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Un film raté qu’il faut néanmoins défendre

06/06/2011

Je sais que ces questions vous ont taraudé tout le weekend:

Le régime autocratique de Bachar Al Assad est-t-il sur le point de tomber? Les très habiles avocats de DSK ont-ils enfin les preuves de la vraie nature marie-couche-toi-la de cette Ophélie? La pousse de soja tueuse travaille-t-elle secrètement pour le compte des services de renseignement chinois?

A toutes ces interrogations, je ne peux malheureusement apporter de réponse. Mais comme je ne veux pas conclure sur cette note défaitiste, je peux vous parler de La Conquête, biopic cinématographique consacré à notre Président et réalisé par Xavier Durringer.

Les critiques (qui n’aiment rien tant que m’éviter de perdre mon temps) m’avaient prévenu, tous en choeur: « N’y vas surtout pas, pauvre de toi! » Certaines connaissances facebookiennes ont réitéré l’avertissement à coups de statuts assassins: « Ce film est une bouse sans nom! » Cela tombe bien car, ayant gardé quelques uns de mes réflexes d’étudiant en cinéma, j’avais justement besoin de voir une bouse sans nom. Un film unanimement jugé nul qui me rappellerait d’une façon suffisamment pédagogique comment, avant de tenter de signer un chef d’oeuvre luminescent, on fait en sorte d’éviter de réaliser un film pour lequel on serait gêné d’inviter ses proches à l’avant-première.

À cet égard, je dois tout de suite avouer avoir été très déçu: La Conquête est loin d’être la merde fumante que l’on m’a vendu. Il est d’ailleurs intéressant de voir à quel point la plupart des gens (y compris ceux qui appartiennent à la profession) est bien incapable de sortir des schémas binaires (bien/pas bien) dès qu’il s’agit d’évaluer une oeuvre de fiction: un film est l’alliage d’un si grand nombre de paramètres artistiques (mise en scène, direction d’acteur, photographie, musique originale, direction artistique, sens du rythme, qualité du scénario, intérêt de l’histoire racontée, qualité des postiches utilisés etc) qu’on devrait être capable de faire le tri entre la bonne et la mauvaise graine.

La Conquête est un film raté qu’il faut pourtant défendre car c’est quoi qu’on en dise un film singulier dans le cadre de notre production nationale. Entre un cinéma narcissique qui s’est donné pour mission de ne rien raconter (car le plus souvent en modernité, raconter c’est mentir) et un cinéma imposé par les mandarins du one man show et dont l’absence d’ambition représente le meilleur gage de succès, le film de Xavier Durringer est une  bouffée d’oxygène. Dans la tradition américaine du divertissement qui n’en oublie pas pour autant de nous donner un point de vue stimulant sur l’état de nos sociétés, La Conquête est un film qui a l’audace de parler enfin de quelque chose.

Durant 1h45, nous assistons à la montée en puissance de  Nicolas Sarkozy dans l’appareil d’état qui le vit, non sans obstacles, atteindre les plus hautes sphères du pouvoir. Mais faut-il être sarkozyste pour s’intéresser au parcours de ce bout d’homme profondément antipathique, animé par les démons de l’ambition et confondant le sens de l’Histoire avec le celui de sa petite existence ouest-parisienne? Non, car le Sarkozy composé par le stupéfiant Denis Podalydes est fait du même sédiment que tous ces personnages mythologiques qui nous ont permis de regarder nos infamies en face. Sarko/Podalydes a la détermination sourde d’un Hamlet, les complexes  mortifères d’un Nixon et la suffisance névrotique d’un Zuckerberg; autant de figures dont le cinéma s’est régalé à pointer les ressemblances avec nous autres, humains.

Le Sarko de Podalydes n’est pas le prétexte à un  déchaînement de mimiques: même si l’acteur tient parfaitement la voix et les intonations du président, il est conscient qu’une imitation aussi bonne soit-elle, n’est qu’un écrin. L’acteur compose son personnage à partir de la compréhension qu’il a du drame qui se joue dans les entrailles de  ce dernier. Podalydes (peut-être aussi parce que Sarkozy est une source d’inspiration bien plus fascinante que Chirac ou Villepin) se paie le luxe de créer  tandis que Samuel Labarthe et Bernard Lecoq ne peuvent rien faire d’autre que singer. Le film est en fin de compte une formidable mise en abîme autour du métier d’acteur: d’un coté les grandiloquents Chirac et Villepin, représentants de la vieille garde qui cabotine et qui parle comme un vieux livre. Ils sont les derniers des Mohicans d’une génération qui a su convaincre grâce à  la théâtralité guindée (l’empreinte Heston). De l’autre coté, Sarkozy et le naturalisme politique: un physique relativement ingrat, un parler populaire, des manières frustes. Il est celui dont  l’identification à l’homme de la rue devient beaucoup plus simple (l’empreinte Pacino).

Si le film n’est jamais au niveau de l’interprétation de son acteur principal, c’est tout simplement par manque d’un vrai cinéaste. Le film souffre d’un mal très français: la tentation de faire simple quand on peut faire compliqué. Or en cinéma, le « compliqué » est très souvent la marque du style: filmer une scène de dialogue en champ/contre-champs avec plan général en début et fin de séquence est le moyen le plus sûr de mettre en boîte la scène, mais c’est aussi la solution la plus impersonnelle. À aucun moment, le film ne parvient à se départir de cette esthétique de téléfilm (univers de production où les tournages sont chronométrés de manière draconienne et où l’on ne peut se permettre une mise en scène trop sophistiquée). On se souvient de l’illustre modèle, Primary Colors, qui ne serait pas grand chose sans la patte d’un Mike Nichols pour donner l’ampleur dramatique qu’il fallait à cette histoire confinée  aux coucheries clintoniennes et modestes bureaux de sympathisants démocrates de l’Arkansas.

C’est ce qui manque à cette conquête pour qu’elle soit totale: l’éclosion d’un Mike Nichols français.

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84 commentaires leave one →
  1. Nora permalink
    06/06/2011 14:20

    Sinon le Juif, comment ca va bien mon bichon?

    Bisou bisou

    • 06/06/2011 16:30

      Ah ben ça va très bien ma biche! Y a pas un chat mais ça va.

      Et toi la forme?

      • Nora permalink
        06/06/2011 17:34

        Ça va bien, je me demande ou ils sont tous passé.

        Peut-être sur les articles d’avant de quand c’était mieux?

      • L' alter égal permalink
        06/06/2011 17:56

        Quand y avait que 12 commentaires?

      • Nora permalink
        06/06/2011 19:03

        Bien après avant que tu commentes.

      • L' alter égal permalink
        06/06/2011 19:12

        L’ incisif concis c’ est bien mais faut quand même que ça veuille dire quelque chose.

      • Nora permalink
        06/06/2011 22:50

        La prochaine fois, je tenterai de ne pas oublier la ponctuation, histoire que tu piges.

      • L' alter égal permalink
        07/06/2011 12:30

        T’es la reine de la réplique.

    • Butafor permalink
      06/06/2011 17:31

      Moi aussi, je vais bien (Quoique les sushis de ce midi ont du mal à passer…)

      • Nora permalink
        06/06/2011 17:32

        Perso, je m’en cogne.

      • Butafor permalink
        06/06/2011 17:57

        T’as pas toujours dit ça!

      • 06/06/2011 18:27

        Butafor, en presque deux ans de CLG je croise enfin quelqu’un qui a la même coupe de cheveux que moi. Et là je pleure d’émotion.

      • Butafor permalink
        06/06/2011 18:46

        Tu es un modèle pour moi.

      • 06/06/2011 19:00

        Merci. J’espère que toi et moi, nous ne finirons pas comme lui..

      • La phynette permalink
        07/06/2011 21:38

        C’est rien, ça. Al s’est juste fait faire sa moumoutte par Pierre La Police, à qui l’on doit aussi toutes les moumouttes admirées dans « La Conquête ».
        On y voit la patte d’un grand artisan.

  2. pinpin permalink
    06/06/2011 14:20

    sans rire… sans aller jusqu’à dire « bouse fumante » le film est quand même bourrés de défauts qui rendent sa vision difficile, voir douloureuse ou au contraire totalement insipide (selon l’état de vos défenses mentales) :

    – réal inexistante

    – musique de « cirque » permanente histoire de bien souligner de manière tellement subtile combien la vie politique française s’apparente à un grand barnum

    – interprétation trop souvent caricaturale

    – aucune nouvelle information apportée qui n’ait précédemment été dévoilée par la presse ou dans un « livre » de journaliste

    et puis ces messages tellement profonds que le film laisse en tête :

    – les politiques c’est vraiment tous que des pourris mais surtout Villepin quand même !

    – Chirac c’était quand même vraiment un gros prol…

    – Le pauvre petit Nicolas qui s’est quand même fait larguer comme une merde le jour de son élection qui aurait du être le plus beau jour de sa vie, le pauvre…

    on ne me fera pas croire que le nain a vraiment passé sa journée à scruter son téléphone portable qui ne sonnait pas (personne n’avait le numéro à part cécilia ou quoi ?), à la limite des pleurs, et arborant cet air déchirant de cocker maniaco-dépressif.

    donc
    si je te rejoins totalement concernant la performance tout en justesse de podalydes, et sur l’exception que ce film constitue dans le panorama de la production française, je ne suis pas pourtant convaincu que cela suffise à vouloir défendre le film à tout prix.

    Louer la puissance « entertainante » des productions américaines et apprécier la tentative de transposition cocardienne de Durringer soit… mais encore faut il que le résultat ne donne pas l’impression de s’être bouffé 1H40 de transposition live des guignol de l’info !

    • 06/06/2011 16:40

      C’est marrant que tu ne puisses pas imaginer une seule seconde le personnage Sarko comme un individu qui peut être façonné par des fêlures (le sentiment d’avoir toujours été seul contre tous) et des échecs (la plantade Cécilia qui a sûrement été un grand traumatisme). Comme si le fait de prendre acte de son humanité c’était déjà suspect.

      Pour le reste, je ne peux pas te contredire même si je pense que la prestation de Podalydes ainsi que l’écriture de son personnage valent largement le déplacement.

      • pinpin permalink
        06/06/2011 17:35

        ah mais je n’ai pas dis cela mon cher monsieur
        j’imagine totalement que Sarko, cet homme presque comme les autres, soit comme tout à chacun la somme de ses névroses, fêlures et autres échecs (avérés ou ressentis comme tels).

        je confesse certes une légère réticence naturelle à « prendre acte de son humanité » tant j’ai pu décelé chez cet individu des techniques (de pnl par exemple) et autres trainings qui en font à mes yeux d’abord et surtout une « machine politique et rhétorique » mais mon embarras et ma gêne venait surtout du niveau d’humanité que le film lui confère dans son dernier quart.

        SPOILER

        le film le présente tout de même dans son dénouement (le jour de l’élection) uniquement sous le jour du « cocu abandonné », du pantin triste et perdu, qui semble perdre goût à la vie, à tout ce qu’il poursuivait, car Cécilia part…
        c’est un parti prit un peu cavalier car certes il devait y avoir de la tristesse mais je n’arrive pas à croire qu’il n’y a eu que ce sentiment là chez lui pendant toute cette journée.
        Je trouve cela un peu partisan ou au moins suspect en effet de n’avoir choisi que cet angle, que cette exposition là et d’autant plus pour « finir » le film.

      • 07/06/2011 08:17

        Alors. J’ai pas vu le film, mais il me semble pas du tout irréaliste quand on se fait larguer d’être triste toute une journée et même au delà. Même quand, professionelement, on atteint son sommet.

        Et j’aime pas du tout Sarkosy. Mais faut bien qu’il soit humain tout de même.

      • La phynette permalink
        07/06/2011 21:51

        Moi j’avais adoré la bande-annonce et notamment « Tu ne vas pas partir sur un coup de tête ! — Je ne pars pas sur un coup de tête ! Je pars sur un coup de cœur ! »
        Une émotion pareille ça ne s’était pas vu depuis « Noëlle aux quatre vents ». Du coup j’hésite à voir le film. J’ai peur que le reste ne soit pas du même niveau.
        Et maintenant, Le Juif, que tu nous dis en substance « C’est un gros navet qui tache, mais il faut voir ce navet parce qu’en France on ne fait pas assez de navets comme celui-là », je suis encore plus perplexe.
        J’irai peut-être pour les moumouttes. Mon fils me disait tout à l’heure : « Tu sais, en France, on a une droite qui se coiffe comme ça. — Mais elles sont exagérées, répondis-je. — C’est pour ça que c’est beau », dit-il.

  3. Charly permalink
    06/06/2011 16:43

    Aller voir La Conquête et répondre à une interview dans Glamour, les Gênois ont vraiment un emploi du temps de ministre!

    • 06/06/2011 16:45

      Les génois sont les habitants de Gênes, les tauliers du coin ce sont les Connards.

      J’aurais aimé avoir un avis sur le film mais je ne pense pas qu’il sorte en salle de part chez moi.

  4. Alex permalink
    06/06/2011 17:28

    Je n’ai pas vu la Conquête, et je ne comptais nullement le voir. Après avoir lu cette critique qui résonne Pauline Kael à chaque ligne je dois dire que tu m’as fait changé d’avis Le Juif.
    Sinon, par simple curiosité, t’as fait quoi exactement comme études en cinema et ou ?

    • 06/06/2011 18:40

      T’es malin toi! Tu me glisses un joli compliment avec du Pauline Kael dedans pour mieux glaner des infos sur mon cursus.

      En gros, j’ai étudié la réalisation dans une école parisienne. Voilou.

      • Alex permalink
        06/06/2011 18:43

        C’est de l’altruisme interessé certes. Mais le compliment n’en reste pas moins sincère ET mérité.
        De plus tu m’as pas du tout éclairé, mais tant pis. C’était une très belle critique.

      • 06/06/2011 18:52

        Merci.

  5. Guillaume Pascanet permalink
    06/06/2011 17:59

    J’ai vu « la conquête » et je suis d’accord avec le Juif, c’est beaucoup mieux que ce que dit la vox populi de la critique française.

    Je dirais même que ce film est intéressant à voir, car franchement, on avait déjà oublié certains épisodes, et qu’en effet ce qui est terrible pour l’image des hommes politiques, ce n’est pas qu’il soient pourris, c’est qu’ils ne parlent presque jamais de politique en fait.

    Ce film est aussi très cruel pour la gauche, qui n’apparait jamais.

    A l’inverse, j’ai entendu des comparaisons avec « el divo » et là, je ne peux pas suivre, même si Andreotti est bien sûr un personnage autrement plus épais que Sarko.

  6. La Bretonne permalink
    06/06/2011 18:24

    N’aimant pas du tout le cinéma français et ayant une bien piètre opinion du « héros » de ce film, je m’abstiendrais de tout commentaire désobligeant à l’égard de cette pénible tentative de rendre cet homme plus « humain ».
    Genre le pauvre choupi…Nan mais franchement.

    • Guillaume Pascanet permalink
      06/06/2011 18:28

      Tu n’as pas du non plus aimer « la chute » alors.

      • 06/06/2011 18:33

        Grave! Je suis sûr qu’un biopic sur Harlem Desir donnerait un bien meilleur film.

      • pinpin permalink
        06/06/2011 18:38

        Je pense que tu viens de trouver un digne héritier à La Rafle avec ton concept monsieur Le Juif.
        je te prédis d’ores et déjà un gérard d’or du scénario de biopic que vraiment ils auraient du se retenir de l’écrire !

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/06/2011 18:39

        Mais tellement !

        Tu imagines qui pour l’interpréter ? Dieudonné ?

      • 06/06/2011 19:12

        C’est marrant, je viens de comprendre en partie pourquoi Invictus est si oubliable: on ne fait pas de bons films avec la vie des saints.

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/06/2011 19:41

        Saint-Louis, cela pourrait être drôle.

      • 06/06/2011 19:53

        Jeanne d’Arc ? Ah non, déjà fait, déjà plus ou moins raté.

      • 06/06/2011 19:57

        Oui, plus que moins (je parle de Besson).

      • Raymond Domenech permalink
        06/06/2011 20:55

        Un film sur moi ?

      • 07/06/2011 00:33

        J’espère bien que vous parlez de Besson, parce que je crois me souvenir qu’un certain Dreyer a fait un film sur Jeanne D’Arc qu’il serait difficile de qualifier de raté.

      • 07/06/2011 00:47

        Avec tout ce qui a été fait sur Jeanne d’Arc il aurait été quasi-impossible de ne pas trouver quelque part quelque chose de réussi d’où le plus ou moins; ceci étant dit, on parlait bien de Besson pour le coup.

      • 07/06/2011 08:15

        « Tout étrange que cela peut paraître les choses bonnes à avoir et les jours bons à passer sont tôt racontés et n’offrent pas grand intérêt. »

      • pinpin permalink
        07/06/2011 11:29

        Attendez…
        la métaphore de la perte de la pureté de Jeanne qui vire du blond au brun corbeau au fur et à mesure du film c’était quand même une putain d’idée de génie, nan ?

        uhuhuhhuhuh

      • 07/06/2011 11:39

        Avais même pas remarqué moi…

      • Guillaume Pascanet permalink
        07/06/2011 11:41

        Moi non plus.

      • pinpin permalink
        07/06/2011 16:31

        nan mais les gars quoi … (ici normalement je vous pourrissais de reproches mais bon… c’est un film de Besson quoi … donc vous êtes absous de vos péchés)

      • Guillaume Pascanet permalink
        07/06/2011 17:09

        C’est sympa, tu ne nous demandes pas de le revisionner pour vérifier.

      • pinpin permalink
        07/06/2011 17:19

        Ah zut…
        c’eut été bonne torture (caramba, encore raté !)

        pour ta peine tu regarderas ANGEL-A et tu nous exposera quelles autres brillantes métaphores sont issues du cerveau génial et magique de notre ultra-luminescent LUC National !

      • 07/06/2011 17:53

        Je dis rien. Les premiers films de Besson, j’ai bien aimé ( je veux dire les tout premiers, hein) et j’ai pas détesté le 5ème élément, parce que y avait des morceau de Mézière dedans… Mais Jeanne d’Arc, je ne me souviens que de peu de scènes.

        Ne frappez pas trop fort, j’ai une famille SVP.

      • La Bretonne permalink
        07/06/2011 18:04

        Personnellement mon intérêt pour Luc Besson s’est arrêté après Nikita.
        Je bave encore devant Tcheky Karyo en oncle Bob.

    • 06/06/2011 18:31

      C’est mon article qui est une tentative de rendre cet homme plus humain?

      • La Bretonne permalink
        06/06/2011 19:17

        Non, je parle du film.
        Tu as su faire preuve d’empathie pour le personnage, c’est une qualité selon moi.
        J’en suis pour ma part incapable. Je n’aime pas les hommes avides de pouvoir et Sarkozy, c’est un peu la caricature de cette quête éperdue.

      • Bisextile permalink
        06/06/2011 19:24

        Les hommes qui ne sont pas avides de pouvoir sont rarement présidents…

  7. Bisextile permalink
    06/06/2011 19:23

    Je n’ai pas vu le film mais j’aime bien le positionnement du juif dans cet article !
    Faire une critique personnelle et étayée du film, c’est toujours mieux que répéter en coeur qu’on n’ ira pas parce que ça parle de sarko !
    Et puis je pense qu’on s’en fout un peu de savoir s’il a passé ou non la journée à scruter son mobile…parce que c’est une FICTION !

  8. 06/06/2011 23:15

    cette excellent critique rend inutile celle que je prévoyais d’écrire….Bien vu pour l’esthétique de téléfilm avec une musique à faire peur aux programmateurs des téléfilms de France 3. Je noterai aussi très mal la prestation de Besnehard en Charon et de l’acteur qui joue Guaino.
    Mise en scène assez pesante avec ces allers retours temporels inutiles.
    Mais bon dialogues, bonnes trouvailles pour les scènes clés. On sent que le réalisateur n’a pas voulu rendre les personnages trop antipathiques ou sympathiques. Histoire de continuer à filmer? ha ha

  9. Hélène permalink
    07/06/2011 10:08

    Question aux cinéphiles: Tree of Life, faut-il aller le voir ou est-ce un navet ? (les avis autour de moi sont très divergeants…)

    • 07/06/2011 10:47

      Je me pose la même question que toi. J’ai vu qu’un film de Malick mais il m’a tellement bouleversée que je me tâte pour celui là…

    • Sarita permalink
      07/06/2011 10:50

      c’est pas un navet,e mais sincerement, je ne savais pas qu’Haroun Tazieff, Jacques Perrin et Steven Spielberg avaient donne leur rush pour le film. Mais toutes les scenes dans la famille sont tres belles.

    • lna519 permalink
      07/06/2011 10:51

      Le mieux quand un film fait autant polémique autour de soir c’est toujours d’aller le voir pour comprendre pourquoi!
      J’ai adoré, et je ne saurais trop expliquer pourquoi car c’est une succession de truisme assez impressionnante (« la nature est puissante et il faut la respecter », « maman c’est la plus belle », « papa c’est le plus méchant », « il y a bien quelque chose de plus fort que nous », « dieu vit dans le ciel », « le paradis c’est une grande plage ou on marche tous pieds nus et ou tu retrouves tout le monde ») mais je pense que la beauté du jeu, de la photo, de la mise en scène, de la musique m’a convaincue. Le scénario compte finalement assez peu, ce qui importe c’est le chemin parcouru par les personnages, leur conquête spirituelle et de ce point de vue on peut tous y trouver non pas des réponses, mais au moins des raisons de s’interroger, donc rien que de ce point de vue je crois que ça vaut le coup d’aller le voir. Mais il ne s’agit pas seulement de Dieu, c’est finalement un film profondément humaniste, et je pense que beaucoup de personnes qui n’ont pas aimé n’ont pas compris ça.
      Après, y’a de gros défauts, moi je trouve que le rôle de Sean Penn ne sert pas à grand chose, la création du monde sur fond de Lacrimosa fallait le faire…

  10. La Nappe permalink
    07/06/2011 11:01

    Pffff, mais ça devient une succursale d’Allociné ce blog.
    A quand une critique d’un bouquin de Mickeal Chabon par le Juif ?

    • 07/06/2011 11:26

      BOIS TES RÈGLES

      • pinpin permalink
        07/06/2011 11:31

        (d’où sors tu l’idée d’une insulte pareille ??? pas de réponse à base de moules ou de caverne, merci)

      • La Nappe permalink
        07/06/2011 11:38

        Mais je te chie dans la gorge en cascade mon amour. C’est « Allociné » qui t’as vexé ou « Mickael Chabon » ?

      • Butafor permalink
        07/06/2011 11:40

        Sont dégueus ces deux

      • 07/06/2011 11:42

        C’est la faute d’orthographe à Michael.

      • La Nappe permalink
        07/06/2011 11:49

        Zut ! Je réclame un châtiment : fouette moi avec de la mimolette et crache moi dessus en Bulgare !
        Ceci dit c’est vrai qu’on voit de moins en moins passer de critiques littéraires sur ce blog. Vous lisez autre chose que Glamour ?

      • 07/06/2011 11:51

        Il y a eu des critiques littéraires sur ce blog?

      • pinpin permalink
        07/06/2011 12:08

        c’est de quel auteur Glamour ?

      • TheSubsaharian permalink
        07/06/2011 23:55

        Oscar de l’injure la plus dégueue jamais entendue de toute ma vie,pour le pédé.
        J’ai l’impression d’avoir de la confiture menstruelle sur la langue.Absolument dégoûtant,Ew!

  11. La Nappe permalink
    07/06/2011 11:56

    Ouaip, la Meuf c’était sacrifiée pour lire Ingrid Bettencourt et le Juif nous avait parlé de Houellebcq (la carte et le territoire si je me souviens bien).
    J’avais bien aimé ces billets, dommage qu’il n’y en ait pas un peu plus.

    • 07/06/2011 13:45

      Dis, moi, tu t’es cru au self? Genre tu vas voir le responsable et tu lui dis que t’es triste parce que y’a plus de céleri remoulade? NAN MAIS TU TE FOUS DE LA GUEULE DE QUI LÀ??

      • La Nappe permalink
        07/06/2011 16:06

        Bonne idée le self. Alors moi je veux un article de la Meuf intitulé « Ta gueule, Marc Levy » avec beaucoup de sauce et pas trop de brocoli.

      • 07/06/2011 18:04

        Je préférerais qu’elle tape sur Werber moi… mais à mon avis, ça risque d’être plutôt  » ta gueule La Nappe ! »…

  12. La sainte permalink
    07/06/2011 12:34

    *mise en abyme

  13. 07/06/2011 15:13

    Hmmm… Un remake de « La conquête » avec Pacino dans le rôle principal (petite économie, pas besoin de fausse moumoute acrylique)…

    Et, heu, voyons… Richard Gere en Villepin, Schwartzennegger en Chirac, Renée Zellweger en Cécilia…

    • 07/06/2011 17:27

      Chirac en Schwarzy, j’ai du mal, là. Cependant, je kiffe bien cette distribution made in Maëster.

    • JPP permalink
      07/06/2011 23:29

      78

      • faith8052 permalink
        08/06/2011 06:13

        Hello !
        perso , j’aurais pas donné un centime de plus pour de la propagande sarkoziste à la con !
        sa montée au pouvoir doit être aussi puante que ce qu’il fait avec le pouvoir …..
        simple , je ne supporte pas son petit air arrogant !
        qui dit :  » tu vas en chier »

      • Guillaume Pascanet permalink
        08/06/2011 08:18

        Propagande sarkozyste ?

        WTF ?

  14. grmff permalink
    09/06/2011 01:59

    Là le Juif tu me pose un problème.
    Toutes les critiques que j’ai pu lire à propos de ce film convenaient parfaitement à l’idée que je m’en faisait.
    Du coup, je n’ai pas projeté de le voir et ce ce conforté par les critiques ci-dessus citées.
    (bon pour être honnête, voir la tronche du troll à talonnettes à la télé, dans les journaux etc… je ne vais pas me le taper au ciné non plus, Français oui, maso pas encore!)

    Pour moi le seul intérêt du film est la performance des pastiches.
    Sinon, juste un storytelling pour nous montrer que Sarkozy est humain.
    Bon ça on s’en doutait qu’il est humain ce bonhomme, il n’a pas pris les meilleurs côtés mais il est humain c’est vrai… malgré tout ce que j’en pense, il est humain… Si, si, il est humain………………………

    putain ça fait mal de le reconnaitre quand même.

    Bref, tout allais pour le mieux dans le meilleurs des mondes pour moi, je n’ai pas envie de voir le film, tout ce que j’en lit me dissuade de payer pour le voir….
    … Et toi, t’arrive, et vlà t’y pas que ya quand même un intérêt technique etla performance d’acteurs et qu’en France on fait rarement des film de ce genre…

    Merde! J’ai pas plus envie de le voir mais tu me colle un doute!

    Grmfl

  15. 09/06/2011 11:34

    J’apprécie Podalydes à sa juste valeur, mais là le sujet ne m’inspire pas du tout. Je ne ferais donc pas le déplacement, même pour le jeu des acteurs.

  16. JOURDAN permalink
    29/06/2011 18:52

    On l’a eu pour de vrai !! Tu crois qu’on a envie de le revoir au ciné ???

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