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Petite anthologie du Cinéma de pédé

06/05/2011

Voilà plusieurs mois que je vous promets un article sur le Cinéma de pédé. Ayant déjà failli à mes obligations une fois par le passé, je ne peux décemment pas me permettre de vous décevoir à nouveau; me voici donc au pied de cet Everest personnel, prêt enfin à le gravir. Mais plutôt que le Top Ten attendu, j’ai choisi de dresser une petite chronologie, afin que se dégagent les moments clés de l’histoire du cinéma gay (oui, moi aussi ça m’arrive de dire gay). A noter que le choix des films est parfaitement subjectif et correspond à mon goût personnel.

1930: Marlene Dietrich fait une entrée fracassante sur les écrans américains dans Morocco : l’oeil aguicheur et la cigarette au bec, vêtue d’un smoking et d’un haut de forme, elle embrasse une femme sous le regard médusé de Gary Cooper. La scène échappe de peu à la censure grâce à l’intervention de Marlene elle-même.

1936: Incarnée par le très puritain Code Hays, la censure règne à Hollywood. The Children’s Hour, l’une des plus célèbres pièces de Lillian Hellman, est adapté au cinéma par William Wyler sous le titre These Three, après expurgation d’un de ses thèmes centraux, le lesbianisme.

1940: Dominant l’inoubliable Rebecca d’Hitchcock, l’immense Judith Anderson donne vie à un archétype indéboulonnable : la lesbienne maléfique (voir aussi Judi Dench dans Chronique d’un scandale).

1958: Richard Brooks adapte La Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams à l’écran, en prenant soin d’exciser l’homosexualité de Brick, le personnage central. Le film à beau tergiverser, l’évidence demeure : un homme qui se refuse à ça ne peut être qu’homosexuel.

1959: Un an plus tard, l’adaptation d’une autre pièce de Tennessee Williams, Soudain l’été dernier, maintient -sans jamais la nommer- l’homosexualité d’un de ses personnages clés. Normal: celui-ci n’apparait jamais à l’écran, est présenté comme un prédateur vicieux et diabolique, et périt dans d’atroces souffrances. Le message est clair.

1961: William Wyler, insatisfait de These Three, adapte une nouvelle fois The Children’s Hour, cette fois-ci sous son titre original et avec une plus grande fidélité à l’oeuvre de Lillian Hellman. Dans le documentaire The Celluloid Closet, Shirley MacLaine (qui joue Martha, la lesbienne) dévoile la gêne qui régnait sur le plateau et révèle qu’Audrey Hepburn et elle-même n’ont jamais osé discuter entre elles des thèmes abordés par le film.

1868: Dans Théorème de Pier Paolo Pasolini, un jeune homme (Terence Stamp) met chacun des membres d’une famille bourgeoise dans son lit. Parabole mystique, le film reçoit le grand prix de l’Office catholique international du cinéma, qui lui est retiré après les protestations des vieux croûtons ulcérés du Vatican.

1969: Dans Les Damnés, Visconti donne au cinéma l’une de ses images les plus marquantes: Helmut Berger travesti en Marlene Dietrich entonnant Kinder heute Abend. Mais le morceau de bravoure du film reste la séquence de la Nuit des Longs Couteaux, qui démarre en orgie homo-érotique décadente entre officiers SA avant de s’achever dans un gigantesque bain de sang.
A des années lumières de là, à Hollywood, le chemin à parcourir est encore long: un an après l’effondrement du Code Hays, Stanley Donen, le réalisateur de Singin in the Rain, embauche deux des plus grand coureurs de jupons en activité -Richard Burton et  Rex Harrison- pour jouer un couple de vieilles coiffeuses hystériques dans L’escalier, l’une des premiers films américains à aborder de front la question de l’homosexualité. Le résultat est apparemment si offensant que le film est introuvable depuis des décennies.

1971: TADZIO! Visconti (encore lui) donne aux vieilles tatas libidineuses leurs lettres de noblesses avec Mort à Venise.

1980: Cruising, un thriller situé dans le milieu des bars cuirs new-yorkais, fait scandale, mais cette fois-ci du côté des pédés -ceux-ci ont entre temps acquis le droit à la parole- qui reprochent au film de William Friedkin sa peinture négative de la communauté homosexuelle.

1982: Le jour précis de la naissance d’une future star du web, Blake Edwards sort son chef d’oeuvre: Victor Victoria, l’histoire d’une femme qui se travestit en homme qui se travestit en femme. Délicieux jeu de faux-semblants, brillantissime ballet d’identités sexuelles renversées, et peut-être le premier film hollywoodien à traiter l’homosexualité avec une totale décontraction.

1985: Le cinéma anglo-saxon rattrape son retard: Stephen Frears et Hanif Kureishi volent dans les plumes d’une Angleterre thatcherienne empreinte de rigidité et d’intolérance avec l’effervescent My Beautiful Laundrette, qui mêle joyeusement comédie, drame social et romance homosexuelle. Aux Etats-Unis, le cinéaste brésilien Hector Babenco triomphe avec  le Baiser de la femme araignée, bouleversante histoire d’amitié amoureuse entre deux détenus d’une prison sud-américaine, l’un homosexuel, l’autre révolutionnaire.

1987: Deux des plus célèbres cinéastes homosexuels du siècle dernier se décident enfin à filmer une histoire 100% pédé: avec La Loi du Désir, Almodóvar transforme une histoire de stalker en une exploration torride de l’obsession amoureuse, et atteint l’un des sommets de sa première période (en n’oubliant pas de dénuder amplement Banderas à l’époque ou il ressemblait à ça).
A l’opposé du spectre, James Ivory, adaptant une nouvelle fois E.M. Forster, offre avec Maurice l’un de ses films les plus achevés, évocation romantique et discrètement déchirante de l’homosexualité dans l’Angleterre edwardienne. (Notons que Maurice constitue également un inépuisable réservoir de fantasmes, mais dans un tout autre genre: étudiants en uniformes et galipettes avec le garde-chasse)

1991: Nouvelle icône du cinéma gay, Gus Van Sant s’approprie Shakespeare dans My Own Private Idaho, road-movie élégiaque, emblématique du mouvement indépendant qui secoue le cinéma américain au tournant des années 90. Inoubliable en tapin narcoléptique amoureux de son pote Keanu Reeves, River Phoenix trouve là le rôle de sa vie.

1994: D’Australie nous vient le premier grand film de drag queens, Priscilla, folle du désert, qui révèle sous des monceaux de maquillage et de plumes ces piliers du cinéma hétéro que sont Hugo Weaving (Matrix, Le Seigneur des Anneaux) et Guy Pearce (L.A. Confidential, Memento). Dans le rôle de la transsexuelle du groupe, Terence Stamp, la star de Théorème, fait un come-back inattendu.

1996: A l’époque où ils étaient encore deux garçons -et où, accessoirement, ils savaient encore filmer- les frères Wachowski assaisonnent le film noir à la sauce saphique dans Bound, réinventant au passage la figure de la femme fatale via les incandescentes Gina Gershon et Jennifer Tilly, peut-être le couple lesbien le plus marquant de l’histoire du cinéma.

1999: Hilary Swank a beau être devenue l’actrice la plus agaçante du cosmos, impossible de ne pas s’incliner devant la justesse de sa performance dans Boys Don’t Cry, une oeuvre d’une surprenante puissance poétique sur la vie de Brandon Teena -un jeune homme transgenre assassiné par ses potes rednecks lorsqu’ils découvrirent son identité de femme.

2000: Superstar de la scène artistique new-yorkaise, Julian Schnabel adapte au cinéma le roman autobiographique du poète cubain Reinaldo Arenas, Avant la nuit. La vie de cet hédoniste persécuté par les révolutionnaires en raison de son homosexualité permet à Schnabel de signer un film d’une ardente sensualité, à la fois politiquement engagé et plastiquement renversant. Inoubliable Arenas, Javier Bardem explose hors des frontières de son pays – et trouve peut-être son plus beau rôle.

2002: Julianne Moore, icône du cinéma gay. Dans The Hours, elle incarne une mère de famille bouleversée par la lecture de Mrs. Dalloway de Virginia Woolf, qui lui fait réaliser que son goût se porte peut-être moins sur son mari que sur sa voisine. Et dans Loin du Paradis, somptueux hommage à Douglas Sirk signé Todd Haynes, elle est une épouse modèle qui découvre que son mari fait des heures sup au boulot avec des jeunes éphèbes. L’actrice touche au sublime dans ces deux oeuvres phares des années 2000.

2005: Ang Lee donne enfin au cinéma gay le chef d’oeuvre qu’il attendait: Brokeback Mountain. Armé d’un Heath Ledger rugueux à souhait, le réalisateur de Tigre et Dragon donne à cette tragédie amoureuse une ampleur colossale, abordant son sujet avec une frontalité toute mainstream qui faisait jusqu’ici défaut au cinéma de pédé. Décrié aujourd’hui dans certaines cercles snobinards, Brokeback Mountain demeure une date dans l’histoire du cinéma.

2006: John Cameron Mitchell, le créateur allumé de Hedwig and the Angry Inch, dévoile Shortbus, kaleidoscope d’histoires de cul tour à tour hilarantes et poignantes, brillamment mises en musique et performées par des acteurs qui n’ont pas froid aux parties génitales. Les spectateurs n’ayant pas l’habitude de voir des hommes pratiquer des autofellations s’étranglent dans les salles MK2.

2008: En pleine vague de biopics plus ou moins embarrassants, on pouvait craindre le pire de celui d’Harvey Milk, premier élu ouvertement homosexuel de l’histoire de la politique américaine. Surprise! Intelligemment structuré par le jeune scénariste Dustin Lance Black, mis en scène avec générosité par un Gus Van Sant débarrassé de ses affèteries éléphantesques, et fabuleusement interprété par un Sean Penn inspiré, Milk se révèle une oeuvre à la fois pédagogique et fougueusement cinématographique.

2009: Jeune prodige québécois âgé d’à peine 20 ans, Xavier Dolan débarque sur la croisette avec J’ai tué ma mère, un film semi-autobiographique qu’il a écrit, réalisé et produit, et dont il interprète le rôle principal. Certaines crient au génie, d’autre à l’imposture, mais difficile de nier le mordant de l’écriture, l’audace des choix plastiques, la performance spectaculaire de la tornade Anne Dorval, et la spontanéité avec laquelle Dolan filme sa propre sexualité, qui annonce un tournant dans la représentation de l’homosexualité au cinéma.

2010: The Kids are all right de Lisa Cholodenko. Donc j’ai déjà beaucoup parlé, ici et ici.

2011: Si vous n’avez pas encore vu Tomboy, ruez vous dans dans les salles pour ne pas rater ce diamant à la beauté solaire, qui évoque avec une justesse inouïe les émois de l’enfance. Ecrit et filmé avec une assurance et un talent proprement électrisants, Tomboy confirme, quatre ans après Naissance des pieuvres, les dons considérables de Céline Sciamma, l’une des meilleures cinéastes à émerger en France ces dernières années.

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191 commentaires leave one →
  1. 06/05/2011 09:48

    SHORTBUS!

  2. Guillaume Pascanet permalink
    06/05/2011 09:56

    Très belle liste, j’ai beaucoup entendu parler ebn bien de Tomboy, tu confirmes juste mon envie d’aller le voir.

    « certains l’aiment chaud » me manque, mais c’est évidemment très subjectif.

  3. 06/05/2011 10:12

    Tain hier, j’écrivais le mot « bound » dans un doc de travail (oué j’écris le mot bound dans des docs de travail, moi je), et je me suis dit qu’il fallait absolument que je revoie cette merveille de toute urgence. C’est ouf !

  4. 06/05/2011 10:13

    La Naissance des Pieuvres, c’était pas un peu, un tout petit peu moisi, quand même ?

  5. davidbrent permalink
    06/05/2011 10:18

    Le Pédé, merde, t’as pas oublié mulholland drive ? (film de référence pour toute meuf espérant un jour choper de la meuf)

    • 06/05/2011 11:40

      Il était dans mon brouillon mais il a sauté dans la version finale, va savoir pourquoi.

      • davidgeridoo permalink
        06/05/2011 12:00

        Peut-être parce que ce n’est pas vraiment le thème central du film. A moins que si ? Ou pas. Mais dans une réalité parallèle ? Finalement, « Mulholland Drive » n’est-il pas le film-somme sur l’homosexualité ? Ou bien la relation lesbienne n’est-elle qu’un fantasme ? Ou est-ce la même personne qui se dédouble ? Mais l’homosexuel est-il narcissique ? Recherche-t-il son double ? Et qu’est-ce que c’est que ce cube bleu ? Un sex-toy pour lesbiennes ? Et le coca a-t-il vraiment un goût différent en bouteille de verre ? Raaah, j’ai trop mal aux synapses.

      • 06/05/2011 12:01

        Voilà, c’est un peu ça.

  6. davidgeridoo permalink
    06/05/2011 10:34

    Jolie gaytrospective, le Pédé. Mais c’est la moindre des choses quand on est né le même jour que le génialissime « Victor, Victoria ».
    Effectivement, « Tomboy » risque bien d’être le plus beau film français de l’année. (« La Croisière » et « Rien à déclarer » doivent trembler dans leur slip.)
    Dans mon Panthéon personnel, j’enlèverais « Mort à Venise », que je trouve trop mièvre et affecté, je garderais assurément la lesbienne maléfique amatrice de fourrure de « Rebecca » et le garde-chasse nocturne de « Maurice », et j’ajouterais « Un chant d’amour » de Jean Genet, « Beau travail » de Claire Denis,  » Happy together » de Wong Kar-wai, « Le Droit du plus fort » et « Querelle » de Fassbinder, « The Crying Game » de Neil Jordan, « La Meilleure façon de marcher » de Claude Miller, « Les Chansons d’amour » de Christophe Honoré, « Les Nuits fauves » de Cyril Collard, et comme Guigui, l’incontournable « Certains l’aiment chaud ».

    • 06/05/2011 11:47

      Merci pour cette contribution qui a la classe, je n’en attendais pas moins de toi.
      Pour info, The Crying Game était sur ma liste, mais vu qu’il était impossible de l’intégrer sans dévoiler aux lecteurs ignorants son (fameux) pot-aux-roses, j’y ai finalement renoncé.

      • davidgeridoo permalink
        06/05/2011 12:02

        Ah oui, j’aurais peut-être dû préciser SPOILER, en effet. Heureusement que « Sixième Sens » et « Usual Suspects » ne parlent pas d’homosexualité.

      • pinpin permalink
        06/05/2011 12:29

        le premier film (de ma filmo perso) avec un twist énorme que je n’avais mais TELLEMENT pas vu venir… je surkiffe THE CRYING GAME

  7. Papaye permalink
    06/05/2011 10:37

    Jolie liste en effet. Si on peut rajouter sa contribution, je dirais que The Crying Game de Neil Jordan m’a bien marqué également.

    • Papaye permalink
      06/05/2011 10:39

      Ah ben voilà, du coup je redonde à défaut d’être rapide.

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/05/2011 10:41

        Je redonde aussi sur « the crying game ».

        J’ai bien aimé aussi « crustacés et coquillage », mais je crains dès lors l’exclusion par le Pédé.

      • 06/05/2011 11:47

        Oui non là, Crustacés et Coquillages, ça va pas être possible.

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/05/2011 11:56

        Spartacus alors ?

      • 06/05/2011 11:58

        Un peu tiré par les cheveux.

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/05/2011 11:59

        Equivoque, pour le moins.

      • davidgeridoo permalink
        06/05/2011 12:10

        « Crustacés et coquillages », c’est un peu du Jacques Demy qui aurait été revu et corrigé (dans le sens de « puni ») par les scénaristes de « Joséphine ange gardien » et joué par des figurants de AB Productions (ceux qui faisaient les fausses conversations silencieuses au fond de la cafét, dans « Hélène et les garçons »). C’est d’autant plus dommage pour Ducastel et Martineau que « Drôle de félix » et surtout « Jeanne et le garçon formidable » étaient plutôt réussis, eux.

  8. OneZed permalink
    06/05/2011 10:48

    Jolie liste. A mon humble avis il manque « Dog Day Afternoon » pour rendre honneur aux 70’s.

    • 06/05/2011 11:49

      J’aime passionnément Dog Day Afternoon, mais en toute objectivité, le traitement de l’homosexualité n’est pas ce qu’il y a de plus réussi dans le film.

  9. 06/05/2011 10:51

    Bravo et merci pour cette belle liste !!! :p

  10. Lunares permalink
    06/05/2011 10:57

    Tiens, je suis un peu surpris de ne trouver aucune mention d’Almodovar là dedans ?

    Tu n’aimes pas non plus ?

    En tout cas, 90% de ses films sont archi-gays, pleins de transsexuels, d’homosexuels (refoulés ou non), d’idoles de la pop …
    Dans la chronologie je mettrais plutôt La mala educación … Mais tous y ont leur place !

    • Guillaume Pascanet permalink
      06/05/2011 11:00

      Relis mieux.

    • davidgeridoo permalink
      06/05/2011 11:01

      Tiens, je suis un peu surpris que tu aies sauté le paragraphe 1987 ? Tu n’aimes pas les 7 ?

    • Lunares permalink
      06/05/2011 11:04

      Faut que je boive un autre café.
      1987 c’est mon année de naissance en plus !

      Pour ma défense, je l’ai vu en espagnol, donc je n’ai pas tilté sur le titre ! Navré navré ^^

    • 06/05/2011 11:20

      Ah non, le choix du Pédé en matière d’Almodovar est parfait. La Loi du Désir est sans doute son meilleur film, tant du point de vue du casting (ah, le couple Poncela/Banderas, juste ça…), que de la réalisation ou du scénario. La Mala Educacion est plutôt inabouti, et pour tout dire, chiant.

      • Lunares permalink
        06/05/2011 11:23

        Ouais, mais ya Gaël Garcia Bernal à poil, et ça rattrape le reste !

      • 06/05/2011 11:24

        C’est vrai.

        Mais j’aime bien Poncela et Banderas à poil aussi.

      • Lunares permalink
        06/05/2011 11:26

        Je vais me refaire le film tiens, ça fait longtemps … Mais Banderas a quand même, je trouve, perdu un peu de sa superbe 😉

      • 06/05/2011 11:51

        La Mauvaise Education est un chef d’oeuvre. Mais ce n’est que mon avis.

      • davidgeridoo permalink
        06/05/2011 12:21

        « La Mauvaise Education », inabouti ? Un scénario aussi ciselé et une réalisation aussi maîtrisée ? Tu es sûre que tu ne confonds pas avec « La Mauvaise Education de Black Emmanuelle en Thaïlande » ?

      • 06/05/2011 12:25

        Manquerait plus que cela.

        Oui, je le répète: à mon sens, ce film est scénaristiquement inabouti. Il a des qualités, cela reste un film d’Almodovar, mais à côté de « Volver » ou encore « Todo Sobre mi Madre », et surtout « Hable con ella », il me semble bien maniériste.
        Mais cela ne reflète que l’opinion d’une fan de l’Almodovar des 80′.

      • 06/05/2011 12:26

        Volver, Todo Sobre Mi Madre et Hable con ella, c’est les 80’s?

      • 06/05/2011 12:30

        Non point, je citais juste les films produits autour qui me paraissaient meilleurs, mes préférés restant indubitablement ceux des 80′.

      • 06/05/2011 12:48

        La Garce rejoins mon crew « La Loi du désir est un chef d’oeuvre, La Mauvaise éducation est aux limites du grotesque »

        Et Poncela en tenue d’Adam, c’est autre chose que cette erreur de casting courtaude de Bernal (même Almodo l’a reconnu, que Bernal n’a pas fait ce qu’il aurait voulu))

      • 06/05/2011 12:57

        Par ailleurs Almodo a parfois une vision très réac de l’homosexualité, en particulier dans ce film-là : elle est le résultat d’un trauma d’enfance, donc plus ou moins une maladie, et l’homo est souvent une caricature de folle droguée.
        Pareil pour les hétéros d’ailleurs : Dans Laberinto de pasiones, Sexilia est une folle du cul en raison d’un trauma d’enfance et à la fin, elle est guérie, se marie et a beaucoup d’enfants….
        Et si on fait le bilan, dans ses films les femmes qui ne sont pas mères sont toujours plus ou moins condamnées ..
        Ce qui fait même dire à une de mes accointances espagnoles, pourtant assez macho dans le genre, qu’au fond, sous ses airs transgressifs, Almodo est une « grand-mère qui fait la morale »

      • pinpin permalink
        06/05/2011 13:13

        Lunares
        tu verras à Cannes / plus tard dans les salles si Banderas à perdu de sa superbe dans le prochain almovar… LA PIEL QUE HABITO

        honnêtement, moi qui n’ai point trop de goût pour les hommes je l’ai juste trouvé sublime ! (et tellement mince cet enfoiré !)

        puisqu’on est dans l’homosexualité, l’actrice principale du film (sublime) est quand à elle totalement lesbienne.

  11. Alex permalink
    06/05/2011 11:14

    Dans le genre cinema de Pédé, y’a aussi Les amours imaginaires de Dolan, que j’ai moins aimé que J’ai tué ma mère, mais qui est intéressant au niveau de la « spontanéité de Dolan pour représenter sa propre sexualité » et que la complexité du sentiments amoureux et de l’illusion de celui ci est présent aussi bien chez les hétéros que chez les homos.
    Il y a également mais loin derrière A single man de Tom Ford, qui malgré des choix de mise en scène et de décors froids et refroidissants, n’en est pas moins une belle adaptation sur l’absurdité de la vie suite à la perte qui se dégage du roman de Christopher Isherwood dont il est adapté. (Mais je comprend tout à fait pourquoi ce n’est pas dans cette liste)

    Sinon, il y a les films prometteurs a venir, comme le prochain Dolan qui se tourne vers le changement de sexe ou le prochain Eastwood, biopic consacré a Hoover, créateur du FBI et écrit par le génial et sublime Dustin Lance Black.

  12. clovis permalink
    06/05/2011 11:15

    Je ne suis pas un grand connaisseur du genre mais j’aurais dis que The Rocky Horror Picture Show aurait eu sa place dans cette chronologie.
    Oublie volontaire ? Pas assez marquant ? Ou il n’a carrément pas sa place pour toi ?

    • 06/05/2011 11:53

      Comme je l’expliquais plus haut, cette liste est purement subjective. J’aime bien The Rocky Horror Picture Show, mais dans le genre, je préfère mille fois Phantom of the Paradise, qui pour le coup n’a rien de pédé.

      • clovis permalink
        06/05/2011 12:24

        Effectivement, celui là est très bon, et n’a rien de pédé !
        Faudra que je le revois tiens…

      • pinpin permalink
        06/05/2011 12:33

        ne mélangeons pas homosexualité et travestissement je vous prie !

  13. Alex permalink
    06/05/2011 11:21

    Ha oui ! The Bubble aussi de Eytan Fox qui est passé sur Arte il y a quelques jours.

  14. Le Pet Financier permalink
    06/05/2011 11:21

    Belle liste…
    « Une journée particulière » (1977) d’Ettore Scola avait marqué mon adolescence…

    • 06/05/2011 11:54

      Très beau en effet.

      • Le Pet Financier permalink
        08/05/2011 18:28

        Ce n’est sans doute pas « un film de pédé » comme tu les définis. Mais pour un petit mec qui ne se posait pas trop de question, ce film lui a permis de s’en poser.

        PS: j’ai tout vu des films de ta liste jusqu’en 96, après, il semble que je sois tombé en coma cinémathique.

  15. Le Blasé permalink
    06/05/2011 11:25

    Jolie liste Le Pédé.

    On voit bien que l’homosexualité féminine est bien plus acceptée que l’homosexualité masculine. Il faut en effet attendre super longtemps pour ne voir ne serait ce qu’un baiser entre mecs à l’écran.

    J’ai été bouleversé d’une certain manière par Shortbus, ne m’attendant pas à voir ce type de film, avec une nudité si frontale, une décontraction toute assumée et une bande son à pleurer (je pense particulièrement à Upside Down de Scott Matthews).
    D’aucuns diront que c’est un film prétentieux, de hipsters avec une ribambelle de figures indés ne visant qu’une chose: prouver leur coolitude en parlant de cul de la même façon que l’on parle de ses dernières chaussures.

    C’est peut être vrai mais ce film m’a donné un plaisir fou.

    « Les spectateurs n’ayant pas l’habitude de voir des hommes pratiquer des autofellations s’étranglent dans les salles MK2. »

    J’ai beau être pédé j’ai rarement vu des mecs pratiquer l’autofellation… Où alors il y a une société secrète qui ne m’a pas ouverte ses portes!

    • Lunares permalink
      06/05/2011 11:30

      Tu trouves des tas de vidéos comme ça sur le net … Et si chatroulette est connu pour ses nombreuses bites, quelques compilations regroupent des trucs assez acrobatiques ^^

      • Le Blasé permalink
        06/05/2011 14:32

        Je n’avais jamais eu le réflexe de chercher ce genre de pratiques, les contorsionnistes me faisant flipper.
        Je regarderai ça d’un point de vue purement informatif, bien sûr.

      • Lunares permalink
        06/05/2011 15:55

        Bien sur ^^

    • tijan permalink
      06/05/2011 17:35

      Shortbus évidement, Le film est frappant à bien des égards.

      Après coup, l’égocentrisme forcené de la société qu’il montre est ce qui me frappe le plus.

      • Le Blasé permalink
        06/05/2011 19:03

        Mais grave!
        Tout tourne autour de ma chatte et/ou ma queue et rien d’autre n’existe.

        La scène finale réconcilie tout de même avec la société.

    • Rockett permalink
      06/05/2011 18:58

      <>

      C’est très intéressant ce que tu dis, Le Blasé.

      Durant très longtemps et même encore aujourd’hui, l’homosexualité féminine est traitée par certains hétéros comme quelque chose d’assez inoffensif voire puérile.

      Chez la plupart des femmes, on assimile le lesbianisme à une crise passagère, un passe-temps durant lequel deux jeunes femmes paumées s’échangent des petits baisers sucrés et se tiennent compagnie en attendant que des mecs daignent s’occuper d’elles comme il se doit.

      Chez les hommes, c’est assez pareil sauf que les gouines se juxtaposent avec un certain nombre de leurs fantasmes (plan à 3, harem lesbien…). Je ne compte plus le nombre de regards malsains, de blagues grivoises et des propositions perverses dès lors que ma copine et moi avons le malheur de nous tenir la main en public. A les entendre, l’homosexualité féminine serait une stratégie pour les ameuter, leur plaire et qu’il n’a pas d’existence propre. Du sous-sexe, en somme, étant donné l’absence de sa majesté « The Bite ».

      Dans tous les cas, le lesbianisme est relayé à une sexualité futile, pas sérieuse donc inconséquente, ça ne m’étonne donc pas qu’il se soit manifesté avant la pédérastie (sales sodomites!) au cinéma. C’est agaçant, grisant, infantilisant mais au moins, je ne me fais pas taper dessus.

      • Le Blasé permalink
        06/05/2011 19:07

        Cela démontre surtout une certain domination du genre et de la société par le mâle hétéro qui est excité par l’idée de montrer deux femmes s’embrassant et pourquoi pas plus, élément de fantasme ultime, mais qui se sent profondément touché dans sa virilité quand il voit deux mecs qui font plus que de toucher à touche pipi.

      • Rockett permalink
        06/05/2011 19:58

        Mais tellement. De vrais fiottes, ces hétéros.

      • L' alter égal permalink
        06/05/2011 23:06

        Entre « une certain domination » et « de vrais fiottes » veuillez déconnecter le mode surmoi lacanien messieurs dames dèfricheurs de genre.

      • Rockett permalink
        06/05/2011 23:38

        L’insulte, c’était pour souligner le décalage entre l’influence prédominante du mâle hétéro et son réflexe phobique de serrer les fesses dès qu’il se trouve en présence des pédés. Enfin, je me comprends.

        Et puis, ta gueule chéri.

      • L' alter égal permalink
        06/05/2011 23:57

        Je visais plus le mauvais genre que l’insulte, mais, va savoir pourquoi, j’ai touché quand même.

      • Rockett permalink
        07/05/2011 00:18

        Ah, désolée alors.

      • L' alter égal permalink
        07/05/2011 00:25

        Tiens de l’honnêteté intellectuelle, ça change.
        Rockett rules.

  16. 06/05/2011 11:47

    Velvet Goldmine?

  17. Lunares permalink
    06/05/2011 11:55

    Je trouve aussi la Garce un peu sévère, mais ça n’est pas mon favori …

    De toute façon, Almo laisse rarement les gens indifférents !

  18. Yoan permalink
    06/05/2011 12:11

    Hey ! Personne ne parle de C.R.A.Z.Y. ?
    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=92604.html
    J’ai adoré ce film sur la vie d’un petit garçon pas comme les autres au sein d’une famille canadienne

    • Alex permalink
      06/05/2011 12:21

      C’est bien. Mais il ne mérite pas je pense sa place parmis les grands films dans cette anthologie je pense.
      Euh sinon, sans méchanceté aucune contre ta personne ton synopsis personnel est a gerber.

      • Yoan permalink
        06/05/2011 12:42

        Quoi Quoi Quoi ? Mon synopsis personnel est à gerber ?
        […]
        Ah ouais t’as raison en fait !

  19. petulatellier permalink
    06/05/2011 12:21

    Quoi? Que voit-je? Vous ne mentionné meme pas l’homme de sa vie, l’un des plus beau films d’homosexualité que la terre aie jamais porté, fait par une Zabou Braitman au sommet de son art ? C’est un scandale 😉

    • davidgeridoo permalink
      06/05/2011 12:24

      Il manque aussi « Pédale douce » et « Le Placard », mais il y avait plus de place.

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/05/2011 12:26

        Pourquoi ostraciser « la cage aux folles » ?

      • davidgeridoo permalink
        06/05/2011 12:35

        « La Cage aux folles » ne parle pas d’homosexualité, mais de biscottes.

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/05/2011 12:44

        Galabru en robe de bal, c’est inoubliable.

      • Le Blasé permalink
        06/05/2011 14:27

        C’est inoubliable et c’est bien ça le problème.

    • La Pastanaga permalink
      06/05/2011 12:59

      et « Tenue de soirée » ?

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/05/2011 13:31

        Oui, et « tenue de soirée » ?

  20. mel aenveilleuse permalink
    06/05/2011 12:25

    what about C.R.A.Z.Y ? 🙂

  21. pinpin permalink
    06/05/2011 12:32

    ah … CRUISING…
    celui là j’avoue l’avoir vu « un peu trop jeune » et certaines « subtilités » m’avaient échappées…

    cf la scène ci-dessous avec le gentil monsieur moustachu qui s’enduit le bras de graisse…

    et en cadeau bonus du WE
    le violentissime mais néanmoins adoré « Cuir Moustache » qui utilise la même scène de CRUISING

  22. Guillaume Pascanet permalink
    06/05/2011 13:30

    Je repensais à cette liste ce midi devant mon roasbeef frites sponsorisé par vos impôts, et je me suis posé tout à coup cette question : « Orlando est-il un film de pédé ? ».

  23. 06/05/2011 13:51

    Philadelphia ?

  24. docds permalink
    06/05/2011 14:01

    Ma femme s’appelle Maurice?

  25. Tom permalink
    06/05/2011 14:06

    Pas de Gregg Araki ?

  26. Lobe permalink
    06/05/2011 14:12

    My own private Idaho c’est le film qui fait tomber amoureux non seulement des deux héros, mais du même coup de l’homosexualité.

  27. 06/05/2011 14:15

    On va dire que je chipote, mais malgré tout le très bien que je pense de Tomboy, je pense (et j’ai entendu sa réalisatrice en dire autant) qu’il s’agit bien plus d’une réflexion sur le genre que sur la sexualité de Laure – cette phase est apparemment courante dans le développement des jeunes filles, quelles que soient leurs orientations sexuelles…

    • 06/05/2011 14:23

      Peu importe, cette Céline Sciamma n’est qu’une sale goudou, ce qui fait de Tomboy un vil film de pédé.

      • 06/05/2011 16:58

        A ce train-là, Soderbergh fait des films de juif et Eastwood des films de vieux… A part ça, merci pour la chaude recommandation du Michôd, c’est vraiment un bijou.

      • pinpin permalink
        06/05/2011 17:17

        en tout cas ils font souvent tous les deux des films ratés ou largement surestimés…

  28. 06/05/2011 14:40

    J ai cru apres avoir lu cet article que j etais pede sans le savoir jusqu au moment ou je me suis souvenu que Bound figurait dans ce top.

    J aime BEAUCOUP Bound.

    • Guillaume Pascanet permalink
      06/05/2011 15:32

      Je ne comprends pas, tu n’aimes aucun des autres films de pédé et tu t’es mis à penser que tu es pédé ?

      Mais comme tu aimes un film de la liste, tu es rassuré sur ton orientation sexuelle ?

      • 06/05/2011 15:47

        Je ne saisplus ecrire. J aime tous ces films mais j aime encore plus Bound.

        Je sors.

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/05/2011 15:53

        Apple, c’est le maaaaaal !

  29. Guillaume Pascanet permalink
    06/05/2011 16:32

    http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/05/06/mort-d-arthur-laurents-scenariste-de-la-corde-et-de-nos-plus-belles-annees_1518231_3476.html#xtor=RSS-3208

    Je suppose que le Pédé le connait, j’en suis même sûr.

    « La corde » ne doit pas figurer dans ton panthéon du film de pédé par contre, vu l’image donné de l’homosexualité.

  30. L' alter égal permalink
    06/05/2011 16:58

    J adore ton style ce post est vraiment très bien comme tous de clg d ailleurs si j ai paru aigri je m en excuse et j exprime mon envie de m intégrer dans ce lieu progressiste et comme je l ai toujours dit clg tu l aimes ou tu le quittes et ce message n a pas été rédigé sous la menace d un quelconque blocage.

    • docds permalink
      06/05/2011 17:05

      On t’a déja dit que tu étais le sosie de Jennifer Tilly?

      • L' alter égal permalink
        06/05/2011 17:45

        Ça doit être mon côté bluffant

  31. tijan permalink
    06/05/2011 17:51

    Ce genre d’exercice est forcement très subjectif. Je m’étonne cependant d’un oubli (volontaire ?). « Torch song trilogy » à l’époque j’avais beaucoup aimé.

    • 06/05/2011 18:01

      Sympa, mais plus une date dans l’histoire du théâtre que du cinéma.

      • tijan permalink
        09/05/2011 15:18

        Ce film a été vraiment important pour moi car il m’a aidé à abandonner la gène que je pouvais ressentir face à l’homosexualité. Il me semble que (contrairement à ce qu’en dis Harvey Fierstein) le slogan débile de la bande annonce « it’s not about some people, it’s about evryone » (ou quelque chose comme ça) a du vrai, et que cela a été ressenti comme ça par la plupart de ceux qui l’ont vu, aidant du coup une « normalisation » de l’homosexualité.
        Mais ta réaction me fait penser que peut-être il a été plus important pour les non-pédés ?

    • 08/05/2011 20:55

      Pareil, ce(s) film(s) a été très marquant dans ma vie d’adolescente ! C’est en le voyant que je me suis dit que les comédies romantiques quelque soit l’orientation sexuelle, c’est la vie. Du coup, je suis conne, mais heureuse.

  32. 06/05/2011 18:17

    Shortbus, Victor et victoria (un de mes films préférés), my beautiful landrette yes!

    Sinon, je réalise que j’ai une vision du cinéma gay beaucoup plus restreinte que toi, je l’associe plus naturellement à la contre culture, cinéma indépendant ou encore a une forme d’esthétisme .
    Quand j’étais ado, j’ai regardé d’une part pas mal de « petits films » gay comme Get real, beautiful thing, Jeffrey, hight art, chasing Amy, voir des films avec Bruce LaBruce, d’autre part des films de Gus van sant, Todd Haynes, Almodovar, Ozon évidemment et surtout les films de John Waters qui revendique une imagerie kitch et trash.
    Voila ce qui forgé ma vision du cinéma gay (je regardais aussi beaucoup de vieux films avec Cary Grant, avec mes parents, mais ça c’est une autre histoire)

  33. Mentine permalink
    06/05/2011 19:13

    Cet après midi j’ai vu Tomboy, c’est une merveille. Un blog de bon goût comme CLG devait en faire la promo. Certes il s’agit d’avantage d’une quête d’identité fille ou garçon, mais traite aussi d’énormément de sujets connexes comme l’acceptation de son homosexualité, et son rejet par les autres, en l’occurrence par les autres enfants. La petite Laure est partagée durant tout le film, et arrive enfin à éclore à la toute fin du film, plus exactement sur le tout dernier plan.

    Et ce matin j’ai vu Animal Kingdom, très grand film. Un petit peu déçue par l’acteur principal.

    Be seeing you,
    Mentine

  34. Rockett permalink
    06/05/2011 21:09

    Ni précurseur, ni déterminant pour le cinéma gay, je ne saurais toutefois que trop vous conseiller de vous procurer là, maintenant, tout de suite le glaçant et magnifique Mysterious Skin. Probablement la meilleure performance actuelle de Joseph Gordon-Levitt et certainement le film le plus génial qui soit sorti du cerveau de Gregg Araki. Un grand film de pédé.

    • 07/05/2011 02:14

      Il est surtout sorti du livre de Scott Heim même si je ne doute pas que Gregg Araki en ait pu en faire une bonne adaptation.

      • Rockett permalink
        07/05/2011 03:16

        La désinformation est un fléau.

      • 07/05/2011 09:56

        La mésinformation plutôt non ?

      • Rockett permalink
        07/05/2011 18:52

        Tout à fait. Et ta mère, elle avale ?

  35. 06/05/2011 21:12

    J’adore « Le baiser de la femme araignée » et j’en parle à tout le monde. En général, on me regarde avec des yeux rond en me disant « je ne connais pas ». 😉
    Il y a cependant un film que j’ajouterais sur la liste : « L’homme Blessé »

  36. lovingroger permalink
    06/05/2011 21:37

    The Celluloid Closet reprend plein d’extraits de films US qui contournent le code Hays, je me souviens d’un acteur de Ben Hur qui décryptait les allusions en souriant au souvenir de Charlton Heston qui ne captait rien à ce petit jeu.

  37. Laurent permalink
    06/05/2011 23:38

    Ravi de voir « My beautiful Laundrette » figurer dans cette petite chronologie de pédé… mais « Prick up your ears », du même Stephen Frears, m’avait, je crois, encore plus marqué, à l’époque. Oubli involontaire ou cela veut-il dire que tu ne le places pas en aussi haute estime que son glorieux prédécesseur ?

  38. Quidam permalink
    07/05/2011 00:54

    Cabaret ?

  39. antoine permalink
    07/05/2011 10:20

    Cet article, qui ne parle pas de topgun, n’a aucune crédibilité

    Iceman

    (j’avais pas vu shortbus comme un film de pédé, ceci dit, un putain de film d’amour)

  40. 07/05/2011 16:00

    Sur que l’on peut s’en passer comparé aux éminents choix du Pédé, mais bon, hein, quand même, pourquoi n’y-a-t-il aucun film de Shamim Sarif?????

    Par exemple, les très baux, lyriquement romantiques mais très très très justes socialement palrant, « les délices divins de nina » et l’encore meilleure « the world unseen ».

    Hein mais pourquoi?

  41. L'expat' permalink
    07/05/2011 17:37

    Merci Le Pédé pour cet article, et puis, ça, c’est pour toi, voilà.
    http://www.kaboomemission.com/

  42. Scalpel permalink
    07/05/2011 18:01

    Quand je pense que t’as pas mis le plus grand chef d’oeuvre de pédés de tous les temps.
    Les Petits mouchoirs.

    /tente de masquer son pseudo

  43. Noemie permalink
    08/05/2011 01:42

    C’est drôle.
    Désolée d’être une des relous qui tente de rajouter leur films à la liste mais dans la catégorie documentaire pour moi c’est ¨Paris Is Burning » qui donne le plus envie d’être pédé.



    bien à vous

  44. Roxanne, la vraie, la prem' permalink
    08/05/2011 10:28

    Le pd, tu pourras annoncer à la fille que les femmes ne sont pas une « minorité » opprimée ?
    Les femmes sont un groupe opprimé.
    Pas une « minorité ».
    Elles sont même plutôt majoritaires et c’est justement ce qui en fait la spécificité unique parmi les groupes dominés…

    Donc votre slogan :
    « Quatre amis.
    Quatre minorités opprimées.
    Quatre regards sur le monde.
    Quatre casse-couilles. »

    FAUT LE CHANGER, IL EST FAUX !!

    • 08/05/2011 10:39

      Félicitations !
      Tu es la 500eme a nous faire cette reflexion de merde, tu gagnes donc un pack de 12 Kinder Bueno! Pour le recevoir, envoie nous ton adresse postale au mail suivant tuveuxpasfermerunpeutagueule@gmail.com!
      A très bientôt !

      • docds permalink
        08/05/2011 10:56

        J’ai pas été assez rapide. A une demi-heure près, c’est moi qui gagnait les kinders…

  45. 08/05/2011 13:22

    Bonjour,

    Peut être ai-je mal lu, mais je n’ai pas vu dans votre liste ni dans les commentaires « Garçon d’honneur » de Ang Lee. Cette comédie est légère, sensible, et sans spoiler, il faut voir ce film ne serait-ce que pour sa conclusion subtile et pudique, ce qui est suffisamment rare pour être noté.
    Kate Bush a cité « Beautiful thing ». Est-il si peu connu en France? Je trouve cela dommage, c’est un film que je montrerais aussi bien aux jeunes gens qui se découvrent qu’au parents qui voudraient comprendre leurs enfants.
    Je vais me permettre de citer « when night is falling » à l’ambiance envoutante.
    Quand à « Shortbus » qui a été cité à plusieurs reprise… J’ai autant ri que pleuré devant ce petit chef-d’œuvre.

  46. Roxanne, la vraie, la prem' permalink
    08/05/2011 15:06

    Tu vois le gros pédé ? … Là tu viens de faire un truc très très très dangereux, tu ne mesures pas à qui tu as dit ça : partir d’aujourd’hui, ton blog de tapettes va me servir de papier Q. Et crois moi t’as pas fini d’entendre parler de moi… A bientôt…

    • lulu permalink
      08/05/2011 20:59

      Ouh lala c’est très effrayant. Mais tu sais il suffit de bloquer ton adresse IP

      • antoine permalink
        08/05/2011 22:11

        Ah tout de suite la censure, hein. Roxanne dérange alors Roxanne doit mourir !

  47. Roxanne, la vraie, la prem' permalink
    08/05/2011 15:10

    Pour précision, moi il se trouve que je suis un femme, lesbienne, arabe et juive… Reste bien à l’écoute de Roxanne, j’arrive sur le net, j’arrive… Je vous enverrais direct mes articles dans la gueule crois moi tu vas les sentir passer dans ton Q de gros pd.

    • Flaghenheimer permalink
      08/05/2011 15:30

      Oh le joli troll.
      Fais gouzi-gouzi.

    • Le Pet Financier permalink
      08/05/2011 16:45

      Avec la traduction…

    • Rockett permalink
      08/05/2011 23:38

      Salut Roxanne ! Tu ne serais pas actrice-serveuse, par hasard ?

  48. Roxanne, la vraie, la prem' permalink
    08/05/2011 15:30

    Le pd, tu pourras annoncer à la fille que les femmes ne sont pas une « minorité » opprimée ?
    Les femmes sont un groupe opprimé.
    Pas une « minorité ».
    Elles sont même plutôt majoritaires et c’est justement ce qui en fait la spécificité unique parmi les groupes dominés…

    Donc votre slogan :
    « Quatre amis.
    Quatre minorités opprimées.
    Quatre regards sur le monde.
    Quatre casse-couilles. »

    FAUT LE CHANGER, IL EST FAUX !!

    • Guillaume Pascanet permalink
      08/05/2011 15:51

      maistuvasfermertasalegueulepétasse@caramail.com

      • Le Pet Financier permalink
        08/05/2011 15:59

        Elle ne doit pas aimer les Kinder !
        Elle pourrait les refiler au Docds…

      • Guillaume Pascanet permalink
        08/05/2011 16:21

        Ou à Tsonga.

      • Le Pet Financier permalink
        08/05/2011 17:54

        Là, il faudrait choisir une minorité…
        Laquelle est la plus opprimée ?
        Les joueurs de tennis ou les médecins vénérologues ?

  49. Roxanne, la vraie, la prem' permalink
    08/05/2011 17:47

    J’adore les kinders mais franchement les gros pd qui la ramènent avec leur boite de chocolat, moi je les encule direct. Je reviens bientôt pour faire l’autopsie de ce blog qui a déjà largement trop vécu.

    • Le Chœur permalink
      08/05/2011 20:13

      Anon alors !

    • L' alter égal permalink
      08/05/2011 23:45

      Quand Roxanne m’annonce que la fin est proche, ça me fait globalement cet effet là :

      • 09/05/2011 00:37

        C’est vraiment trop fun. Où peut-on les voir ?

      • L' alter égal permalink
        09/05/2011 00:40

        Ils sont russes.

      • 09/05/2011 00:59

        C’est grand la Russie.
        Et, vu le monde devant la scène…
        Nous aimerions plus de précisions.
        Merci. Tout le plaisir est pour nous.

      • Stockholm permalink
        10/05/2011 09:38

        A certain moment je me demande si la censure russe n’avait pas du bon! Là j’ai la preuve qu’elle avait tout faux, la culture russe doit s’exporter!

  50. Roxanne, la vraie, la prem' permalink
    08/05/2011 18:10

    Le gros pd pleins de gras, tu pourras annoncer à la grosse pute de ton blog que les femmes ne sont pas une « minorité » opprimée ?
    Les femmes sont un groupe opprimé.
    Pas une « minorité ».
    Elles sont même plutôt majoritaires et c’est justement ce qui en fait la spécificité unique parmi les groupes dominés…

    Donc votre slogan :
    « Quatre amis.
    Quatre minorités opprimées.
    Quatre regards sur le monde.
    Quatre casse-couilles. »

    FAUT LE CHANGER, IL EST FAUX !!

    • Guillaume Pascanet permalink
      08/05/2011 18:15

      Arrête l’Alter, tu deviens lourd.

      • 08/05/2011 18:17

        C’est le fait que son torchon soit rouge qui te fait dire ça?

      • Guillaume Pascanet permalink
        08/05/2011 18:23

        Le fait que le style et l’attaque n’a rien à voir avec l’Alter. Ma paranoïa me fait donc dire que c’est lui qui tente ainsi de camoufler ses turpitudes.

        Une autre hypothèse est que c’est la Meuf qui s’insulte elle-même afin de créer du buzz autour d’un troll tellement pathétique.

    • 08/05/2011 18:45

      Ceci est absolument faux, je crois avoir lu récemment que Le Pédé était justement très content de son tour de taille actuel.

      • Guillaume Pascanet permalink
        08/05/2011 19:13

        Il aime peut-être être gras.

  51. Roxanne, la vraie, la prem' permalink
    08/05/2011 18:47

    Le pathétique c’est toi Pascanet : le mec qui croit « penser » alors qu’en fait, tout ce qui sort de son cerveau s’apparente plus à de la bouse qu’à autre chose.
    Quand tu te mouches ça pue la merde, non ?

    • Guillaume Pascanet permalink
      08/05/2011 19:01

      Mais oui, ce n’est pas normal ?

      Je dois donc moi aussi faire partie d’une minorité opprimée, celle de ceux qui puent la merde quand ils se mouchent.

  52. Roxanne, la vraie, la prem' permalink
    08/05/2011 19:09

    Tu fais parti d’aucune minorité, t’es juste une merde.

    • Guillaume Pascanet permalink
      08/05/2011 19:11

      Tu vois, tu m’opprimes, espèce de merdophobe.

  53. Roxanne, la vraie, la prem' permalink
    08/05/2011 19:21

    Non, t’es pas opprimé là, tu aimerais bien l’être, tu fantasmes de l’être.
    En réalité, t’es juste une pauvre merde simplement remise à ta place. Dans les chiottes.

    • Guillaume Pascanet permalink
      08/05/2011 19:29

      Tu sais que tu as un sens de la répartie qui n’a d’égal que l’étendue de ton vocabulaire ?

      Je crois que je suis en train de tomber amoureux.

      • Le Pet Financier permalink
        08/05/2011 19:36

        tu crois qui’il est possible de partager ?
        Parceque tu sais les hétéros et leurs fantasmes de dominer le monde.
        Si jamais, il loupe un truc.

      • Guillaume Pascanet permalink
        08/05/2011 19:37

        Qui n’a pas un fantasme SM plus ou moins caché ?

        Là, c’est gratuit en plus.

      • 08/05/2011 19:38

        Fantasme scato, plutôt.

      • 08/05/2011 19:42

        Oui. Mais i est là c’est un fantasme d’hétéro et c’est le mal.
        Enfin, la petite Roxanne, qui est la der des der, devrait relir ses ainés.
        Et profiter des Kinder

      • Roxanne, la vraie, la prem' permalink
        08/05/2011 19:48

        Le gros pd pleins de sperme, tu pourras annoncer à la grosse pute qui te sert de fille sur ton blog que les femmes ne sont pas une « minorité » opprimée ?
        Les femmes sont un groupe opprimé.
        Pas une « minorité ».
        Elles sont même plutôt majoritaires et c’est justement ce qui en fait la spécificité unique parmi les groupes dominés…

        Donc votre slogan à la con pour rimer :
        « Quatre amis.
        Quatre minorités opprimées.
        Quatre regards sur le monde.
        Quatre casse-couilles. »

        FAUT LE CHANGER.

      • 08/05/2011 20:02

        Roxanne, t’es bien brave, mais on dirait que l’oppression ça t’obsède un peu, t’en perds le sens commun et tu vois des rimes partout.
        Retourne te faire enculer sous ta putain de lumière rouge.

      • Guillaume Pascanet permalink
        08/05/2011 20:07

        « Le gros pd pleins de sperme »

        Cela ne friserait pas l’homophobie ?

        Oui aux quotas de PD binationaux !

      • 08/05/2011 20:16

        Roxanne, je t’adore, je suis fan !

      • Guillaume Pascanet permalink
        08/05/2011 20:19

        Pas touche, j’étais le premier.

      • 08/05/2011 20:20

        A mon avis, Roxanne pense que tu pues la merde, ça va se finir avec un « oust »…

      • 10/05/2011 17:10

        Nan mais Roxanne a toujours été un prénom de greluche alors…

  54. face de varech permalink
    08/05/2011 19:44

    Appelez Cyrano, qu’il lui fasse minette et qu’on ait la paix.

  55. antoine permalink
    08/05/2011 21:20

    Sarkozy a vraiment fait du mal.

    Dans le temps, on avait l’amour du fake, on lui consacrait du temps, on le peaufinait, on le ciselait par petites touches amoureuses. Cet homme a détruit le gout pour le travail bien fait, il a détruit notre orgueil.

    Salop.

    • lulu permalink
      09/05/2011 10:54

      C’est toi ?

      • antoine permalink
        11/05/2011 02:05

        Putain non, c’est insultant de l’imaginer !

      • lulu permalink
        11/05/2011 10:52

        Oh tu sais ça ne me surprendrait pas vu que t’es plus vraiment drôle

      • 11/05/2011 10:53

        Antoine, un jour tu passeras chez Jean-Pierre Pernaut, c’est sûr.

  56. Vincent permalink
    10/05/2011 15:40

    « Scènes de chasse en Bavière » ?

  57. Je suis une femme. Ha non. permalink
    10/05/2011 19:37

    Et Brüno alors ?

  58. 16/05/2011 08:47

    Excellente liste, Tomboy a voir sous peu!

  59. Jamie permalink
    25/05/2011 22:49

    Pas connaisseuse du genre mais j’ai beaucoup aimé « C.R.A.Z.Y », de Jean Marc Vallée avec Marc-André Grondin, qui traite aussi de l’homosexualité.

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