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Quelque part entre Dreyfus et Talleyrand

27/05/2011

Ces dernières jours, beaucoup de voix se sont élevées pour dire que l’on parle trop de l’affaire DSK nous rappelant -à juste titre- que les avis c’est comme les trous de balle: tout le monde a le sien. Certes, on a pu vérifier certaines vilaines tendances qui voient nos journalistes confondre avec un peu trop de légèreté info avec édito. Mais l’affaire a aussi révélé à quel point nos  faiseurs d’opinion peuvent s’avérer faux cul lorsqu’ils publient sans la moindre retenue les images de la déchéance de l’ex boss du FMI, s’asseyant allégrement sur la législation française en matière de présomption d’innocence et le lendemain, dans un vague souci de nous jeter un peu de poudre aux yeux déontologique,  y vont tous de leur édito du type « Devait-on publier ces images? ».

Ce qu’il y a de passionnant dans cette affaire, ce n’est pas tant sa nature qui relève du sordide, mais plutôt sa résonance dans le jeu des clivages traditionnels de la société française. Beaucoup des supporters de DSK toujours sonnés par la disgrâce de leur champion, agitent hypocritement la ressemblance de cette affaire avec celle, vieille de plus d’un siècle, qui vit la France se déchirer autour de la mise aux fers d’un capitaine alsacien. 115 ans après le procès d’Alfred Dreyfus qui avait vu le paysage politique français  tracer sa silhouette entre droite nationaliste et gauche progressiste, le cas DSK procède par brouillage des valeurs. Brouillage qui voit, comme le faisait remarquer La Meuf, des femmes adopter des positions violemment sexistes tendant à excuser le plus inacceptable des comportements; brouillage des repères moraux de certains sympathisants socialistes aveuglés par un anti-sarkozysme irrationnel et partis dans une fuite en avant du type: « Je préfère voter pour un violeur que pour Sarko »(entendu pour de vrai dans une salle de cinéma); confusion idéologique qui voit des figures historiques de la gauche montrer leur vrai visage: celui de phallocrates blancs ayant un peu trop abusé des productions Marc Dorcel et pour lesquels la parole d’une soubrette noire demeure quantité négligeable.

Une autre ligne de fracture apparait, celle entre les hommes de la génération de Strauss-Kahn et les jeunes adultes dont je suis. Cette réflexion m’est venue lors d’une conversation avec mon père qui m’a expliqué avec des mots simples qu’il ne croyait pas à l’hypothèse du viol; comme beaucoup de gens, il s’imaginait déjà glisser un bulletin DSK dans l’urne  et, désormais privé de cette perspective, ne peut s’empêcher de maudire cette trouble-fête aux plumeaux maléfiques. Mon père (que je n’accuse aucunement de sympathie pour un comportement criminel) m’expliqua que contrairement à ce qu’essaient de nous faire croire les inquisiteurs yankees, les choses ne sont pas si simples et que parfois, le désir se loge dans la zone ténue entre refus de façade et consentement implicite.

Les hommes de la génération de mon père sont les produits de cette mentalité qui prône la conquête et qui veut qu’on aille « chercher » la femme que l’on désire. À cet égard, les femmes, premières cibles de cette rhétorique conquérante, aiment à répéter qu’un tsar demeure bien plus sexy que tous les  mahatmas du monde. Talleyrand n’a-t-il d’ailleurs pas écrit en son temps que les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l’occasion mais jamais à celui qui la manque? DSK, présenté sur nos contrées comme un séducteur patenté, paye le prix pour n’avoir pas pris la mesure du décalage sémantique entre l’acception française du verbe « séduire », latine, abstraite et finalement chaste, et son acception anglo-saxonne (« to seduce »): frontale et sexuelle.

Cette affaire nous donne à réfléchir sur ce qui fonde les lois vertigineuses de l’attraction: désirer, c’est admettre que la frustration est un moteur. Et séduire, c’est dominer.

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103 commentaires leave one →
  1. 27/05/2011 12:54

    Si on parle sémantique, on peut aussi aller sur le champ de la sémantique juridique. Une des difficultés d’appréhension de l’affaire (et loin de moi l’idée de défendre en quoi que ce soit les comportements en cause, ou de tenter d’exonérer l’individu de faits alors que je crains fort qu’il ne soit pas tout blanc) est l’acception du mot viol, et les définitions juridiques françaises et américaines des différents chefs d’accusation.

  2. Le gros permalink
    27/05/2011 13:00

    « DSK, présenté sur nos contrées comme un séducteur patenté, paye le prix pour n’avoir pas pris la mesure du décalage sémantique entre l’acception française du verbe « séduire », latine, abstraite et finalement chaste, et son acception anglo-saxonne (« to seduce »): frontale et sexuelle. »

    Euh… ca reste ton avis. Peut-être l’avenir nous révèlera-t-il qu’il s’agit d’une question de sémantique, peut-être découvrirons-nous qu’il s’agit d’un viol quelle que soit la sémantique, peut-être sera-t-il acquitté…

    Si la différence entre le séducteur et l’agresseur sexuel peut parfois être ténue, les faits reprochés dans ce cas me semblent malgré tout assez loin de la frontière.

    • Marian permalink
      27/05/2011 13:33

      Avec une ejac’ face, on reste dans la séduction ?

      • Nora permalink
        27/05/2011 13:42

        S’il vise l’oeil, ouais.

      • Marian permalink
        27/05/2011 14:45

        Genre, j’lui ai tapé dans l’oeil. Chic.

      • Nora permalink
        27/05/2011 14:51

        Et classe.

      • Marian permalink
        27/05/2011 15:31

        Toujours.

      • 29/05/2011 14:35

        Hautement poétique, je suis in love.

  3. La Bretonne permalink
    27/05/2011 13:08

    Là où j’ai manqué de peu l’apparition d’un 2ème trou de balle, c’est en apprenant que 57% des français croyaient à un complot.
    La France est donc officiellement névrosée et paranoïaque.

    • 27/05/2011 14:12

      Je l’analyse comme un déni, face à la mise à terre du messie que la France s’était trouvé. Rien de plus.

      • La Bretonne permalink
        27/05/2011 14:36

        Sérieux, il y avait des gens qui prenait DSK pour le messie?!!!!
        Genre sauveur de l’oppression sarkozienne?

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/05/2011 14:41

        Pour certains, dont la Meuf apparemment, c’est le cas.

        Pour d’autres, c’est plutôt la sidération devant la chute d’un homme au plus haut. Tu rajoutes à cela en effet la complotîte aiguë qui frappe notre pays, comme le sous-entend la Bretonne.

      • 27/05/2011 14:42

        Bah oui. 33% d’intentions de vote au 1er tour, en lien avec LA compétence attendue, l’économie. Il n’en fallait pas plus.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/05/2011 14:56

        Moyen d’accord, Diego, les gens votaient pour le candidat apparemment le plus apte à foutre une raclée à Sarko.

        Dans les sondages, Hollande et Aubry font maintenant quasi le même score.

        Tu as vu le dernier billet de Guy Birembaum sur ce sujet ?

        http://guybirenbaum.com/20110527/psk/

      • La Bretonne permalink
        27/05/2011 15:16

        La campagne présidentielle va être saignante.
        Mais les politiques font enfin apparaître tels qu’ils sont. Prêts à tous les ridicules, toutes les compromissions pour le pouvoir. Des êtres humains quoi, pas des « messies » et autres sauveurs.
        Bon je suis pas très objective, j’ai toujours eu les politiques en horreur. Et bien que pas du tout fan de Sarko (je n’ai pas voté pour lui en 2007, il me faisait déjà flippé depuis son passage au ministère de l’intérieur.), je me posais sérieusement la question de pour qui voter si DSK s’était vu intronisé candidat socialiste.
        Pas possible que je vote pour ce type de socialisme.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/05/2011 15:22

        Très franchement, ce que je reprochais le plus à DSK, c’était justement son côté « homme providentiel ».

        Je comprends le positionnement de Hollande comme candidat « normal », car j’en ai assez de devoir tout attendre d’une personne qui saura tout résoudre.

        Je veux un dirigeant ennuyeux au possible, terne, mais qui bosse et qui avance. On est en démocratie, on ne devrait pas avoir besoin d’un leader charismatique qui ferait vibrer notre être.

      • La Bretonne permalink
        27/05/2011 15:25

        C’est le côté cabot du français. On a un passé de rois conquérants, d’empereurs maîtres du monde, ça laisse des traces dans l’inconscient collectif dans l’image d’un Chef viril et charismatique.
        Sans oublier notre fort tempérament latin.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/05/2011 15:30

        les Anglais aussi, et ils ont Cameron qui a le charisme d’une huitre.

        Les Allemands ont Merkel que je verrais très bien en conseillère bancaire.

        Tu me diras, la grande différence est qu’ils ne sont pas élus chefs d’Etat au suffrage universel direct. Ce sont juste les chefs de leur majorité parlementaire. Mais ils font en fait aussi largement campagne sur leur personnalité.

      • Marian permalink
        27/05/2011 15:37

        Ou est passé votre romantisme politique ?
        A vous lire, on dirait que vous cherchez un vulgaire gestionnaire capable de faire la job de PDG de la France … c’est triste, je trouve.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/05/2011 15:41

        J’aimerais bien rêver un peu aussi.

        Mais, à chaque fois, le réveil est plus douloureux.

        On arrête pas d’admirer les démocraties scandinaves. Mais leurs hommes politiques sont transparents.

        Tu veux un chef qui aura une vision mystique avec laquelle il nous emmènera vers des lendemains qui brillent ?

      • Marian permalink
        27/05/2011 15:47

        Ben … tu peux rayer le « mystique », mais en gros c’est l’idée.
        Une idéologie a gagné, depuis longtemps, et nous enferme dans le mode gestion du moindre mal … ça ne me fait pas bander des masses à vrai dire.

      • La Bretonne permalink
        27/05/2011 15:50

        C’est pas triste, c’est pragmatique.
        Le panache ne fait pas bouffer.
        Pour moi c’est au contraire assez triste de voir des gens placer tant d’espoir dans des hommes avides de lumière, qui ont tous été formatés dans les mêmes écoles et qui cumulent les postes comme un gamin enfile les perles.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/05/2011 15:51

        Attention, prendre un personnage qui ne te retourne pas les tripes ne veut pas dire que je ne veux pas d’une personne qui ne fera que gérer le système.

        On sort d’un mandat où on a eu l’impression que l’on faisait une révolution toutes les semaines. Et pourtant, on est quasi revenu au point de départ (à part pour l’age de départ à la retraite et la fiscalité des plus riches).

        Donc, si un mec ou une nana qui la ramène pas trop vient remettre les services publics en place et réformer enfin vraiment notre fiscalité, j’aurais jugé que c’est pas si mal.

      • Marian permalink
        27/05/2011 15:53

        Merci d’illustrer mon propos La Bretonne.
        Le Pragmatisme est devenu l’Idéologie … je trouve ça simplement triste. Marre d’être si cyniquement désabusé.

      • La Bretonne permalink
        27/05/2011 16:00

        Ce sont nos politiques qui me rendent cynique, pas la politique.
        Un jour peut-être elle redeviendra la vraie représentation du peuple français dans toute sa diversité socio-culturelle et non plus la chasse gardée de quelques technocrates et autres licenciés es appareils polico-gouvernementaux.
        Des gens qui se donnent à fond pour le job sans songer à une carrière.
        La politique ne devrait pas être un métier.

      • Marian permalink
        27/05/2011 16:04

        « redeviendra » ?
        De quelle époque tu parles ? La Révolution Française ? La Commune ? …

      • La Bretonne permalink
        27/05/2011 16:13

        Ce que je veux dire c’est qu’on avait avant une certaine diversité sociale chez nos politiques. Tous n’étaient pas énarques ou rompus au cirque politico-médiatique.
        Maintenant, ils sont tous formés dans le même moule. Ils restent entre eux, dans un espèce de monde parallèle à ceux qu’ils sont censés représenter. Il n’y a plus un intérêt général, une volonté infaillible issue d’un combat politique sincère. Il n’y a que la sommes des intérêts personnels de profesionnels du pouvoir.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/05/2011 16:29

        Bof, pas vraiment convaincu par le « c’était mieux avant ».

        Je te signale quand même que notre actuel seigneur et maître ne sort pas de ce moule justement.

        Et l’argument du « la politique ne doit pas être un métier » ne me convainct pas non plus. Les politiques « amateurs » sont le plus souvent assez pathétiques.

        A la limite, c’est le non-renouvellement qui est gênant. Et encore, je ne serais pas plus enthousiasmé par Valls ou Montebourg que par Hollande ou Aubry.

        Les seuls qui votent avec enthousiasme sont ceux qui votent en dehors des grands partis, soit pour caricaturer (et sans les mettre sur le même plan) les électeurs de Mélenchon et ceux de Marine.

    • La phynette permalink
      28/05/2011 02:06

      Guillaume : « Je veux un dirigeant ennuyeux au possible, terne, mais qui bosse et qui avance. On est en démocratie, on ne devrait pas avoir besoin d’un leader charismatique qui ferait vibrer notre être. »

      Complètement d’accord. La notion de charisme en politique est une chose qui m’a toujours paru douteuse, voire inquiétante, par son affinité avec la théâtralité et la séduction (tiens tiens). Une chose est certaine, en France, ce n’est pas le charisme qui reconstituera la chose publique saccagée et ramènera un peu de confiance en l’avenir collectif.

  4. 27/05/2011 13:18

    Le problème, c’est qu’il va certainement s’en tirer, même s’il a violé la femme, vu les avocats maous costauds qu’il a engagé.

  5. Hélène permalink
    27/05/2011 14:17

    On mettait DSK dans la catégorie séducteur, du genre à être probablement lourdingue avec une « target » mais qui en cas de râteau se retranche derrière son égo et va voir si l’herbe est plus verte ailleurs, justement pas le genre à aller jusqu’à agresser! Pour moi, le lover garde toujours le contrôle de la situation, et c’est en cela qu’il domine!

  6. 27/05/2011 14:21

    En forme les Connards, c’est bon !

  7. 27/05/2011 15:31

    @Le Juif: Annalyse interressante quoiqu’un peu touffue, parce que je n’ai pas reussi a reelement comprendre ce dont tu voulais parler. La fausse comparaison avec Dreyfus ou les conceptions du passe par rapport aux notres sur ce qui est seduction ou viol? Mais bon, je te fais confiance, meme si j’ai pas tout compris, je dois etre assez d’accord. Par contre, viens on fait comme dans la cour de recre, comme tu a ammene ton papa, je t’amenes le mien, qui justement m’a ecrit cette semaine sur le sujet DSK. Il est ne en 1942, et pourtant il n’a pas une conception surranee de ce que doit etre la seduction, et ne considere nullement que « le désir se loge dans la zone ténue entre refus de façade et consentement implicite », ce qui me semble affaiblit ta theorie a ce sujet:

    « DSK est un gros porc, un malade du pouvoir qui se traduit souvent pour ceux qui le possèdent par un appétit sexuel (symbole absolu de la domination) délirant.
    Mais tout n’est pas clair dans cette affaire et la défense de DSK n’a pas dit son dernier mot, il a engagé les avocats les plus tordus et les plus immoraux des E.U. qui sont bien capables de fragiliser voire de mettre à mal les déclarations de la plaignante.
    Et puis, « le chimpanzé en rut », comme l’a appelé la journaliste française qu’il avait tenté de violer en 2002 et qui est en passe de porter plainte, semble quand même très touché par son inculpation, son incarcération et ses turpitudes portées sur la place publique, à tel point qu’ils ont mis en place dans la prison où il réside actuellement un dispositif de surveillance rapproché destiné à prévenir une tentative de suicide.

    Comme tu le dis, le système judiciaire américain est impitoyable, celui qui est arrêté est présumé coupable et traité en tant que tel, avec l’humiliation en plus qui assortit la condamnation pénale et la renforce; cela ne fait pas la part belle aux innocents, victimes d’erreurs judiciaires commises par une justice si sûre de ses fondements qu’elle répugne bien entendu à reconnaitre ses fautes dans la conduite des affaires pénales.
    Bien plus, les principes du droit des USA -qui se sont longtemps traduits par la tradition du lynchage, de la pendaison haut et court et de l’enduction du goudron et des plumes-, qui introduisent une égalité plus sensible devant la loi (celui qui a failli doit être puni), rendent insupportables les rigueurs de la justice aux ressortissants européens (notamment français) habitués aux petits arrangements entre amis, d’autant plus lorsqu’il s’agit de délits sexuels pour lesquels on a en France la compréhension complice la plus large au nom de la sacralisation de la gaudriolle, constante humaine qui est presque une vertu au pays du french lover » (dixit Coquillette’s papa, 68 ans)

  8. Bisextile permalink
    27/05/2011 16:10

    J’ai une autre théorie du complot si je peux me permettre…

    DSK est bien un violeur en puissance, tout le monde le savait, le complot consistait à le révéler au moment opportun….

    Alors ?

    • 01/06/2011 16:00

      quel paranoïa, c’est pas notre genre a nous francais d’enterrer les merdes de nos representants comme un chat enterre sa merde.
      Quoi la double de vie de Mitterrand?

      • Leslie permalink
        01/06/2011 16:57

        Hem. Mauvais exemple. Ca, pour le coup, ça ne concernait vraiment personne…

      • 01/06/2011 18:26

        Avant que quelqu’un réponde qu’il a dépensé l’argent public pour elle je tiens à préciser que ça n’aurait rien changé au problème qu’elle soit légalement sa femme.
        Et oui, ça ne concernait que sa femme et sa maîtresse.

  9. Bisextile permalink
    27/05/2011 16:14

    Sinon, seuls les psychopathes et les pervers ne voient pas la frontière entre désir et viol !

    • Bisextile permalink
      27/05/2011 16:15

      Et peut-être aussi quelques écrivains bloggueurs romanesques et névrosés…Mais ccux-là ne passent pas à l’acte…

  10. EmmaVD permalink
    27/05/2011 16:27

     » Séduire c’est dominer « : Probablement. Mais il s’agit de dominer la situation – pas la femme convoitée. Et de l’amener à tomber dans tes bras – pas de lui ramasser la gueule par terre pour la prendre derrière.
    Qu’est-ce qu’il y a de difficile à comprendre là-dedans ? Je sais pas, peut-être que si on pouvait inverser les rôles, ces mecs-là comprendraient un peu mieux la différence … ?

  11. La Capricieuse permalink
    27/05/2011 16:47

    Qui a dit « Les avis, c’est comme les trous du cul, on en a tous un » (la classe est mon fond de commerce…)? Tout ça pour dire qu’au même titre que crier au complot et prêter à cette jeune femme les pires intentions du monde, faire de DSK un violeur en série assoiffé de sexe me dérange.
    Pour revenir à l’article du Juif, la question qui me brûle les lèvres, c’est: tu conclues avec « Séduire, c’est dominer »…. C’est brutal comme image. Et je ne suis pas certaine qu’elle s’applique aux femmes qui aiment à séduire. Lorsque je me prête au jeu de la séduction, je ne prend pas le pouvoir, je le partage.

    • 27/05/2011 17:12

      Capri, je suis d’accord avec toi: pour moi aussi, le meilleur gage d’harmonie dans la séduction est la fusion.

      Mais la brutalité que tu évoques est ailleurs: les femmes, dans la relation, ne peuvent se prévaloir que d’un éventuel ascendant psychologique pour rééquilibrer le « rapport de forces ». Le jeu de la séduction que tu évoques a des règles mais certains hommes décident de changer ces règles lorsque ce jeu ne les amuse plus. Lorsqu’en plus, ces hommes sont patrons du FMI et s’entendent dire toute la journée que leur pouvoir est quasi-illimité..
      C’est pour cette raison que les causes de ce genre de comportement sont à chercher ailleurs que dans le seul domaine psychiatrique.

      • La phynette permalink
        28/05/2011 02:22

        Il y a des hommes en effet pour qui le mot « séduire » signifie dominer. Quoique l’idée de séduction en la présence d’un gros cochon de 62 ans à poil qui vous agite sa bite sous le nez en répétant « Don’t you know who I am? » me semble un peu difficile à valider, mais après tout pourquoi pas, chacun voit midi à sa porte.
        (La description qui précède relève de la supputation, pas de la reconstitution historique, je le précise mais pour ma part c’est comme ça que j’imagine la scène.)

        J’ai subi il y a quelques jours un épisode de séduction d’une autre nature, qui m’a démontré que la séduction c’est aussi combler. Dans les montagnes chinoises les news m’arrivent par Internet mais elles me frappent moins à la figure que quand je suis à Paris. C’était mon anniversaire et la journée s’est passée sans relief particulier (je ne fête jamais mon anniversaire). La nuit venue, je sors sur la terrasse pour le dîner, et paf, grand feu d’artifice donné par le maître de maison, avec tous les membres de la maisonnée qui crient de joie et viennent m’embrasser.

        Et pas un petit feu d’artifice en mousse, non, un vrai qui claque et qui dure et qui mettrait la honte à la mairie de Paris. Plus tard, un peu remise de mes émotions, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que ce monsieur était une sorte d’anti-DSK.

      • 29/05/2011 14:20

        « les femmes, dans la relation, ne peuvent se prévaloir que d’un éventuel ascendant psychologique pour rééquilibrer le « rapport de forces » »

        Toi, t’as jamais eu droit au gode-ceinture.

    • La Capricieuse permalink
      28/05/2011 23:57

      Je suis hallucinée de voir que la présomption d’innocence est largement passée de mode des deux côtés de l’Atlantique

      • L' alter égal permalink
        29/05/2011 01:18

        L’immense majorité des issues judiciaires sont négociées aux Etats Unis, autant dire que la présomption d’innocence a cessé d’être un paravent depuis bien longtemps pour la défense.
        Jusqu’à preuve du contraire, les faits étant têtus, DSK dépend du système judiciaire américain pour une infraction commise là bas.
        Vouloir calquer un « beau principe » bien de chez nous (au passage un petit tiers quand même des détenus français sont prévenus) sur cette affaire est assez absurde.

      • La Capricieuse permalink
        29/05/2011 01:38

        Ce qui est absurde c’est ceux qui ont déjà condamné DSK avant même le début de son procès, tout autant que ceux qui crient au complot.
        Je ne parlais pas de présomption d’innocence dans sa définition « légale », mais dans l’opinion publique.

      • L' alter égal permalink
        29/05/2011 09:41

        L opinion publique est bien moins tolérante que la loi certes. Mais quand on est engagé en politique c est compliqué de faire l étonné. une relation même consentie avec la femme de chambre si elle est prouvée avait toutes les chances d être désastreuse pour son image

      • Art Vandalay permalink
        29/05/2011 15:41

        Précision : La présomption d’innocence aux Etats-Unis est un concept purement juridique et technique qui n’a d’application que dans l’enceinte d’un tribunal – il s’agit formellement de ne pas être traité ou jugé comme coupable avant que l’innocence « au delà du doute raisonnable » soit écartée. La presse ou l’opinion publique ne se l’imposent pas. Différent de la conception française, sous le chapeau de la CEDH, avec bien + de ramifications psychologiques, d’où les lois de presse qui interdisent les photos de suspects menottés, etc.

  12. jojo permalink
    27/05/2011 16:53

    Je confirme l’ecart generationnel. Je parle avec mon pere et mes oncles – ils sont partages entre le fait que DSK soit coupable ou que les faits soient un peu plus compliques que ca – mais pas de theorie du complot. Mais tous, sans exception, meme s’ils pensent qu’il y a eu viol, ne trouvent pas que ca soit « tres grave ». « Bon, ok il l’a viole, on va pas le mettre en prison 10 ans pour ca quand meme, il n’a pas commis un meurtre » – comme quoi Jack Lang est de sa generation.

    Mes cousines, bizarrement, se sont pas mal enervees a ce moment la.

    • Sand permalink
      28/05/2011 11:44

      Il y a vraiment des hommes pour croire que le viol n’est pas grave ? Wow. Je me demande ce que ça donnerait dans l’autre sens de se faire déchirer l’anus (ah ben oui, quand ce n’est pas consenti, ça ne rentre pas bien) et forcer à baiser avec violence. Il faudrait peut-être arrêter cette distinction homme/femme et considérer les deux points de vue.
      Dans cette vision, on dirait que les hommes sont des obsédés sexuels qui sont les seuls acteurs et les femmes d’éternelles victimes qui sont passives. Euh. Je pensais que la sexualité était plus complexe et intéressante que cela.
      Mais oui, sans doute une question générationnelle…

    • Leslie permalink
      28/05/2011 12:50

      Mon père est largement cinquantenaire, mais n’est pas su tout de cet avis sur la séduction. Pourtant il est assez vieux jeu sur certains trucs.

      Son passé de gendarme, peut être…

      • jack permalink
        30/05/2011 15:54

        C’est « quinquagénaire », en fait.

  13. Scalpel permalink
    27/05/2011 17:13

    Put…. encore du DSK.

    Fait chier la bite !

    Prochaine étape: Ségo publie une sextape d’avec Hollande à J-15 des présidentielles.

  14. la Marmotte permalink
    29/05/2011 09:40

    En même temps, sans transition on vient de passer de DSK au concombre tueur !
    Personnellement, je trouve cela d’une drôlerie immense !!!!

  15. 29/05/2011 14:40

    Ce qui rassemble DSK et le concombre tueur, c’est certainement leur rigidité face au public.

  16. Marcel permalink
    29/05/2011 16:54

    L’article que tu n’aurais jamais dû écrire.
    J’avais l’impression que tu étais quelqu’un de bien.
    Avant.

    • lovingroger permalink
      29/05/2011 17:20

      J’ai l’impression que ça manque un peu d’argument.
      Maintenant.

  17. Femme qui lit permalink
    30/05/2011 02:29

    Je suis très mal à l’aise après la lecture de ton article. « Séduire, c’est dominer » ? Non. S’il existe deux verbes, c’est pour traduire deux réalités différentes. L’édito du Elle de cette semaine se termine à l’inverse par la phrase : « Séduire, ce n’est pas contraindre ».

    Selon moi, séduire, c’est amener l’autre à avoir envie de faire ce que l’on veut qu’il fasse. Même si l’on triche pour cela, que l’on manipule, que l’on se montre sous son meilleur jour, que l’on cache ses coins d’ombre, peu importe, cela fait partie du jeu de la séduction : mais au moment où la personne séduite te taille une pipe, elle a envie de le faire. Elle croit que l’idée vient d’elle même. Pas besoin de lui appuyer la main sur la nuque.

    C’est la grosse différence entre la séduction et la domination. Entre la séduction et l’agression sexuelle.

    Nota bene : la plupart des filles d’aujourd’hui assument leurs envies et ne se cachent pas derrière un « refus de façade », comme tu dis. Si refus il y a, il est sincère et le négliger est un viol.

    • 30/05/2011 06:44

      J’approuve énormément le commentaire de Femme qui lit.
      On dit bien « jeu » de la séduction, ce qui sous entendrait en toute logique que les deux personnes sont volontaires, et y prennent du plaisir.
      Mais certains sont mauvais joueurs.

    • Leslie permalink
      30/05/2011 08:09

      J’ai tendance à penser que le refus de façade existe.

      Je veux dire par là qu’une fille peut avoir d’autres raisons que le non désir pour ne pas céder à ses envies. Que ce soit parce qu’elle est maquée et fidèle, parce qu’elle a des complexes gros comme l’empire state building ou parce qu’elle se dit que, le lendemain, elle se lève tot et que vraiment elle a un truc important à faire qui nécessite de ne pas avoir la tête dans le cul.

      Mais …

      Mais même alors, il me semble que la contraindre, même légèrement n’aura qu’un effet, un seul : Rendre le refus encore plus catégorique.

      La notion de consentement, ce n’est pas QUE l’existence du désir. C’est aussi la notion d’acceptation pleine et entière de ce désir. Je prend la décision de faire l’amour parce que j’en ai envie mais aussi parce que j’ai le temps, j’estime que j’en ai le droit etc…

      Parce que l’être humain n’est pas qu’une bestiole cédant à ses pulsions. Avant de le faire, il se demande quand même un peu si le fait d’y céder vaut le coup. Et ça c’est vrai pour les filles comme pour les garçons. Mais peut être n’explique-t’on peut être pas assez aux jeune garçon qu’un homme, un vrai, c’est moins quelqu’un qui domine que quelqu’un qui SE domine.

      A partir de là, le fait de percevoir une hésitation chez sa « target », même si l’hésitation est réelle, même s’il semble que le désir est existant pour elle n’est absolument pas un signal dignifiant « c’est bon, on peut la brusquer un peu, elle nous en voudra pas puisqu’elle est « consentante ».

      Non, elle est certes désirante, mais pas forcément consentante. Et forcer demeure un viol. D’autant plus traumatisant que, justement, en y mettant les formes et en attendant un peu, elle aurait pu accepter d’elle même…

      • rimini permalink
        03/06/2011 10:42

        Et tout est dans tout. Et réciproquement. Et ça dépend des cas. Grave dans le schwarz, la meuf.

    • 30/05/2011 09:47

      Femme qui lit,
      sache que si la lecture de cet article t’a été inconfortable, il en a été de même pour moi qui l’ai rédigé. D’abord parce que dans la vie, j’ai plutôt tendance à être un bisounours et puis parce que je craignais en l’écrivant qu’on puisse le prendre pour une relativisation, voire une justification du viol.
      Lorsque je dis « séduire, c’est dominer » tu noteras que je n’emploie pas le verbe « contraindre » même si on peut contraindre une personne sans la menacer par la force. Exemple: ton boss peut te contraindre à faire des heures sup en laissant entendre qu’il en va de la survie de la boîte et que tu bénéficieras d’une jolie prime. Si tu consens finalement à travailler plus, tu peux te raconter que c’est parce que tu veux gagner plus d’argent ou que tu veux sauver ta boîte mais c’est aussi parce que tu as jugé dangereux de dire non à cette personne même si elle ne t’a aucunement menacée.
      Lorsque tu dis que séduire, c’est amener l’autre à faire ce qu’on veut qu’il fasse, je te réponds que c’est précisément la définition de la manipulation: dès lors que ton désir prend l’ascendant sur le désir de l’autre, il y a tentative de domination.
      Mon désir contre le tien: le viol n’est rien d’autre que ce rapport de forces porté à son paroxysme. Et c’est aussi un crime.

      • La stagiaire permalink
        30/05/2011 23:20

        Bien d’accord avec le Juif, et c’est bien pour ça que je trouve les mécanismes conscients de « séduction » odieux. Pour moi, la séduction, ça commence quand on est gamin, et qu’on comprend qu’il suffit de faire un sourire à fossettes ou de flatter l’interlocuteur pour obtenir ce que l’on veut de qui l’on veut : une usine à monstres, sans déconner. Et ça vaut autant pour le mec qui pense qu’on ne peut pas décemment lui résister (pour quelque raison que ce soit) que pour la fille qui pense que son charme (quel qu’il soit, inexistant ou présent, la question n’est pas là) lui donne des passe-droits.

      • 31/05/2011 17:35

        Merci la stagiaire. Je commençais à me sentir bien seul entre Guy Georges et Dutroux.

  18. Le Blasé permalink
    30/05/2011 12:50

    Article bien écrit le Juif mais qui m’a profondément ennuyé. Pourquoi?
    Parce ce que j »ai eu l’impression d’avoir une synthèse de tous les débats dont nous avons été abreuvé par les journalistes ces dernières semaines.
    Je n’y ai pas retrouvé le point de vue des connards.

    Sinon, je suis d’accord avec toi sur les plupart des points même si on a parfois l’impression que la société française se découvre machiste.

    Je veux dire, se farcir sa secrétaire, ça existe depuis longtemps, et ça procède de la même façon.

    Quand on se fait sa secrétaire, on exerce sur elle une domination et on la pousse à coucher avec soi. Je ne pense pas que la secrétaire tombe amoureuse de son patron parce qu’elle pense que c’est le plus beau mec qu’elle n’ai vu. L’attractivité qu’exerce le pouvoir et la peur de perdre de son boulot/ l’envie d’avoir une promotion sont des moteurs qui relèvent de la domination et pas réellement de la séduction.

    • Hélène permalink
      30/05/2011 13:38

      Le seul point positif de cette histoire c’est qu’elle met en évidence les excès des société latines dasn lesquelles sex et pouvoir sont trop souvent associés et amènent à de graves dérives.
      La question du clivage des générations est plus complexe que ce que le Juif décrit: Mon père, 65 ans, ayant une pensée pour ses filles, ne dira jamais qu’un viol ou une tentative de viol n’est pas grave ! En revanche, certains trentenaires ayant bien intégré leur éduction machiste et perpétuant avec plaisir les préceptes de leurs pères sont de vrais séducteurs-chasseurs prêts à trouver des excuses aux violeurs! Ceux-ci n’ont qu’à bien se tenir car il semblerait que les jeunes françaises n’aient plus l’intention de s’écraser! Il y a comme de la rébellion dans l’air !(cf affaire Tron)

      • 30/05/2011 18:23

        Il ne faut pas généraliser non plus.
        La séduction peut prendre autant de formes qu’il existe de gens sur terre, tout le monde aura une façon très différente d’aborder le sexe opposé.
        L’important étant que ce soit agréable pour les deux protagonistes, dès lors il n’y a plus de rapport de force ou autre.

        Pour ce qui est des violeurs, le problème vient en partie de l’éducation, ensuite la personnalité et le vécu de l’individu rentre en compte également.

  19. Ulth permalink
    30/05/2011 21:22

    « Franchement, le viol c’est quand on veut pas, mais moi je voulais ! »

    La France, c’était mieux avant.

  20. ariko51 permalink
    31/05/2011 10:31

    Je suis assez en ligne avec ton analyse, Le Juif. Cela dit, s’il est déjà évident que nous ne saurons jamais la vérité, il faudra s’en tenir à la décision de justice car je commence à saturer des gens qui n’ont confiance ni dans nos dirigeants ni dans la justice ni dans rien. Je peux vous certifier que beaucoup de personnes sur cette terre rêveraient d’une justice à l’américaine, ou à la française, malgré tous leurs défauts évidents. L’anarchie c’est sympa 2 minutes mais ça ne fait pas avancer le schmilblick. Perso, ce qui me choque le plus dans cette affaire c’est le traitement médiatique de l’affaire et notamment en France où tous les journalistes semblent d’un coup rêver de transparence. La vérité oui, la transparence non, c’est l’ennemie de la démocratie. J’en dis plus là : http://ariko51.wordpress.com

  21. Hélène permalink
    31/05/2011 11:21

    Hé, les connards sont dans le magazine GLAMOUR de Juillet!!

    • L' alter égal permalink
      31/05/2011 11:44

      Puisque tu l as sous les yeux tu pourrais nous refiler les résultats de la finale de roland garros merci.

      • Guillaume Pascanet permalink
        31/05/2011 11:51

        Ça perturbe beaucoup de monde cette météo estivale au printemps.

      • La Bretonne permalink
        31/05/2011 11:56

        En plus Glamour…la gêne pour nos connards.

      • Guillaume Pascanet permalink
        31/05/2011 11:58

        C’est vrai, je les imaginais mieux dans « autoplus ».

      • La Bretonne permalink
        31/05/2011 12:45

        Tu connais pas Causette?

      • Guillaume Pascanet permalink
        31/05/2011 12:50

        Non, je te rappelle que je suis un mec et que donc je ne lis pas les journaux où l’on ne parle pas de voitures tunées recouvertes de jeunes filles en bikini (à moins que cela ne soit l’inverse)

      • Leslie permalink
        31/05/2011 13:07

        Des jeunes filles tunées qui s’offrent des voitures en bikini ? Mais il faut combien de bikinis pour faire une voiture ?

  22. Hélène permalink
    31/05/2011 12:09

    J’avoue ça m’a un peu étonné de les voir dans ce magazine pour dindes (Oui j’assume, ça passe le temps dans le train..) C’est un artricle sur l’anonymat des blogueurs.

    • 31/05/2011 17:32

      Tu le lis dans le train pour passer le temps mais tu y es tout de même abonnée (le dernier numéro n’est pas encore en kiosque).

      Hum hum

      • Nora permalink
        31/05/2011 17:35

        Sublime.

      • Hélène permalink
        31/05/2011 19:35

        Oui, je prends souvent le train, me suis rendue compte que je l’achetais tous les mois, donc comme je suis une dinde radine et flemmarde, autant qu’il arrive tout seul chez moi et pour moins cher !
        Et sache que toute vanne d’un homme ayant un goût douteux pour les chemises ne m’atteind pas…

      • 31/05/2011 19:48

        Mes chemises sont moches?

        Qui êtes vous? Ma blanchisseuse?

      • 31/05/2011 19:50

        Ayé j’ai compris. Elle te plait pas ma chemise en jean?

      • Guillaume Pascanet permalink
        31/05/2011 23:32

        Des critiques vestimentaires venant d’un torchon ne devrait pas t’atteindre.

        (C’est pas une veste de jogging à capuche sur ton avatar ?)

  23. Hélène permalink
    31/05/2011 19:37

    Horreur: « rendu »

  24. Masha permalink
    31/05/2011 23:36

    Dis moi si je me trompes. Toi tu as été étudiant à Pipo comme moi!

  25. Hélène permalink
    01/06/2011 10:56

    Non, elle ne me plait pas ta chemise en jean.
    @Guillaume: je ne suis pas un torchon mais un chèche! Et sur l’avatar du Juif, c’est un sweet en coton molletonné millésime 1999, pas une veste de jogging, malheureux!

  26. Bonobo permalink
    01/06/2011 21:07

    Well done le n•88 de glamour

    • 02/06/2011 23:31

      on ne l’a toujours pas vu putain! T’as pas un scanner?

      • Papaye permalink
        03/06/2011 09:23

        Tu peux le charger pour le prix d’un café :
        http://abonnement.glamourparis.com/fr/subscription/glamour
        Mais quand même, la moindre des choses quand on fait une interview, c’est d’envoyer le numéro avant sa sortie en kiosque aux principaux intéressés.

      • Hélène permalink
        03/06/2011 09:51

        Désolée l’Arabe, je ne te serai d’aucun secours, je ne vais pas au travail avec mon Glamour… En tout cas tu as la classe sur la photo!
        Ils abusent de ne pas vous en avoir envoyé un exemplaire…

  27. 02/06/2011 06:02

    Qui a dit : « Une opinion, c’est comme le trou du cul, tout le monde en a une » ?
    – Réponse : l’inspecteur Harry.

  28. Bigre permalink
    10/06/2011 16:46

    « paye le prix pour n’avoir pas pris la mesure du décalage sémantique » : euh…. comment dirais-je …. on parle peut être du fait de vouloir enfoncer sa bite dans la bouche d’une employée d’hôtel là.

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