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BILAN 2010: Caca.

28/12/2010

Je sais, c’était facile de commencer ainsi, mais au moins, c’est fait. Et surtout, c’est dit.

Avertissement à l’attention de ma mère et de mes aïeux: Je ne dis jamais bite, couille, poil, ni baiser, tringler, niquer, c’est l’Arabe qui prend possession de mon ordinateur quand vos yeux vous laissent croire le contraire. Je suis bien évidemment encore vierge, je porte mon hymen en bandoulière (©La Pasta) et ses 10 centimètres d’épaisseur  (© Le Pédé) le rendent infranchissable à quiconque s’y essaierait. Dans la vraie vie, je ressemble à ça:

et je parle aux papillons de la beauté des fleurs et des oiseaux qui volent dans le ciel.

Mon très cher Juif,

Comme je l’ai annoncé hier, j’exerce, par la présente, mon droit de réponse à ton billet daté du 17 juin 2010. J’aurais pu faire de ce post un manifeste féministe enragé qui aurait sans aucun doute concurrencé le Manifeste des 343 Salopes et se serait transformé en Manifeste des 100* Inconvenantes, mais j’ai choisi de te répondre à toi, mon ami, comme je l’aurais fait si tu m’avais envoyé un mail au lieu de rendre ta douce requête publique. Cela étant dit, tu as raison, c’est beaucoup plus drôle ainsi. Bite.

Si j’avais voulu faire un manifeste donc, j’aurais rappelé pourquoi nous avons considéré tous les quatre, il y a de cela un an, que les femmes étaient bien une minorité opprimée à part entière, au même titre que les pédés, les juifs et les arabes. J’aurais rappelé les nombreuses oppressions, la burqa, l’excision, les discriminations, les mauvais traitements, le droit de vote, l’IVG, les mariages forcés, mais je ne le ferai pas, parce que tu sais tout ça et que tu es, en effet, un grand ami du sexe faible. Je te rappellerai simplement que la liberté d’expression est souvent la première à disparaître sous le joug d’un dictateur, qu’il exerce son pouvoir sur un pays ou sur son foyer. Avoir le droit de dire ce que l’on veut est en soi une raison suffisante pour employer les mots que l’on souhaite, quand, où et avec qui nous le souhaitons, que nous ayons un vagin ou un pénis, surtout quand ces mots peuvent être émancipateurs comme tu le soulignais, provocateurs quand on en a besoin et même s’ils dérangent certaines mères-la-pudeur dont je me désole que tu fasses partie (bien que ce soit assez émouvant, il faut le reconnaître). Niquer.

Comme tu le sais aussi, j’embrasse la plupart des causes féministes. J’aime être femme parce que j’ai la chance de pouvoir aimer être une femme. Je ne suis pas certaine qu’à une autre époque, ou en d’autres contrées, ce soit (ou ce fût) aussi plaisant d’être une gonzesse. Car être une nana, ce n’est pas avoir les cheveux longs et porter du rouge-à-lèvres. Etre une femme, c’est pouvoir montrer ses cheveux sans les cacher sous une serpillière, un drap ou une perruque, c’est pouvoir porter des talons hauts pour souligner le galbe d’un mollet ou d’une cuisse, c’est pouvoir tapiner (oups) minauder devant un mec qui nous plaît, se sentir regardée, désirée. C’est se sentir libre, ne pas avoir besoin d’un père, d’un frère ou d’un mari pour se promener dans la rue, c’est pouvoir travailler, conduire, fumer, boire, séduire, parler, râler, insulter en toute indépendance et en toute liberté, tout en se trimballant des seins, un vagin et un clitoris avec autant de fierté que les hommes se trimballent leur matériel. Chatte.

Je ne peux pas nier, comme l’a souligné la Capri hier, que ton dernier paragraphe était une jolie déclaration d’amitié, et je t’en remercie. Le problème, c’est que tu as rencontré, il y a environ huit ans, une jeune fille un peu prude qui ne disait pas « bite », et qu’aujourd’hui tu es ami avec une femme qui ne passe pas sa vie à dire « bite » non plus (comme tu me l’as d’ailleurs généreusement concédé hors ces murs hier soir), mais qui n’a plus peur des mots et qui s’adapte à certains contextes. Ainsi, si je ne dis jamais ce genre de mots devant mes collègues, ma famille et les plus pudibond(e)s de mes ami(e)s, si je ne dis pas non plus « classe, ta bite » (© L’Arabe) à mes galants, je sais aussi les utiliser quand le contexte s’y prête, notamment quand on passe une soirée tous les quatre, à bouffer, boire, dire des conneries, et se raconter nos vies. Je les emploie aussi (et quasiment exclusivement) quand j’écris sur ce blog, où, inutile de s’en cacher, on essaie, entre autre, de faire sourire les gens. Or il se trouve, et tu ne le nieras pas, que parfois la grossièreté sert notre propos et rend les choses plus drôles. Je ne vois donc pas pourquoi je dirais « zizi » ou « kiki » quand vous auriez dit « bite », je vois encore moins pourquoi je dirais « coucher » ou « faire l’amour » quand « baiser », « niquer » ou « tringler » s’imposent. Au cinéma ça ne te choque pas, au contraire, ça te fait rire, alors pourquoi pas quand il s’agit de moi ? Prout.

Puisque tu as fait un petit retour en arrière, permets-moi de faire de même. Je suis née dans un monde où des hommes machos faisaient la cuisine, où un autre aimait récurer les casseroles tout en faisant des blagues de cul, où seulement l’un d’entre eux mettait les femmes sur un piédestal au point qu’il aurait certainement encadré ton article. Mais voilà, c’était mon grand-père et il est né en 1924. Parmi les garçons avec qui j’ai grandi, l’un déshabillait mes Barbie et simulait des coïts avec Ken, deux autres me faisaient regarder le journal du hard ou le film érotique sur M6, tandis que le dernier passait son temps à s’exhiber et à jouer avec ce qu’il avait rebaptisé « Frank et les frankies ». Donc forcément, on ne peut raisonnablement pas me demander d’avoir le même rapport aux organes masculins et au sexe que mes aïeules, ou que toi, mon ami, qui vient apparemment d’un autre siècle. Pute.

Ce qui est plus curieux, c’est qu’en grandissant, l’attitude de tous ces messieurs à mon égard a changé. Ils refusaient d’admettre que je puisse avoir mes règles, besoin d’un soutien-gorge et être heureuse d’en exhiber une bretelle, ou un petit-copain. Mes amis, eux, devinrent protecteurs à mon égard, promettant de tabasser quiconque me manquerait de respect, se fâchant avec moi quand je mettais ma réputation en jeu en piquant un mec à une copine, refusant d’admettre que je pouvais rouler des pelles à leur cousin. Mieux, mon premier amoureux me mettait la main devant les yeux pendant certaines scènes d’American Pie que nous regardions au lit. Ce dernier me demandait d’ailleurs il y a quelques mois pourquoi j’employais si souvent le mot « cul » dans mes articles. Tous des Le Juif en puissance. Mais pourquoi ? Cul.

Je ne revendique pas le droit de dire « bite » ou « niquer », puisque je l’ai, ce droit, et que j’en use quand bon me semble, n’en déplaise au Juif et à mes autres potes ou ex qui ont oublié de régler leur Oedipe et voient en toute femme une potentielle maman – pire lorsqu’il s’agit de la future (ou déjà) maman de leurs enfants – qu’il ne faut pas souiller avec des mots impurs. Car c’est exactement là que se situe le coeur du problème. Et c’est ça que je revendique. Que tous ces gens aillent voir un psy avant de nous demander de les épouser parce qu’on est trop-une-fille-bien-qui-va-faire-des-beaux-bébés-et-des-bonnes-boulettes-mais-qu’on-ira-tringler-la-voisine-qu’elle-est-trop-bonne-et-que-c’est-trop-une-salope-et-qu’on-a-pas-peur-de-lui-faire-des-trucs-dégueu. Ou avant de se jeter sur nous parce que leur régulière-c’est-trop-une-gentille-maman-mais-toi-tu-m’excites-plus. Parce que pour qu’un couple fonctionne un minimum, il faut que le mec accepte que sa meuf peut aussi bien être une maman qu’une salope. Oui, je sais, c’est dur. Mais accoucher aussi c’est dur, alors faites un effort. Bordel.

Donc ton piédestal mon Juif, c’est très flatteur, mais c’est dangereux. Pour toi surtout, parce que moi, au pire, je trébuche et je me casse la cheville comme hier en te lisant. Car comme tu le dis si bien, « la stratégie du piédestal pour mieux les traîner par les cheveux dans la boue, demeure aujourd’hui encore très vivace ». Tu es donc conscient de cette dichotomie mais tu signes et tu persistes ? Ah non, pardon, tu ne me demandes pas de porter une burqa, toi, juste de me taire. Ou d’écrire des poèmes aux arbres. Couille.

Ce que je pense, je le dis, sans filtre, et ceux que ça dérange, ceux que ça choque, n’auront qu’à passer leur chemin. D’autant que je ne suis pas une provocatrice (sauf ce matin), je n’emploie pas de mots grossiers pour choquer, mais parce que je sais que mes interlocuteurs peuvent l’entendre et que leur emploi est justifié. Tout cela étant posé, il va de soi que je ne fais pas caca, puisque je suis une fille, et une fille ça ne fait pas caca, ça évacue seulement de temps en temps quelques fraises Tagada pour le plus grand bonheur des gens alentours. Fraise Tagada.

* Toutes celles qui souhaitent s’associer à notre Manifeste pourront le faire savoir dans les commentaires et le chiffre sera régulièrement mis à jour dans la journée.

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46 commentaires leave one →
  1. San permalink
    28/12/2010 12:31

    Un commentaire me taraude … n’a-t-on pas déjà vu cet article ?

  2. 28/12/2010 12:53

    Ce fut un des grands moments de cette années ! Quand toutes les donzelles ou presque ont agité avec grâce et féminité une armée de petits majeurs furibonds sous le nez du pauvre Juif.

    Moi je dis, plus que la journée de la jupe, instituons l’anniversaire de cet article comme « la journée des gros mots » avec un lien vers cet article de nos blogs respectifs ! Perpétuons le manifestes des *nombre indéterminées* inconvenantes !

    • BeBitterBlameEveryone permalink
      28/12/2010 23:49

      +1
      Au fait, on en est à combien de signatures sur le manifeste non-existant?

  3. pinpin permalink
    28/12/2010 13:00

    ah dieu que j’avais aimé ce billet… il me semble que c’est celui qui m’a convertit définitivement à CLG cette année…
    + le billet incriminé du juif et également à la même période
    + un échange de mails (rédigés par la meuf, encore) entre sainte Ingrid B. et sa Famille…

    MERCI

    • Raymond Domenech permalink
      28/12/2010 13:16

      D’ailleurs, n’aurait il pas été bon de remettre d’abord celui du Juif ?
      Je pose la question.

  4. La Danoise pas blonde permalink
    28/12/2010 17:12

    J’avais beaucoup aimé cet article, merci de le republier et de pointer du doigt une attitude ô combien en vigueur chez toutes sortes de garçons « modernes »… « Ta mère la pute », oui eh bien j’en suis fière!

  5. PankkypH permalink
    28/12/2010 18:06

    Je suis contre le recyclage de billets, surtout si récents. Merci de votre attention.

  6. 28/12/2010 18:18

    Eh bien moi je suis très contente de lire cet article même si il a déjà été publié…puisque je vous découvre! Bravo! J’adhère!

  7. Le Scalpel permalink
    28/12/2010 19:12

    « il faut que le mec accepte que sa meuf peut aussi bien être une maman qu’une salope ».

    Arf, c’est dur de trouver un joyau comme ça.

    Merci pour le repost, je ne l’avais pas lu.
    Et sus(ce) au juif.

  8. La Pêche permalink
    28/12/2010 20:38

    Ça fait plusieurs semaines que je vous suis et que je suis moi ; et plus ça va, plus je deviens vous.
    Vous me suivez là ?!

    J’aime beaucoup vos posts réguliers : ça conforte mes points de vue, ça m’éclaire sur d’autres, ça me fait marrer et régulièrement bander parce que c’est trop bon à lire et ressentir !
    Je frôle l’orgasme visuel assez fréquemment, et dans certains cas je ne le retiens pas tellement j’adhère et j’adore !
    Je sais, ça fait gras, mais j’assume. Une pensée n’est choquante que lorsqu’elle est une conviction !

    Les femmes ne doivent pas devenir des camionneurs, parler comme des poissonnières ou agir comme des phallocrates, là n’est pas le but de chacune je l’espère. Elles ne doivent pas non plus se taire et se terrer dans l’attitude symboliquement pieuse d’une dévote, et encore moins se plier au dictat des cons masculins qui dominent La Femme pour masquer leurs propres incapacités et faiblesses face au sexe faible – qui est en réalité le sexe fort et dominant puisque rien ne vous résiste mesdames !

    Je dis que rien ne vous résiste mesdames parce que vous menez toutes les ficelles de la Société – même si un pantin mâle est plus souvent qu’à votre tour sur le devant de la scène – et, surtout, votre ascension sociale et les changements que connaît, certes lentement, votre statut dans la société ne cesse d’évoluer depuis plus de 2000 ans !
    Alors que nous, pauvres hommes, nous n’avons pas évolué et nous contentons (enfin, la plupart agissent ainsi) de perpétuer cette domination psychologique, machiste et traditionnelle sur la gente féminine… Ahhhh, les nuls !

    Donc longue vie à celles qui brûlent leurs soutifs dans la rue en guise de contestation, qui assument leur sexualité, qui aiment se taper des mecs, baiser comme elles le souhaitent, choisir librement la façon de mener leur vie, qui vivent pleinement leurs choix, s’épanouissent comme elles l’entendent et surtout conservent cette douce et terrible féminité qui n’est autre qu’une arme de séduction massive.
    Et je rajoute qu’on n’arrête pas d’être une femme le jour où l’on devient maman !

    Votre éternel abonné.

    • L'escroc permalink
      29/12/2010 01:15

      Y’en a un qu’est au bout !!!

      • Le Scalpel permalink
        29/12/2010 10:05

        Ca sent la carence hivernale. Dur de pécho.

    • YaDuBoulot permalink
      29/12/2010 11:20

      « Les femmes ne doivent pas »
      Ca commence mal. Surtout en réponse à cet article.

      « …devenir des camionneurs, parler comme des poissonnières ou agir comme des phallocrates »
      et si on en a envie?

      « rien ne vous résiste mesdames  »
      C’est beau l’admiration pantoise. Ca me rappelle un certain piédestal.

      « cette douce et terrible féminité »
      Douce? Mais tu as lu l’article? Tu l’as compris?

  9. ness permalink
    29/12/2010 00:27

    M’en fous du recyclage : je lève mon doigt aussi !

  10. 29/12/2010 05:02

    Je suis *moron* vraiment ravie *bullshit* de relire *fuckin’ asshole* un article que j’avais adore *for fuck’s sake!* a la premiere lecture. Parce que bordel de merde de vingt mille pompes a merde, je revendique haut et fort le droit a etre tout aussi bien maman que salope, douce que vulgaire, etc.
    Merci la Meuf !

  11. DarKalimHero permalink
    29/12/2010 10:13

    J’avoue, je n’avais pas lu ce billet, honte sur moi. Qu’on me flagelle la nouille à coup d’oursins bleus.
    J’avais juste une chose à noter ou à dire ou à faire savoir… en bref, ma pauvre opinion personnelle : tous les problèmes liés à ce genre de convictions et autres lieux communs vient du fait qu’on différencie les genres humain dans leur psychologie. Or, et je le pense avec conviction, nous sommes (hommes et femmes) tous égaux sur nos différences.
    Nous avons, en tant qu’espèce, la possibilité d’avoir telle ou telle personnalité dictée par notre environnement. Un homme n’est par essence pas macho comme une femme n’est pas un objet sexuel qui à sa place à la cuisine. Toujours en tant qu’espèce, nous pouvons être chacun un con à l’esprit fermé, un imbécile sans culture, un mouton, un être moulé par la classe, très intelligent, très beau, très moche, un amateur (ou pas) de cuisine, de ménage, d’enfants, etc… (on peut éventuellement faire des mélanges, ça donne du goût). En bref, être ce qu’on nous a dit d’être, ce qu’on veut être et ce qu’on peut être et ce peu importe le fait qu’on ait une bite ou une paire de nibards (gros et beaux de préférence).

    Je m’exprime peut-être très mal mais un homme peut aussi bien être efféminé et porter des talons qu’un macho qui porte des blue jeans comme une femme peut aussi bien être un camionneur avec sa salopette tâchée qu’une jeune princesse en robe rose à fleurs.

    Ce sont toutes ces différences qui font que le monde dans lequel nous vivons est intéressant. Et, perso, je trouve qu’une belle femme qui sait sortir un gros mot sans se soucier du reste du monde à beaucoup plus de charme qu’une autre qui ne sait que faire un bœuf strogonoff avec juste ce qu’il faut de paprika. Trou d’balle.

  12. Elle voulait revoir sa Normandie permalink
    29/12/2010 11:27

    Moi aussi, je découvre ce billet, et m’en réjouis!
    Je suis du genre à appeler un chat un chat, et une chatte une chatte, au grand dam de mes parents et collaborateurs… Et bien crotte. Je n’ai jamais pensé être particulièrement vulgaire, parfois crue certes, mais droit au but, et désormais, grâce à toi La Meuf, je me sens moins seule. Je signe donc le manifeste!

  13. Coco permalink
    29/12/2010 11:31

    Si je n’avais qu’un seul mot BRAVO ! Mais vu que je suis une fille du XXIème siècle je vais en utiliser plus pour encourager et soutenir ce manifeste !!
    Rappeler à toutes les filles aussi que c’est nous qui accouchons de nos garçons et bien souvent continuons de les éduquer en petits princes pervers machos et égoïstes !
    Alors juste pour vous Mesdemoiselles et Mesdames, mères ou à venir prenons conscience de notre rôle dans cette affaire… Il ne suffit pas simplement de se victimiser et ainsi perpétuer des siècle de domination machiste ! Agissons !
    Apprenons à connaître et à aimer nos corps, respectons les et surtout défendons nous de reproduire ce que nos mères, grands mères, arrières grands mères (la chaîne est longue !) ont fait des hommes !
    Alors à bon entendeur « Clitoris, Nichons, Vagin !  »
    Faites l’amour, pas la guerre Et sortez couverts !

  14. La Gouine permalink
    29/12/2010 12:28

    J’aime
    +1 signature

  15. 29/12/2010 13:03

    (Un revival de mes billets préféré, La Meuf rules as usual)

    MAIS QUI SONT TOUS CES GENS ?!?

    • La Bretonne permalink
      29/12/2010 13:23

      Bah des gens.
      A moins qu’on installe un digicode, la porte est grande ouverte.

      Meilleurs voeux à la mayo mon crustacé.

      • 29/12/2010 13:29

        Mais que fait Brice?

        Bloavezh mat ma bonne bretonne.

      • La Bretonne permalink
        29/12/2010 13:43

        Aux dernières nouvelles, il faisait une maraude avec la Bapsa (plan com pour l’image).
        Avant il jouait à « Vis ma vie de poulet » avec la Bac en Seine-Saint-Denis (adrénaline et image de ministre qui s’investit).
        Vie trépidante que celle de la première cocotte de France surtout quand on a une batterie de casseroles aux ergots comme notre cher ministre.

  16. 29/12/2010 13:21

    eh bien moi, je vote pour des rediffs de billets aussi jubilatoires !
    (je ne vous ai découvert qu’il y a un mois, et j’aurai donc pu passer à coté de ce bijou, merci La Meuf !)

  17. Daan Van F permalink
    29/12/2010 15:04

    Et bien, mais c’est que votre blog est intéressant ! J’avais lu quelques-uns de vos articles dans un moment de perdition internetatoire, mais, avec cet article, je me rends compte du pouvoir interessantique de cette aventure bloguesque.

    Alors, oui, femmes et hommes sont les mêmes animaux. Ils ne sont pas si différents, ils aiment le sexe tous deux, etc… Ils ont juste le malheur (ou pas) d’avoir un petit chromosome de différence qui ne change, au fond, pas grand chose.
    Et cet article a le mérite de dire des choses que beaucoup devraient se mettre en tête, sans non plus exagérer et tomber dans un féminisme à vomir des cailloux par l’anus.

    Après, il faut aussi comprendre les hommes. C’est pas évident de faire changer une idée qui est dans la culture depuis des siècles en quelques années. Et ils aiment à se voiler la face et à mettre (de manière assez ridicule, je veux bien l’avouer) les femmes sur un piédestal. Ca a un côté rassurant de s’imaginer les femmes comme étant des princesses Disney. Qu’y peuvent-ils ?

    Ils savent que c’est pas vrai (ou, plus grave, ils ne savent pas, mais ces hommes là sont des cons), mais c’est rassurant.

    J’ai tendance à penser : que chacun soit celui qu’il (elle) veut, fasse ce qu’il veut, du moment qu’il laisse les autres en faire autant.
    Peut-être suis-je un peu Bisounours sur les bords, mais qu’y puis-je ? Je suis un homme. J’aime bien.

  18. bipolaire permalink
    29/12/2010 15:18

    Pour, à fond pour les rediffs, pour nous autres converti(e)s et camarades tout frais et affamés de vos écrits qui savaient pas pour vous à l’époque, là, en 2010. Tous les jours, des hordes de noubs comme moi se joignent à la fête, alors oui rediffuser c’est bien. Tant pis pour les habitués. Je signe des deux mains et de la langue – que j’ai très charretière, j’avoue être grosse contributeuse de la boîte à gros mots. merci pour les fraises tagada, on en a jamais trop.

  19. audelalie permalink
    29/12/2010 15:43

    prends ça dans les dents ! vive la meuf !!!!!!!!!!!!! J’adore

  20. EmmaVD permalink
    29/12/2010 16:52

    Si je signe un pareil manifeste ? Ben plutôt deux fois qu’une … BORDEL A QUEUE !

  21. La Pêche permalink
    29/12/2010 20:36

    Au moins, les échanges sont plaisants, les avis divergent (et ça fait beaucoup dix verges !).
    Heureusement qu’on ne pense pas tous pareil, ce serait triste.
    Quant à ceux qui ont le jugement définitif comme mode de fonctionnement, je vous conchie allègrement.
    Enfin, les blogs prouvent une fois de plus que l’écrit est souvent interprétable, chacun ayant sa propre perception de ce qu’il lit, et que cachés derrière nos écrans il est trop facile de conspuer autrui.
    D’ailleurs, ne faites pas aux truies ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse. Fais chier !
    @+ la Tribu…

  22. La peroxydée permalink
    29/12/2010 22:31

    Je t’aime, la meuf.

  23. 30/12/2010 01:33

    pari réussi, vous me faîtes rire ! merci !

  24. 30/12/2010 09:18

    j’avais déjà adoré cet article quand il avait été publié la 1ère fois, et ce n’est pas en 2011 que ça va changer!!!
    + 1

  25. Jorise permalink
    30/12/2010 17:15

    Je signe le manifeste et vous invite à réviser vos classiques pour fêter cela !

  26. 01/01/2011 18:23

    +1

  27. Médard permalink
    02/01/2011 12:02

    Merci d’avoir cyclé cet article !

    🙂

    Ben oui quoi, on n’est pas tous censés avoir lu cet excellent blog depuis l’article Zéro…

  28. The Slut permalink
    04/01/2011 10:23

    Bonne idée d’avoir republié ce billet, je ne l’avais pas lu.
    Il est parfait.
    Signé: un mec, un vrai, un peu pédé et qu’on prend régulièrement pour un juif… ou un arabe.

  29. 07/01/2011 14:26

    Bite !

  30. 11/01/2011 06:42

    Ah bah tiens. Ca va te plaire ça.

    http://www.voldemag.fr/coups-de-gueule/les-princesses-et-les-putains

    J’ai toujours voulu enfiler des cuissardes et une mini cuir, et aller crier fleur fleur papillon petit dauphin dans les rues. Ou une robe rose et un serre tête bouquet garni en débitant l’insanité façon charretier. Pas qu’il faille être si manichéen dans l’idée, mais ça serait drôle.

    Moi, La Meuf, je ne la mettrais pas sur un piédestal pour sa féminité non, mais pour son humour, ma foi plutôt deux fois qu’une.

  31. Sana permalink
    18/04/2011 16:45

    Cher Meuf,
    Je sis d’accord v-avec toi.
    D’ailleurs j’aimerais bien savoir qui est l’imbécile qui a dit aux mecs que les filles ça devait manger des fleurs et parler aux papillons ???

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