin de permettre plus tard à leurs enfants de vivre dans ces mêmes demeures. Mais cette quête est exténuante et nous rappelle à quel point demeure en Europe une certaine douceur de vivre que nous ne sommes pas prêts à remiser contre tout l’or du monde. Cette angoisse permanente de la subsistance est prégnante; je ne peux que noter l’amertume du regard de ce chauffeur de taxi venu du Penjab se reflétant dans le rétroviseur lorsque je lui demande s’il est heureux ici. Celui-ci me répond, après un rire nerveux, qu’il n’a jamais vraiment eu le temps de se poser la question, trop occupé qu’il est à « essayer d’agrandir l’écart entre ce qu’il dépense pour vivre et ce qu’il gagne ».

De la très impressionnante cathédrale St Patrick aux innombrables temples protestants, en passant par les dizaines de synagogues et centres islamiques, New York ne semble pas moins religieuse que Jerusalem. Partout on a la sensation que Dieu a les yeux braqués sur la cité, prêt à la bénir ou à la fracasser de ses châtiments. Cette promesse du paradis et de la damnation pétrifie lorsqu’on admire les fresques du hall du Rockefeller Center qui sont au libéralisme économique ce que le plafond de la Chapelle Sixtine est à l’Église apostolique romaine. Ce mythe de NY comme lieu de commencement de la fin des temps a nourri le travail de grand nombre d’auteurs, de penseurs et de cinéastes qui ont vu dans la ville qui ne dort jamais une résurgence de Babel, cité humaine arrogante détruite pour avoir voulu défier Dieu. Mais lorsque je finis la journée à Central Park et que je tombe inopinément sur l’ange qui surplombe la fontaine Bethesda, je me dis, soufflé par tant de grâce, que si cette ville s’avère être le théâtre de la fin des temps, elle pourrait bien être aussi celui du recommencement.

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118 commentaires leave one →
  1. Chewie permalink
    19/09/2011 04:45

    Je me permet quand même de nuancer vos propos. New York n’est une toute petite partie de l’Amérique et absolument pas représentative du pays. Le reste est vraiment rural et ne donne justement pas cette impression de solidité et de modernité. De plus le racisme est encore très présent et les USA ne sont pas un modèle de tolérance. Ici le KKK existe encore et le citoyen moyen regarde d’un mauvais oeil certains étrangers (comprendre tous ceux qui ne sont pas blancs et américains).

    • 19/09/2011 09:25

      J’en prends note. Mais dire que l’Amérique se résume à NYC+ des rednecks amateurs de lynchage, ne me paraît pas être ce qui se fait de plus nuancé.

      • Chewie permalink
        19/09/2011 17:25

        Non bien sur, le reste n’est pas constitué de rednecks mais il y a vraiment un fossé que l’on ne peut ignorer.
        Etant étudiant aux Etat-Unis et ayant un peu voyagé à travers le pays, je peux vraiment constater cette différence. NYC a beau être une ville fascinante, les touristes généralisent souvent ce qu’ils y ressentent au reste du pays.
        Je suis moi même étonné de voir ce racisme alors que la plupart des américains ont des racines très diverses dans leur famille. Cependant il suffit d’aller au Texas pour comprendre que la question du racisme est très loin d’être dépassée.

      • Guillaume Pascanet permalink
        19/09/2011 17:32

        Il me semble avoir compris que le Texas est un cas à part aux USA. Il suffit de penser que cet état est de loin celui qui pratique le plus la peine de mort.

      • 19/09/2011 19:26

        Un peu d’accord avec Chewie. J’ai effectué un stage de 8 mois à New York l’année dernière. Vivre à Alphabet Series et bosser à Wall Street permet de cotoyer ceux qui peuvent profiter du bon côté du pays. Mais après avoir passer Thanksgiving dans une ville de Pennsylvanie chez ma tante, je me suis rendue compte que New York ne représentait absolument pas les Etats-Unis. Néanmoins, j’ai adoré y résider, bien qu’après avoir eu la chance de comparer, je me dis que je suis quand même mieux à Paris…

      • Le Pet Financier permalink
        19/09/2011 19:39

        NON ! « Paris n’est pas la France ! »

      • 19/09/2011 19:51

        Ah, mais j’ai saisi ! J’ai deux Amours, mon Pays est PARIS…

  2. 19/09/2011 07:37

    Prem’s … je ne résiste pas à l’envie mais j’ai un peu honte , je n’ai lu que le début qui donne déjà très envie de poursuivre … mais c’est promis j’ y reviens après le boulot .

  3. 19/09/2011 08:58

    Si les questions raciales sont dépassées et que l’intégration marche, pourquoi les gens se définissent toujours comme Italiens, Irlandais ou Ukrainiens au bout de 6 générations, quand ils n’ont parfois jamais mis les pieds sur la terre de leurs ancêtres, ni même quitté les Etats-Unis ? On est Latino-Américain, Afro-Américain, Italo-Américain, comme si ça ne suffisait pas d’être juste Américain ? Evidemment qu’il y a du communautarisme aux USA aussi, et même à New-York sûrement.
    Et quand bien même ça se fait par le dollar plutôt que par les origines ethniques, je ne vois pas en quoi ce serait mieux.

    • Leslie permalink
      19/09/2011 09:11

      Chais pas. En même temps est ce que l’identité « nationale » d’un individu se limite à ça ou est ce que les racines qu’il se trimballe avec lui entrent aussi en compte ? Est ce qu’il n’ya pas un phénomène d’imbrications de ces différentes identité afin de créer un individu. Parce que ce que tu dis, ça serait aussi dire ausx afro américain qu’ils n’ont plus à se définir de par leur histoire passée alors même qu’elle continue à influer sur leur devenir malgré eux…

      • Nataka permalink
        19/09/2011 11:01

        Nan nan nan ! Je ne dis rien de tel aux afro-américains, ni aux autres.
        Bien sûr que tout ça participe à l’identité d’un individu, (les racines + les ailes) et c’est très bien d’ailleurs.
        Je ne dis pas qu’il faudrait que les gens se définissent comme Américains et point-barre. Je dis qu’ils ne le font pas, et que c’est bien la preuve qu’il y a du communautarisme à NYC (pour ce que j’en sais).

      • Nataka permalink
        19/09/2011 11:02

        Je ne crois pas qu’il y ait d’ « identité nationale d’un individu », en passant. Il y a l’identité personnelle d’un individu, et il y a l’identité nationale de la nation, à laquelle il appartient (ou de l’état dans lequel il vit, la notion d’identité nationale n’est pas un truc franchement très défini dans ma tête, surtout en ce qui concerne la France). L’identité nationale contribue à l’identité personnelle, et j’imagine qu’avec le temps toutes les identités personnelles conjuguées contribuent à forger l’identité nationale aussi, mais ce sont deux choses distinctes, et heureusement car sinon ça veut dire que nous serions tous des clones marchant au pas, et ça ne fait pas envie.

    • Simone permalink
      19/09/2011 09:58

      Y’a des gens qui étudient ça.
      http://en.wikipedia.org/wiki/Salad_bowl_%28cultural_idea%29
      Pour les flemmards, la population américaine, c’est une bonne salade de saison, avec plein d’ingrédients, qui apportent tous quelque chose au résultat final. Mais la tomate reste de la tomate, et le concombre reste un concombre.

    • Anglade permalink
      19/09/2011 10:09

      Bonjour Nataka,

      Petite précision : les américains se définissent souvent comme « des Américains dont l’origine est… » et non comme – par exemple – des Algériens vivant en France (ou whatever vivant en France).

      C’est une nuance mais elle est de taille.

      Cependant, comme toute généralisation, celle-ci est fausse alors inutile aux Algériens vivant en France qui se sentent d’abords Français de me noyer sous un tombereau de commentaires désobligeants : le raccourci de la réponse est forcément réducteur !

      André A.

      • Leslie permalink
        19/09/2011 10:34

        Non en fait, les « algériens vivant en France » (attention je reprends l’expression, je ne la pense pas) se perçoivent comme français. Le souci, c’est que ce sont les autres qui ne les perçoivent pas comme français…

      • Nataka permalink
        19/09/2011 11:10

        Ah ben je ne sais pas, André A, moi j’entends effectivement parler de « Français issus de l’imigration », de « Français de la seconde/troisième/… génération », de « Français d’origine… [insérer la mention adéquate] », expressions plus utilisées par les médias et les politiciens que par les gens concernés, mais bien d’Italo-Américains, d’Irlando-Américains, de Latino-Américains, et là pour les coup ce sont bien les gens qui se définissent comme tel…
        Chez nous, Franco-Algérien ça veut dire qu’on a la double nationalité. Aux Etats-Unis, Italo-Américain ça veut-dire qu’on connait trois mots d’italien et une recette de spaghetti héritée de l’arrière-grand-mère qui a fait le voyage de Sicile jusqu’à Ellis Island en 1903.
        C’est une nuance, mais elle est de taille.

    • Anglade permalink
      19/09/2011 11:22

      … « moi j’entends effectivement parler de « Français issus de l’imigration », de « Français de la seconde/troisième/… génération », »… et ce qui suit est effectivement assez exact pour que je révise mon propos (sur nous et pas sur les US s’entend). Mea culpa !

      • Nataka permalink
        19/09/2011 11:24

        Je crois que c’est la première révision de propos que je vois sur C’est La Gêne. Bravo !

      • 20/09/2011 16:16

        Rhaaa, un révisionniste!

      • 20/09/2011 21:07

        Un auto-révisonniste, pas de panique.

  4. Leslie permalink
    19/09/2011 09:07

    Ca donne envie d’y aller…..

  5. Guillaume Pascanet permalink
    19/09/2011 09:28

    Beau texte, comme toujours.

    J’ai craint au début une caricature de l’Amérique qui intègre si bien toutes les nations. La fin m’a rassuré.

    C’est pas facile de résumer un pays d’après une ville. Surtout que NY n’est pas l’Amérique, comme Paris n’est pas la France (oui, déjà dit plus haut, je sais)

    Mais tu parles plus de NY que des USA en fait. C’est plus une ville monde qu’un bout d’Amérique finalement.

  6. La naïve permalink
    19/09/2011 09:42

    A 15 ans, je suis partie un mois aux Etats-Unis en séjour linguistique… Une après-midi incroyable à New-York et 4 longues semaines dans la banlieue de Colombus, Ohio, dans une famille décérébrée, limite consanguine.
    Il est peut être temps d’y retourner… ( à New-York !). En tous cas tu m’en as donné envie !

  7. Anglade permalink
    19/09/2011 10:03

    Bonjour,

    Qu’importe que « Chewie » ait raison (sur le fait que NYC ne soit pas les US), l’important ne me semble pas là : il serait plutôt dans la qualité du propos tenu par « le Juif » sur notre rapport à l’autre et celui que notre ami a croisé dans les rue de NYC…

    Cela dit, encenser par ailleurs le rêve américain a aussi un coût qu’il faut être capable d’assumer et je doute fort que nos compatriotes soient prêts à abandonner cette « douceur de vivre » individuelle dont le coût collectif est si exorbitant.

    Une chose est sûre, c’est en rencontrant les autres que l’on se trouve soit même et, comptable indélicat ou pas, chaque pas fait ailleurs est un pas de plus pour l’humanité. (oui, je sais… mais ça m’a échappé !)/

    Bonne journée à tous.

    André A.

  8. 19/09/2011 10:09

    J’ai fait une pause après la première partie de ce billet, j’ai dû sécher mes larmes, les larmes d’un enfants dont les parents n’ont pu lui offrir ce séjour dans le Maryland. Merci de faire renaître cette frustration que j’avais totalement oublié.

    • 19/09/2011 10:24

      Hahaha tu n’as manqué qu’un évenement notable: une prof de français s’exprimant comme une immigrée serbo-croate et qui, pour honorer les petits marseillais, montre « La Gloire de mon père » à ses élèves ricains (voir la tronche que faisaient devant ce spectacle les aspirants 50 Cent de cette classe de lycée..)

  9. 19/09/2011 10:10

    Je pourrais dire que j’adore cet article et ça serait vrai. Je pourrais dire que je ne suis absolument pas jalouse, mais moi-même je ne me convaincs pas vraiment.
    Neat ce post, le Juif.

    • Hélène permalink
      19/09/2011 10:35

      Tout comme Vieux Félin! Suis arrivée au bureau super motivée, là j’ai envie d’aller fureter sur Opodo (ou au pire sur le site de la SNCF…)
      Sinon, j’imagine bien les petits wesh-wesh transportés par la beauté des collines sur fond de Vladimir Cosma…

  10. 19/09/2011 10:25

    C’est vrai que chaque coin de rue est un petit univers indépendant dont on a l’impression qu’il est autos-suffisant, mais NY est vraiment particulier et j’ai aussi envie d’aller voir ça de plus prêt.

  11. 19/09/2011 10:25

    En commencant l’article en disant que tu vas parler du 2eme pays le plus hai au monde, je me dis que cela est tres pres de la verite. On eu souhaite que ce fut, je ne sais pas moi, l’Iran par exemple. Mais non. Les gens sont si bizzares. Je me dis aussi qu’il est tres en vogue chez les Europeens, d’apres ce que je lis ca et la, de hair l’Amerique, le pays du capitalisme inhumain, de l’imperialisme arrogant. Et je me dis aussi que les gens qui expriment dela ont bien de la chance de pouvoir le faire, parce que sans l’imperialisme americain il y a plus de 60 ans, ils n’auraient ni cette liberte de pensee, ni meme peut-etre l’occasion de s’exprimer dans une langue autre que celle de Goethe. Bon, j’admets que que trolle un peu sur ce coup, mais j’avais envie de me faire plaisir. D’autre part, les memes detracteurs des Etats-Unis auraient quand meme bien du mal a se sevrer des eries americaines dont ils sont souvent friands. N’est-ce pas de la part des USA la plus insidieuse facon de les seduire? Prenez garde! Ce qui me fascine aux USA, et dont NY est la virtrine, c’est justement le communautarisme. Bien entendu, le deep South est encore passablement en retard, et au Texas et autres reserves a rednecks, ne revons pas. Mais dans l’ensemble, le communautarisme fonctionne, ce qui n’empeche pas les differentes communautes de se sentir en general fierement americainnes. La main sur le coeur des que l’on entonne l’hymne. Et je vois la France, tellement en retard, avec son combat pitoyable contre le communautarisme, essayany d’eteindre a grands seaux d’essence une volonte d’integration mais non d’assimilation a coups de decrets et lois plus maladroits les uns que les autres. Le communautarisme ne met pas en danger la Republique, son interdiction artificielle en renforce la volonte. Dans l’ensemble, le systeme semble fonctionner et il serait peut-etre temps que la France adopte le principe de la mosaique et delaisse celui de l’uniformite a tout prix

    • Leslie permalink
      19/09/2011 10:37

      Je crois que c’est plus ambigu que ça. Si je regarde coté franchouillard, en tout cas. Il ya une sorte de mélange entre détestation et fascination. On ne peut pas sentir certains défauts des « amerloques », mais d’un autre coté, on ne peut s’empêcher de penser à ce qu’on leur doit, que c’est le pays de la liberté, ect…etc…

      Dans la même cervelle, tout ça.

      En fait, sa ressemble à la passion amoureuse dans ce qu’elle a de pire : on est d’autant plus véhément et violents qu’on a pu les adorer.

      • 19/09/2011 11:35

        Oui, il y a de ca aussi, une sorte de depit amoureux en fait. En plus, on aime jamais etre redevable a quelqu’un, et s’il y a de la reconnaissance, il y a aussi une rancoeur face a ce que leur aide disait au fond: »Bande de cretins meme pas fichus de vous depatouiller des allemands ». Et puis la France s’est tellement longtemps enorgeuillie de son rayonnement culturel, et finalement, ces gros patauds de cowboys ont fini par leur montrer de quelle peliculle et de quelle partition ils se chauffaient, avec leur cinema grandiose, leurs series sublimes et leur musique decoiffante. Pas facile a avaler tout ca. Bien qu’il parait que la France, a certaines periodes de son histoire, elle avale

      • Leslie permalink
        19/09/2011 12:29

        J’aime bien mon pays mais force m’est de constater que fort peu de musiciens made in France m’intéresse, qu’il ya également très peu de films français dans ceux que j’adorent.

        Par moment ça me navre : j’ai l’impression qu’on a tendance à se reposer sur nos lauriers. Montmartre et la chanson française sont quand même un peu du passé, le romantisme aussi.

        Ya que les auteurs de BD qui me bottent, mais ils sont presque tous belges.
        😦 Ou alors ils émigrent.

    • Nataka permalink
      19/09/2011 11:21

      Je ne sais pas pour le reste de l’Europe, mais pour la France, l’anti-américanisme vient de ce que nous somme de gros cons arrogants qui voudraient guider le monde en terme de culture, de morale, de réussite, et qu’on ne supporte pas de s’être fait piquer la place par l’axe du mal Hollywood-New York. Inconsciemment, bien sûr.
      Mais sinon, c’est clair qu’on est reconnaissant pour leurs sacrifices en 44 (pas moyen de faire trois pas en Normandie sans buter sur un cimetière militaire, mais c’est notre truc, ça, la commémoration) et que sans eux on n’aurait pas de télé.
      Je crois aussi que, au moins pour « l’intégration mais pas l’assimilation » on devrait lâcher notre politiquement correct et prendre exemple sur les pays anglo-saxons, il ont l’air un chouia plus relax, globalement.

    • L' alter égal permalink
      19/09/2011 12:10

      L’écoute répétée de « Si les ricains n’étaient pas là » de Michel Sardou nuit gravement au discernement.

      C’est vrai qu’il sont forts en séries américaines les américains.
      Et si le communautarisme était la meilleure façon d’éradiquer « Louis la Brocante » ?

      • 19/09/2011 12:33

        Pour le remplacer par Tarik La Brocante, par exemple ?

      • 19/09/2011 16:28

        Mea Culpa. Mais je prefere quand meme Les Lacs du Connemara

      • Guillaume Pascanet permalink
        19/09/2011 17:16

        On le chantera ensemble quand on se rencontrera dans le RER à la station « Mur des lamentations ».

      • 19/09/2011 18:11

        Non, pour le Mur des Lamentations je vois mieux « La ballade des gens heureux », relevons le niveau en l’honneur de cet endroit empreint de saintete

      • Guillaume Pascanet permalink
        20/09/2011 09:23

        Ou alors « sans chemise, sans pantalon », pour l’hommage à la chanson israélienne.

      • 20/09/2011 16:02

        Disons « Comfortably numb » ( subtile reference au « Mur » et a mes capacites intellectuelles) et n’en parlons plus

  12. Marian permalink
    19/09/2011 10:41

    Merci, le Juif.

  13. dob permalink
    19/09/2011 10:50

    Bel article! ça donne envie d’y aller.
    Cependant lorsque tu dis que les ricains se contentaient juste d’élire le président le plus compétent en choisissant Obama je ne suis qu’à moitié convaincu. Ils sont certes plus pragmatiques que nous, mais n’oublions pas que le prédécesseur était Bush Junior…

    • john permalink
      19/09/2011 11:36

      Ils se contentaient d’elire le president « qu’ils croyaient » etre le plus competent, parce qu’au final Obama est un desastre absolu, le pire president depuis Carter, et la concurrence etait rude.
      Ce qui fait peut c’est la collection de tares que les Republicains semblent presenter face a lui, enfin je generalise, je ne les connais pas tous, mais ca donne pas envie.
      Donc en gros les Americains vont avoir le choix entre reelire un nul ou elire un allume.
      Tandis que nous on va choisir entre un hysterique bling-bling et (apparemment) un gentil neuneu. C’est genial la democratie finalement.

  14. 19/09/2011 10:58

    Mais mais mais… Mais qu’est ce que c’est que cette tenue kriss kross ??!!!!!!!

    Sinon, joli texte… Je ne suis pas pour autant convaincu mais jolie pub 🙂

    • La phynette permalink
      19/09/2011 11:33

      Bon, le Juif y est resté juste quelques jours, c’est évidemment peu pour une analyse en profondeur. Mais très bien pour raconter le choc et les impressions brutes. NYC donne toujours, la première fois, un choc visuel. Pour moi, dans les années 80, ça n’a pas été la solidité mais la démesure. Les amis qui me recevaient (dans l’East Village, pas encore gentrifié à l’époque) ont bien veillé à me faire prendre le métro et à me faire débarquer à la station 42nd St., juste au pied du Chrysler Building. J’en ai pris plein les mirettes et je n’ai jamais oublié. À tel point que trois ans plus tard, je larguais tout pour aller y vivre.

      New York c’est comme partout, mais un peu plus que partout. L’idée de douceur ou de dureté de la vie est bien entendu relative. Si l’on a un bon job, des revenus confortables, la vie peut être très très douce, car elle permet de profiter de ce que la ville a de meilleur, et la vénération passionnée, l’orgueil que les New-Yorkais éprouvent pour leur ville (riches ou pauvres) les incite à en profiter un maximum. Si l’on se place parmi les économiquement faibles, bien sûr, on rame. Mais on rame durement, physiquement, la ville devient épuisante jour après jour. La longueur des distances, l’étendue spatiale se font sentir dans les os.

      En quoi cela diffère-t-il de ce qu’on vit partout ailleurs ? Il y a deux différences de taille : New York est le premier endroit (et le seul, d’ailleurs) où j’ai vraiment appris ce qu’était la solidarité des pauvres. Si tu rames, tu ne rames pas seul. D’autres travaillent comme toi à quinze dans ce sous-sol de restaurant, avec ou sans permis de travail, et tout le monde sait que c’est dur. La douceur, la générosité, la prévenance des frères de galère (généralement blacks ou latinos) sont une réalité inoubliable. Cela, c’est rare, c’est même unique, et je l’ai vraiment rencontré à New York. J’ai alors compris que la survie dans la quasi-misère est une question de dignité et de fraternité.

      L’autre différence c’est cette vénération dont j’ai parlé plus haut. Cela aussi je ne l’ai rencontré qu’à New York. Encore une fois il faut se placer chez les modestes, ceux qui « commutent », ceux qui prennent le subway ou le ferry pour de longs trajets après le boulot. Au bout de trois ans là-bas j’en avais marre, la féérie des gratte-ciel s’était émoussée, bref la ville était devenue pour moi banale et quotidienne. Et pourtant… Deux fois par semaine je prenais le ferry pour Staten Island afin de suivre des cours de dessin de modèle vivant. Je voyageais en compagnie de centaines de commuters. Pendant la traversée (1/2 heure) ils se massaient tous à l’arrière du ferry pour voir s’éloigner les gratte-ciel de Lower Manhattan. Le gobelet en polystyrène en main, ils les fixaient inlassablement, fascinés. J’ai compris que pour eux, la passion pour cette ville, pour sa splendeur, était inaltérable, même au sein d’une vie répétitive entre bureau et dodo.

      Désolée si c’est long, mais un dernier mot sur Harlem : je connais un peu de l’intérieur car c’est là que je loge quand je retourne là-bas pour quelques jours. Le redéveloppement de Harlem est une chose récente, quelques années au plus. Longtemps ce quartier (qui fut à l’origine un quartier de luxe) a été totalement déshérité, la municipalité n’y a pas investi pendant soixante ans. Quand mes amis y ont acheté leur appartement en co-op (une association s’était créée pour racheter un vieil immeuble), la première fois qu’ils y ont pénétré, ils ont découvert un lieu quasi inchangé depuis les années 50. On tirait sur des chaînes pour allumer les lampes au plafond. Petit détail intéressant, il y a une loi immobilière qui préside à la réhabilitation de Harlem et qui vise à la dé-ghettoïsation. Chaque promoteur ou entrepreneur qui restaure un immeuble pour le louer en appartements est obligé par la loi d’en réserver une partie en HLM (low-rent housing), cela afin de mélanger les niveaux sociaux. J’admire cette mesure car elle garantit la mixité sociale, et dans les rues, ça se voit. Or la mixité sociale, c’est la vraie clé pour que tout le monde cohabite.

  15. 19/09/2011 11:27

  16. Le Gounjou permalink
    19/09/2011 11:39

    Joli post, qui a le mérite pour le moment d’apaiser les masses.

    Je vais à NY dans quelques mois, et t’es pas le premier à revenir avec un feed back pareil. Je me réjouis d’y être.

  17. troisième jambe permalink
    19/09/2011 13:48

    Frais l’article. Les USA second pays le plus détesté au monde ? Peut-être pour quelques temps encore, avant que la Chine ne leur vole la vedette…

  18. 19/09/2011 14:05

    j’en reviens aussi et j’ai à peu de choses près la même impression que toi. La position de la France en matière politique a toujours été de croire en notre mission civilisatrice – surtout pendant et après la colonisation, tandis que les pays anglo-saxons ont toujours été beaucoup plus pragmatiques, chérissant toujours à l’envi l’enrichissement pur et dur, et la concrétisation de leurs intérêts économiques.
    Dans un sens, alors, les immigrés aux Etats-Unis, la situation est saine, bien que dure pour beaucoup, car on n’est rien si on n’a pas d’argent. En France c’est le contraire, on est d’autant plus digne qu’on est pauvre, dans un sens.
    C’est notre dilemme actuel je crois, d’autant que l’état n’a plus les moyens de pourvoir au bonheur des gens de façon bienveillante.

  19. 19/09/2011 14:20

    représente la rive sud et les projet du queens ça c’est de l’idroponique t’entends

  20. La Mouette permalink
    19/09/2011 14:33

    Excusez moi mais je ne vois pas du tout le rapport avec l’Israël …

    • 19/09/2011 14:39

      Mais si, New York, les juifs, L’Israël, tout ça…

      • Guillaume Pascanet permalink
        19/09/2011 15:45

        Et le siège de l’ONU !

        J’ai compris, le Juif est un agent du Mossad qui vient truquer le vote du conseil de sécurité sur l’état palestinien.

        L’affaire DSK n’était qu’une répétition générale. En plus, le Juif a revendu l’idée à Dick Wolf pour « NY USV » !

        Tout s’explique !

      • 19/09/2011 16:26

        Et la photo de « Manhattan », enfin, ca creve les yeux!

  21. L'escroc permalink
    19/09/2011 14:41

    C’est une succursale de Thomas Cook ou quoi ?

  22. La Cam permalink
    19/09/2011 15:02

    Merci, tu m’as vraiment fais voyager et je trouve ton opinion juste… Même s’ils peuvent parfois être vraiment très cons ces ricains, je trouve les NYkais facinants de modernisme dans leurs intégrations.
    Et merci HOLYWOOD grâce à qui, sans n’y être jamais allé, on connait tous par coeur les différents quartiers et ambiances de NY !

    • Dominique permalink
      19/09/2011 15:19

      Merci qui ?

      • La Cam permalink
        19/09/2011 15:54

        Nafissatou!

      • Dominique permalink
        19/09/2011 16:45

        Moi c’est Dominique. Enchanté.

  23. troisième jambe permalink
    19/09/2011 15:16

    C’est vrai qu’à NY j’ai toujours eu l’impression d’être dans un film même quand je sortais de l’hôtel ou que j’allais m’acheter des bagels…

  24. Le Kaniass permalink
    19/09/2011 16:27

    Le Juif: Super article. Juste un détail, je pense que c’est le 1er pays le + haï et non le 2 eme mais bon…

    Ceci dit, perso je n’ai vraiment jamais été attiré par les US ou seulement NY ou LA. Juste la campagne profonde pour les paysages…

      • john permalink
        19/09/2011 16:46

        Donc Israel n’est pas le pays le plus déteste du monde, meme si la 4eme place – il n’y a pas de quoi faire la fete. Et les USA sont donc au minimum 5eme probablement plus bas.

      • Le Kaniass permalink
        19/09/2011 17:56

        hehe j’aime bien dans ton 1er lien la dernière phrase genre: T1 on a une mauvaise image mais le business ça va! :))

      • 19/09/2011 18:15

        Ah mais bon ca va, on est quand meme classes apres l’Iran. Champagne!

      • Le Kaniass permalink
        20/09/2011 01:32

        @Coquillette
        J’aime bien le « on ».

        Sinon je comprends pas bien pourquoi la Corée du Sud est si mal classée. Il doit y avoir beaucoup de Jap’ qui ont votés.

      • 20/09/2011 07:56

        @Kaniass Ne sois pas mesquin enfin, « On » c’est moi. Ben oui je suis obese, et alors?

      • Guillaume Pascanet permalink
        20/09/2011 09:22

        Le Kaniass, c’est la Corée du Nord qui est mal classée.

        Coquillette, je trouve beth Ditho très sexy pour ma part.

      • 20/09/2011 11:49

        Abso-fucking-lutely. Et cette voix!

      • Guillaume Pascanet permalink
        20/09/2011 12:13

        Chuis tombé quasi-amoureux en lisant une interview d’elle dans Télérama.

        Je précise bien qu’elle parlait bien de son homosexualité dans cet article.

        Elle faisait la une du magazine à cette occasion avec une photo superbe.

        J’ai acheté le disque de gossip dans la foulée. Coup de foudre total.

      • 20/09/2011 14:47

        Moi c’est Sharleen Spiteri qui me fait cet effet. Et dire qu’elle n’est pas lesbienne, quel dommage. Moi non plus d’ailleurs. Il est de ces rendez-vous rates…

      • 20/09/2011 17:55

        @ Guillaume
        Ben nan, la Coree du sud est bien 9eme. C’est pas top quand meme mais bon….

  25. 19/09/2011 18:24

    PS @ Le Pédé: Non Paris n’est pas la France !

  26. pwezidol permalink
    19/09/2011 18:29

    « là bas, un flic sur deux porte un nom à consonance étrangère. Ici, nos intellectuels de droite nous expliquent qu’être français c’est connaître sur le bout des doigts Les Essais de Montaigne tandis que la gauche nous explique que le plus grand fléau se nomme communautarisme »
    Ho my god
    1 – mais ils sont tous des étrangers, tous, des étrangers dominants et des dominés.
    2 – c’est pas plutot la droite qui est contre le communautarisme et la gauche qui dit de lire Montaigne ?
    3 – le communautarisme= le mot poli pour dire « les arabes avec les arabes, les noirs avec les noirs, et personne touche aux femmes des autres » = racisme.

    Sinon la vision que j’ai des USA pour y etre allé il y a super longtemps et avoir trollé des forums US – et ça a été bien plus rigolo qu’ici croyez moi,
    c’est que la France est beaucoup trop centralisée (vous voyez que vous êtes pas marrants ) .

    nan mais c’est qu’ils sont plus riches que nous, et qu’ils s’en branlent carrément de ce qu’on peut penser d’eux.

    L’aspect solidité on l’a face à tout ce qui est américain. Quand on occupait Berlin avec eux les américains se baladaient en uniforme(la mentalité qu’il faut pour aller faire ses courses en uniforme, déjà,) et ben ils étaient vraiment trés costauds.
    Mais aussi face à ce qui est allemand, et scandinave. et japonais d’ailleurs.

    j’ai pas aimé ce post. NYC c’est chiant. Il fait trop chaud en été et trop froid en hiver, ils travaillent trop et en plus on croit qu’on va tomber sur friends et on tombe sur american psycho.

  27. 19/09/2011 19:12

    JUMP JUMP

    • 19/09/2011 19:28

      Je comprends toujours pas ce qu’ils viennent foutre dans les tags.

    • 19/09/2011 19:56

      C’est quand tu m’as dit « c’est la meilleure que tu m’aies fait découvrir » que j’ai su que le Hip-Hop était vraiment mort.

    • 19/09/2011 21:28

      voilà les maitres du flow, flo rida et chris brown peuvent aller se rhabiller

      • 20/09/2011 00:03

        « Les maîtres du flow », Kriss Kross?
        LAULE.

      • 20/09/2011 00:23

        que dis-je, les apôtres de la rime, les dieux de la litote, les lumières de l’allitération, je n’avais pas vu aussi bon depuis Will Smith.

    • 19/09/2011 21:41

      et j’ai jamais dit « la meilleure », j’ai dit « la plus kiffante », et après 3 ziks de reggae toutes pourries, c’était ma seule réaction possible.

      • Guillaume Pascanet permalink
        20/09/2011 15:11

        Du reggae pourri, ce n’est pas un pléonasme ?

      • Marian permalink
        20/09/2011 15:35

        Ça dépend de ce que tu fumes, Guillaume.

  28. bigfabe permalink
    19/09/2011 22:40

    Alors je voudrais pas faire le mec qui donne des cours d’histoires, mais 99,9% des Américains sont des immigrés. Les vrais Américains, ont été tués pour la majeure partie et les autres sont parqués dans des réserves sordides. Donc les gens qui se proclament Américains sont il est vrai plus intégrés que les immigrés de deuxième, troisième (ou plus) génération que nous sommes.

    Ceci étant, j’ai beaucoup apprécie cet article qui m’a rappelé les impressions que j’ai moi-même vécu lors de ma première fois à big apple.

    Mais comme beaucoup de commentaires j’irais dans le sens de pas mal de commentaires: De la même manière que Paris ne représente pas la France (12 millions de personnes sur 60 c’est loin d’être la majorité non?) Il ne faut pas réduire les US à NYC.

    New-york c’est une vitrine, c’est une ville qui est multiple et qui ne laisse personne indifférent, on l’aime ou on la déteste, point! Mais il faut surtout sortir de cette ambiance découverte des séries ricaines pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur. Y voir les vrais failles.

    • john permalink
      20/09/2011 13:46

      « 99,9% des Américains sont des immigrés »

      Si on suit ta logique, c’est 100%. Tu crois que les Indiens sont arrives la par generation spontanee ?
      Sinon, le vrai chiffre est je crois 13% ou par la. Quand on est ne quelque part, on n’est pas un immigre.

  29. 19/09/2011 22:53

    Merci pour ton post.
    Ville où j’ai promis de passer 6 mois à glandouiller avec femme et enfants.

    Pour habiter dans la capitale du monde.
    (j’ai habité à Chicago, foncièrement différent en mentalité semble-t-il).

  30. 20/09/2011 08:01

    Un jour j’irai a New-York avec toi, toutes les nuits deconner

  31. 20/09/2011 10:22

    NYC, ouais c est un mélange de genres, très sympa quand on s’y ballade parce qu’on a tous en tête des images imprégnées depuis notre enfance. Tout comme la mother road. L’architecture monte vers le ciel, les sirènes nous ramènent au sol. On rêve de la grosse pomme comme à un fruit défendu.
    Mais j’ai traversé une quinzaine d’états d’est en ouest et les rêves ne sont pas tous les mêmes. Des paysages magnifiques (pas que dans l’ouest), beaucoup de singularités, mais de d’oppression aussi à de nombreux endroits, des ressentis gênants, et malgré tout un pays où on pense que tout est possible. Oui, c’est ce que je me suis dit en y passant un peu de temps. Parce qu’hormis les grandes villes comme Phylli ou LA par exemple, ben le temps s’ecoule assez calmement, pas d’énervement en bagnole, pas de klaxonnes intempestifs etc…mais je sais aussi que c ‘est pas le pays des bisounours, tout le monde n’y trouve pas son compte dans le rêve américain, tensions, délinquance et pauvreté sont bien là aussi, moins voyantes mais toute aussi présentes.
    Bel article néanmoins qui donnent envie de refaire sa valise!

  32. 20/09/2011 15:02

    Start spreading the news, I’m leaving today…(desolee hein, mais quand je suis malade, je chante)

    • Guillaume Pascanet permalink
      20/09/2011 15:09

      If I can make it there, I’ll make it anywhere, It’s up to you…

    • 20/09/2011 18:09

      New York City is the hottest place
      For a honeymoon in a hotel room
      ….

      Nina Hagen était une visionnaire…n’est-ce pas Dominique?

  33. 20/09/2011 18:01

    Ce qui m’embête avec ces grosses villes ricaines c’est qu’elles ont été prises comme modèle par tout pays (ou presque) sur les rails du soi-disant développement. Et ça, ça fout carrément les boules.
    Toutes les grandes villes d’Asie (ou presque) ont commencé a foutre en l’air tout leur patrimoine pour ressembler a ces mégalopoles. Tout ces buildings, tout ce béton…au secours!!

    • 23/09/2011 13:34

      le modèle change un peu quand même, voir la high line à NewYork, sorte de coulée verte aménagée sur une ancienne ligne de métro aérienne. Super cool.
      à Paris, il y a la petite ceinture, un énorme et rare espace libre intra muros, mais non, on préfère laisser ça en friche.

  34. 21/09/2011 05:36

    Où je découvre qu’il faut être croyant pour aimer New York.
    « Partout on a la sensation que Dieu a les yeux braqués sur la cité ». Mon Dieu, y’en a qui ont tellement peur qu’il ont besoin de se sentir surveillés chaque minute de leur vie? Je n’irai donc pas à New York.
    On n’en a pas fini avec Dieu hein ouais. C’est même de pire en pire.
    Vive l’Amérique!

  35. 23/09/2011 13:27

    TRUE. J’adhère à cet article, je pense qu’on était à NY au même moment en plus.
    Fait extraordinaire pour le parisien que je suis: à NY, non seulement les inconnus SE PARLENT dans la rue, mais en plus, ILS DISCUTENT.
    Même les parisiens ont tendance à s’autoflageler et à grogner quand ils parlent de Paris.
    Mais en voyant le coté social des new-yorkais (qui est aussi très pragmatique, lève une carte de NY avec une gueule de touriste et on vient te dire dans la seconde « hey dude, where you goin’? »), je me demande vraiment quel est le putain de problème à Paris.
    Cette ville se compose de fiottes apeurées et d’abrutis agressifs.

    • Le Kaniass permalink
      24/09/2011 09:19

      Awel ce que tu dis est probablement vrai mais:
      – Pour info des endroits du monde c’est comme ca.
      – Pourquoi toujours comparer avec Paris?

  36. 13/10/2011 23:12

    Bel article, je glisse sur tout les commentaires il y en a trop.
    Amusant de constater comment chacun voit les choses de manière différente. Toutes ces références qui truffent votre article m’interrogent sur votre culture… est-ce volontaire ? le résultat d’une étude approfondie du sujet avant la visite ?
    Personnellement, je rentre de mon 1er séjour à NewYork il y a 2 semaines : 2 toutes petites journées pour simplement prendre le pouls de cette ville, pas trop de temps ni sans doute d’envie pour préparer cette visite.
    Au final, 2 journées bien remplies à flâner, marcher le nez en l’air, passer de la visite à la statue de la Liberté à OccupyWallStreet dans la foulée, découvrir un marché bio à Fish Market, faire du vélo dans Central Park, apprendre le métro newyorkais… essayer d’être un habitant de cette ville, aussi anonyme que les autres, et au final avoir passé un vrai bon moment de liberté au milieu de ces gratte-ciels et de cette foule… envie d’y revenir pour encore plus de découverte.

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