Skip to content

Quelque part à Hollywood

07/01/2011

J’avais prévu de commencer l’année avec un Top 10 des meilleurs films de 2010, mais ayant été sommé de pondre quelque chose en urgence, je n’ai malheureusement pas eu le temps de finaliser mon classement, les trio de tête étant toujours en train de se faire la course dans ma tête.

Donc je vais vous parler du dernier film de Sofia Coppola, Somewhere.

Avant de commencer, je vous suggère de vous attarder sur la très belle affiche originale (ci-dessus), qui met en scène les deux protagonistes du film devant le Château Marmont, hôtel mythique de Los Angeles et décor principal du film. Celle-ci a malheureusement subi quelque modifications en passant la douane:

Et hop, petit recadrage, car nous autres français aimons que le sujet soit AU CENTRE de la photo, sinon on risquerait de passer à côté. En passant, si quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe en haut de l’affiche, derrière le feuillage, je lui en serais éternellement reconnaissant, parce que je n’en dors plus la nuit. Est-ce un nid de ptérodactyle ? Est-ce une créature particulièrement féroce tapie dans les fourrés, qui attent le bon moment pour fondre sur ces insouciants vacanciers? Est-ce le concepteur de l’affiche qui a laissé trainer un calque? Dans tous les cas, vos suggestions seront appréciées dans les commentaires. Mais assez de digressions, parlons cinéma.

J’aime Sofia Coppola.

Pour preuve, dès mon tout premier post sur C’est La Gêne, je chantais les louanges de son spot pub pour le parfum Miss Dior Chérie. Et il y a un an à peine, je plaçais Marie Antoinette à la 4eme place de mon Top 10 de la décennie, subissant sans broncher les moqueries des ignares allergiques aux couleurs Ladurée. Enivré par cette les splendeurs de cette divine orgie de macarons et d’Histoire de France, c’est avec une impatience frénétique que j’attendais le nouveau Sofia Coppola. Il fallut patienter jusqu’à cet été pour qu’émerge enfin une bande-annonce, véritable petit morceau de paradis pour l’adepte que je suis. Et enfin, coup de grâce: le 11 Septembre dernier, Somewhere recevait le Lion d’Or à Venise, désormais la meilleure garantie en matière de festivals depuis que Cannes s’est transformé en benne à ordures.

Somewhere est finalement arrivé, et me voilà de retour à la case départ, à attendre le nouveau Sofia Coppola. Car la sensation qui persiste à la vision de ce dernier opus, c’est de ne pas avoir un nouveau Sofia Coppola.

Soyons clairs, Somewhere n’est pas un mauvais film. Mais jusqu’ici, chaque film de Sofia Coppola avait été un pas en avant dans son parcours artistique. Somewhere, malgré d’indéniables qualités, voit sa réalisatrice faire du sur-place. Bien sûr, on ne reprochera jamais à un auteur ses thèmes récurrents (le vide existentiel des nantis), ses choix musicaux privilégiés (Phoenix, The Strokes), ni même ses motifs obsessionnels (l’inévitable jeune beauté blonde). Mais jetons un oeil au pitch de Somewhere:

Une star de cinéma à la ramasse, trainant sa misère dans un hôtel, est ramenée à la vie par sa relation platonique avec une jeune femme blonde et éthérée, de 30 ans sa cadette.

N’est ce pas exactement la trame de Lost in Translation? Bien sûr, Sofia en a subtilement dévié les enjeux, principalement en y introduisant la question de la paternité (c’est le premier film qu’elle réalise depuis qu’elle est elle-même Maman), un choix qui donne à Somewhere son identité et sa ligne de force la plus probante. Mais après les audaces narratives de Marie Antoinette, cette variation quasi évanescente sur des figures (trop?) familières a presque des allures de retranchement.

Alors, pour ne pas s’abandonner à la déception, on se concentre sur ce qui marche: la forme. Avec la complicité du génial chef opérateur Harris Savides, Sofia a développé une écriture visuelle minimaliste qui évoque plus que jamais Antonioni dans sa volonté de construire des personnages à travers une accumulation de détails plastiques. Le résultat est une merveille de dépouillement stylisé, qui sublime sans le moindre ornement les murs décrépits du chateau Marmont et les boulevards hollywoodiens cramés par le soleil, et prouve que l’enfant prodige n’a nul besoin des guenilles 70’s de Virgin Suicides, des néons tokyoïtes de Lost in Translation ou des crinolines XVIIIe de Marie Antoinette pour fabriquer des images saisissantes. Mais le parti-pris formel le plus radical de Somewhere, c’est son montage casse-cou, qui s’aventure souvent à des kilomètres au-delà du point de coupe attendu, notamment dans une longue séquence de patinage d’une beauté à pleurer. Pas étonnant qu’Elle Fanning soit au coeur de cette scène, la blondeur nubile ayant depuis toujours éveillé les instincts les plus poétiques du cinéma de Sofia Coppola.

Le film n’émeut d’ailleurs jamais autant que lorsque la jeune actrice illumine l’écran de son naturel solaire. Car malgré l’ingéniosité d’un casting qui prétend tabler sur les similitudes entre acteur et personnage, Stephen Dorff manque trop d’épaisseur pour donner du corps à ce Johnny Marco apathique, et pour élever un récit presque intégralement dépourvu d’enjeux dramatiques (les tenants du « y s’passe rien! » risquent de se suicider en masse). Trop prévisible dans ses choix de jeu, l’acteur lutte pour capter l’attention lors de longs plans silencieux que le Bill Murray de Lost in Transaltion aurait dominé sans efforts. Seules ses séquences avec Fanning font mouche, avivées par l’alchimie palpable entre ce père et cette fille de cinéma. Des moments d’intimité en creux qui incarnent toute la magie du cinéma de Sofia Coppola, et donnent un aperçu de la destination de ce Somewhere trop fugitif.

Publicités
121 commentaires leave one →
  1. Le ghaneen permalink
    07/01/2011 09:22

    Serait-ce la premiere apparition d’une grille de sudoku au cinema?

  2. 07/01/2011 09:25

    c’est un menton et une bouche féminine. Quant à savoir ce que ça fiche là, je suis également dans l’expectative.

    • 07/01/2011 09:42

      C’est vrai que ça y ressemble. Ça ressemble aussi à un oubli. C’est gênant.

      • 07/01/2011 11:25

        Je pense que les responsables graph d’affiche diraient : « Mais non, c’est fait exprès, on suggère inconsciemment au public, on est très fort. »

      • 07/01/2011 13:41

        Ca pour faire des trucs inconsciemment…

        La première affiche est effectivement superbe !

      • 07/01/2011 13:46

        Par contre ya un souci de perspective… ca n’enlève opas grand chose à son charme, mais ça m’agace l’oeil. Là on a presque l’impression que les transats ET les ombres flottent un peu…

    • La Bretonne permalink
      07/01/2011 09:58

      On dirait un bout d’encart publicitaire noyé dans les palmiers.

  3. LArcachonnaise permalink
    07/01/2011 09:36

    J’ai aimé, sauf la fin …

    • L'Autre permalink
      07/01/2011 15:30

      Je suis d’accord, quand les deux protagonistes meurent ecrasés par un semi-remorque a la sortie du motel miteux où le pere vient d’avouer à sa fille qu’il n’est pas son pere, ça devient chiant.

  4. 07/01/2011 09:43

    Les deux affiches sont tirées de la même photo, mais toutes les deux retouchées :

    On voit bien en plan large sur l’affiche originale ( http://www.waveish.com/iwave/images/10/o-soundtrack-details-for-sofia-coppola-s-somewhere-coppola-talks-about-the-genesis-of-the-film.jpg
    ) que c’est un montage (ou alors, ils ont de drôles de perspectives, là-bas.) La berdoule de l’affiche française est par contre bien tirée de la photo, même si ça n’explique pas ce que c’est.

    • laperfidealbion permalink
      07/01/2011 10:14

      Ouais et même que si vous vous emmerdez grave, vous pouvez jouer au sept différences : oh une feuille là mais pas là, etc…
      Mais surtout quid du troisième transat en France, quelle signification cachée doit-on y lire, hein ?
      Oui bon je tergiverse sur l’affiche parce que pas encore vu…

      • Le ghaneen permalink
        07/01/2011 10:44

        On peut remarquer que la parité a ete retablie en termes de buvage de cocktail…

    • La girafe permalink
      07/01/2011 11:57

      Pour moi ce n’est pas la même photo : la position des pieds d’Elle Fanning.

      Oui, je m’emmerde grave.

      Je pense qu’il n’y a pas de cocktail à côté d’Elle Fanning sur l’affiche US car ils sont très stricts sur l’underage drinking là bas.

    • La phynette permalink
      08/01/2011 09:37

      Au vu de la photo originale, la zone où apparaît le menton paraît plus bizarre parce que l’élément semble délibérément inséré : à la base du menton, le bananier a été rajouté et il y a un détourage de feuille très mal fichu par-dessus la joue. Orgie de MaskPro sans doute. Dans le style « stage 3 jours Photoshop » il y a aussi le plumet d’épineux flottant sans attache devant les tiges du bananier (à gauche du S de Stephen) mais c’est mineur. Le bouquet, c’est l’atroce coup de tampon (répétition du même motif) sur la feuille de bananier à gauche du S de Somewhere. Devant tant de maîtrise graphique (quand je pense que je suis graphiste et que je crève la dalle), il est difficile de dire si le menton est intentionnel ou si c’est le reflet impitoyable de la compétence de l’artiste.

      • 08/01/2011 11:40

        Elle est tellement mauvaise que j’ai préféré ne pas en causer de celle là ( rien que la manière dont la mention du lion d’or est placée, histoire qu’on le remarque à peine..) Effectivement moi qui suis pas une épée en graphisme (mon domaine c’est plus l’illu), ça me navre de voir que j’aurais pu faire mieux…

      • 08/01/2011 11:42

        Mais je crois que la première affiche n’est pas la photo originale, celà dit. les deux affiches sont totoshopées. par contre la première, même si elle a des défauts,a une construction correcte.

  5. L' alter égal permalink
    07/01/2011 10:14

    Cette objectivité dans l’analyse de l’ oeuvre d’un artiste pourtant par ailleurs vénéré est tout à fait louable.

    • 07/01/2011 15:36

      Je suis toujours atterré par la dévotion aveugle de certains critiques face à leurs idoles (cf. Eastwood ou Woody Allen, dont la dernière croute miteuse figure au palmarès de l’année des inrocks..) donc j’essaie de garder les yeux un minimum ouverts.

  6. 07/01/2011 10:23

    Tout ça est bien amphigourique et plein de circonvolutions, comme dirait Luc Chatel avant d’aller parfaire son brushing.
    Si y en a des qui z’ont compris c’est quoi qu’y dit la tafiole, et ben y sont bien enfigourés [Sarkopyright]

    Derrière les palmiers sinon, je vois une SUGGESTION LEGERE de la sensualité du film, visant à promettre des demies-molles aux mecs qui se feront traîner par leur meuf à une séance.

    • L' alter égal permalink
      07/01/2011 10:36

      Oui ou alors : BON D’ACCORD C’EST PLATONIQUE ENTRE EUX MAIS BON IL S’EST BIEN GAVE AVANT ET D’AILLEURS PERDU DANS SES PENSEES IL REGARDE ENCORE PLUS OU MOINS VERS CETTE IMAGE FUGITIVE DE SENSUALITE REGARDEZ COMME CE FILM SE PROMET D’ ETRE FIN ET SUGGERE.

      En revanche le montage français ne laisse aucun doute sur l’absence de demi molle de Dorff.

  7. broshing permalink
    07/01/2011 10:25

    Apparemment, vu la photo de Xave, c’est un billeboard de derrière les fagots (ou les feuillages en l’occurrence). Faudrait vérifier sur le plan du film, il devrait apparaitre. Ou si quelqu’un habite à LA il pourrait nous confirmer la chose ; )

    Après c’est stupide au « créateur » de l’affiche de l’avoir laissé parce que ça porte vraiment à confusion…

  8. Philippe De Thrace permalink
    07/01/2011 10:32

    Crinoline XVIIIe ? des Converses oui, mais des crinolines, tu es sûr?

  9. YoosF permalink
    07/01/2011 10:52

    Si Sofia a du talent en tant que cinéaste, tu as au moins le même en tant qu’écrivain.
    C’est pas vraiment mon genre, mais là je m’agenouille en révérence : ce billet atteint des sommets de génialitude.

    • LArcachonnaise permalink
      07/01/2011 10:56

      Je suis totalement d’accord avec toi. Je t’aime Le Pédé

    • 07/01/2011 10:58

      Qu’il est impressionnable ce Yoos.

      • YoosF permalink
        07/01/2011 11:08

        Oh ça va…

      • 07/01/2011 11:29

        héhé…Bon c’est vrai que ça nous change des chroniques de Laurent Weil.

      • 07/01/2011 15:05

        Se faire comparer à laurent Weil par le Juif, ça m’aurait vexé.

    • 07/01/2011 10:58

      Surtout « enivré par cette les splendeurs », c’est très audacieux d’un point de vue écrivainistique. [Mon Pédé y aussi un vilain T à la place d’un gentil D à la fin d’un « attent » quelque part. Mais je t’aime hein]

      • YoosF permalink
        07/01/2011 11:08

        J’aurais dit « en tant que critique », mais je sais qu’il n’aime pas ça.

      • L' alter égal permalink
        07/01/2011 11:11

        « Mon Pédé y aussi un vilain T », c’est même téméraire.

    • YoosF permalink
      07/01/2011 11:11

      Tsss, voilà pourquoi je ne dis des trucs gentils que dans les situations extrêmes…

      Si le paragraphe qui commence par « Alors, pour ne pas s’abandonner à la déception, on se concentre sur ce qui marche: la forme. » n’est pas pour vous une leçon, alors vous n’avez plus jamais le droit de parler de cinéma.

      • Amandine permalink
        26/06/2011 02:44

        Je n’y connait que’d en cinéma et je n’ai rien compris à ce paragraphe : il est dommage que mon ignorance me ferme la compréhension de cet article d’autre part très bien écrit. A quand un article sur le pédantisme du critique cinématographique?

    • 07/01/2011 18:57

      Oui, tout comme Yoos.
      En plus j’apprends que Sofia Coppola n’est pas une marque de parmesan. C’est bien.

      • Guillaume Pascanet permalink
        23/01/2011 19:47

        Saviez-vous qu’une copola est une casquette traditionnelle sicilienne ?

  10. Une bordelaise flâne permalink
    07/01/2011 11:27

    L’article est trés bien écrit, vraiment. Limite, je regarderai presque de nouveau Marie Antoinette afin de voir si je me suis pas trompée sur le manque d’intérêt de ce film (mais non n’exagérons pas, j’ai pas du tout aimé). Je me suis d’ailleurs toujours questionnée sur l’obsession de Madame Sofia pour les blondes aux airs plus ou moins purs; même je suis d’accord sur le fait qu’elle a un style bien à elle et que les images sont toujours saisissantes. Concernant l’affiche, une bouche cachée dans du feuillage… Interessant, peut être que le héros regresse au stade oral dans ce film (ca promet!)? Bref, contente de voir Stephen Dorff à l’affiche.

    • antoine permalink
      07/01/2011 11:30

      Partageant des obsessions un peu semblables, j’ai souvent la bouche entrouverte et un peu de bave sur mon col quand je regarde ses films.

      • Une bordelaise flâne permalink
        07/01/2011 11:32

        Ca devait etre crado devant Virgin Suicide….

      • antoine permalink
        07/01/2011 12:02

        C’est presque toujours crado.

  11. antoine permalink
    07/01/2011 11:29

    Et sinon, y’aurait il moyen de faire crever à tout petit feu et dans des souffrances atroces ce misérable saltimbanque de thomas mars ?

    • 07/01/2011 13:43

      Je vais faire ma banlieusarde mais c’est qui ?

      • Le Pet Financier permalink
        07/01/2011 13:46

        Thomas Mars, né en 1976 à Versailles, est le chanteur du groupe de pop/rock Phoenix, fondé en 1995 avec deux de ses amis d’enfance.

        Depuis 2005, il partage sa vie avec la réalisatrice Sofia Coppola, qu’il a rencontrée grâce à la bande-son de Virgin Suicides en 1999 puis de Lost in Translation, où le titre « Too Young » apparait.

        (@copyleft Wikipedia

      • 07/01/2011 13:49

        Ok. Désolée.

      • antoine permalink
        07/01/2011 13:54

        mais c’est un putain de banlieusard Leslie. de la pire espèce.

      • YoosF permalink
        09/01/2011 00:17

        N’empèche que Phoenix c’est cool.

      • Le Pet Financier permalink
        09/01/2011 02:04

        Oui, mais Versailles c’est une putain de banlieue

  12. 07/01/2011 11:52

    seigneur, il a été photoshoppé le cocktail côté féminin sur l’affiche française ?

    • 07/01/2011 11:56

      Ainsi que sa plaque d’égoût, bien vu !!

      • Le Dude permalink
        07/01/2011 11:58

        Je pense que c’est l’ombre…

      • docds permalink
        07/01/2011 12:01

        Il n’a pas été photoshoppé. Il existait sur la photo originale comme te l’a expliqué xave plus haut. ESSAIE DE SUIVRE UN PEU!

      • 07/01/2011 14:02

        Effectivement, c’est sur l’affiche qu’il ya eu photoshopage. le combo cocktail/table/fauteuil a été supprimé, mais les pieds de la table sont là.

        Autre petit défaut que j’avais repéré, j’en parle plus haut : l’impression de flottement des transats sur l’affiche. Elle est due à un déplacement des dits transats un peu trops loin du bord de la piscine. Comme le sol est en Brique, la perspective est soulignée et ce déplacement est perceptible alors que s’il avait été uni, ça se verrait moins.

        Pour leur défense, chiader l’éloignement des transats en suivant la perspective les aurait obligé à revoir un peu le cadrage, ce qu’ils ne pouvaient peut être pas.

        Reste que cette affiche possède une ambiance qui lui est propre. Ca permet de rattrapper le coup. Elle reste excellente, mais pas parfaite.

        L’affiche française est à chier sur le plan technique comme sur le plan artistique.

    • Le Dude permalink
      07/01/2011 12:02

      Il a plutôt été « réstauré », on voit les pieds de la table sous le transat de la fille sur l’affiche originale… Un vrai travail de sagouin !

  13. docds permalink
    07/01/2011 11:54

    En ce qui concerne l’affiche, l’explication est simple, je la tiens du chauffeur de la maîtresse du kiné du producteur: le titre français devait être « ça vous en bouche un coin! ». Le concepteur de l’affiche a donc jugé bon de mettre un coin de bouche dans les feuilles. Malheureusement, le titre original a finalement été conservé , on se demande pourquoi( Aucun humour), et ils n’ont pas eu le temps de changer.

    • La girafe permalink
      07/01/2011 12:01

      Laule.

    • L' alter égal permalink
      07/01/2011 16:05

      Ils ont longtemps hésité avec « La bouche en coeur (de palmier). »

  14. La girafe permalink
    07/01/2011 12:01

    Merci Le Pédé pour ce bel article.

    J’ai vraiment beaucoup aimé tous les films de Sofia Coppola, on verra si je suis déçue ou non.

  15. Véro la Bisontine permalink
    07/01/2011 12:02

    J’aime bien les films de Sofia Coppola, et je me demandais ce que donnait le dernier.
    Tu as fini de me convaincre le Pédé (en même temps, c’était pas trop difficile, hein); j’irai incessamment sous peu.

    • 07/01/2011 12:24

      Le Pédé arrive à convaincre les gens d’aller voir un film qu’il n’a pas aimé, c’est un chef en psychologie inversée.

      • La Pastanaga permalink
        07/01/2011 12:44

        mais grave.
        moi aussi ça m’a donné envie d’aller le voir, d’autant que ça tombe bien, je voulais revoir Lost in Translation

  16. 07/01/2011 12:23

    L’énorme potentiel de Dakota Fanning est enfin utilisé.

  17. 07/01/2011 14:10

    Et bien en ce qui me concerne je crois que j’ai préféré Somewhere à Lost in translation. Mais il faudrait peut-être que je le revoie.

  18. pinpin permalink
    07/01/2011 15:00

    * je suis pas là je vous ai rien dit *

    l’affiche française à été faite, entre autres, par un graphiste « pote » de S. Coppola

    Le truc qu’on aperçoit dans les branches est bien un bout de bouche, provenant d’un « billboard »… ou « 4×3 » en fransouze…
    en gros c’est bien un bout d’un panneau publicitaire, et il est là uniquement par l’impérieuse volonté de la réalisatrice, au grand dam du distributeur français…
    vous lui demanderez pourquoi par ce que moi j’en sais foutrement rien.

    * fin du je suis pas là, je vous ai rien dit *

    sinon j’ai adoré ce film qui rentre directement dans le Top 3 de mon futur top 10 2011 avec BLACK SWAN (Aronofsky) et 127 HEURES (Boyle)

    salutations de la bonne année tout mes voeux tout ça.

    • 07/01/2011 15:12

      On peut être bonne cinéaste et mauvaise graphiste…

    • antoine permalink
      07/01/2011 15:15

      (oui mais pourquoi cassel, hein ?)

      • Pinpin permalink
        10/01/2011 09:15

        Et bien a mon grand étonnement cassel s en sort plus que bien ! (et ca m arrache la gueule de l écrire )
        Quand a la portman… On en reparle quand je serai un peu moins tendu ! (ohmondieujeveuxluifairedesenfantsetpleindecochonneriesavant!)

    • 07/01/2011 15:40

      Merci pour l’info pinpin, je vais enfin pouvoir retrouver le sommeil.

  19. L' alter égal permalink
    07/01/2011 15:47

    Ce panneau il est là mais moins visible sur la photo originale quand même.
    sous entendu : HE CROYEZ PAS QUE CE SOMEWHERE AU BORD DE LA PISCINE EST HORS DU TEMPS Y’A LA RUE AVEC DE LA PUB JUSTE DERRIERE CE MUR DE VEGETAUX PARADISIAQUE CE CALME REPOS EST UN TROMPE L’ OEIL.
    Sont fortes ces ricaines.

  20. tibop permalink
    07/01/2011 16:11

    C’est moi ou le graph- trou de balle qui a pondu l’affiche française a trouvé le moyen de changer le jaune de la typo pour une version dégueulasse ?

    • 07/01/2011 17:04

      La teinte des briques diffère aussi légèrement. Ya clairement un chouïa plus de jaune et c’est un poil lus éteint. Mais est ce que c’est l’affiche qui a une colorimétrie à chier ou l »image web ? Mystère.

      • L' alter égal permalink
        07/01/2011 17:18

        A force de jouer à 1,2,3 soleil, ils sont passés de la ligne d’eau 4 à la 5 aussi.

      • 07/01/2011 17:56

        Avait vu et en avait causé plus haut…

      • L' alter égal permalink
        07/01/2011 18:00

        Toi tu les as vu flotter, moi, nager c’est pas pareil.

      • 07/01/2011 18:03

        si c’est immobile, ça ne nage pas : ça flotte.

      • L' alter égal permalink
        07/01/2011 18:15

        rapport à la ligne d’eau…

  21. l'amie en question permalink
    07/01/2011 18:19

    A lire ce bel article, je me dis: ce serait top que Sofia Coppola se lance dans une adaptation de Lolita, peut être que celle-ci serait la bonne, pour Lolita, et pour Sofia.

    • Guillaume Pascanet permalink
      07/01/2011 18:31

      Celle de Kubrick se défend il me semble.

      Sofia ferait mieux de changer de genre. Je la verrais bien faire un remake de Ben-Hur.

      • L' alter égal permalink
        07/01/2011 18:37

        C’est clair que Sofia elle est bien mignonne mais la comparaison avec Kubrick ne risque pas de la crédibiliser.

      • La Bretonne permalink
        07/01/2011 18:43

        Je verrais plutôt un remake de Cléopatre.

      • Guillaume Pascanet permalink
        07/01/2011 18:45

        Ou bien le prochain american-pie.

    • La Bretonne permalink
      07/01/2011 18:39

      J’ai bien aimé le Lolita de Adrian Lyne avec Jeremy Irons

  22. La faux permalink
    07/01/2011 22:07

    J’en viens, et pourtant grande admiratrice du style de Sofia Coppola…je reviens avec un inexplicable sentiment d’inachevé. D’habitude dans ses films, je me fous royalement qu’il ne se passe rien. Le cadrage, le montage, la BO, les acteurs me suffisent et 1H30 passe sans que je m’en aperçoive.
    Le Pédé a à peu près tout dit sur ce qu’il y a dire de positif. Dans le négatif: c’est la première fois que je m’ennuie devant un film de Coppola, et surtout que des séquences me gênent carrément genre « mais qu’est ce que ca fout là ca, c’est un pari raté? »
    Sans trop vous spoiler pour ceux qui iront le voir, je pense notamment à un dialogue qui parle de Twilight (oui oui vous avez bien lu) sans le nommer. Ca tombe tellement à plat que je n’ai absolument pas compris s’il s’agissait d’un hommage, d’une pique…ou si c’était encore une démonstration de vacuité des personnages.
    La BO est un massacre comparé à d’habitude.
    Donc un film pas mal (ca reste Coppola!) oui, mais certainement pas à la hauteur d’un Lion d’Or (mais qu’a fait Tarantino??) et pas non plus un futur membre de mon top 10 2011 (ou alors qu’est ce que ca va être…).

    • 08/01/2011 12:33

      Je viens de le voir aussi (sans sous-titres) et je n’ai pas bien compris de quoi ils parlaient, j’ai cru effectivement que le sujet etait twilight, la scene du casino m’a paru egalement sans interet.

      • Guillaume Pascanet permalink
        23/01/2011 19:51

        Ben la scène du casino, c’est juste un moment de partage entre père et fille. C’est un des moments du film où il semble le plus vivant.

    • 09/01/2011 10:42

      La soeur d’Elle Fanning joue dans Twilight…Donc petit hommage en forme de private joke.

      Sinon, merci à l’auteur de m’avoir révélé le bug de l’affiche, j’étais complètement passée à côté !

  23. bipolaire permalink
    08/01/2011 14:46

    un petit bémol attention il y a emploi d’adjectif privatisé.

    « Solaire » a été déposé, est maintenant propriété de Lio, depuis les 27 saisons de la Nouvelle Star à l’occasion desquelles elle l’a employé 1759888 fois ( et ce, parfois au sein de la même phrase ou tentative de ).

    Bel article lu avec gourmandise par une banlieusarde qui se fait outrageusement chier dans les films de Sofia sans Bill.

  24. 08/01/2011 17:17

    Si le film de Sofia était encore à la hauteur de l’article du Pédé (je cire, je cire)…

    Grand fan de Dame Sofia, je fus agaçé par ce surplace artistique, il faut avancer Sofia! Lâche le spleen, à la fin, on se fait chier!

    Mon humble critique:
    ICI ==> http://lacuilleredaluine.blogspot.com/2011/01/somewhere-deceptions-lumineuses.html

  25. Ryma permalink
    08/01/2011 18:53

    on dirait le drapeau algérien…

  26. amaterre permalink
    08/01/2011 20:39

    « subissant sans broncher les moqueries des ignares allergiques aux couleurs Ladurée. »Blabla toujours la même chose.
    Tu as un côté remarquablement cuistre et il est savoureux de constater que tes critiques sont à l’image de cette nouvelle société: prétentieuse et égocentrée. Ou comment saccager par la force de son nombril des siècles de luttes pour la reconnaissance des positions de l’autre.

    • Le Pet Financier permalink
      09/01/2011 02:09

      Burp!

    • Marian permalink
      09/01/2011 07:39

      Baaah … fait pas ta surprise !!!
      Connard prétentieux et égocentré … il ne nous a pas enculé en traitre Le Pédé, c’est la description affichée du personnage.

    • 09/01/2011 13:23

      « comment saccager par la force de son nombril des siècles de luttes pour la reconnaissance des positions de l’autre » ? fake !

  27. tibop permalink
    09/01/2011 12:57

    Gnîîî

    Tu m’as donné envie d’acheter le coffret kikoolol de Marie Antoinette.
    À la place j’ai acheté le coffret Virgin Suicides + Lost In Translation + Marie Antoinette.

    Gnîîî Jamie Dornan Gnîîî

    • docds permalink
      09/01/2011 13:33

      C’est possible toi arrêter de faire gnîîî?

      • 09/01/2011 13:54

        Dragée Fuca…

      • tibop permalink
        09/01/2011 15:11

        C’est crispant ? T’es crispé ?

  28. La gouine permalink
    09/01/2011 17:47

    dis donc le pédé, c’est quoi ce M majuscule à maman, un renvoi pétainiste, une influence de l’anglais qui met des majuscules partout ou un problème d’œdipe ?

  29. Raymond Domenech permalink
    09/01/2011 20:35

    Moi aussi j’aime bien le Sudoku.

  30. 09/01/2011 21:13

    Ahem, je suis contente de voir que malgré ta passion pour Sofia Coppola tu reconnais que le film est sans génie.
    Dans le même genre, j’ai adoré la critique du super magazine de papa maman cité par Vincent Delerm (je sais plus on a le droit de citer des marques ou pas ici ?) qui affichait un bonhomme hilare… mais se terminait par « Sofia Coppola pousse à son paroxysme l’art de faire du cinéma avec du vide », ou un truc dans l’esprit… Ou comment défendre l’indéfendable en y mettant les formes.

    Ben franchement, j’ai beau adorer les films où il se passe rien (mon cinéma préféré c’est quand même les films chinois, et je veux pas parler des films de kung fu…) en l’occurrence le film m’a abasourdie de… vacuité. Je veux bien que les plans soient lents, que la beauté esthétique ait une valeur, etc etc, mais faut pas qu’à un moment tout le bordel aille quelque part ? Là, franchement, à part le mur (pour filer une métaphore présente, à très mauvais escient, dans le film) je vois pas…

    Et je dis ça après avoir beaucoup aimé Virgin Suicides, adoré Lost in Translation, et avoir été légèrement crispée par Marie-Antoinette, mais bien moins que la moyenne de l’humanité.

  31. 10/01/2011 08:42

    Alors alors, j’avais lu ton post avant de voir le film, j’étais donc préparée. En attendant d’entrer dans la salle, on entendait déjà les spectateurs de la séance d’avant souffler en sortant « c’était long… ».
    Oui, un peu trop long, genre je peux tenir 50mn avec mon scénar, mais vu qu’il me faut 1heure 40, va falloir broder un peu. Elle a quand même un génie cette demoiselle pour planter la caméra en plan fixe et attendre que ça se passe. ça donne de superbes images comme lorsque Johnny Marco (c’est quoi ce nom bordel?) tue le temps dans la piscine de l’hôtel sur son matelas jaune poussin et sort progressivement de l’écran.
    C’est un peu plus du foutage de gueule quand elle commence son film pas filmer la Ferrari du monsieur faire 5 tours de circuit, oui Sofia, on a compris que dans sa vie, il tournait en rond.
    Les personnages manquent de consistance, on n’a aucune info sur pourquoi son ex-femme a besoin de temps, ni qui est sa mère qui a écrit un livre, ni d’où il vient et quelle est son histoire. Après, il y a vraiment des bonnes scènes (la cérémonie en Italie, les danseuses de lapdance), mais bon, effectivement, attendons le « dernier Sofia Coppola ».

  32. 11/01/2011 11:02

    Je n’ai pas trouvé de meilleurs endroits pour poster ça, mais voilà, je suis allé hier au cinéma pour la première fois depuis Million Dollar Baby, pour aller voir le film-documentaire « Exit through the gift shop » de Banksy, merveilleusement traduit en « Faites le mur ».

    Perso j’ai adoré et je le recommande à tous, et je serais extrêmement curieux de savoir ce que Le Pédé et Le Juif (ainsi que les autres experts ès-cinoche) en ont pensé s’ils l’ont vu.

    Et pour ceux qui ne connaissent pas l’œuvre de Banksy, je vous invite à le découvrir ici : http://www.banksy.co.uk/, plutôt que par les odieux teaser du film.

  33. La Pastanaga permalink
    11/01/2011 22:00

    aaah on est loin de la petite sofia comeci

  34. 12/01/2011 21:17

    Bonsoir, je suis votre blog depuis peu et je tiens à vous féliciter pour ces articles à la fois fins, amusants et surtout très bien écrits. Je ne commente jamais les blogs d’habitude, mais il est tellement rare que je lise une bonne critique cinéma (pas si facile à trouver selon moi), je n’ai pas pu m’en empêcher. Bonne continuation !

  35. 18/01/2011 17:25

    J’aime beaucoup l’affiche aussi et je la trouve très bien choisis pour ce film (du moins pour la bande annonce & les extraits que j’ai vu). Il me tarde de le voir au cinéma.

  36. Guillaume Pascanet permalink
    23/01/2011 20:11

    J’ai été le voir hier soir et, bien que je connaissais ton sentiment envers ce film, je n’ai pas été déçu.

    Malgré le pitch qui pourrait en effet faire croire à un décalque de LIT, je ne suis pas convaincu :
    – le film est très centré sur le personnage de John Marco, que l’on voit du début à la fin, le personnage de sa fille apparaissant assez tard. Ce n’est donc pas le film d’une relation entre deux êtres (on connait à peine finalement les pensées de Cléo, à part lors d’une de ses ultimes scènes, dans la voiture). Le sujet du film est donc un homme, ce qui est nouveau pour Sofia Coppola.
    – LIT insistait énormément sur la déroute d’êtres dans leur vie ainsi que leur décalage temporel et culturel avec le Japon. Là, nous voyons un homme qui semble partout « à côté » de sa vie, qui ne la vit pas vraiment. Il multiplie les conquètes, mais ne se rappelle jamais de leurs noms. Il est pris en main intégralement par sa productrice (invisible), par le personnel de l’hôtel, semble pouvoir satisfaire tous ses désirs mais n’en a aucun (il a une ferrari, mais fait juste des tours en rond avec, il se paie des lap-danse dans sa chambre mais s’endort devant…). Même sa fille, il ne la connait pas (il apprend presque par hasard qu’elle fait du patin depuis 3 ans). C’est donc un personnage très différend de celui de Bill Murray, qui avait déja carrière (derrière lui) et famille (envahissante, même à distance).

    Le moment où il pourrait être en décalage, c’est lors de son voyage à Milan. Mais justement, il ne ressent pas vraiment de différences, il change juste de décor, il passe d’un hôtel à l’autre, ses désirs sont toujours satisfaits, y compris sexuels. A noter que la soirée télé est authentique et ses présentateurs aussi, c’est l’équivalent de feu les 7 d’or en gros.

    J’ai beaucoup aimé la scéance du moulage de sa tête.

    La seule chose qui me rend perplexe, c’est la fin. je ne sais trop comment l’interpréter. Je ne donnerais pas plus précisément mes sentiments de peur de spoiler.

    • 23/01/2011 20:25

      Je vais t’aider pour l’interprétation de la fin: dans la première scène il tourne en rond, dans la dernière il avance. Got it?

      • Guillaume Pascanet permalink
        23/01/2011 20:36

        Ah bah oui, mais j’avais comme un doute, sans avoir pensé à la mise en perspective avec la première scène. Mais comme cela, c’est lumineux, je dirais même luminescent.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :