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Même un long week-end agréable a une fin.

02/11/2010

Bonjour, je m’appelle La Meuf, et je suis une folle psychorigide.

C’est mon meilleur ami qui m’a diagnostiqué ça il y a quelques jours. Non, non, pas la peine de me regarder avec ce sourire bienveillant en pensant à lui comme à un ami attentionné. Il n’a pas du tout fait ça à la façon des films hollywoodiens, en me prenant par le bras, en s’asseyant à côté de moi sur un canapé confortable, en me tapotant la cuisse pour me dire : « La Meuf, je crois que tu as un problème, il faut te soigner ». Non, il a préféré l’écrire publiquement sur le blog que nous partageons. Plus traître, tu meurs. Jusqu’à hier, je me disais que c’était du second degré, qu’il ne fallait pas prêter attention à son diagnostic et que je pouvais continuer ma route sans remise en question.

Il n’en n’est rien. Je suis bel et bien une folle psychorigide. Parce que si je n’étais pas une folle psychorigide, je me comporterais comme le Pédé. Et pas comme une folle psychorigide.

Pour être plus claire, quand je me suis aperçue, après ce foutu sondage, que le livre d’Ingrid Betancourt ne faisait pas 300 mais 700 pages, j’aurais dû faire comme le Pédé avec le film des Caco : ne pas le lire et donc ne pas vous en rendre compte. Et répondre à toute question par un simple : « je ne vois pas du tout de quoi tu parles ».

Mais voilà, je suis une folle psychorigide. Donc dès que j’ai été en possession de la brique estampillée Gallimard, soit quelques jours à peine après le sondage, j’ai commencé ma lecture. Négligeant les deux autres livres en cours : le dernier Houellebecq et le volume correspondant aux années 1975/76 de la BD Peanuts. A ce stade, je souhaitais votre mort dans d’atroces souffrances, avec beaucoup d’ardeur. Mais pas autant qu’hier je dois dire. Hier, jour férié, donc jour officiel de glande nationale, j’ai dû abandonner le 14e épisode de la série Mad Men que je regardais en l’espace de quatre jours pour écrire cet article promis pour Halloween. Je vous ai maudits. Remplacer Don Draper par Ingrid Betancourt, un supplice à côté duquel l’écartèlement est un plaisir assuré. Bref. Donc j’ai lu, oui J’AI LU, les 689 pages. Chaque mot, chaque virgule de la prose d’Ingrid Betancourt. Que vous dire ?

D’abord, je confirme, Pablo Neruda avait raison, le silence a effectivement une fin. Ça, c’est sûr. Genre elle a complètement annihilé le concept même de silence, Ingrid, genre même le silence il hurle tellement il a pas compris ce qui lui arrive. Le titre n’est donc absolument pas mensonger, ce qui est déjà pas mal, vous en conviendrez.

Pour le reste, plusieurs choses.

L’écriture ? Rien à en dire. C’est un récit, pas de la littérature. Bon, ok, certaines phrases méritent d’être relevées simplement pour la beauté du geste, mais je le ferai une fois que j’aurais dit le reste, parce qu’il n’y a pas de raison que je sois la seule à souffrir.

Ce qu’elle a vécu ? L’enfer. Je ne le remettrai pas en question. Alors l’enfer, bien sûr, c’est relatif. Vous vous en doutez, il y a eu pire et il y a eu mieux. Le problème, c’est qu’assez souvent, elle a l’air d’oublier qu’il y a eu pire et elle qualifie facilement de « crime contre l’humanité » le fait de ne pas donner un médicament à un malade. De même, lorsque que l’éditeur présente le livre en précisant qu’il « restera sans doute un des grands textes de la littérature concentrationnaire », j’ai un peu envie de leur écraser le nez dans L’espèce humaine. On ne décrète pas qu’un livre restera un grand texte de la littérature concentrationnaire simplement parce qu’on en est l’éditeur. Il serait préférable d’attendre qu’il ait été soumis à l’appréciation des lecteurs par exemple. Ce livre de 689 pages n’invente rien et ne dit rien de nouveau sur la condition de prisonnière, sur les rapports entre codétenus, sur la barbarie des geôliers. Certes elle raconte, certes les Farcs peuvent être inhumains, certes elle laisse entendre qu’elle a été frappée, agressée, violée aussi (même si ce n’est pas clairement dit), certes elle dit la promiscuité et les humiliations. Mais trop souvent à demi-mot. Et c’est là que son livre mérite, selon moi, de tomber dans les oubliettes des témoignages « concentrationnaires ». Car si dans certaines interviews, elle laisse entendre ou les gens supposent qu’elle a été violée par des guerilleros, elle ne le dit pas vraiment. J’ai relu plusieurs fois les passages cités dans la presse, ils ne sont pas clairs. Il pourrait s’agir de coups autant que de viol. C’est son choix. Je suis loin de pouvoir imaginer ce qu’elle a vécu, la difficulté de le raconter et de devoir affronter le regard de ses proches après. On le sait, les victimes de viols, de violences, d’humiliations, ont souvent honte. Pourtant, sans nommer précisément ce qu’elle a vécu, son témoignage perd jusqu’à sa raison d’être. Si L’espèce humaine est devenu une telle référence en matière de texte concentrationnaire, c’est justement parce qu’il ne fait pas dans la censure ou dans la vague périphrase, parce qu’il n’épargne rien au lecteur tout comme l’auteur ne s’est rien épargné au moment de l’écriture. Il ne suffit pas de dire que les FARC ne sont pas de simples révolutionnaires mais des monstres sanguinaires, il faut le démontrer ou admettre que la femme politique, la militante, est morte noyée sous les bondieuseries et la pudeur ou qu’elle écrit ce témoignage trop tôt, ne pensant qu’à laver son image écornée. Car quelle meilleure arme avait-elle contre ses anciens tortionnaires que les mots ? Elle a décidé d’en user mais sans aller jusqu’au bout, l’entreprise de témoignage est donc vaine.

Reste l’entreprise de justification. Quand elle était encore captive, même si j’ai toujours trouvé ses enfants et la chanson de Renaud (qui est selon Ingrid le « plus aimé de tous les compositeurs français contemporains ») absolument inaudibles, j’ai souhaité, comme beaucoup d’autres, qu’elle soit libérée. Quand elle l’a été, je dois confesser avoir même versé une petite larme devant les images des retrouvailles avec sa famille, larme que j’ai d’ailleurs failli verser à nouveau en lisant le passage sur la libération. Mais à partir du lendemain de sa libération, je n’ai plus souhaité qu’une seule chose : qu’elle se taise ou que les FARC viennent la récupérer. Et je suis loin d’être la seule. Ingrid irrite, Ingrid insupporte, Ingrid épuise quasiment tout le monde. Hormis bien-sûr tous les adorateurs de Jésus, des Bisounours et des licornes. Mais surtout, Ingrid irrite ceux qui l’ont côtoyé de près. Sauf sa famille, encore que, nous ne savons pas ce qu’ils pensent vraiment quand ils remercient Dieu à longueur de journée d’avoir libéré maman. Son ex-mari (qu’elle mentionne deux fois dans le livre tout au plus), Clara Rojas, sa compagne d’infortune, beaucoup de ses autres codétenus la détestent avec une ardeur peu commune. Je n’ai pas lu les livres de Clara, de l’ex et des américains qui ont longtemps partagé sa condition, et même si je les avais lus, ce serait leur parole contre la sienne, mais on ne peut que noter qu’elle inspire peu de sympathie pour une victime. Qu’en est-il à la lecture de son livre ?

Sous la grande générosité d’âme qu’elle cherche à manifester et à prouver en permanence, on décèle une justification permanente. Forcément, les autres livres, les articles, sont tous sortis avant son propre témoignage. Nous n’arrivons pas vierges à son témoignage, nous sommes les juges et elle se défend. Cette défense prend la forme d’une humilité si exagérée qu’elle sonne terriblement faux, (« je compris que j’étais encore un être médiocre et quelconque », « mes peurs minables ») d’autant plus faux qu’elle se mêle à des pics d’égocentrisme et de prétention dont elle n’a absolument pas conscience. Sa façon de se rendre héroïque et de se positionner en victime par rapport à ses compagnons, sa façon de continuer à remercier le ciel pour un oui pour un non (y compris pour avoir appris à broder en captivité ( ?)) alors qu’elle est prisonnière et loin des siens n’est pas crédible. Elle adore souligner qu’elle est généreuse, altruiste, qu’elle veut se mettre au même niveau que les FARC ou que ses codétenus (« appelez moi Ingrid » à ses bourreaux, « nous sommes tous pareils » à ceux qui lui disent, à raison, qu’on parle beaucoup plus d’elle à l’extérieur). Mais outre Sainte Ingrid, nous avons surtout affaire à Princesse Ingrid (qui ne supporte pas qu’on la regarde, qu’on la frôle, de manger avec une cuillère au lieu d’une fourchette, etc), le centre de l’univers.

La lecture de ce livre m’a donc laissée perplexe. Je ne sais pas si cette haine est démesurée, je sais juste que moi aussi, j’ai du mal à la supporter et que sous ses airs de Sainte, doivent se cacher des aspects bien plus sombres que ce qu’elle laisse paraître.

Avant de vous laisser, je dois dire que même si je vous ai maudits, je vous aime bien quand même, et pour vous le prouver et célébrer le fait que je vais voir un nouvel épisode de Mad Men dans quelques instants, je vous offre non pas une « cascade de baisers », mais un best-of des phrases du livre de notre amie Ingrid :

« Je commençais à percevoir que c’était l’idée de moi-même qui était en crise »

« Quoi qu’il puisse arriver, ils n’auraient pas accès à l’essence de moi-même »

« Il avait tout planifié, usant de ses subordonnés comme de ses valets. Auteur intellectuel de sa vilenie, il prétendait en être le juge »

« Je vivais le présent dans l’éternité de la douleur, sans l’espoir d’une fin »

« Ce soir-là, pour la première fois depuis des mois, le sommeil s’empara de moi. Des rêves de bonheur, où je courais dans une prairie parsemée de fleurs jaunes en tenant un Lorenzo de trois ans dans mes bras, envahirent ces quelques heures de répit »
Des gens font vraiment ce genre de rêves ailleurs que dans Amour, Gloire et Beauté ou Lucile, amour et rock’n’roll ?

« Il fallait laisser couler l’amertume entre les doigts, comme l’eau qu’on ne peut retenir »
Eyuè.

« Je les [d’autres prisonniers] touchais, dans l’espoir que le contact de mes mains pourrait leur transmettre ma tendresse et leur apporter un peu de réconfort »
La bonne nouvelle c’est que nous avons trouvé le successeur de Benoît XVI.

« Lucho était arrivé à la conclusion que l’enfer c’était les autres »
Et Jean-Paul Sartre aurait pu faire des crêpes au lieu d’écrire Huis Clos.

« Les jeunes avaient étendu au soleil son énorme peau [peau de serpent] pour la sécher, étirée entre des piquets. […] Elle avait pourri et ils avaient fini par la jeter dans le trou aux ordures. J’avais pensé à tous ces sacs de luxe perdus à cette occasion. L’idée m’avait hantée : il me parut obscène d’y avoir seulement pensé »
C’est vraiment trop dur cet univers concentrationnaire.

« Je m’étais tournée vers Marie, car j’imaginais que Dieu serait bien difficile à atteindre »
Ouais c’est un peu comme dans une entreprise, il vaut mieux viser la secrétaire que le PDG.

« Dans cette cohabitation forcée, tous mes paramètres de comportement étaient en crise. J’étais instinctivement contre la brutalité »
Et toi, ils vont comment tes paramètres de comportement ?

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142 commentaires leave one →
  1. 02/11/2010 08:58

    Et là, je me dis que j’ai bien fait de me connecter à Internet dès 7:30 a.m. comme ce zombie matinal que je suis, j’ai pas perdu mon temps. Ne serait-ce que pour la conclusion de Lucho.
    En tout cas La Meuf, d’abord un grand et chatoyant Merci pour t’être tapé le Ingrid’s book, et un autre Merci, pour cet article.

    PS : Vous croyez qu’il faisait bien les crêpes Sartre?

  2. 02/11/2010 09:14

    Eyué… tu as bien mérité l’intégrale de Mad Men, là. Merci vraiment du sacrifice, la Meuf.
    (j’ai également une pensée émue pour ces FARCS qui n’ont aucun respect pour les sacs de luxe, quels sauvages)

    • izousss permalink
      18/11/2010 15:20

      Et qui ont surtout du supporter Ingrid !!

  3. La Bretonne permalink
    02/11/2010 09:27

    « Des gens font vraiment ce genre de rêves ailleurs que dans Amour, Gloire et Beauté ou Lucile, amour et rock’n’roll ? »

    C’est avec ce genre de phrase que je me dis que ce sera toujours « Love forever » avec tes écrits la meuf.
    Même si tu tentes vainement de nous punir de t’avoir forcée à lire Sainte Madonne des Ingrid (on savait tous que tu le ferais contrairement au menteur inverti en bonne psychorigide que tu es), ça ne marche pas tellement ton article se déguste vite avec gourmandise

    Ps: J’aime les psychorigides, sans doute parce que j’en suis une (si on enlève le nutella comme unique mode d’alimentation) et qu’entre psychorigides, bah, on se comprend…
    RPS: Et si Sartre aimait les crêpes au nutella, que peut -on en déduire?

    • Guillaume Pascanet permalink
      02/11/2010 10:54

      Que Sartre était un connard psychorigide ?

  4. La girafe permalink
    02/11/2010 10:05

    Merci la Meuf !

  5. 02/11/2010 10:12

    Quelle abnégation ! La tienne, La Meuf, pas celle d’Ingrid.
    Déjà à l’oral elle est fatiguante, alors l’écrit doit être vraiment superflu, surtout si elle y passe son temps à remercier Dieu au lieu des gens qui se sont cassé la burette pour la faire libérer.
    Mais vraiment, bravo de tenir tes promesses, c’est toi la vraie héroïne.

  6. Guillaume Pascanet permalink
    02/11/2010 10:15

    « Je m’étais tournée vers Marie, car j’imaginais que Dieu serait bien difficile à atteindre »
    Ouais c’est un peu comme dans une entreprise, il vaut mieux viser la secrétaire que le PDG.

    Mais tellement ! On imagine bien que Dieu a un peu plus urgent à s’occuper qu’Ingrid (au hasard, Haïti) et donc, on peut s’adresser aux saints pour les trucs moins graves.

    C’est pour cela que je suis content d’être catholique et pas protestant.

    En ce jour des Défunts, je pense bien à toi la Meuf. Toi, tu es bien vivante.

    • Le Nain permalink
      02/11/2010 22:55

      Bof… en Irak Dieu est pas foutu d’éviter un massacre dans sa propre maison, du coup je me demande vraiment s’il fout quelque chose. Un peu comme un PDG en fait…

  7. 02/11/2010 10:22

    Quel gros con ce Jean-Paul Sartre.

    • Guillaume Pascanet permalink
      02/11/2010 10:26

      Tu me rappelles un épisode de la première guerre du golfe de 1990.

      Les anti-guerre arboraient un badge avec ces mots de Prévert « Quelle connerie la guerre ! » et Karl Zéro en portait un avec « Quel con Prévert ! »

      j’avais trouvé cela drôle à l’époque.

      • 02/11/2010 10:37

        1990, voyons. Ah oui, j’avais 2 ans.
        Je pensais pas voir un jour Karl Zéro et « drôle » dans la même phrase sans phénomène de négation, mais bon. Tout arrive apparemment.
        Après, j’ai l’impression que les gens qui n’aiment pas la guerre, ils ont vachement le sens du slogan débile genre « La Guerre Tue ».

      • La Bretonne permalink
        02/11/2010 10:42

        le premier qui dit du mal de Prévert, je lui défonce la tronche.
        Donc, Karl le Zéro, fais gaffe à ta gueule.

        C’est le seul poète qui a su écrire des poèmes qui me font chialer, rire, rougir et rugir à chaque fois que je les lis et relis.
        Ouais devant Rimbaud, Baudelaire, Aragon et autres.
        Suffit que je me remémore les premiers vers de Barbara pour avoir la boule au ventre.
        Je conseille à tous de (re)lire le recueil de poêmes « Paroles » de Prévert. Accessible et exigeant à la fois. C’est mon livre d’amour à moi, celui qui me suit depuis presque 20ans. Il est de tous les voyages, de tous les changements.
        C’est mon doudou poétique.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 10:45

        Je sais bien que cela parait curieux, mais se moquer d’un tel enfonçage de porte ouverte m’amusait alors.

        J’avais 18 ans et cela me faisait du bien alors que les TV diffusaient en non-stop des images du front sans aucun intérèt, vu que l’on voyait juste des avions décoller et des troupes comparer leurs rations. Je me rappelle bien du correspondant tout fier d’annoncer que les rations françaises valaient 3 rations américaines dans ces bourses d’échanges de bidasses.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 10:48

        La Bretonne, je pense que cet humour visait plus ceux qui s’accaparaient ainsi Prévert.

        La maison de quartier de mon enfance s’appelle la « Maison Jacques Prévert » et était décoré d’illustrations de ces poêmes. J’ai donc une grande tendresse pour lui.

      • 02/11/2010 10:55

        Prévert, c’est quand même le Roi et l’Oiseau, qui est quand même aussi le plus beau dessin animé du monde. Hein.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 10:59

        Sans oublier « les enfants du paradis », mon plus beau film de tous les temps du monde de l’univers.

      • La Bretonne permalink
        02/11/2010 11:10

        Bon ok, alors je vous aime très beaucoup Henri et Guillaume.
        Voilà, c’est dit.

      • La Gamine permalink
        02/11/2010 15:03

        Aahhh, le Roi et l’Oiseau… (*retombe en enfance*)
        J’étais trop fan de ce film. Et il a du aussi jouer sur le fait que je tombe amoureuse du Chateau dans le ciel et autres Miyazaki…

      • Le Branleur permalink
        02/11/2010 15:06

        La fin du roi me terrifiait.

      • ariko51 permalink
        02/11/2010 16:52

        Tout est magnifique dans le Roi et l’Oiseau et même la technique était incroyable pour l’époque. Mais c’est bien sûr la poésie du film qui en fait un chef d’œuvre que mon fils de 5 ans adore autant (mais bien sûr pour d’autres raisons) que moi

      • 02/11/2010 22:30

        Henri, c’est quand même Karl Zero qui a parlé des oeufs de l’UMP, pendant de la gauche caviar. Je lui en serai éternellement reconnaissant.

  8. dob permalink
    02/11/2010 10:32

    La Meuf est peut-être psychorigide mais c’est une femme de parole.

    « Je m’étais tournée vers Marie, car j’imaginais que Dieu serait bien difficile à atteindre »
    Ouais c’est un peu comme dans une entreprise, il vaut mieux viser la secrétaire que le PDG.
    => You made my day!

  9. 02/11/2010 10:41

    Comment elle parle pas français c’te biatch´.
    La Meuf tu gères, se farcir ce pavetard pour nous, c’est une preuve d’amour.

    • 02/11/2010 11:29

      « C’te biatch ». Ma tou es fou, Ingrid n’est pas oune biatche, elle youste attirée par l’ouniforme.

  10. La païenne permalink
    02/11/2010 10:51

     » Lucile, amour et rock’n roll  » parfait…

    • La Bretonne permalink
      02/11/2010 11:12

      Je trouve aussi.

      • 02/11/2010 11:31

        +1 (j’essaie de visualiser son rêve, mais en cette rentrée de week-end, je dois pas être assez défoncée…. Sainte Ingrid, assurément. Les fleurs jaunes, c’étaient pas des pavots, par hasard?)

      • La Bretonne permalink
        02/11/2010 12:06

        c’est là qu’on voit les ravages psychologiques des prises d’otage.
        Vous vous imaginez, Sainte Ingrid au fin fond de la jungle, priant et rêvant à ses enfants avec ça en bande sonore?
        Y’a de quoi être perturbé après.

      • 02/11/2010 12:09

        Seigneur, rétrospectivement, on dirait du Lars von Trier sous meth. Tu m’étonnes!

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 12:19

        Tiens, j’ai échappé à ce truc psychédélique.

        Vous êtes toutes tombées dans la drogue ensuite ?

      • 02/11/2010 12:21

        Non. Je suis juste devenue méchante.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 12:22

        C’est pas grave, les hommes aiment bien les méchantes.

      • 02/11/2010 12:31

        « Lucille, amour et rock and roll » a décidément beaucoup fait pour mon potentiel garce (à peu près autant que tout ce que sortait TOEI dans les seventies-eigthies)

      • La Bretonne permalink
        02/11/2010 12:33

        Pas de drogue mais un dégout définitif de toutes formes de romantisme à 2 balles.
        Je n’ai donc jamais vainement cherché le prince charmant. J’ai gagné un temps fou finalement.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 12:36

        Pas de confusion, il n’y a aucun romantisme ici, juste de la niaiserie affligeante.

        Le vrai romantisme fonctionne toujours, qu’il s’agisse de tenir la porte, d’acheter des fleurs ou de faire le repassage.

      • 02/11/2010 12:38

        J’aime bien les hommes qui font du repassage avec des fixe-chaussettes.

      • 02/11/2010 12:40

        Non Guigui. Pas le romantisme. Par contre un mec bon cuisinier qui ACCEPTE la charge de la cuistouille au sein du couple est fortement apprécié… Et le repassage..de manière régulière.

      • La Bretonne permalink
        02/11/2010 12:48

        Je ne me suis pas bornée à regarder le générique mais j’ai vu un certain nombre d’épisodes et je peux d’assurer qu’on assiste aux pires clichés du romantisme cul-cul la praline.
        De plus, mon taquin Pascanet, tenir la porte est avant tout une marque de savoir-vivre (j’irais même dire d’élégance).
        Acheter des fleurs est une marque d’attention délicate ou un moyen éculé de se faire pardonner une bévue, un imprevu, un retard.
        Enfin, le repassage…Tout homme complet et accompli se doit de savoir repasser ses chemises et recoudre un bouton. Sinon, c’est un idiot inachevé ou une feignasse au choix.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 12:49

        La garce, le fixe-chaussette est donc pour toi l’équivalent masculin du porte-jarretelles ?

      • 02/11/2010 12:52

        Mais tellement!

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 12:53

        Merci, je le note.

      • 02/11/2010 13:17

        Certes, il faut aussi que le monsieur ait de belles jambes.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 14:40

        Cela va sans dire.

        Déja que, parait-il, je suis sexy quand je repasse, j’ai peur que cela devienne trop érotique quand même.

      • La gamine permalink
        02/11/2010 15:06

        Huhu, n’importe quel homme qui repasse gagne des points de sexy-attitude, porte chaussettes ou non.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 15:26

        Le « huhu » est une excitation sexuelle nerveuse ou bien un gloussement envers les hommes suffisamment stupides pour se laisser prendre à ce mensonge fabriqué afin de les inciter à s’investir dans ces tâches indignes d’un vrai homme ?

      • 02/11/2010 15:45

        Nan, sans fixe-chaussettes c’est d’un plat incommensurable, à mon humble avis. N’importe qui peut le faire. Y compris une femme.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 17:14

        Y compris une femme, d’acord, mais en porte-jarretelles j’espère.

      • 02/11/2010 17:19

        Si on repasse mon linge en fixe-chaussettes, je fais la cuisine en corset et en porte-jartelle. Erotisons les tâches ménagères, que diantre!

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 17:22

        Le corset, c’est érotique, mais peu confortable pour les tâches ménagères.

        je soutiens l’idée générale néanmoins.

      • 02/11/2010 17:26

        Mais non, il y a des modèles très agréables…

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 17:28

        Tu sembles bien au courant.

        je persiste cependant à penser que, sauf si on y ajoute une touche SM, le corset n’est pas idéal pour préparer un boeuf bourguignon.

      • 02/11/2010 17:31

        Je n’ai jamais essayé… pourquoi?

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 17:37

        Parce que tu affirmes qu’il existe des modèles très agréables, et que je n’ose imaginer que tu t’avances ainsi sur des oui-dire.

      • 02/11/2010 17:50

        Je parlais du boeuf bourguignon… Qu’est-ce qui rend le fait d’en cuisiner un en corset SM?

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 17:56

        La chaleur du fourneau, la lourde cocotte à manipuler,…

        Mais je ne demande qu’à être démenti.

      • 02/11/2010 18:03

        Alors raison de plus pour que le monsieur mette ses plus belles chaussettes et le fixe-chaussette le plus serré pour repasser mes culottes…

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 18:12

        C’est bien normal, on appelle cela la parité, voire même l’égalité pour certains idéalistes.

      • Le Chœur permalink
        02/11/2010 19:59

        ‘tain… Le boulot me fait louper des discussions endiablées sur le porte-jarretelle, mon sujet préféré…

        Saloperie de boulot.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 21:25

        Ce n’est pas du tout une discussion sur le porte-jarretèle, mais sur le partage des tâches ménagères dans le couple moderne.

      • 02/11/2010 21:39

        Et sur les fantasmes du ménager de moins de cinquante ans…

      • 02/11/2010 22:14

        Oups… de(s) ménagers, mâle et femelle…

      • Guillaume Pascanet permalink
        03/11/2010 10:54

        Pourquoi de moins de 50 ans ? Tu compte arrêter ta vie sexuelle ou ta vie ménagère passé 50 ans ?

      • 03/11/2010 12:09

        Sexuelle, certainement pas. Ménagère, pourquoi pas, j’espère que j’aurais acheté quelques esclaves d’ici là…

  11. 02/11/2010 10:54

    Yé souis choquée, oui, profondément choquée par cet article au contenou soulfoureux et racoleur qui vise à nouire à l’honneur d’oune sainte femme dont la probité s’est touyours avérée exemplaire.
    Yé très bien connou Ingrid, oui elle est innocente, et oui, elle baise. La Meuf yé voudrait bien t’y voir, enfermée dans la forêt pendant des années, sans noutella et sans manoucoure.
    Un poco de respect, bordel cogno.

  12. 02/11/2010 11:14

    J’ai mouru avec cette histoire de crêpes. La Meuf, tu es VRAIMENT folle à lier de t’être infligé ça, mais on ne t’en aime que davantage. Grand moment.

    • Raymond Domenech permalink
      02/11/2010 11:46

      Il a le temps pour tout cet homme. C’est fou.

      • 02/11/2010 11:51

        Raymond, serais-tu amoureux?

      • Raymond Domenech permalink
        02/11/2010 11:53

        Depuis le début, mais il le ne voit pas.

      • 02/11/2010 12:01

        snif… peut-être devrais-tu envisager de changer de torchon, les couleurs sont un peu sobres.

      • Raymond Domenech permalink
        02/11/2010 12:04

        Sans doute, mais l’amour ne devrait il pas être au dessus de ça ?

      • 02/11/2010 12:07

        Pour Sainte Ingrid, certainement.

      • Raymond Domenech permalink
        02/11/2010 12:08

        Tout le monde connait mon visage de toute façon.

      • 02/11/2010 12:12

        Monsieur Raymond, vous au moins vous savez ce que c’est d’être pris en otage. Ingrid a beaucoup prié pour vous, elle vous aime beaucoup.

      • Guillaume Pascanet permalink
        02/11/2010 12:16

        Tu quittes Estelle ?

      • Raymond Domenech permalink
        02/11/2010 12:16

        Si tu reviens (#labiteadiego), je quitte tout.

      • 02/11/2010 12:18

        Là, je crois que c’est explicite. Pas besoin de circonvolutions à la « il fallait laisser couler l’amertume entre ses doigts »

      • Raymond Domenech permalink
        02/11/2010 12:20

        Mais quelle garce!

      • 02/11/2010 15:36

        Le temps de quoi mon bon Raymond ?

      • 02/11/2010 15:51

        @ Raymond: il ne faut point faire mentir les réputations.

      • Raymond Domenech permalink
        02/11/2010 17:08

        Ecrire des articles laulistiques, lire des articles laulistiques et écrire des tweets laulistiques.

      • 02/11/2010 22:24

        Tout en écrivant des rapports marketing très intéressants (et en prenant du retard dessus, quand même)

      • Raymond Domenech permalink
        03/11/2010 09:26

        Merci de nous le faire croire.

  13. La Danoise pas blonde permalink
    02/11/2010 11:26

    Merci beaucoup la Meuf, vraiment, parce que je n’aurais jamais pu m’infliger ça. Mais comme moi aussi je déteste Ingrid sans vraiment me l’expliquer, je suis contente d’avoir ici quelques éléments de réponse. Enjoy Mad Men, c’est mérité!

  14. Philippe De Thrace permalink
    02/11/2010 11:33

    Mad Men ça déchire sa race. J’ai bouffé les deux premières saisons en trois semaines. La prochaine fiche de lecture que tu nous fais c’est sur la chute de reins de Joan Holloway.

    • Le Branleur permalink
      02/11/2010 14:02

      Mad Men c’est vraiment toute une ambiance, c’est juste dommage qu’il ne s’y passe rien.

      • Isabelle permalink
        02/11/2010 14:37

        Pas vraiment rien, mais le peu qui s’y passe me donne envie de baffer Don Draper.

      • docds permalink
        02/11/2010 14:42

        Mad men, c’est juste la meilleure série US.

      • ariko51 permalink
        02/11/2010 17:07

        Red is dead disait Tarantino, Red is back avec Mad Men
        Mad Men C’est énormissime, c’est dans mon panthéon des séries avec Six feet under, The Wire, la saison 5 de 24H, Damages et quelques autres. Il y a une profondeur des personnages, une élégance et un cadre incomparables, une vraie analyse du bouleversement de la condition de la femme dans les années 60 sans besoin de discours formaté. On le doit au concepteur et aux scénaristes plus qu’aux metteurs en scène qui changent à chaque épisode d’ailleurs. Ce sont loin d’être tocards (Barbet Schroeder a mis en scène un épisode de la saison 3 par ex) mais ils s’effacent devant la série.

      • Philippe De Thrace permalink
        02/11/2010 20:28

        Justement, Branlette, il s’y passe autant rien que dans un film de Kar-Waï, et pourtant ca me tient bien plus en haleine que Lost

      • Le Branleur permalink
        02/11/2010 22:45

        oui mais les ficelles sont un peu grosses mon philou, il ne passe jamais rien avant les deux derniers épisodes de chaque saison, qui se concentrent sur le passé de Draper.

        Allez, pour tous les fans, le video skit de Jon Hamm au Saturday Night Live :

        « Don Draper’s guide to picking up women »

        http://videolog.uol.com.br/video.php?id=440339

      • Philippe De Thrace permalink
        02/11/2010 23:12

        C’est pas le passé de Draper qui m’interesse le plus là dedans. Le coté « fascinant » du personnage est en effet le poid mort de la série, et je remercie les auteurs de ne pas y mettre trop de lyrisme ou de temps. J’ai plutôt été pris de frisson devant une fermeture éclair dans le dos d’une femme ; une autre qui se remet à l’équitation avec ardeur ; Sal qui se transforme en adolescent le temps d’un dîner, ou un jeune loup avec des dents qui rayent le parquet mais des gencives en coton.
        Et quand bien même, la « surprise » concernant Draper dans le 1er épisode est un retournement sufisamment intéressant.

      • Le Branleur permalink
        02/11/2010 23:59

        Oui, nous sommes d’accord, la série vaut pour son ambiance, son glamour et son casting parfait en tous points (à part Peggy qui est vraiment trop moche pour que pete soit assez attirée par elle).
        C’est une série à l’ambiance très réussie, mais qui a un rythme excessivement lent et qui ne repose que sur le glamour de ses protagonistes, le fond (crise de cuba/mort de marilyn) étant trop souvent éludé à mn gout.

        Mais Don, Betty et Joan !

      • Philippe De Thrace permalink
        03/11/2010 00:30

        Je t’assure que non, nous ne sommes pas d’accord !
        OU alors, on ne donne pas le même sens au mot ambiance. D’une part, Pete est pas tres beau dans son genre. D’autre part, les éléments que je cite ne constitue pas pour moi un athmosphère, mais sont à chaque fois des paiements dramaturgiques capitaux. Et plutôt que de parler de glamour ou même de psychologie, la structure du récit, les parcours des personnages et leurs relations me donnent une impression de réel dans lequel l’habillage historique n’a que peu à voir.

      • Le Chœur permalink
        03/11/2010 01:14

        J’ai rien compris car je ne regarde pas cette série, mais :

        PDT =>
        « des paiements dramaturgiques capitaux »

        Quel sens de la formule. Du mot bien dressé. De l’expression savamment distillée.

        Tu donnes des cours… ?

      • Philippe De Thrace permalink
        03/11/2010 01:42

        un paiement est un terme de technique dramaturgique, en fait, c’est un procédé narratif où un élément de l’histoire ne peut être compris ou ressenti par le spectateur que parcequ’il a été préparéen amont, par un autre élément de l’histoire.

        Sinon, oui je donne des cours. C’est très cher et sans garantie de résultat.

      • Le Branleur permalink
        03/11/2010 13:43

        Nous avons surtout un sentiment différent de la série, n’ayant réussi à m’attacher à aucun des personnages au-delà de la première saison, je suis toujours frustré de voir voir l’habillage historique ne servir qu’à illustrer une toile de fond pour ce qui reste des mesquineries de ménages.
        Seuls deux, trois arcs scénaristiques m’intéressent vraiment, l’ascension de Peggy, le désir de ne pas enfanter de Pete et le mariage de Joan.

  15. Isabelle permalink
    02/11/2010 11:59

    Il tombe bien ton article, car bien qu’initialement je n’avais aucunement l’intention de lire ce pavé, quelques compte-rendus plutot positifs m’avaient fait hésiter. Notamment lorsque j’ai lu qu’il est « écrit d’une plume d’écrivaine » (non, je ne balancerai pas qui a écrit cela), cela m’a fait hésiter. Mais finalement, ton avis remet le compteur à zéro.
    Pour t’en remettre, jette un oeil à la 3e saison de True Blood. Ca te défoulera bien mieux que Mad Men.

  16. Jackbrussels permalink
    02/11/2010 12:28

    Chère Meuf,
    je remercie Dieu et tout ses Saints ainsi que notre très bon pape Benoit 16 (parce que 16, c’est 13 et 3) de t’avoir donné la force morale de livre ce truc édifiant et d’avoir abreuvé ses ouailles de tes commentaires justifiés. Dans l’attente fébrile d’avoir le plaisir ingénu de lire ta prose parfaite, je prie Dieu d’avoir la bonté de t’accorder les bienfaits éternels que méritent tes vertus. Olé !

  17. Pinpin permalink
    02/11/2010 12:53

    ah lalalalalaaaa
    Sainte Ingrid fut moins pudique au moment d’enoncer CLAIREMENT HAUT ET FORT le montant des indemnités « otage » qu’elle réclamait !!

  18. 02/11/2010 13:08

    Merci la Meuf !

    Mais dans quel état es-tu désormais?

    Et la Sainte Ingrid Attitude t’avait contaminée par le truchement des mots imprimés et dans ce cas, qui va t’exorciser ?

    Méfie-toi de tout le monde à présent, mets-toi en quarantaine jusqu’à minuit et mange uniquement des aliments blancs pendant deux jours.

    Après quoi jette le livre dans les WC de ton salaud de meilleur ami et laisse-le se débrouiller avec le tsunami de déjections qui cascadera dans son salon depuis ses toilettes.

    Quand il te regardera de travers en disant, chais pas qui m’a bouché les tuyaux mais…, pratique sur lui une imposition des mains sous la forme de la Gifle Sacrée (Deux Fois car en vérité je te le dis, ce qui est allé doit revenir).

    Après quoi tu pourras passer à Houellebecq sans risques de devenir schizophrène, sauf si c’est déjà fait.
    Parce que finalement il a peut-être raison ton meilleur ami et tu serais une folle psychorigide que ça ne m’étonnerait pas plus que ça, sinon, comment aurais-tu pu lire ces centaines de pages sans jeter ce livre par la fenêtre ?

  19. L'opineuse permalink
    02/11/2010 14:58

    Ce gâchis de sacas de luxe… ume honte!!!

    Plus serieusement, très bon article (mais ça on a l’habitude) par contre le coup des sacs de luxe, ça, ça m’a tuée!

  20. L'Autre permalink
    02/11/2010 15:27

    Merci La Meuf et bravo,
    tu as bien mérité un pot de nutella.

  21. La Bretonne permalink
    02/11/2010 16:09

    Voire 2 pots de Nutella parce que 689 pages de liturgie promotionnelle sur la grandeur d’âme et les petites faiblesses de Dame Ingrid…Pfiou
    La Meuf est héroïque.
    En même temps, comment nous comporterions-nous dans des circonstances semblables? (Bien que les FARC peuvent se toucher avant de voir une bretonne déambuler dans la jungle, faut être une peu concon pour aller là où on a l’habitude d’enlever le kéké comme on va chercher le pain).
    Là où j’ai moins de mansuétude c’est sur la crise mystique de la dame qui m’avait déjà laissé un peu pantoise juste après sa libération.
    Non, que sa croyance ou sa piété me gènent mais c’est ce petit côté Sainte Ingrid, mère de tous les martyrs qui m’a fait tiqué. Pour moi la piété n’a nulle besoin d’ostentation et à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, j’avais l’impression d’aller à la messe.

    Sans parler de cette soit disant posture d’humilité qui fait bien rire quand on pense à la somme qu’elle a réclamée (personne, je pense ne nie le traumatisme qu’elle a vécu mais cette somme, mon dieu, cette somme!!!! Se fouterait pas un peu de nous la Betancourt?

    Je crois que comme beaucoup, à force de battage médiatique, je m’attendais vraiment à voir une Sainte. Une image de courage pour tous les hommes et les femmes qui luttent pour leurs idées. qui s’engagent pour améliorer les choses.
    Je me suis retrouvée avec une bigote qui à peine arrivée:
    largue son pauvre mari qui s’est ruiné pour qu’on continue à parler d’elle, qui fait la nique à tous les comités de soutien qui ne demandaient pas plus qu’un Merci et qui réclame une somme indécente.
    Déception, quoi.
    ça m’apprendra à juger sur la bande-annonce.

  22. acila permalink
    02/11/2010 16:18

    En fait (si j’ai bien compris) dans son obession divine, elle réinvente le mystère (ai-je été violée ou non ?) ou remet l’auto-flagellation au goût du jour, avec une histoire de serpent en plus (vite un branchage plein de piquants). Hélas pour elle, je doute fort que Dieu porte des godasses.

  23. 02/11/2010 16:18

    Moi je dis, La meuf, tu mériterais presque carrément le chocolat chaud maison à base de chocoklat fondu et de crème fraiche !

  24. Le Post-guitariste permalink
    02/11/2010 16:33

    Comme connasse psychorigide, il y a pire ! (comme celle dont tu viens de lire le livre, semble-t-il)
    Merci de t’être imposé ca ! Tres bon article !

  25. Aecia permalink
    02/11/2010 17:11

    Même psychorigide, je t’admire La Meuf.
    J’aurais arrêté de lire le livre bien avant la fin.

  26. Pat'ate tarte permalink
    02/11/2010 22:55

    Mouahahaha! J’espère que tu as morflé en tenant ta parole. Je sais depuis peu mettre un mot sur ce qui m’a fait voté pour que tu lises ce livre: je suis un connard.

  27. No Amy permalink
    03/11/2010 06:45

    La Meuf, je t’adule.
    C’est trop bon de vous lire tous, même à l’autre bout du monde je continue, et je kiffe ma

  28. No Amy permalink
    03/11/2010 06:49

    La Meuf, je t’adule (même si tu es une folle psychorigide).
    Vous me faites trop marrer tous, je continue de vous lire même à l’autre bout du monde, et ça en vaut la peine !!
    Thanks duuuuuudes, cheers.

  29. Guillaume Pascanet permalink
    03/11/2010 10:57

    Je viens de me rendre compte qu’aucun connard n’a commenté ce billet.

    Est-ce une première ?

    Cela confirme bien que CLG, c’était mieux avant.

  30. L'Autre permalink
    03/11/2010 11:19

    La Meuf, vu qu’apparemment tu tiens tes promesses.
    Prépare toi à courir nue.

    VIVE C’EST LA GENE !

    • Guillaume Pascanet permalink
      03/11/2010 11:37

      Ah oui, CLG en demi-finale et très nettement en tête !

      Bravo aussi à Hélène.

    • 03/11/2010 12:14

      CLG va gagner. C’est mathématique. Ou alors c’est une élection mexicaine. On attend toujours les propositions du Juif et de l’Arabe.

      • La Bretonne permalink
        03/11/2010 12:19

        Je crois qu’on peut se toucher pour obtenir quelque chose de ces 2 là.
        Quelle ingratitude navrante à l’encontre de leurs lecteurs.
        Heureusement que La Meuf et le Pédé sont des couillus, des vrais.

      • Guillaume Pascanet permalink
        03/11/2010 12:26

        Ou alors, ils se réservent pour la finale.

        L’Arabe proposera à ces dames son meilleur cunilingus (ou un cours aux messieurs) et le Juif dévoilera la recette ancestrale de ses sandwichs.

      • Raymond Domenech permalink
        03/11/2010 12:28

        Avec mes 3 millions je leurs en achèterais.

      • La Bretonne permalink
        03/11/2010 12:39

        Commence par t’en acheter une paire!
        (Pardon Raymond, c’est sorti tout seul, je suis d’humeur chafouine aujourd’hui)

        Ps: c’est pas plutôt 2 millions que tu réclames cher Raymond?

        Des bisous hein.

      • Raymond Domenech permalink
        03/11/2010 12:43

        j’ai demandé 2,9 millions.
        J’ai des enfants, je sais bien que celà ne prouve rien, mais c’est dit.

      • La Bretonne permalink
        03/11/2010 12:58

        Excuse Raymond.
        Malheureusement pour toi, c’est ta petite velléité financière qui m’a cueillie au réveil.
        Du coup, j’ai eu un sorte de réflexe primaire. Je suis du genre à mordre quand je me lève alors entendre que tes exploits valaient 3 millions…
        J’sais pas ce qui m’a prise mais comme un taureau mal embouché, j’ai vu rouge.
        Nan sérieux, Raymond, t’as peur de rien.

      • Raymond Domenech permalink
        03/11/2010 13:05

        Réussir à faire écrire une lettre à des joueurs de foot, pas un exploit ?

      • 03/11/2010 13:07

        Raymond, you rule.

  31. 03/11/2010 12:26

    Je ne vois pas du tout de quoi vous parlez.

    • Guillaume Pascanet permalink
      03/11/2010 12:34

      Tu n’as rien compris à la politique, c’est APRES les élections qu’il faut oublier ses promesses, surtout pas entre les deux tours.

    • La Bretonne permalink
      03/11/2010 12:35

      Genre…
      Fais pas ton pédé La Meuf. N’oublie pas que ta psychorigidité et ton sens de l’honneur seront toujours plus forts que tout.

    • 03/11/2010 12:37

      Et la robe sirène du Pédé, elle est de quelle couleur?

  32. 03/11/2010 12:58

    @Pascanet: desolee, je n’avais pas compris, je vois desormais de quoi vous parlez tous depuis ce matin. Bien sur, il va de soi que nous maintenons toutes nos promesses.

    • La Bretonne permalink
      03/11/2010 13:05

      Rectificatif:
      « Bien sur, il va de soi que, LE PEDE ET MOI, nous maintenons toutes nos promesses. »

      C’est beau la solidarité entre connards mais il est tout aussi beau et judicieux de souligner que ce sont souvent (voire toujours) les mêmes qui se dévouent pour nous boulversifier.

    • Guillaume Pascanet permalink
      03/11/2010 13:21

      Tiens, tu me vouvoies maintenant ?

  33. Le linge permalink
    03/11/2010 13:36

    Bravo c’est la Gene 3 684 votes !!! c’est bien mérité.. Le Pédé tu vas serrer la paluche à Delanoë ?

  34. 04/11/2010 23:59

    Outre les félicitations de mise à la révélation de la psychorigidité de la Meuf ( ceux que ça fait sourire ne comprennent pas que le lent, patient et minutieux travail de sape du psychorigide trouera le monde tel un ver dans une pomme, et qu’un jour nous dominerons l’univers), je tiens en tant que bonne chieuse à qui on ne demande rien, à pointer du doigt avec un regard dur le queument-que-ça-se-fait-qu’on-déteste-tous-Ingrid-alors-qu’on-aurait-du-c’est qu’il-y-a-une-raison.

    Qu’on ne se méprenne pas, moi non plus je ne l’aime pas. Mais qui aime les victimes? Personne, jamais. C’est récurent. Si une victime ( de quoi que ce soit) est silencieuse et digne, elle cache quelque chose et a surement à se reprocher. Si elle témoigne, elle est égocentrique et veut faire parler d’elle. Si elle ne le fait pas, elle est égoïste car l’Humanité pourrait profiter de son vécu, bordel! Si elle dit tout, elle en rajoute ou elle mythonne. Si elle reste évasive, ben elle a qu’à se taire, pour dire ça…

    J’ai bossé quatre ans dans une association de victimes d’inceste et de viols, et même au niveau personnel, c’était systématique. On prévenait souvent celles qui voulaient porter plainte qu’il fallait s’attendre à ce qu’elles perdent leur famille et leurs amis dans l’opération.

    Ce qu’on peut tirer de tout cela, c’est que dans la vie, mieux vaut éviter de se faire kidnapper par les FARC, ce qui est toujours un conseil bon à prendre.

  35. Flocha permalink
    05/11/2010 14:30

    Episode 14 de Mad Men? n’existe pas! toutes les saisons s’arrêtent au n° 13, même la 3ème saison sur le net. 😉

  36. 05/11/2010 15:07

    Flocha, tu n’es pas sans ignorer, j’imagine, qu’on a la possibilité de regarder plus d’une saison d’un coup ou d’en terminer une pour en commencer une autre..

    • L' alter égal permalink
      05/11/2010 15:35

      Heu… vu qu’il « n’est pas sans ignorer », ben non du coup, il sait pas… si il faisait un peu un effort en se mettant dans une position de « ne pas être sans savoir », il serait au courant…

      • Le Chœur permalink
        06/11/2010 14:20

        C’est pour ça que j’aime le français.

        La double négation, c’est presque de l’algèbre rapporté aux règles littéraires, un côté mathématique (discipline que j’abhorre, pourtant) usant de formules tordues pour rendre le plus simple juste un peu plus compliqué.

        Bref :
        (-) + (-) = (+)
        [Ceci n’est pas une paire de seins confectionnant un point-de-croix.]

      • L' alter égal permalink
        06/11/2010 14:43

        Tout à fait.
        D’ailleurs si il « n’est pas sans ne pas ignorer », suivant la même formule, nous arriverons à (-)x(-)x(-)=(-).
        Donc il sait pas.
        (ceci n’étant pas deux amies bras dessus bras dessous sortant d’un magasin de lingerie ravies d’avoir opté pour deux modèles différents)

  37. L' alter égal permalink
    06/11/2010 14:50

    Il fallait lire « il n’est pas sans ne pas savoir » of course… c’est malin à force de vouloir jouer avec le français, enfin les maths plutôt, on passe pour un con.

  38. 07/11/2010 23:27

    Merci à toi, La Meuf, d’avoir pris le temps de lire le « témoignage » alambiquée de princesse Ingrid.
    Sans avoir lu ce livre, ni même en avoir envie, je ne cesse de m’interroger sur son cas, et sur l’avis des Français à son égard. ( si ça intéresse, j’en ai vaguement papoté là : http://bit.ly/bzx5ZL )

    Je suis tout aussi perplexe sur tous ce qui entoure Miss Bétancourt mais, malgré tout, je ne suis toujours pas décidée à lire SA bible. Je doute d’y trouver les réponses adéquates…

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  2. Mais y’a la Meuf de C’est la Gêne dans les Pétroleuses ! BEAUTÉ | My Blog

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