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« Biutiful » et les splendeurs de l’abjection

27/10/2010

Attention spoilers.

Très désagréable sensation que celle de sortir d’une salle de cinéma en ayant l’impression d’avoir été dupé. C’est bel et bien ce que j’ai ressenti hier soir en sortant de Biutiful, le dernier film de Alejandro González Iñárritu(AGI).

Entubé, je réalise  l’être depuis que je suis sorti, ému aux larmes, de la salle juste après m’être pris dans la tronche 21 Grammes en pensant que je venais de voir l’un des drames les plus poignants de l’histoire du cinéma. Encore jeune étudiant en cinéma, je me souviens avoir été très impressionné par l’histoire de ce brave chauffard (Benicio Del Toro) qui tue par accident un père de famille et ses deux petites filles. Le film entrecroisait le destin de ce personnage rongé par la culpabilité avec celui de la femme dont la vie a été brisée par cet accident (Naomi Watts) ainsi qu’avec l’homme à qui le coeur du papa malheureux fut greffé. Le regard qu’AGI posait sur ses personnages me semblait sincère et plein d’humanité malgré l’énormité des artifices narratifs employés (le film, écrit et monté comme un puzzle savamment éclaté, est à la revoyure une sorte de tarte à la crème de la tendance « déconstructionniste » actuelle du cinéma d’auteur contemporain).

Puis il y eut la sortie de Babel, prix de la mise en scène à Cannes en 2006. Ce film était annoncé comme un chef d’oeuvre sur l’implacabilité du destin ainsi que sur l’impossibilité qu’ont les individus à s’entraider dans la globalisation nouvelle. Les ficelles utilisées par AGI et son scénariste Guillermo Arriaga pour raconter cette nouvelle histoire de destins qui s’entrecroisent, commencèrent à prendre la proportions de câbles électriques. Le Pédé a d’ailleurs parfaitement retranscrit la teneur des échanges entre le prodige célébré à Cannes avec son scénariste:

Hum, hum. Et Babel, le putain de bon film, il est pas un chouia tiré par les cheveux?

Pour étayer, voici un extrait choisi d’une séance de travail entre Iñárritu et son scénariste Guillermo Arriaga:

Alejandro: Les US, le Mexique et le Maroc, c’est pas mal, mais c’est un peu réduit non? Pour appeler ça Babel, il faudrait aussi l’Asie, tu crois pas?

Guillermo: Mais comment on connecte ça au reste du film?

Alejandro: Ben j’sais pas moi, c’est toi le scénariste…

Guillermo: (reflechissant longuement) Euuuuuh….

Alejandro: Alors? Dépêche-toi, mon chili con carne refroidit.

Guillermo: Ben, le fusil des marocains, ça pourrait être un japonais qui, euh, l’aurait vendu au papa?

Alejandro: C’est pas un peu léger comme lien ça?

Guillermo: Ouais t’as raison c’est naze je peux trouver mieux…

Alejandro: Quoique… Si le japonais avait une fille, en mal d’amour, MUETTE, ça pourrait ajouter à mon discours sur l’incommunicabilité! Me gusta! On garde!!

Guillermo: Euh, t’es sûr?

Alejandro: Bien sûr, en plus les bridés, ils sont coincés du cul, comme les ricains, contrairement à nous qui savons nous amuser, chico. C’est ce genre d’opposition subtiles que je compte utiliser pour montrer les différences culturelles. Caramba!

Guillermo: Euh…

Alejandro: Laisse faire l’artiste. Mange ton enchilada.

Biutiful, le dernier film d’AGI c’est un peu la synthèse de tous les thèmes chers à l’auteur: à savoir la mort, la culpabilité et…c’est à peu près tout. Avec ce film, AGI révèle la totale vacuité de son oeuvre.

Le film raconte l’histoire de Uxbal (interprété par Javier Bardem, primé à Cannes pour ce rôle), petit escroc qui, en dépit de ses activités illicites (il commandite et supervise le travail d’immigrés clandestins), s’efforce d’être un bon père de famille. Mais Uxbal n’est pas un homme chanceux: il apprend qu’il est en phase terminale d’un cancer de la prostate; sa femme en plus d’être une prostituée a le mauvais goût d’être bipolaire et de coucher avec le frère de Uxbal pour arrondir ses fins de mois; il vit dans un appartement totalement insalubre des bas fonds barcelonais; son fils fait pipi au lit et comme si cela ne suffisait pas, les clandestins (dont une bonne partie sont des femmes et des enfants) dont il a la charge meurent gazés par les radiateurs qu’il avait acheté pour qu’ils aient moins froid la nuit dans l’entrepôt désaffecté qui leur sert de dortoir etc etc.

AGI se vautre avec délice dans ce qu’il vénère plus que tout: la souffrance humaine. Uxbal avec son corps de martyr ferait presque passer le Jésus de Mel Gibson pour une petite nature; AGI n’épargne au corps de Uxbal/Bardem aucune humiliation; en témoignent les nombreux gros plans sur l’intérieur pas net de la cuvette lorsque le héros gravement malade pisse du sang ou lorsqu’à un moment du film il se désape, dévoilant la phase ultime de dégradation: il en est désormais réduit à porter des couches…AGI, dans ce film plus que dans ses précédents, voue un culte à la mauvaise santé et fait de la dégradation physique la condition unique à la rédemption de son personnage. La sexualité, si elle n’est pas montrée comme proprement monstrueuse (voire les  cauchemardesques gogo danseuses de la séquence de boîte nuit, dont le corps est réduit aux seuls attributs sexuels, évoquant au passage les dessins de Hans Bellmer), est vue comme mortifère: les deux trafiquants d’esclaves chinois, à défaut d’être caractérisés comme autre chose que de simples « bridés » sont présentés comme des amants (l’homosexualité ça fait toujours bien dans un film qui se veut résolument moderne).

Dans la plus pure tradition chrétienne, seule la maternité sauve le corps en lui conférant de la sainteté (voire le personnage de la femme de l’un des clandestins africains, à qui Uxbal souhaite confier ses enfants lorsqu’il ne sera plus là); si la femme n’a pas les ressources morales de la Sainte Vierge, son corps ne pourra qu’être réduit au sordide et à la damnation. En fin de compte, là où Des Hommes et des dieux tente d’associer la pratique religieuse à la pulsion de vie, le film d’AGI célèbre la fascination pour la putréfaction (le cinéaste fait montre d’un attrait graphique tout particulier pour filmer la crasse, les moisissures et autres bestioles parasitaires). Les scènes d’ouverture et de fin, montrant un Uxbal mort, face à face avec un père qu’il n’a jamais connu dans une forêt enneigée, ne sont qu’une fade illustration platonicienne du primat de l’âme sur le corps (la métaphore du hibou recrachant une boule poils juste avant de mourir n’étant qu’une version recyclée des fameux 21 grammes que nous perdrions juste avant de trépasser).

Que reste-t-il? Deux mots: Javier. Bardem. Cette créature de cinéma est la raison qui justifie à elle seule de voir ce mauvais film. Par la monumentalité de sa présence, il ramène toujours Uxbal à hauteur d’homme; là où AGI, le prédicateur doloriste, voudrait le fixer dans la beauté macabre du martyr, l’acteur lui donne toute son humanité. Bardem est la torche qui permet de sortir de ce tunnel humide et infesté de rats qu’est Biutiful.

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131 commentaires leave one →
  1. Paloma permalink
    27/10/2010 10:49

    Ah mais je suis trop d’accord avec toi… Mais d’une force !
    Son meilleur film selon moi reste Amours Chiennes.
    Mais Babel, non mais… Quelle grosse blague ! Et dire que tout le monde n’a parlé que de lui…
    Quelle idée aussi de troquer Gael Garcia Bernal contre ce niais de Brad Pitt…

  2. Pinpin permalink
    27/10/2010 10:56

    mauvais film…
    sans commentaires…

    oui AGI verse dangereusement dans le pathos
    oui il creuse la même veine depuis son premier film
    oui noir c’est noir il n’y a plus d’espoir… (contrairement à Babel)
    oui Javier Bardem est sublissimement incroyable
    oui son personnage réinvente le concept de « bad day » perpetuel avec un tragi-comique sinistrement cynique…

    mais mauvais film … ?!

    QUE NENNI !
    ou en tout cas je ne suis absolument point d’accord avec vous M Le Juif.
    mes chaudes larmes et cet irrépressible besoin d’un triple calva en sortant de la salle en seront mes témoins d’honneur !
    Merde, … on est tt de même pas en train de parler des petits mouchoirs quoi !!!

    • Philippe De Thrace permalink
      27/10/2010 11:13

      Pleurer n’est pas la preuve de la qualité d’une oeuvre, pourtant.

    • 27/10/2010 11:20

      Je suis d’accord avec Pinpin. Mauvais film, QUE NENNI.

      Infâme bouse vide et prétentieuse me semble plus adéquat.

      • La Bretonne permalink
        27/10/2010 11:21

        J’aime ta subtile délicatesse le pédé.

      • Brunette permalink
        27/10/2010 11:27

        monsieur le pédé vous m’ôtez les mots de la bouche

      • 28/10/2010 09:19

        Cher Pédé, toujours les mots justes…. le genre de mots que l’on entend pas assez en société.
        Par ailleurs, ne lisant pas CLG à l’époque, je n’avais pas pu profiter du petit dialogue AGI-Arriaga, mais je tenais à te dire qu’il semblerait que le second ait tenu récemment des propos très très similaires à ceux que tu retranscris lors d’une réunion-branlette devant des universitaires français (enchilada non comprise).
        Aurais-tu des oreilles partout?

    • 27/10/2010 11:23

      Monsieur Pinpin,
      je n’ai pas un coeur de pierre et j’ai eu moi aussi envie de me saouler en sortant du film, tellement cette « oeuvre » est faite pour nous fâcher avec la vie; lorsque je dis que ce film est déprimant, il ne s’agit pas d’un jugement de valeur sur ses qualités (dans ce cas, le plus grand film de tous les temps serait « Meet The Fockers »). Non, je pense que ce que le film raconte ainsi que son traitement sont hautement ininteréssants, voire malsains. C’est tout ce que je dis.

      Mais lorsque tu compares ça aux petits mouchoirs, cela révèle quelque chose de très interéssant: la médiocrité se dissimule toujours mieux derrière le solennel que derrière la légèreté.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 11:25

        C’était très bon « meet the Fockers » !

      • 27/10/2010 11:27

        Oui, j’ai ri à m’en décrocher la mâchoire.

      • L' alter égal permalink
        27/10/2010 11:49

        La rédemption passant nécessairement par la souffrance.
        La complaisance dans la description chirurgicale du péché puis de la déchéance.
        Un ensemble de trajectoires croisées auxquelles l’oeil acéré du réalisateur (certainement en relation directe avec le grand ordonnateur) donne sens en transformant tout ça en « destin ».
        Des titres de films aussi fins que « la mesure du poids de l’âme » et « regardez comme je suis universel et que j’accueille tout le monde dans ma tour »
        La dichotomie maman/putain jusqu’à la nausée…
        Mille fois d’accord avec toi le Juif : n’en jetez plus ! Ce n’est pas du cinéma, c’est du prosélytisme.
        A chaque fois le même film : un mauvais remake de Magnolia par Lars Von Trier.

      • Pinpin permalink
        27/10/2010 11:55

        « La médiocrité se dissimule toujours mieux derrière le solennel que derrière la légèreté. » c’est beau…
        je peux ré-utiliser ?

        il est clair qu’une « oeuvre » de « John-Mary Poiret » dissimule assez mal sa médiocrité.

        bref…
        nous ne sommes point d’accord et c’est tant mieux.

        les seuls points sur lesquels nous semblons ne rejoindre sont l’incroyable Javier et le coté malsain…
        en effet depuis que j’ai vu ce film je sursaute, je tressaille à chaque fois que j’entends quelqu’un parler du personnage de Javier comme d’un « bon gars »…

        nan mais il faut arrêter là quand même… le personnage est quand même un bon gros salopard manipulateur, esclavagiste, voleur, menteur, etc…
        avec un bon fond sur la fin de sa vie peut être… rédemption rédemption…
        mais quand même un fieffé enculé avec une drôle de morale elastique à la base !

        donc oui, glorifier ce personnage, provoquer de l’empathie à son égard relève bien du « malsain ».

      • Pinpin permalink
        27/10/2010 12:00

        sinon il me semble que j’aime bien dire quand même …
        damned

      • 27/10/2010 12:18

        Là dessus aussi, on est po d’accord. Bardem est montré d’abord comme un gars qui essaie de survivre dans un système où il n’est qu’un pion. Contrairement au personnage du frère qui est montré comme un vrai salopard, Uxbal est dans une situation de détresse qui n’a rien à envier à celle des clandestins.
        Il est par ailleurs montré comme un bon père, un bon mari ainsi que comme un être hautement spirituel capable de communiquer avec les morts et d’apaiser ainsi les familles endeuillées. Un mec bien, en somme.

        La pseudo ambivalence du personnage? De la poudre aux yeux.

      • Pinpin permalink
        27/10/2010 12:24

        Tiens… j’avais oublié cette histoire d’esprits !

        il faut dire [balise je me la pète] que je l’ai vu il y a longtemps, à cannes [/fin de balise je me la pète]

        je vais donc retourner le voir pour pouvoir mieux jouer ici l’avocat du diable !
        (sautez tous pas la fenêtre !!!)

      • 27/10/2010 12:24

        @l’alter egal:
        On est mille fois d’accord: le rapport de AGI à l’universel est hautement risible. Faut lui expliquer qu’il ne suffit pas de montrer des africains et des chinois à Barcelone pour être un « citoyen du monde ».

      • 27/10/2010 16:38

        Je vous ai dit que Babel c’était de la merde en branches, ou pas ? Je sais plus.

      • Pinpin permalink
        27/10/2010 17:08

        tu vieillis, tu radotes !
        (et je ne suis pas du tout d’accord, et je te merde, voila, bizoukikoololtrobientavu !)

  3. La Bretonne permalink
    27/10/2010 11:13

    Je trouve cette obsession de la déchéance et de la mort très suspecte.
    Chialer au ciné, Why not mais avoir envie de vomir tout le long du film et ressortir le nez morvé et l’oeil gonflé après 2 heures d’une lente agonie…c’est pas mon truc.
    Et puis voir Javier en couches…c’est juste pas possible. Je préfère une épilation du maillot à la pince à épiler plutôt que ne se grave à jamais cette image atroce dans mon cerveau.

    • La Bretonne permalink
      27/10/2010 11:18

      Javier, je t’aime mais ne compte pas sur moi pour changer tes couches.
      Je te trouverais un gentil infirmier pour cela quand je veillerais sur tes vieux jours et que Penelope sera morte d’une paëlla pas fraiche.

      • 27/10/2010 11:21

        Oh ouiii, une paëlla pas fraîche…

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 11:22

        Ne touchez pas à Pénélopééé, espèces de succubes hystériques !

      • La Bretonne permalink
        27/10/2010 11:27

        On y est pour rien nous les succubes hystériques (méfie toi et regarde sous ton lit avant de fermer les yeux ce soir).
        Va te plaindre à la perfide Paëlla. C’est un duel fratricide entre elle et Penelope.

      • 27/10/2010 11:38

        Exactement. Qu’elles règlent ça entre sujettes du beau royaume d’Espagne.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 11:40

        Vous ne me faites pas peur, j’ai appris à contrer vos sortilèges grâce aux soeurs Halliwel !

        {ça craint pas trop comme référence ?}

      • La Gamine permalink
        27/10/2010 11:48

        GP : hum, si tu avais 14 ans il y a 10 ans, et que tu es en plein syndrome Peter Pan, à la limite c’est pardonnable. Sinon, oui, ça craint.

      • 27/10/2010 11:53

        Disons qu’en plus de craindre, ça date…

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 11:59

        Merci de ta réponse, il ne me reste donc plus qu’à me petitsuissider.t

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 12:04

        Je voudrais pas dire, mais vous comprenenez drôlement bien de quoi je parle quand même (copyright Pinpin).

      • La gamine permalink
        27/10/2010 12:09

        Oui, mais moi j’ai l’excuse béton d’avoir été une pré-ado en perdition a ce moment là (et pi en plus, jsuis qu’une gamine, d’abord). Je ne m’avance pas pour la garce.

      • 27/10/2010 12:13

        J’étais ado, que crois-tu? Eh oui, les Soeurs Halliwell, ça me rappelle légèrement la période révolue du lycée (snif)

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 12:25

        Pour ma part, c’était plutôt ma période jeune provincial « monté à Paris » solitaire et célibataire aux samedis soirs pas palpitants.

      • 27/10/2010 12:27

        Cet étalage de pathos me fait penser à du Iñárritu.

      • La Bretonne permalink
        27/10/2010 12:30

        Quelle tristesse.

      • 27/10/2010 12:35

        Et tout ça à cause d’un match national entre Pe et la paëlla…

      • La Bretonne permalink
        27/10/2010 12:45

        Reste que c’est la paëlla pas fraîche qui va gagner.
        N’en déplaise à notre Pascanet.
        Penelope mourra dans une lente et dououreuse agonie, les tripes pourries par la félonne gastronomie ibère, se repentant d’avoir voulu jouer la star hollywoodienne alors qu’Almodovar avait fait d’elle un bijou sublime. Elle finira seule dans une chambre anonyme se vidant par le fond et la bouche dans des draps rèches et jaunes de pisse. (Spéciale dédicace à Iñárritu)

      • 27/10/2010 12:53

        Elle est divine en égérie almodovarienne comme en star hollywoodienne. Je l’aime d’amour.

      • 27/10/2010 12:49

        Paëlla Valenciana 1- Pe 0

      • 27/10/2010 12:52

        Par contre, pour que ça fasse vraiment AGI, tu as oublié une petite dose de vomi….

      • La Bretonne permalink
        27/10/2010 13:01

        Ah mince mais se vider par la bouche c’est pas vomir un petit peu?

        T’as raison, c’est peut-être pas assez explicite. Si je rajoute:

        Sa bouche sensuelle et boudeuse deviendra une croute sèche, amalgame immonde de vomi, de sang et de bile. Cette dentelle craquelée courrant telle une toile jusque sur son menton .
        Des traces de vomi constellant une chemise crade couvrant un corps déjà moribond.

        C’est assez AGI?

      • 27/10/2010 13:07

        TOTALLY! Là tu enfonces son scénariste! (oui, se vider par la bouche est explicite, mais pas assez AGI comme tu l’as toi-même expliqué)

      • La Bretonne permalink
        27/10/2010 13:24

        Je pense que nous sommes comprises sur la nécessaire expiation de Penelope à travers une fin très AGIenne. Expiation de la vision cynique et glauque d’un Javier en couches.
        Dieu préserve mes yeux d’une telle image. J’ai peur de sentir mes orbites fondrent.
        (En fait, je suis comme Iñárritu, j’aime krisproller quand c’est bien glauque)

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 13:31

        Je reviens de déjeuner et je ne vous remercie pas.

      • 27/10/2010 13:37

        En même temps, pourquoi diable consulter les coms d’un article sur AGI en pleine digestion? Par masochisme?

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 13:38

        Non, par Célagènodépendance.

      • La Bretonne permalink
        27/10/2010 13:46

        Guillaume, tu n’as donc jamais mangé avec un medecin légiste…Tu sais pas ce que tu perds. Après t’as plus peur de rien.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 13:50

        J’ai déja mangé avec un responsable de cimetière qui me racontait les exhumations et les techniques pour envoyer les étrangers décédés au pays, c’est équivalent je pense.

      • 27/10/2010 13:55

        Je plussoie et j’ajoute: les assureurs spécialisés dans les escroqueries à l’assurance-vie sont terribles aussi. Du pur AGI, en plus méchant.

      • La Bretonne permalink
        27/10/2010 13:59

        Le must étant un congrés de gynécologues ( Certains n’en sont jamais revenus, d’autres changés à jamais. La direction nie toutes responsabilités).

      • 27/10/2010 14:01

        Pénéloppe me fait sérieusement douter de mon hétérosexualité, même dans une pub pour un parfum que j’aime pas. C’est dire à quel point je la trouve bellissime !

      • 27/10/2010 14:02

        Bon Javier aussi…

      • 27/10/2010 14:07

        Elle n’en sera que plus émouvante dans la scène où elle agonisera vaincue par sa compatriote Paëlla (d’ailleurs, quelle musique faut-il mettre derrière?)

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 14:07

        Ah bon ? Javier te fait douter de ton hétérosexualité lui aussi ?

      • 27/10/2010 14:24

        Non. Lui il me fait douter de mon refus absolu des plans à trois…

        *Est ce que c’est MOI qui dit ça ?* oO

      • Le Chœur permalink
        27/10/2010 19:02

        La Bretonne =>

        S’il te plait, relis tes posts.

        C’est bon ? Ok.

        Et après, tu viens me faire CHIER pour un PUTAIN de « je lui déboite le bassin » ???

        Je suis une outre.

      • La Bretonne permalink
        27/10/2010 20:36

        @Le choeur
        Je faisais du Iñárritu.
        Rien de personnel hormis le choix de la victime.
        Et puis le vomi et autres coulures organiques c’est autre chose qu’une discussion sur le sexe.
        J’essayerais toutefois de mettre plus de poésie quand je parlerais de gerbouille et de matières fécales à l’avenir (mais c’est bien parce que c’est toi).

  4. Guillaume Pascanet permalink
    27/10/2010 11:17

    Il faut que j’aille au cinéma.

    Tristesse.

    • 27/10/2010 11:41

      Vas voir The Social network.

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 14:11

        Je suis comme Diego, je ne suis pas sur FB. Je risque de ne pas comprendre.

        Est-ce que François Berléand joue dedans ?

  5. 27/10/2010 11:18

    Booon. Merci, le Juif. Encore un billet de cinéma d’économisé. Parce que « Le dernier des Hommes » sauce 2010, Javier ou pas, vues de Barcelone ou pas, très peu pour moi.

    • 27/10/2010 11:40

      Au fond, je suis une sorte de goûteur professionnel. Je devrais demander de l’argent pour ça.

      • Pinpin permalink
        27/10/2010 11:57

        ça s’appelle pas critique de ciné ça comme métier ?
        (l’argent ne venant que tard avec une certaines forme de reconnaissance mesurée à l’aune du nombre de supports sur lesquels tu piges 😛 )

  6. La Gamine permalink
    27/10/2010 11:45

    Merci, je regretterai moins de ne pas pouvoir le voir (même pour Jaaaavierrrr). Enfin, ça aurait un peu élargi mon choix, vu que dans ce coin merveilleux ou je vis, mes seules options du moment sont : Eat, Pray, Love (CLG m’a déjà donné envie d’y courir), Charlie St Cloud (ohhh oui, voir Zach Efron jouer au baseball avec un fantôme, trop cool!), ou Step up 3D. Soyez donc heureux d’avoir le choix de NE PAS aller voir Biutiful.

    • 27/10/2010 11:48

      Pauvre gamine…Tu habites donc en Antarctique?

    • La Gamine permalink
      27/10/2010 11:54

      Au niveau du paysage cinématographique, clairement. Heureusement, le climat est plus clément.

    • Pinpin permalink
      27/10/2010 11:58

      Charlie St Cloud
      rroooooooooooooooooooo
      celui là je n’en ai vu que la bande annonce et c’était déjà une souffrance atroce…
      a mon humble avis ce film mérite sa place dans le top 3 des bouzes de l’année

  7. marie permalink
    27/10/2010 12:31

    Idem que le premier commentaire, Amour Chiennes, reste pour moi son plus grand film, un choc, un truc brut de décofrage, qui pulse, qui vous embarque. A coté 21 grammes, pourtant formidable, sentait déjà la copie, et Babel, le film de trop. J’avais déjà pas trop envie, là au moins je suis fixée.

    • docds permalink
      27/10/2010 15:04

      Idem que le premier commentaire, Amour Chiennes, reste pour moi un choc, un truc brut de décofrage, qui pulse, qui vous embarque. A coté 21 grammes, sentait déjà la copie, et Babel, le film de trop.
      (J’ai fait un copié-collé parce que c’est exactement ce que j’allais dire. Sauf que moi, j’avais pas envie du tout)

      • Guillaume Pascanet permalink
        27/10/2010 15:13

        Eclat de rire dans mon bureau

  8. 27/10/2010 13:56

    Vais-je prendre le temps de vous redire une trentième fois que Babel est une des pires croûtes prétentieuses qu’il m’ait été « donné » de voir, et que rarement je suis sorti d’un cinéma aussi exaspéré par une escroquerie ?
    Mmmmh, non. Mais je n’irai pas voir Biutiful. Ca s’écrit même pas comme ça, en plus.

    @Le Juif : pour le Social Network ouais c’est achement hyper bien. J’en suis cependant sorti en regrettant que cette histoire ne m’intéresse absolument pas (tu sais, moi, Facebook, hein…)

  9. Le Polak permalink
    27/10/2010 14:15

    Je trouve ça pas mal de faire un article pour lancer des critiques sur un film que le monde du cinéma semble destiné à encenser.
    Forcement quoi de mieux pour attirer du monde dans la conversation qui s’en suit avec pour effet de faire connaître son blog (et je tiens à dire qu’en écrivant je ne fais que céder à cette tentation).
    En fait c’est un peu la même stratégie que Zeymour et Naulleau c’est à dire faire le buzz en critiquant à tour de bras tout ce qu’on peut.
    Par contre à l’attention du Juif, je trouve le nom de ton blog et surtout le petit titre en dessous « C’est quoi ce blog de connard? » un peu trop gras à mon gout. Et vous remarquerez que je n’affirme pas quelque chose et que je donne seulement mon avis, car les gouts ça ne se discute pas.

    Je concèderais tout de même que les films en ce moment tombe un peu dans un registre qui me dépasse et je partage en parti votre avis quand vous dites que certains films donnent une envie de mort soudaine à la sortie des salles.

    Cela dit très bonne stratégie pour exploiter au mieux ce blog dommage qu’il n’y ait pas plus d’opposition à vos idées sur cet article.

    • 27/10/2010 14:28

      Piiiiiiing !

    • 27/10/2010 14:29

      Et sinon, ça t’a traversé l’esprit que peut-être, tout simplement, Le Juif n’avait pas aimé ce film?

    • 27/10/2010 14:34

      Mmmmh… « un peu trop gras à mon goût »? C’est un blog, pas du bouillon, ou me trompé-je?

    • La Capricieuse permalink
      27/10/2010 14:40

      C’est vrai, hein…. CLG a teeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeellement besoin de pub, qu’ils sont prêts à faire de la polémique pour le principe…..
      Sinon la comparaison Le Juif/Zemmour (il y a vraiment un truc avec les « y », non?), c’est mon LAULE du jour.

      • docds permalink
        27/10/2010 14:59

        T’as raison, le Polak. En plus, avec ce que ça leur rapporte, ça vaut le coup de faire de la provoc…

    • Le Chœur permalink
      27/10/2010 19:07

      Michel ? Sidney ?

      Mon chœur balance.

  10. Queen Dagobert permalink
    27/10/2010 14:38

    Si je devais ne conserver qu’une seule scène de ce film, ce serait celle où la caméra fige une Lune immense sur une mer doucement agitée, puis s’en détache brutalement pour nous donner le spectacle de ces clandestins chinois jetés à l’eau et gîsant sur le sable. Elle pourrait résumer à elle seule tout le cinéma d’Iñárritu (l’énigme du Haut, l’horreur du Bas). Au fond le message qu’il porte est d’une simplicité folle (ce qui ne le rend pas moins légitime) : pourquoi cherche-t-il à le sur-compliquer avec des fioritures qui s’avèrent creuses ? Tout le reste n’est que posture (en cela il me semble que je suis de ton avis, Le Juif), tout le reste est de trop !

  11. ariko51 permalink
    27/10/2010 15:14

    C’est vrai qu’à regarder sa filmographie, Inarritu était jusque là sur une pente déclinante. Je n’ai pas vu Biutiful mais j’avais adoré Amours Chiennes, aimé 21 grammes et été agacé par les trop grosses ficelles de Babel. Sur l’ensemble de son oeuvre, j’apporterais tout de même de grosses nuances : c’est un metteur en scène qui a su imposer son style et qui filme remarquablement les comédiens. Pour parler de la partie japonaise de Babel, je trouve que les scènes autour de cette muette sont très belles même si elles peuvent énerver sur le fond (le problème de l’impossibilité à communiquer entre les êtres).
    Bref, comme pour un Lars von Trier, c’est plus la manipulation et la teneur du message que la mise en scène que je trouve déplorable.
    C’est d’ailleurs une question que je me pose de plus en plus souvent au cinéma : jusqu’où et à quelles conditions accepte-t-on d’être manipulé en tant que spectateur?

    • L' alter égal permalink
      27/10/2010 15:42

      Effectivement, s’en tenir au message est un peu réducteur. Le truc c’est que l’on parle quand même de cinéma ici et que ces deux auteurs, il faut quand même le reconnaître, ont effectivement une signature formelle reconnaissable. Mais a fortiori, au bout de quelques films, alors que l’on commence à s’adapter à leur lexique et à leur style, on perçoit d’autant mieux les redondances, les surlignages à coup de stabilo, en fait globalement toutes les scènes où cette forme est complètement tournée vers la mise en avant du message. Or lorsque celui ci est insupportable, on en vient à ne plus rien sauver, voire à jeter le JB (en couches ) avec l’eau du bain…
      Je pense que l’on accepte d’être manipulé jusqu’au moment où on commence à voir les ficelles justement.

      • Le Chœur permalink
        27/10/2010 19:17

        C’est très intéressant comme sujet, et j’ai eu l’occasion d’avoir de nombreuses discussions quasi-identiques sur… AC/DC.
        Je laisse volontairement de côté l’aspect qualitatif car subjectif, je m’attarde uniquement sur le phénomène de répétition.

        A partir de quand refaire maintes et maintes fois la même œuvre (album pour AC/DC, film pour Iñarritu) devient pendable ?
        Est-ce qu’on peut condamner un artiste de nous ressortir toujours, des années durant, la même recette ?

        Une chose est sûre, les deux chemins sont cahoteux.

        Soit on reste ancré dans son style, du coup on est cohérent, on a un message et on peut le pousser plus loin que n’importe qui dans le genre… mais on est considéré comme statique, timoré, voire bas-du-front, à porter des œillères qui ne nous laissent entrevoir qu’UN aspect d’un grand Tout (en admettant que ce tout existe).

        Soit on change de style en permanence (ou en tout cas régulièrement), du coup on est inventif, créatif, et on peut établir sa réflexion sur une multitude d’aspects… mais on est considéré comme dispersé, on prend le risque de se foirer alors qu’un domaine qu’on maîtrise est autrement plus rassurant (autant pour l’artiste, dans son domaine, que pour le chaland, qui sait à quoi s’attendre).

        Je me rend compte, arrivé à ce point-clef de ma narration (copyright Oxmo), que je ne sais plus où je voulais en venir…
        Je terminerais donc sur une tentative d’élargissement faiblarde et populiste :

        Et vous, vous en pensez quoi, lol ?

      • Marian permalink
        27/10/2010 20:39

        Là, rien.

        L’artiste qui change de style en permanence peut aussi être taxé d’opportuniste surfant sur le dernier « genre » à la mode.

      • Philippe De Thrace permalink
        27/10/2010 20:40

        Le Choeur,
        On peut penser le rapport entre plusieurs oeuvres d’un artiste en terme de parcours, d’évolution, ou d’itinéraire.
        Il y a plusieurs niveaux/paramètres dans une oeuvre qui permettent de changer (sur tel plan) et de ne pas changer (sur un autre plan) en même temps. L’ensemble de la disco/filmographie (etc..) d’un artiste peut avoir une forme de réseau, ou telle habitude formelle se répète pendant une periode et une seule, tel thème réapparaître après de longs intervalles, … Un critique ciné décrivait par exemple le cinéma de Almodovar comme ayant progressivement transféré un « baroque » visuel des premières periodes vers un baroque de la structure narrative ensuite.(je ne sais pas si il a raison, mais c’est une pensée potentiellement juste)
        Une expression assez jolie qui existe dans mon milieu est « geste fondateur ». Plutôt que de parler de style (qui en serait la conséquence formelle), ce terme évoque un genre de signature, base des « obsessions » de chaque artiste, qui s’incarnerait de façon différente dans chaque oeuvre ou série d’oeuvre, l’artiste pouvant traiter, et porter ce geste fondateur dans des formes plus ou moins différentes.
        La répétition comme l’éparpillement vient plus, à mon sens, d’une pensée de la recette, dépourvue de nécéssité.
        Bon, j’ai la flemme de me relire, j’éspère que c’est compréhensible.

      • Le Chœur permalink
        28/10/2010 18:56

        Ça l’est. Et en plus, c’est intéressant.

        Je vais me renseigner sur cette histoire de « geste fondateur ».

  12. Philippe De Thrace permalink
    27/10/2010 20:43

    C’est toi Le Juif qui parlait l’autre jour de Révolte consommée, ou L’Arabe ?
    En tout cas merci, je viens de le finir, c’est assez stimulant, (malgré quelques insuffisantes périphériques).

    • 27/10/2010 21:39

      C’était bien moi (l’Arabe ne lit que des ouvrages rédigés en arabe sur le broutage de minou).

      Content que ça t’aie plu!

  13. 27/10/2010 21:38

    Ah bah oui bah c’est malin, je peux pas lire ton article. Spoilers my ass.

    • docds permalink
      27/10/2010 22:02

      A part la mort du héros dans d’atroces souffrances à la fin, rien n’est révélé, rassure-toi…

    • 28/10/2010 11:38

      Bah si tu peux, puisque c’est de la merde un peu comme, je sais pas, Babel tiens par exemple, t’as pas besoin d’aller le voir.

  14. 28/10/2010 10:20

    Babel, c’était trop de la merde non ?

    • 28/10/2010 10:53

      Disons que c’en était carrément… Guillermo aurait mieux fait de manger son enchilada, elle a dû refroidir… et les enchiladas froides c’est juste dégueu.

  15. 28/10/2010 10:45

    La progression graphique des trois affiches est également intéressante, je trouve…

  16. Das Fräulein permalink
    28/10/2010 11:35

    Hm je n’ai pas vu le film (ni aucun film de AGI par ailleurs) mais je dois avouer que le brillant démontage effectué ici ne me donne pas envie…
    Néanmoins, et c’est pour ca que j’apporte mon grain de sel, si vous voulez du film bad trip, mais de qualité, j’ai vu il y a peu Submarino, de Thomas Vinterberg (qui nous a déja offert le monumental Festen) vous pouvez voir un synopsis (plutot faiblard) ici: http://www.berlinale.de/en/archiv/jahresarchive/2010/02_programm_2010/02_Filmdatenblatt_2010_20103564.php
    En tout cas moi ca m’a fait pleurer et c’est pas souvent, et en plus d’etre bad trip les images sont belles et les acteurs au top, le tout avec dignité.
    Donc voila! Heureusement qu’ici Biutiful ne passe pas (encore?) sinon peut etre que je cederai a la tentation et irai perdre mon argent…

    • 29/10/2010 11:59

      Mmmh, on dit pas das Mädchen mais DIE Fraülein ? ‘surpatrice.

      • Das Fräulein permalink
        29/10/2010 13:24

        pffft,learn 2 german diegosan, tous les mots se terminant en -lein sont du neutre, car il s’agit de ce qu’on appelle une Verniedlichung, c’est a dire un suffixe diminutif.
        Donc usurpatrice point ne suis!

      • Le Chœur permalink
        30/10/2010 18:57

        Usurpatrice, point ne suisse ?

        Mais alors, con sans us, point ne susse ?

  17. Philippe De Thrace permalink
    28/10/2010 15:45

    J’ai une question pour Diego :
    T’en a pensé quoi de Babel ? Parce qu’on m’a dit que c’était pas mal. Je sais plus le nom de qui m’a dit ça… un moustachu aux yeux bleus avec un iphone noir et 157 points…

  18. La Bretonne permalink
    29/10/2010 10:44

    Bon les feignasses associées, on se bouge le cul?
    Me fait chier aujourd’hui alors j’ai besoin de ma dose (je suis cestlagènodépendante comme Pacanet).
    Ouais, je sais, vous avez des vraies vies avec le boulot, les amis, votre moitié, les gosses toussa toussa mais en fait comme toute bonne toxico, hormis mon petit confort et ma dose, j’en ai rien à foutre du reste.
    Je sais c’est MAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAL.
    Conchier moi tant que vous voulez mais je maintiens ma notion de tire-au-flanc.
    Comme je suis une garce, je donne une exemption à La Meuf qui se noie dans le bourbier colombien (c’est moche la guerre, respect la Meuf)
    Donc les 3 autres…hum, hum…

    • 29/10/2010 11:24

      Ca vient, ça vient.

    • 29/10/2010 11:34

      Et moi j’ai pas le droit d’être exempté? Et ce bourbier barcelonnais dont je ne me remets pas?

      Je veux bien échanger la cuvette ensanglantée d’Inarritu contre tous les FARC de la terre.

      • 29/10/2010 11:36

        Sauf si c’est Iñarritu qui réalise « El Martirio de Santa Ingrid, ramera y martir, con los Farc »…?

      • 29/10/2010 11:57

        L’idée est bonne mais je crois qu’Alejandro, en total créateur qu’il est, n’aime pas s’inspirer de faits réels.

        C’est pas faute d’avoir essayé:
        https://cestlagene.com/2009/09/04/alejandro-gonzalez-inarritu-ce-message-sadresse-a-toi/

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/10/2010 11:57

        Je verrais plutôt une comédie musicale de Lars Van Triers sur ce thème, avec Susan Boyle dans le rôle d’Ingrid.

      • 29/10/2010 12:03

        Ah ce sacré Van Triers! Grand cinéaste hollandais à qui l’on doit « Les idiots mangent du gouda ».

      • 29/10/2010 12:04

        Pas une mauvaise idée… mais dans ce cas, ce sera plutôt « Le Martyre Auditif des Farcs par Ste Ingrid »…

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/10/2010 12:10

        Le Juif, ce persiflage est de trop venant de quelqu’un qui corrige ses fautes d’accord en douce.

        Tu m’avais pas promis une mousse au fait ?

      • 29/10/2010 12:20

        Mais grave! Je te préviens dès que le directoire de CLG organise une orgie.

        Et t’as pas intérêt à te faire prier!

    • 29/10/2010 12:01

      La Bretonne, tu sais, CLG c’était mieux avant. T’as qu’à venir chez moi, si tu t’embêtes.

      • 29/10/2010 12:04

        On parle pas aux fans de « Babel » ici. Du balai!

      • Nora permalink
        29/10/2010 12:26

        J’allais poster le même commentaire.
        Sinon, le Juif est le meilleur des 4 pour le service après-vente.

      • 29/10/2010 12:35

        T’as vu hein? C’est pour donner une vague idée de ce à quoi ressemblerait ce blog si les trois autres passaient sous un camion.

      • 29/10/2010 12:53

        Nan mais vous mélangez tout. Moi je suis fan de BaBYbel [depuis qu’ils m’ont donné 4000 euros pour le dire]. Babel, j’aime pas, parce que j’aime pas la merde [mais je veux bien aimer si le distributeur me donne énormément d’argent]. Sécuhaifedé.

  19. La Bretonne permalink
    29/10/2010 13:05

    N’empêche que l’on ne voit rien venir.
    Je vais finir par croire Diego et son « CLG, c’était mieux avant (avant quoi? personne n’a su me répondre jusque là)
    Merci cependant au Pédé et au Juif d’avoir répondu si promptement (l’Arabe étant donc une double feignasse, un comble pour un social-traître)

    PS: Merci le Juif de t’être dévouer pour « Biutfiful »mais la seule dispense est pour le connard avec des seins. Merci donc de m’avoir éviter l’offense d’un Javier Bardem avec des couches mais maintenant tu retournes bosser sur ton prochain article et fissa…feignasse

    • 29/10/2010 13:06

      Antisémite.

      • Raymond Domenech permalink
        29/10/2010 13:11

        D’autant plus que Le Juif a des seins.

      • 29/10/2010 13:17

        D’où tiens-tu l’info, Raymond?

      • La Bretonne permalink
        29/10/2010 13:18

        Raymond tu es le soleil de ma journée.

        @Le Juif
        Vilain, t’es rien qu’une feignasse aigrie en plus.
        Je te dis merci et voilà comment tu parles.
        Il n’y a qu’une seule exemption possible et elle est pas pour toi et puis c’est tout.

      • Raymond Domenech permalink
        29/10/2010 13:43

        Je t’aime La Bretonne, lance ton blog puisque CLG se meurt.
        En ce qui concerne mes sources: top secret.

    • 29/10/2010 13:36

      Peut-être que ce qui va venir, c’est la révélation de ce que feront le Juif et l’Arabe en cas de victoire aux Golden Blog Awards… d’où les interventions-teasing de ces dernières heures…

    • Guillaume Pascanet permalink
      29/10/2010 14:12

      La bretonne, c’était mieux avant quoi, tu vois bien ce que je veux dire, quand on avait le ventre plat et pas de barbe à raser (surtout moi bien sûr)

  20. La Bretonne permalink
    29/10/2010 14:26

    Mon pascanet, j’ai un corps de rêve entretenu par ma vie trépidante à la campagne, la WII des gosses (la grosse blague, même pas en rêve, ils touchent à ma balance board) et diverses cochonneries corporelles qu’on fait quand on est 2 adultes consentants (ce que mémé appellait le devoir conjugal, quoi)
    Quand à mon système pileux, je peux certifier après constat d’huissier que je n’ai aucune origine portugaise .
    Si un portugais me lit, bonjour chez lui (prendre la voix de Michel D. sinon ça marche pas)
    Donc je vois pas de quoi tu parles.
    Avant n’est jamais mieux, Demain présume toujours le mieux voire le meilleur.
    Sinon, il ne reste plus qu’à se pendre.

    • Guillaume Pascanet permalink
      29/10/2010 14:42

      Je ne faisais pas une thèse sur l’influence de Francis Cabrel sur la psychée des jeunes adultes des années 2000, je te répondais de manière sarcastique non dépourvu d’une certaine autodérision.

      Le corps de rêve, il me faut des photos pour le croire.

  21. Hyena permalink
    03/11/2010 19:48

    le problème majeur de ce film c’est qu’il fait une heure de trop,
    la qualité comme tu l’as dit, c’est Javier qui est monumental.
    Pour une raison personnelle j’ai été touché par ce film, mais je comprends aisément que ça ne soit pas le cas pour la grande majorité des spectateurs.

  22. Debo permalink
    04/11/2010 21:22

    Et le pire est d’y aller avec des amis qui sortent ravis devant (je cite): « cette misère poétique »

  23. 05/11/2010 23:14

    C’est un putain de film, cornich’!!!! Ecoute-les blablater les chafouins!!! Infesté de rats, certes mais du vrai gros bad en pleine poitrine que cette toile… Eviter toutefois de croiser un flingue en rentrant du cinoch, l’envie de s’enfiler le canon dans la bouche peut s’amplifier rapidement. Du bad, du bad, du bad. Cool, no?

  24. 09/03/2011 10:56

    Je viens de voir Biutiful … désolé avec 6 mois de retard sur cet article mais je tiens à dire que je m’inscris en faux avec ton article. Autant j’avais trouvé les ficelles scénaristes énervantes dans Babel, autant je trouve ce film très impressionnant et l’ensemble de tes arguments pourraient être retournés un à un. Oui, il s’agit ici de mort, de culpabilité et de rédemption mais également d’amour (notamment avec ses enfants et sa femme). Oui, Inarritu film la saleté, la pauvreté, la tristesse mais avec quelle virtuosité, je préfère ce Barcelone à celui complètement ridicule de Woody Allen (qui m’avait beaucoup déçu dans ses déambulations dignes d’un office de tourisme). Oui, Inarritu est un manipulateur mais c’est le propre d’un cinéaste : va-t-on jeter à la poubelle Hitchcock, Scorcese, Jarmusch, Kubrick ou n’importe quel grand auteur alors ? Oui, Inarritu a des thèmes récurrents mais, à nouveau, c’est le propre d’un artiste de refaire toujours la même œuvre en y ajoutant son expérience et son vécu. Je reconnais en revanche que le thème de la culpabilité est toujours appuyé trop lourdement comme chez Lars von Trier mais leurs influences chrétiennes sont passées par là. Enfin quant à dire que Javier Bardem est génial, je ne peux qu’acquiescer mais l’humanité qu’il dégage n’est pas de son seul fait mais de la caméra qui le filme si bien comme ses enfants ou sa femme dans le film d’ailleurs. Dire que Javier Bardem joue contre la direction de son réalisateur, c’est faire preuve je trouve de mauvaise foi, surtout de la part d’un ancien étudiant en cinéma !
    Ma tirade terminée, je prends toujours autant de plaisir à te lire, le juif comme tes 3 compères.

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