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Les Inrockuptibles, hebdomadaire mécanique.

12/10/2010

Les Inrocks ont changé de formule. Alors pour fêter l’occasion, ils se sont payé une jolie pub toute neuve:

Tout un programme: concerts, baignades le cul à l’air, MacBooks customisés, manifestations houleuses (car nous ne sommes pas seulement des immondes poseurs, nous avons aussi une conscience sociale, nous autres), sans oublier les indispensables explosions atomiques, essentielles à une semaine bien remplie. Bref, tout ce qu’il faut pour faire bander leur horde de lecteurs odorants et mal peignés.

Forcément, je n’ai pas résisté à l’envie d’y jeter un oeil.

Je ne fus pas y étonné d’y trouver un panégyrique de Kaboom, le dernier délire défoncé de Gregg Araki, suivi d’une exécution à bout portant de The Kids are all right, la délicieuse comédie indé de Lisa Cholodenko. Et je ne pus m’empêcher de voir dans l’appréciation excessive de ces deux films une représentation parfaite de l’éternelle position de la critique française face au cinéma US.

La France, telle une vieille duchesse aigrie qui serait persuadée d’être une grande intellectuelle parce qu’elle vit à deux rues du musée d’Orsay, a toujours pris le cinéma américain de haut, même lorsqu’elle prétend chanter ses louanges à s’en faire péter les cordes vocales. En effet, celle-ci n’a jamais apprécié véritablement qu’un seul type type de cinéma hollywoodien: celui qui, en surface, ne prétend à rien d’autre qu’au divertissement, et ne présente pas de velléités intellectuelles trop apparentes. En somme, un cinéma qui ne la ramène pas trop et ne prétend pas nous apprendre, à nous autres européens, ce que c’est que la culture. En ce sens, le cinéma hollyoodien idéal, selon les français, c’est évidemment le cinéma de genre (les westerns de Ford, Hawks ou Anthony Mann, les noirs de Huston et Curtiz, les thrillers d’Hitchcock ou les comédies musicales de Minnelli), où mieux encore, la série B, à qui la critique française voue un culte quasi délirant depuis que les petits malins des Cahiers du Cinéma ont décidé il y a une soixantaine d’années qu’encenser des navets était le meilleur moyen de faire parler d’eux.

A l’inverse, les cinéastes qui ont affirmé un peu trop fortement leurs ambitions artistiques, et versé sans complexe dans le solennel ou le psychologique, ont le plus souvent été traités avec un mépris souverain: de William Wyler à George Stevens, de Fred Zinneman à Elia Kazan, en passant par David Lean, que de grands noms que la critique française a allègrement traînés dans la boue sans aucune autre forme de procès. Non pas que leur travail soit forcément irréprochable, mais au vu du nombre de classiques que ceux-ci ont à leur actif, la façon dont la critique française a tendance à les balayer d’un revers de la main m’a toujours semblée quelque peu cavalière.

Il est également amusant de constater que parmi les movie brats des années 70, si le Spielberg emphatique de La Couleur Pourpre et La Liste de Schindler est depuis toujours l’homme à abattre, le plus adulé en France pendant des années ne fut ni Scorsese, ni Coppola, mais bien celui dont l’univers se rapproche le plus dangereusement de la série Z, Brian De Palma.

Et puis il y a les intouchables, ceux que les français vénèrent sans aucune espèce de discernement: papi Woody et papi Clint, qui doivent sans doute leur statut au décalage improbable entre leur travail de réalisateur et leur personnage de cinéma. Car rappelons qu’avant de se révéler auteur de génie, le premier fut un temps considéré par notre fière patrie comme le successeur potentiel de ce héros national qu’est Jerry Lewis, une image bouffonne qui a forcément joué en sa faveur lorsqu’il a commencé à jouer les Bergman de l’Upper East Side. Quand au second, cow-boy lymphatique et action hero macho devenu cinéaste à l’ancienne, n’incarne-t-il pas l’image même du cinéma américain vu de la France?

Finalement, parmi les artistes autoproclamés, les seuls trouvant grâce aux yeux de mes confrères critiques sont les grands formalistes, ceux que le récit intéresse finalement assez peu (Welles, Kubrick, Malick, Lynch ou encore Sofia Coppola). Car ce que la critique française déteste par-dessus tout, c’est que le cinéma américain se targue de raconter quelque chose.

Ce qui nous ramène à The Kids are All Right, une charmante comédie de Lisa Cholodenko sortie la semaine dernière, qui raconte les déboires de deux maman lesbiennes dont le foyer part en sucette lorsque leurs deux enfants adolescents se mettent en tête de rencontrer le donneur de sperme à qui ils doivent la vie. Extrait de la critique des Inrocks:

Ce film, qui suinte le politiquement correct par tous ses pores, frôle la laideur et la bêtise, sous couvert de sensibilité et de décontraction (…).

Ce que Les Inrocks appellent le politiquement correct avec tant de dégoût, c’est un film qui montre l’homosexualité sans en faire cas, et qui, horreur, révèle que même les homosexuels peuvent être d’effroyables bourgeois, avec des envies de mariage, de famille, et d’enfants. Peu importe que les personnages soient riches et complexes, et offrent des opportunités en or à des grands acteurs trop souvent mal employés (Bening et Ruffalo en tête), peu importe que le regard soit chaleureux et que la représentation de la famille soit à la fois spécifique et universelle, peu importe même que le film examine avec une lucidité saisissante les limites de la sexualité lesbienne. Car leurs homos, les Inrocks les veulent clignotants et marginaux jusqu’à l’ostentation, et de préférence définis uniquement par leur sexualité, comme le sont les pantins de Gregg Araki, qui, après le coup de maître Mysterious Skin, a régressé aussi rapidement qu’il avait mûri.

Kaboom, c’est du génie pur, nous explique la presse française toute pantelante. Gregg Araki « retrouve d’une certaine façon le geste des peintres de vanités du XVIIe siècle, le puritanisme en moins », précisent les Inrocks. Forcément, darling. Une série Z complètement m’en-foutiste, réalisée par une feignasse certes talentueuse, mais qui, plutôt que de se casser le cul à agencer les divers morceaux de son récit, n’a rien trouvé de mieux à faire que de balancer son film par la fenêtre à mi-parcours, FORCEMENT, c’est un chef d’oeuvre. Permettez-moi d’être sceptique et de ne voir là qu’un océan de rien du tout. Et de pointer en passant que, malgré son statut de pape du cinéma queer et son image de grand subversif, Gregg Araki est toujours incapable de filmer une vraie scène de cul entre deux hommes. 20 ans qu’il nous en parle, 20 ans qu’il tourne autour du pot, 20 ans qu’il se chie dessus. Mais peu importe, quelques filtres fluos et ces crétins de journalistes n’y verront que du feu.

L’homosexualité telle que Gregg Araki la représente me semble pourtant être le comble du consensuel, la subversion telle que se la représente un homme de 50 ans déjà passablement largué. Il suffit de voir avec quel spontanéité un Xavier Dolan représente sa propre sexualité, comme s’il ignorait même que se montrer à quatre pattes en train de se faire mettre constituait une transgression, pour réaliser à quel point ce cinéma là est déjà dépassé.

Kaboom a beau parader en guenilles branchouilles, il n’en reste pas moins un navet navrant de vacuité. Et The Kids are All Right a beau être logé dans une demeure californienne tout ce qu’il y a de plus cosy, il n’en reste pas moins un film audacieux et nécessaire.

C’est pourquoi il serait peut-être temps pour les Inrockuptibles et consorts de sortir de leurs schémas dépassés depuis un demi-siècle, et de commencer à regarder les films au-delà de leurs tenues vestimentaires.

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240 commentaires leave one →
  1. 12/10/2010 08:18

    Super, ce post. Fait du bien, un regard lucide sur ces conneries du cinéma.

    Merci

  2. Isabelle permalink
    12/10/2010 09:11

    Grande forme, ce matin.

    *\o\* *\o\*
    *\o/* *\o/*
    */o/* */o/*
    *\o/* *\o/*
    *\o\* *\o\*

    * * * *
    \o/ \o/

    (ceci est une danse de pompom girls avec jeté de pompons à la fin. Pas taper)

  3. Chuche permalink
    12/10/2010 09:26

    Bon déjà de voir en 2010 a 9H09 un mardi que des gens parlent de Wyler et Zinneman, ça fait schwinguer du slip, ensuite rien à redire sur ces poseurs des inrocks même s’il est drôle de voir que vous êtes en mesure de provoquer le même genre de sentiments chez vos lecteurs respectifs (i.e une bonne claque à la Bud Spencer) sinon j’ai une question pour toi pédé, t’as un exemple de vraie scène de cul entre mecs?

    • 12/10/2010 12:16

      Là comme ça sans réfléchir: Shortbus, Brokeback Mountain et La Loi du désir.

      • Chuche permalink
        12/10/2010 18:44

        je viens de voir ta réponse, des fois on est obligé de bosser au travail, je trouve ça scandaleux…effectivement ce sont de vraies scènes mais ce que j’entendais par là c’était une scène bandante et moi heath ledger qui crache dans sa main avant d’enculer jake ou bien se faire chanter l’hymne américain dans le cul…non ce qui serait bien c’est que ça pique la curiosité des mâles, un peu comme quand les filles se sont mises à se gouiner dans les 90’s grâce à MTV…quoi hors sujet?

      • The Slut permalink
        18/10/2010 12:20

        Le court métrage
        « I Want Your Love »
        Très explicite, très tendre et très bandant

        http://www.nakedsword.com/features/iwyl.aspx

  4. Guillaume Pascanet permalink
    12/10/2010 09:30

    Il ne manquerait pas un « se » dans ta description de la sexualité quadripède de Xavier Dolan ?

    J’ai pas vu ces films et je lis Télérama, j’ai donc pas d’avis précis sur le fond de ton article, mis à part peut-être sur les jugement des critiques cinéma post-nouvelle vague sur le cinéma US.

    J’entendais sur FI la semaine dernière une émission consacrée à Serge Daney. J’ai trouvé assez intéressant et pertinent ses jugements sur l’image et la TV, mais j’ai été assez interloqué de sa violence enver le cinéma « qualité française » qualifié par lui de cinéma vichyste, dominé par des figures paternelles et réactionnaires (Gabin, Fresnay, Raimu…). C’est tellement réducteur et surtout stigmatisant.

    Plus près de nous, je me rappelle du très bon accueil accordé à Little Miss Sunshine, mais peut-être n’as-tu pas aimé.

    • Guillaume Pascanet permalink
      12/10/2010 11:28

      Il manquait bien le « se ».

  5. 12/10/2010 09:34

    OUAIS!

  6. Le Branleur permalink
    12/10/2010 09:41

    Vos articles sont toujours un délice quand vous êtes énervés.

    • Guillaume Pascanet permalink
      12/10/2010 11:29

      Tu vouvois Le Pédé maintenant ?

      Déja qu’il a une groupie qui l’appelle Dieu, sa modestie va énormément soufffrir.

    • Le Branleur permalink
      12/10/2010 11:50

      le Pédé ET l’Arabe qui sont assez remontés dans leurs deux derniers articles.

  7. Leslie permalink
    12/10/2010 09:45

    « Ce que Les Inrocks appellent le politiquement correct avec tant de dégoût, c’est un film qui montre l’homosexualité sans en faire cas, et qui, horreur, révèle que même les homosexuels peuvent être d’effroyables bourgeois, avec des envies de mariage, de famille, et d’enfants. »

    Je crois qu’on touche du doigt le problème. J’ai eu le même en fac ou, pour être bien notée, fallait faire dans le glauque et le malsain, histoire de faire « artiste provocateur ».

    En fait, ya une confusion effroyable. Constatant que les grandes oeuvres d’art sont plus ou moins subversives ( même si la subversion peut être discrète), on a cru qu’il suffisait de faire du choquant pour parvenir au pinacle de la réflexion intellectuelle.

    Alors que, de un, choquer n’est pas forcément subversif et que, de deux, on confond cause, but et conséquence de la création artistique. Je ne sais si je suis très claire mais il me semble que cet aspect subversif est une conséquence de l’oeuvre d’art mais qu’elle n’est ni une cause, ni un but en soi.

    • Emma permalink
      12/10/2010 10:42

      Choquer était subversif dans les années 60, quand la société était corsetée, étouffante… mais effectivement 50 ans après, le contexte a changé, et la démarche est vaine aujourd’hui. Après toute la question est de savoir ce qu’est l’art, à quoi il sert, si tant est qu’il doive servir à quelque chose d’ailleurs. Et là on est en plein dans les débats qui agitent le monde de l’art.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 11:08

        Quand on pense à l’exposition de Larry King interdite aux moins de 18 ans, on se dit que le corset de la société ne s’est pas tant que cela décorsetée.

      • monteLe Pet Financier permalink
        12/10/2010 11:13

        Larry Clark…
        Le King est sur CNN

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 11:17

        CLG !

      • La Bretonne permalink
        12/10/2010 11:28

        Mais non…c’est pas grave.
        Du coup, j’ai imaginé Larry King en train de photographier des jeunes qui s’envoient en l’air ou se shootent, des bites et des chattes en gros plan ou un couple en pleine séance de Kinbaku avec flingue en option (quelle imagination et surtout quelle santé !).
        Cela m’a fait bizarre sur le coup.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 11:33

        Je suis content de t’avoir offert un plaisir matinal en toute honnêteté.

      • Emma permalink
        12/10/2010 11:55

        @Guillaume. Sur Larry Clark, on a plutôt affaire à une sacré bande de trouillards à la mairie de Paris. Les attaques de cathos contre des expos sont très très minoritaires, et ils perdent à chaque fois, ils en sont à passer en Cour de cassation pour l’expo Présumés Innocents à Bordeaux, car ils ont perdu en appel.
        Même si effectivement je pense qu’on subit une forme de backlash, notamment vis à vis des jeunes.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 14:21

        La mairie de Paris explique sa décision par une nouvelle loi de 2007 surprotégeant les jeunes.

        C’est complêtement stupide à l’époque d’internet de Saw et des films pornos en libre accès mais c’est ainsi.

    • la catalana permalink
      12/10/2010 11:05

      Mais tellement vrai!
      Comme quand on expose de la viande pourrie à NY, ou le taïwanais qui mangeait des fétus, ou celui qui pissa dans « the fountain », ou l’exposition de cadavres platinés, ou Orlan avec sa défiguration…Et tout ceci viendrait d’un prof de fac artiste frustré qui pousserait ses élèves à la subversion pour la subversion? Juste pour la beauté du scandale? Enfin je caricaturise tes propos, mais le sujet m’intéresse beaucoup et je ne m’y connais pas vraiment, j’avais juste le sentiment que l’art se vidait de sens pour laisser place à la recherche du sensationnel, est-ce juste une crise passagère?

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 11:14

        « j’avais juste le sentiment que l’art se vidait de sens pour laisser place à la recherche du sensationnel »

        C’est justement le contraire qui se passe.

        L’art (plastique), grâce à ce véhicule qu’est l’art contemporain, se vide de recherche esthétique pour entrer dans une conceptualisation dont elle constitue à la fois la finalité et, très connement, la finitude.

        Il faut comprendre que le scandale est potentiellement proportionnel à la somme d’étranglement (non négatif) des valeurs qui constituent une société. Ainsi, nous, pays désenchantés (deux fois) accueillons les plus grands provocateurs car notre cynisme permet à ces gens de s’exprimer.

        L’art contemporain n’est p

      • la catalana permalink
        12/10/2010 11:19

        continue ça m’intéresse!

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 11:21

        Je continue, nom d’un p’tit bonhomme en mousse !

        Cette forme d’art « choc » dont tu parles fait de n’importe quelle idée simple ou représentation quelconque un vecteur aussi important que la plus importante des guerres — et cela a été préparé depuis déjà longtemps.

        Seulement, notre société rend la « performance » beaucoup plus facile à exécuter que n’importe quel travail solitaire demandant une recherche sur l’œuvre et son traitement.

        Après, si tu vas jusqu’aux exemples que tu cites, on rentre dans un débat autrement plus au-ch’ à calculer (auquel cas, on en arrive généralement à dire que les artistes sont de cyniques prophètes de rien ayant troqué la réflexion pour la réaction… enfin c’que j’en dis, moi…).

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 11:34

        Je viens de me relire… et je pars complètement en ‘caouette, ma parole ! Je m’éparpille totalement…

        Celui des sujets qui t’intéressait plus particulièrement, je crois, c’est plutôt sur la forme et le sens, n’est-ce pas ?

        Et bien cela est très simple, et contenu dans un théorème que je vais inventer :
        « Le poids des valeurs d’une société diminue d’autant sa recherche du sens par-delà l’esthétisme. »
        C’est ce qui explique que durant des siècles nous n’avons pas eu d’équivalent (en tout cas pas à ce point) de l’art contemporain.
        En somme, quand on avait un « sens », comme tu emploies toi-même le mot, il n’y avait nul besoin de le remettre en question.

        A l’inverse, une société désenchantée a besoin de se forger de nouvelles valeurs, elle connaît donc une période de dé-construction puis une période de questionnement.
        On est dedans… Car une société sans valeur n’est pas une société. Donc on s’acharne à se demander lequel de ses abrutis à raison — alors que certainement aucun n’a.

        Tu demandes « est-ce juste une crise passagère », je pense qu’on ne peut pas le savoir.
        Si nos sociétés trouvent une valeur supérieure assez importante pour lui donner un sens (manifeste et manifesté), cet art n’aura plus aucune importance.
        Par contre, il se peut que cette recherche perpétuelle SOIT justement la valeur qui va s’y substituer… auquel cas. Je sais pas. Ça fait un peu peur, quand même.

      • la catalana permalink
        12/10/2010 11:40

        Je pense que notre société rend surtout la diffusion de la performance beaucoup plus facile et donc que l’artiste cherche à véhiculer une pensée facile plutôt qu’une réflexion construite afin d’atteindre le plus grand nombre de spectateurs…comme si le succès de l’artiste passait par le nombre de clicks sur google images, non?

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 11:42

        Si je schématise très vulgairement ta pensée, l’inspiration de l’art a longtemps été le religieux et le politique.

        Ces deux notions étant dévalorisées très largement aujourd’hui, l’art ne sait plus sur quoi s’appuyer pour exister. Il fait donc de la recherche purement esthétique, sans chercher à signifier quelque chose, sans chercher à signifier une valeur.

        je me demande quelle valeur reflétait les impressionnistes avec leurs paysages et leur recherche de lumière.

        J’ai beaucoup de mal à appréhender l’art comptemporain. Je ne vois pourtant pas dans un Picasso un barbouillage d’enfant. Picasso arrive à me créer une émotion (je ne me suis jamais vraiment remis de Guernica), mais devant une vache coupée en deux, je ne ressens pas grand chose (j’ai un grand-père boucher, ce doit être pour cela).

      • la catalana permalink
        12/10/2010 11:45

        Je viens de lire le 2éme post!donc les artistes de nos jours (enfin certains) s’emploient à repousser les valeurs « classiques » à leurs limites pour trouver une valeur commune supérieure? une sorte de principe général inébranlable?

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 11:46

        J’avoue ne pas trop savoir, car l’exemple que tu prends sur le « nombre de clicks » est tout de même un phénomène très récent et l’art contemporain s’est gorgé de « choc » bien avant qu’on ait tous internet chez nous…

        Mais ce que tu dis n’est pas dénué de sens : Si on considère que la seule valeur qui a du sens dans la société qu’on a pris en exemple est « la recherche du bonheur (et/ou de la reconnaissance) », alors ça prend un tour amer car l’objet du scandale est déplacé de la performance à l’artiste lui-même, ce qui rend le truc encore plus nauséabond, égocentrique, et d’autant moins constructif qu’il n’est là que pour servir les intérêts du performer et non la construction d’une œuvre.

        D’un autre côté, en parlant de ça, j’ai l’impression de parler de Loana-&-co. et des gens qui construisent des carrières sur la vacuité de leur existence… Ce qui est un chemin d’explication possible, car, qu’on le veuille ou non, nous sommes influencés par ces personnages qui peuplent notre monde bien malgré nous.

        Loana, une artiste plastique ? Hum…

      • Leslie permalink
        12/10/2010 11:48

        C’est un point de vue intéressant. mais Le choeur, je crains que l’art dit « contemporain ne soit pas aussi honnête.(je n’adhère pas à la dénomination. Tout art actuel est contemporain, mais c’est commode de le nommer ainsi pour jeter aux orties toute démarche s’inscrivant dans une pratique plus traditionnelle).

        Attention, bien que je ne l’apprécie que fort peu, je suis cependant persuadée que de très grands artistes ont éclot au sein de ce mouvement. Mais maintenant, ce mouvement est enseigné en fac. Il est enseigné au beaux arts. Il faut avoir conscience que c’est l’art Pompier, l’art « officiel » de notre époque.

        Pour avoir fréquenté sept looongues années une fac d’Arts pla, je crois être en mesure d’affirmer qu’au delà d’un certain degré de réflexion, on est plus dans la branlette intellectuelle que dans l’art.

        D’ailleurs c’est un art qui a fortement bnesoin du discours pour exister. il en est dépendant. Et c’est bien plus à ce discours qu’on forme de jeunes artistes qu’à la démarche artistique proprement dite.

        Il me parait abberrant d’exiger d’un artiste qui n’a que peu de recul sur ce qu’il fait d' »expliquer » ce qu’il a voulu faire et de le taxer d’incohérence quand il n’y arrive pas, sans le moins du monde s’intéresser à l’oeuvre elle même. On n’est pas forcément doué pour parler de son travail. Et on est souvent le plus mal placé pour celà.

        Pourtant mon expérience personnelle me pousse à penser que si on peint, dessine, sculpte, filme, fait des performances, c’est justement parce qu’il existe des choses qu’on arrive pas à exprimer autrement. Cette notion d’indicible, l’art officiel actuel la nie complètement. L’art pour lui est concept et discours.

        Je trouve celà réducteur et apauvrissant.

      • la catalana permalink
        12/10/2010 11:49

        plutôt une performeuse aquatique

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 11:53

        Guillaume =>
        « je me demande quelle valeur reflétait les impressionnistes avec leurs paysages et leur recherche de lumière. »

        Je pense que ça dépend des impressionnistes… Ils ont tous, d’une certaine manière, ouverts la porte au commun et au vulgaire (dans le sens, je peins la vie du peuple).
        Ce qui n’est absolument pas un jugement négatif de ma part, soyons clair, mais un basculement de thématique, de « Je peins ce que nous pensons, je peins le monde tel qu’il devrait être » à « Je peins ce que je vois, ce que cela m’évoque ». Bref, on entre dans l’individualisme, quoi.

        Catalana =>
        « donc les artistes […] s’emploient à repousser les valeurs « classiques » à leurs limites pour trouver une valeur commune supérieure? une sorte de principe général inébranlable? »

        Je ne pense pas que ça soit conscient pour la plupart. Mais bon, là, je me lis, et j’ai un peu l’impression de décider du sort de l’Art au niveau de toute une société, et je ne suis pas SI mégalo’ pour pouvoir dire que j’en suis capable…

      • la catalana permalink
        12/10/2010 11:55

        je trouve d’un côté que c’est dommage quand l’art est juste contemplation et de même quand l’art est juste concept&discours…d’un autre côté, je suppose que c’est une aberration pour les connaisseurs, mais pour moi l’art contemporain s’arrête aux années 80 (grosso merdo)

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 11:56

        J’aime bien l’idée de Leslie selon lequel l’art comptemporain, en tout cas celui qui est reconnu et qui apparait dans le journal de Pujadas et ne choque que dans celui de pernault, soit le nouvel art pompier, qui a a longtemps barré les impressionnistes.

        Il y a peut-être un art plus vivant, mais le connait-on ?

      • la catalana permalink
        12/10/2010 12:01

        Enfin art et scandale n’avaient pas le même sens à l’époque de Duchamp qu’aujourd’hui et en effet, aujourd’hui il est nécessaire de pousser le bouchon bien plus loin pour choquer…mais j’ai l’impression qu’avant le choc était suivi d’un discours ou critique plus construits que de nos jours et de même, scandale choc et esthétisme pouvaient coexister dans une même oeuvre

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 12:02

        Leslie =>
        Bah… Je suis entièrement d’accord, quoi.

        Mais la recherche du sens est logique (et même indispensable) dans les situations auxquelles nous faisons face (pour faire dramatique).

        Certains artistes n’en ont rien à foutre et je suis parfaitement d’accord sur le fait que l’artiste n’a pas nécessairement d’explication à son oeuvre. Parfois, c’est purement instinctif… et c’est bien, quand ça vient sans explications.

        Seulement, la situatiuon fait que si l’artiste n’a rien à en dire, les critiques (tout le monde, pas juste les professionnels) iront un chercher une causalité, un constat, un truc-capilotracté-qui-est-peut-être-un-détail-pour-nous-mais-pour-eux-ça-veut-dire-beaucoup.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:03

        Est ce que l’art doit choquer forcément ?

        Je ne suis pas sûr que les cubiques (pour changer des impressionnistes) voulaient choquer.

        Aujourd’hui, c’est peut-être devenu plus un but en soi qu’une conséquence.

      • la catalana permalink
        12/10/2010 12:05

        Guillaume > le graffiti? le web art?

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:07

        le catalana> et là, je me rends compte qu’en effet, je ne connais pas l’art comptemporain.

        En fait, j’ai en tête l’expo en cours à Versailles avec tout le tintamarre médiatique qu’elle a déclenché.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 12:09

        Nan il n’avaient pas l’intention de choquer. Mais Picasso, à 16 ans, il dessinait comme Raphaël. Mieux valait pour lui explorer d’autres voies…

        Sinon un autre exemple : Chardin qui n’avait certainement pas l’intention de choquer, dont le coté subversif est très discret (mais existe) et qui a simplement peint les plus fabuleuses nature mortes jusqu’à Cézanne…

        Non la subversion est une conséquence mais ça ne doit pas être le but. Le but est propre à chacun.

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 12:15

        Guillaume =>
        « Aujourd’hui, c’est peut-être devenu plus un but en soi qu’une conséquence. »

        Et ben voilà…

        On passe du « je dis ce que je pense, et ça va chier » au « je vais vous faire chier, pour dire ce que je pense ».

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:15

        est ce que l’on assiste pas à un art finissant, sur les décombres d’une société elle aussi en grande mutation.

        Un critique d’art, dont j’ai oublié le nom, compare l’art comptemporain à l’art rococo de la monarchie française pré-révolutionnaire. Un art abatardi par rapport à l’art du grand siècle, un art à l’image d’une société en décomposition, même si elle ne le savait pas.

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 12:25

        On va jouer les devins de comptoir si on répond à ça…
        Personnellement, je pense que les deux sont possibles.

        Soit on va entrer dans une nouvelle ère artistique où ce qu’on appelle aujourd’hui « l’art contemporain » sera lentement oublié et qu’on passera à autre chose.

        Soit on va garder cet héritage et notre nouvel art va se baser dessus… Ce qui est à mon sens l’hypothèse la plus logique car cela fut une telle remise en cause (justifiée ou non, intéressante ou non) que toute cette période ne peut pas être balayée d’un revers de main.

        De là à dire comment ça va se passer… « Art finissant », je ne pense pas. Ou alors, tous les chamboulements artistiques furent des « arts finissants » de leur époque — auquel cas je propose de les appeler des « arts commençants ».

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:28

        Art finissant dans le sens où il n’est plus que l’expression abatardie d’un art qui fut à l’origine un vrai chamboulement.

        Les artistes pompiers singeaint David ou Delacroix qui avaient fait oublier le Rococo. Qui se rappelle de Gérome aujoud’hui ?

      • la catalana permalink
        12/10/2010 12:31

        l’art plastique est en effet en décomposition et j’insiste sur la surmédiatisation comme cause de ce phénomène principale de ce phénomène…et de même la louange à l’absence de réflexion qui est tant en vogue de nos jours, où le label intello est la pire des étiquettes
        Leslie > as-tu vu le film Art School Confidential?

      • Leslie permalink
        12/10/2010 12:36

        Pour info, Gérôme commence sa carrière vers 1846. A cette époque, Ingres est un artiste enfin reconnu et « installé ».

        Il ya, entre les deux hommes une différence d’age d’une quarantaine d’années seulement. Autrement dit à peu près la même qu’entre les pontes de l’art contemporain qui ont commencé leur carrière dans les années soixante et les jeunes artistes commençant la leur aujourd’huis…

        No comment.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 12:40

        Au contraire la catalane. L’art contemporain se drape d’intellectualisme à un niveau inégalé. C’est ce qui le ronge. Voulant se démarquer absolument du « populaire », il lui faut absolument déplaire au maximum de monde pour avoir l’impression d’être légitime. Il lui faut être intello à outrance.

        Sauf qu’être intello juste pour être intello c’est très con.

        Notons qu’il ne déplait pas aux gens susceptibles de l’acheter qui se démarquent ainsi du goût du bas-peuple.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:40

        cela dit, on assiste à une certaine réévaluation des pompiers aujourd’hui.

        J’avais vu une expo de Gérome à Orsay il y a quelques années et je sais qu’il y en a une sur le pompier le plus reconnu de son vivant (son nom m’échappe mais il avait commis une Vénus que Napoléon III avait acheté une fortune).

      • Leslie permalink
        12/10/2010 12:42

        Cabanel ?

        Note que les pompiers avaient pour eux la technique. Or la technique artistique s’est perdue : elle n’est plus le fait que des arts appliqués et de la BD.

        Rien d’étonnant que la maitrise impressionne.

        Mais à choisir, je préfère la Source d’Ingres à la Venus de Cabanel.

      • la catalana permalink
        12/10/2010 12:44

        lelslie > je dirais qu’il y a deux mouvements parallèles alors, car on ne peut pas dire que Koons à Versailles essayait de déplaire au plus grand nombre (pour prendre un exemple), le no comment c’était pour le film?

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:45

        Renoir sur la fin était revenu à la technique et au dessin.

        Ingres était hyper réac une fois installé. Il fustigeait les impressionnistes.

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 12:46

        Leslie =>
        Quand on ne sait plus où chercher, on demande aux autres de le faire. La sur-intellectualisation a ça de pervers…

        Mais chercher du sens a tout prix est un moyen de gommer l’oeuvre physique pour n’en sortir qu’un argument raisonné (ce qui craint grave). Malheureusement, c’est également une excellente excuse pour justifier sa médiocrité créatrice (« Non mais je sais que ce que je fais c’est laid, mais la beauté est intérieure, tu vois, il faut voir le sens de mon oeuvre et pas son enveloppe »… Hum hum.)

        Guillaume =>
        « son nom m’échappe »
        Euh… Cabanel ?

      • Leslie permalink
        12/10/2010 12:47

        Ben Koons, j’en ai comme qui dirait entendu pas mal de mal…

        Ya eu polémique un minimum.

        Nan le « no comment », ça soulignait juste le fait que l’on est exactement dans la situation d’un art officiel avec quelques grands artistes devenus les profs d’élèves les suivant sans vergocgne, sans esprit critique et sans talent.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 12:50

        Moi ce qu’on m’avais sorti, tu vois c’est « la beauté détourne de la recherche d’une problématique, c’est pourquoi une oeuvre ne doit pas être belle. »

        Ce à quoi je réponds que la mocheté aussi, ça détourne de la recherche d’une problématique parce que j’ai vraiment pas envie de m’attarder dessus.
        On me dit qu’il faut faire un effort, alors.
        Je réponds qu’on peut aussi faire l’effort d’aller au delà quand c’est beau…

        Dialogue de sourd. 😦

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:52

        Leslie et le Choeur > Oui, c’est bien Cabanel.

        Voici l’oeuvre que j’évoquais : http://p5.p.pixnet.net/albums/userpics/5/4/1807054/498af222d0437.jpg

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 12:56

        Leslie =>
        « la beauté détourne de la recherche d’une problématique, c’est pourquoi une oeuvre ne doit pas être belle. »

        Fallait répondre : « C’est pour ça que ta femme est un poux ? »

      • Leslie permalink
        12/10/2010 12:57

        Berk ! Des putti !

        A comparer avec un nu de Monsieur obi wan Kenobi Ingres :

        Maaaster !

      • Le Chœur permalink
        12/10/2010 13:00

        Ingres peignait de superbes femmes-fontaines.

      • la catalana permalink
        12/10/2010 13:03

        Leslie > je suis d’accord sur la sur-intellectualisation de l’art dans le sens du concept pour le concept et je suis d’accord avec toi sur le fait que c’est con, mais plutôt parce que le concept qui sont avancé aujourd’hui sont souvent de la pure branlette, c’est du dominique pipeau, un assemblage de mots compliqués pour faire genre intellectuel. Ors je l’impression que le discours artistique était plus simple avant dans la forme, mais plus profond dans la réflexion. L’une des causes est à chercher comme tu le dis dans la dictature du discours qui semble reigner dans les écoles d’art…je ne vois pas pourquoi l’art « spontanné », sans discours où réflexion devrait être écarté, au final ce qui reste c’est ce que le spectateur ressent quand il voit l’oeuvre et non pas ce que l’artiste a voulu dire, non? Enfin je ne lis pas toute le biographie d’un artiste avant de voir une oeuvre, je garde d’abord un sentiment « à chaud » et ce n’est que dans un deuxième temps que je vais chercher l’explication de l’artiste (ou pas).

      • Philippe De Thrace permalink
        12/10/2010 17:08

        Pour revenir sur les impressionnistes (dont on a peine à croire qu’ils eussent pu choquer tant ils sont maintenant consensuels et fades sur les murs beiges du salon de ma mère), leur souvenir est fondateur pour tout ceux qui tiennent un discours institutionnel – ou académique, sur l’art. Comme on ne finit plus de reprocher aux officiels des années 1870 de n’avoir pas su voir, la critique et les institutions n’ont aujourd’hui qu’une peur : rater ce qui sera jugé demain important (et on se rapproche aussi par là des pratiques de spéculation économique) et de valeur, le péché ultime étant de passer pour un réac. À cette « demande » au second degré, parvient un art lui-même au second degré, travaillant à l’excès sur les cadres, les codes, les conventions, les contenants, tout ce qui entoure ou qui conditionne l’oeuvre, et souvent au détriment de ce que Le Pédé appelle joliment la nécessité.
        Je pense aussi que cet art est le nouveau pompier, puisqu’il conforte son public : « L’art est violent/laid/ choquant parceque le monde est violent/laid/choquant, heureusement que nous n’y mettons jamais les pieds ». Des codes existent entre cet art et son public : en commençant perfidement par se donner l’apparence de l’absence ou de la dérision des codes (ce qui en est un premier), il se met d’accord pour exclure ceux qui n ont pas intégré ces codes (et de deux), dans une logique de distinction sociale vieille comme le monde. C’est aussi le stade ultime de la communication de marque ou la valeur attribuée à l’objet reflète de moins en moins le travail nécéssaire à sa création (jusqu’ici ça va encore) et de plus en plus la valeur spéculative attribuée à la signature/logo.

      • 12/10/2010 17:19

        « Comme on ne finit plus de reprocher aux officiels des années 1870 de n’avoir pas su voir, la critique et les institutions n’ont aujourd’hui qu’une peur : rater ce qui sera jugé demain important (et on se rapproche aussi par là des pratiques de spéculation économique) et de valeur, le péché ultime étant de passer pour un réac. »

        Et bim. Dans le mille.

      • Philippe De Thrace permalink
        12/10/2010 17:26

        C’est dans l’histoire de l’art de Gombrich que m’a conseillé Roro. J’ai rien inventé.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 17:35

        J’ai été drolement triste quand il est mort lui….

        Sinon de l’excellente lecture !

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 17:37

        Cher PDT, comme très souvent, je suis assez d’accod avec toi. Le traumatisme du plantage de la critique avec les impressionnistes doit toujours être très présent. On en oublie même assez souvent que pas mal des impressionnistes ont fini quasi rentiers de leur art.

        cependant, l’histore de l’art ne s’est pas arrêté en 1870. Il me semble que les différentes formes de l’art qui ont suivi ont elles aussi eu des difficultés à s’imposer et que la figure de l’artiste maudit n’a alors pas disparu. Même une institution comme Picasso a connu des temps difficiles et un Modigliani est mort dans la misère.

        Cela dit, c’est évident qu’il est difficile de dire d’une oeuvre comptemporaine qu’elle est moche ou inutile, voire que ce n’est pas de l’art. sauf si on s’appelle Eric Zemmour mais c’est juste de sa part une posture contre tout ce qui est célébré.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 17:41

        Bah ils passeront à coté aussi. C’est le propre des mouvements artistiques importants que d’être décriés à leurs débuts par les tenants de l’esthétiques officiels puisqu ‘ils les remettent en cause…

        « Cela dit, c’est évident qu’il est difficile de dire d’une oeuvre comptemporaine qu’elle est moche ou inutile, voire que ce n’est pas de l’art. »
        Si. on peut dire que c’est moche et inutile. pmar contre, on ne peut pas dire que ce n’est pas de l’art.

        Je sais que dre « c’est de l’art » est passé dans le langage courant pour un synonyme de « c’est génial », mais factuellement, une oeuvre d’art peut être mauvaise et tomber dans l’oubli.

      • Philippe De Thrace permalink
        12/10/2010 17:52

        En effet guillaume. Mais l’idée de poète maudit fut inventée a posteriori. Elle a existé réellement durant le XXe siècle, mais est devenue dans le même temps une pose. qui se nourrit d’une mentalité snob assez française : si mon art me permet de vivre, il ne peut être sincère. Il faut être maudit pour être talentueux. Tant du point de vue des artistes que des publics. Des raisonnement parallèles ont mené, quand l’artiste est reconnu est riche (dans une époque qui ne supporte pas le délai d’attente et de maturation), à devoir exclure la plénitude, la félicité, la construction à but positif, du ressenti autorisé dans l’art.

        Je vais devoir vous laisser, je vais aller me préparer une heure, attendre deux et travailler trois minutes.
        à ce soir.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 17:53

        Tu m’as mal compris. Bien sûr que l’on peut le dire, mais on est vite taxé alors de vieux con réac. D’où mon allusion à Zemmour qui revendique fièrement cette étiquette. Et je k’ai entendu parler ainsi des oeuvres exposées à Versailles. Je précise que je n’ai pas d’avis à ce sujet. Plus que le lieu, c’est l’oeuvre elle même qui me laisse dubitatif.

        Et si on prend l’exemple, du graf’, cela n’a pas été spontanément qualifié d’oeuvre d’art.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 18:00

        PDT> Dans « l’oeuvre » de Zola, il me semble bien que la figure de l’artiste maudit était déja posée.

        On semble en effet se méfier d’une oeuvre qui procure des revenus importants à son créateur, mais cela touche plus ou moins tout le domaine artistique (peinture, livres, films, musique…) avec quand même la nuance que le grand public semble bien se moquer de ces jugements.

        On arrive aujourd’hui dans le domaine de l’art plastique à des oeuvres d’art qui valent des fortunes bien qu’elles ne touchent qu’un public très restreint. On en reviendrait presqu’à l’art de commande de l’ancien régime.

      • 12/10/2010 18:12

        Mais j’irai un peu plus loin. Je trouve qu’il est dommage que certains artistes deviennent des institutions intouchables.
        Je suis personnellement sensible à un Kandinsky, un Miro ou un Chagall mais Picasso me déclenche moins d’émotions. Je ne vais pas dire que c’est un mauvais peintre (je suis conscient de son talent et de ses idées) mais son œuvre a moins de résonance en moi.
        Ce qui m’horripile, c’est que l’on doive, notamment en raison de la marchandisation de l’art (qui a toujours existé) décréter la valeur d’un artiste.
        L’art n’est surement pas fait pour être noté, ni je pense trop intellectualisé, il est plus fait pour être ressenti. Bien sûr, certains artistes sont plus directement accessibles et d’autres demandent parfois un oeil (Rubens/Mondrian) ou une oreille exercée (Mozart/Boulez) mais la subjectivité devrait toujours rester présente malgré les diktats médiatico-artistiques.

      • Philippe De Thrace permalink
        12/10/2010 21:18

        Je continue cette conversation à la cave. si vous voulez bien me suivre.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 23:57

        La figure de l’artiste maudit fait énormément de mal aux artistes. Même sur des plans très terre à terre comme « ne pas se faire eploiter par son galeriste ». C’est encore une des rares professions ou il est considéré comme normal d’être payé une misère pour un travail censé avoir une valeur ajouté.

        L’arent, c’est « sale », parait il.

        Sinon Guillaume :

        « On arrive aujourd’hui dans le domaine de l’art plastique à des oeuvres d’art qui valent des fortunes bien qu’elles ne touchent qu’un public très restreint. On en reviendrait presqu’à l’art de commande de l’ancien régime. »

        Mais qui crois tu qui achète les oeuvres des artistes « officiels », hmm, sinon l’Etat et les quelques très riches qui le collectionnent… ?

  8. 12/10/2010 10:04

    « La France, telle une vieille duchesse aigrie qui serait persuadée d’être une grande intellectuelle parce qu’elle vit à deux rues du musée d’Orsay » : + 1.

    • L'Emo permalink
      12/10/2010 15:57

      Je pense qu’on ne remerciera jamais assez le Pede pour cette sublime allegorie…

    • L'expat' permalink
      12/10/2010 17:52

      Le Pédé, bravo. Pour l’article et pour cette phrase. Je l’emploie depuis trèèèèèèèès longtemps (bon, pas complètement tout à fait comme ça mais presque) et grâce à toi, elle est validée. J’en suis ravie.
      De surcroît, ton (tes, vos)article(s) se marie(nt) incroyablement bien avec mon café, ce qui n’est pas négligeable.

  9. Pinpin permalink
    12/10/2010 10:14

    forza !
    et dtc les inrocks !

  10. Guillaume Pascanet permalink
    12/10/2010 10:28

    C’est la grève des commentaires aussi ce matin ?

    • Crevette permalink
      12/10/2010 12:08

      Je pense que les commentateurs n’ont pas pu aller bosser à cause des grèves, donc ils ne peuvent pas commenter depuis leur pc de bureau, donc ils ne commentent pas car chez eux ils ont d’autres choses à faire (alors qu’au bureau, non).

    • Pinpin permalink
      12/10/2010 12:46

      en même tps c’est les inrocks… on va pas passer 3H dessus quoi…
      on le sait qu’il y a dans la presse un triptyque critique identifié qui prend son pied à nager à contre-courant de l’ensemble des autres critiques…
      qui donne aveuglement « la carte » à une poignée de cinéastes « branchouilles », sans reflexion critique étayée…
      qui tourne inlassablement en rond autour de leurs propres nombrils…

      je parle bien entendu du triptyque Inrocks / libé / télérama.

      • La Bretonne permalink
        12/10/2010 13:01

        Ouf je n’en lis aucun.
        C’est plutôt GQ, Le Monde et le magazine littéraire pour la presse papier
        En plus le nombril c’est moche, quel intêret à tourner autour?
        Je dois pas être assez branchouille.

      • 12/10/2010 13:01

        Par définition, une bretonne ne peut être branchouille.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 13:02

        Oui mais elle aura de bonnes adresses pour les crêpes. Alors m’en fout.

      • La Bretonne permalink
        12/10/2010 13:08

        Mieux que des adresses, elle t’en fera une pleine fournée avec toutes les cochonneries caloriques qui vont bien avec.
        C’est vachement plus savoureux qu’une critique des branchouilles des Inrocks.
        Et nos nombrils seront bien gardés.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 13:38

        Tellement bien qu’ils ne seront plus apparents ! 😦

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 14:18

        la Bretonne> à la confiture de fraises pour moi. Merci !

      • La Bretonne permalink
        12/10/2010 14:37

        @Guillaume.
        Confiture de fraises de Plougastel naturellement.
        Si ça, c’est pas branchouille à mort.

        @Leslie.
        je suis nombrilophobe donc je suis pour la disparition de cet appendice.
        Le pire étant le nombril boursouflé qui bourgeonne sur le ventre tel une verrue sur le nez.
        Lors du prochain épisode, nous évoquerons le grave problème du pied , Quasimodo incompris et malmené.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 15:02

        Je suis désolée si je me répète mais voilà quoi :

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 15:05

        La Bretonne> à force de ringartitude, j’atteint un niveau terrible de branchitude.

        Mais le nombril, j’aime bien.

        Leslie> je préfère la petite baigneuse chez Ingres. Ta fontaine me semble bien figée, à la limite de la godiche.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 15:41

        Et pourtant ce tableau a longtemps été mon number one des plus beaux tableaux du monde….

        Quoique chuis pas sûre qu’il ait été détrôné…

      • Leslie permalink
        12/10/2010 15:41

        Et pourtant ce tableau a longtemps été mon number one des plus beaux tableaux du monde….

        Quoique chuis pas sûre qu’il ait été détrôné…

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 15:44

        Moi, je mettrais sûrement dans mon palmarès « la charmeuse de serpents » du douanier Rousseau.

        Je ne sais pourquoi, mais j’adorce ce peintre, et en particuler ce tableau.

      • L'expat' permalink
        12/10/2010 17:57

        à Guillaume: Mais évidemment. Merci!!

      • L'agro permalink
        12/10/2010 23:36

        Mais non, le plus beau tableau du monde c’est le Lilith de John Collier :

        Le visage de la femme et ses cheveux sont justes merveilleux.

  11. la catalana permalink
    12/10/2010 10:30

    Bravo maestro!
    sinon je n’avais pas suivi la trajectoire d’Araki depuis Misterious Skin film qui, soit dit en passant, fût une immense claque et un délice…..SMILEY FACE!!!!VRAIMENT!!!!MAIS POURQUOI TANT DE HAINE!!!!???

    • La Bretonne permalink
      12/10/2010 10:35

      Bah, parce que…et ça veut déjà dire beaucoup.

  12. Emma permalink
    12/10/2010 10:39

    Kaboom à voir la bande annonce m’avait bien l’aire d’une sombre daube frimeuse et vaine, pourtant Mysterious Skin est à 1000 lieus de ça. M’étonne pas que les Inrocks adhérent, les pauvres en 2010 ils en sont encore au stade de s’ébahir devant du cul et de la provoc jeuniste à 2 balles.
    Leur pub est bien significative de la pauvreté de l’imaginaire dans lequel ils se projettent : clinquant, toc, prétentieux et pseudo branchouille. Consternant.

    • Le Totem permalink
      12/10/2010 13:37

      Au risque de me faire lyncher, moi j’ai bien aimé Kaboom. j’en ai fait une critique très positive autour de moi.

      Point de Panégyrique sur le caractère (non) révolutionnaire de cette œuvre majeure du 7e art (que ça n’est pas). Mais je reconnais quand même à Araki (dont c’est le 1er film que je vois), le talent de nous proposer un truc barré ET rafraîchissant, mélangeant les codes du teen movie avec ceux du fantastique, assez porté sur la dérision/l’autodérision (des genres, des acteurs, du réal) pour éviter la prétention. Après c’est peut être l’excitation de la découverte, hein. je dis pas

  13. Le Con Sultant permalink
    12/10/2010 10:40

    Le Pédé est en colère, il en devient injuste et partial, qu’est-ce que c’est bon !
    Merci.

    « La France, telle une vieille duchesse aigrie qui serait persuadée d’être une grande intellectuelle parce qu’elle vit à deux rues du musée d’Orsay » : + 2

  14. 12/10/2010 11:00

    Ce matin, j’étais d’une humeur de merde. Mais à présent que j’ai lu cet article, je ne suis que paix et amour : rien de plus jubilatoire que le mépris savamment argumenté sous une plume qu’on apprécie (lectrice régulière mais silencieuse en général).

    Bref, j’ai adoré.

  15. docds permalink
    12/10/2010 11:01

    WAOUHHH

  16. 12/10/2010 11:09

    Le plus drôle c’est qu’aux US justement, Kaboom a été globalement ignoré tandis que The kids are alright a reçu des tonnes de critiques dithyrambiques. Ce qui tendrait à prouver que les ricains sont plus lucides sur leur propre cinéma que nous. Enfin, que les Inrocks.

    • Chuche permalink
      12/10/2010 11:18

      Kaboom sort en fevrier aux USA, je ne vois pas comment il a pu être ignoré…quant à toi catalana, smiley face est un putain de grand film avec une actrice démente, vraiment drôle et techniquement irréprochable, j’ai nommé la grande Anna Faris!

      • Le Branleur permalink
        12/10/2010 11:55

        la très grande anna faris, qui a choqué tant de gens dans ses interprétations remarquables de scary movie 1,2,3 et 4; ainsi que dans la série Entourage.
        C’est un monstre.

      • la catalana permalink
        12/10/2010 12:34

        elle était quand même là dans lost in translation en fournisseuse de rire facile, comme d’hab…
        au moins elle est réaliste quant à ses « talents »

    • Dédé permalink
      12/10/2010 11:21

      Ce qui tend surtout à prouver que Le Pédé est un américain dans l’âme.

      • 12/10/2010 13:07

        Ou anti-ricain forcené (voir Kaboom).

      • Dédé permalink
        12/10/2010 13:28

        Oui enfin, il faut pas nécessairement être anti américain pour soutenir que Kaboom est une daube.

  17. Anne permalink
    12/10/2010 11:19

    Bravo.

    Je te trouve au contraire très juste (cf comm ci-dessous) et très objectif. Une excellente critique, en somme.

  18. Maïa permalink
    12/10/2010 11:19

    Je n’ai vu aucun de ces films mais puis-je quand même t’appeler Dieu ?

  19. La girafe permalink
    12/10/2010 11:24

    Le pédé était tellement énervé qu’il a oublié de se relire.

    • 12/10/2010 11:29

      Merci pour cette contribution tout à fait indispensable.

      • La girafe permalink
        12/10/2010 11:31

        Certes.
        Je suis malheureusement trop inculte cinématographiquement parlant pour commenter sur le fond.
        Mea culpa, je ne le referai plus.

      • 12/10/2010 12:34

        @Le Pédé : En fait tu réponds tu réponds au commentaires que quand on te lèche le cul ou qu’on te reprends.

        T’es vraiment un fumier narcissique en fait.

      • 12/10/2010 12:34

        T’as commenté toi? Ou ça?

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:37

        Tu as vu cela Youssef ?

        Il ne m’a répondu que quand j’ai fait les deux.

      • 12/10/2010 12:39

        Nan j’ai pas commenté. Mais je constate c’est tout.

        (Sinon, ouais, chouette article hein)

  20. 12/10/2010 11:47

    Ce n’est pas que partial mais aussi un peu partiel.
    – Quelques un des cinéastes sus-cités n’ont pas toujours fait dans le cinéma de genre et, même à l’intérieur de celui-ci, ont su dépassé l’ossature (personnages complexes et mouvant, récit dense de sujets abordés,…).
    – La critique Cinéma en France ne se limite pas aux Cahiers (et à leur progéniture dont les Inrocks sont). « William Wyler à George Stevens, de Fred Zinneman à Elia Kazan, en passant par David Lean » ont presque toujours été défendus (parfois encensés) par Positif.
    – Steven Spielberg fait partie de cinéastes qui ont vu subitement se retourner la critique. Depuis quelques années (depuis AI, je dirais), il aurait plutôt la carte. (Au point qu’on réévalue maintenant toute son œuvre à la hausse avec autant d’enthousiasme que quand elle fut conchiée.)
    – Je ne suis pas certain que cette tendance critique s’explique uniquement par un sentiment de supériorité culturelle. L’esprit français accorde traditionnellement plus de prix à l’élégance qu’à la profondeur (l’esprit salon ; Cioran a eu quelques réflexions assez justes à ce propos).

    Voilà… Mais, ces chicaneries mises à part, l’article met le doigt sur quelque chose qui n’avait pas vraiment été formulé à propos de la critique française (qu’il en soit donc remercié) et, en plus, donne bien envie de voir The Kids are All Right. (De l’excellent boulot en somme.)

    • 12/10/2010 12:05

      Nous sommes parfaitement d’accord que les cinéastes sus-cités ont su -souvent brillamment- dépasser le cadre du cinéma de genre. Il ne s’agissait nullement de les descendre (je les apprécie autant que n’importe qui) mais juste de pointer que l’amour que la critique française leur porte s’accompagne d’une certaine condescendance.
      En ce qui concerne Positif, bien sûr, en tant qu’adversaires officiels des Cahiers du cinéma, ils ont souvent été les premiers à prendre le contrepied de ces derniers. Mais tu admettras que la tendance générale de la critique française a été largement plus définie par les Cahiers que par Positif.

      • 12/10/2010 12:07

        Oh mais je l’admets fort bien (d’où mon « l’article met le doigt sur quelque chose qui n’avait pas blah blah blah »).

      • 12/10/2010 12:10

        En passant, j’apprécie le compliment.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:10

        J’ai chez moi le livre de Tavernier sur le cinéma américain. Je n’y perçois aucune condescendance.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:17

        Je te trouve très drôle Le Pédé !

      • 12/10/2010 12:20

        En fait il faudrait que j’écrive UNE CERTAINE TENDANCE en lettres clignotantes à chaque fois pour que ça soir clair.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 12:31

        Ce serait sympa, merci.

      • 12/10/2010 12:34

        « Pour que ça soir clair » Une sorte de Nuit américaine ?
        (‘Tant qu’à truffaldiser…)
        ((A ce propos, je te donne mon titre si l’envie d’en changer t’amuse.))
        (((Genre, il y a un copyright sur un tweet qui recycle un titre devenu cliché…)))

  21. 12/10/2010 11:57

    Je lis pas les inrocks.
    Mais j’ai envie de croire que t’as raison parce c’est toi.
    En même temps, j’aime pas Spielberg, en particulier à cause de la liste de Schindler. Je devrais peut-être m’abonner finalement.

    Sinon, dans le genre bon film, je te conseille vivement « le dernier été de la boyita » parce qu’ils n’y a pas que les français et les ricains dans la vie. Et surtout que c’est beau.

  22. docds permalink
    12/10/2010 12:56

    Sinon, le Pédé, tu préfères le canard farci aux cèpes ou le canard simplement grillé?

  23. 12/10/2010 13:05

    Du Pédé de haute volée, cet article (dont j’ai particulièrement apprécié le titre).
    Je ne sais trop quoi ajouter, sinon qu’au lieu de lire ces fascistes des Inrocks incapables de trouver le talent là où il se trouve, il vaut mieux se précipiter dans un vidéoclub digne de ce nom (il en reste encore quelques uns), et découvrir ou redécouvrir les derniers joyaux du cinéma adulte U.S (indé ou pas):
    Living in oblivion, The Ice storm, Boys don’t cry, Ghost world, In the bedroom, American Splendor, About Schmidt, Adaptation, Little Children, The Savages, The Squid and the whale, Frozen River, Greenberg…

    • La Pastanaga permalink
      12/10/2010 13:13

      j’ai vu « In the Bedroom » il y a peu.
      prend ta claque.
      sinon bien d’accord avec la plupart de ces titres.

      je suis en mode commentaire-jour-férié, mais c’est du gros kif mes amis, oui, du gros kif, merci.

    • 12/10/2010 13:41

      Jolie liste Le Juif (j’enlèverai About Schmidt pour un ) et j’ai le premier à avoir été souvent énervé par les critiques ciné des Inrocks mais cela m’amuserait de voir combien de films de ta liste ont aussi été appréciés par leur rédaction.
      Les traiter de fachos parce qu’ils ont des avis tranchés et parfois énervants me paraît un peu excessif et facile.

      • 12/10/2010 15:04

        C’est marrant, si j’avais fait de cette liste un classement, About Schmidt arriverait en premier, haut la main.
        Sinon, bien évidemment que les gratte-papier des Inrocks ne portent pas de chemises noires, ni ne cachent de photos dédicacées du Duce sous leur matelas; mais la morgue culturelle et le dogmatisme dont ils font preuve n’en demeurent pas moins préoccupants (pour l’avenir de la création).
        Si les termes « engagé », « commercial », « radical », « divertissement », « auteur », « artiste total » ou « pathos » sont devenus les lieux communs les plus éculés de la critique, c’est à ce genre de publications qu’on le doit en grande partie.

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 15:07

        ils sont vraiment influents les Inrockuptibles ?

        Je veux dire, sorti du milieu intello-bobo-parisien-bienpensant-gauchiste ?

      • 12/10/2010 15:27

        @Guillaume: Les producteurs, distributeurs et autres décideurs ont l’oeil rivé sur les verdicts rendus par ce type de publications. Donc oui, les Inrocks ont pignon sur rue dans le milieu que tu décris. Et c’est à ce petit cercle que l’on doit ces si nombreux films français supposément « exigeants ».

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/10/2010 15:30

        Je demandais cela car dans ma vie personnelle qui est la mienne, je ne connais personne qui le lit.

        Donc, j’en ai déduit bêtement que son influence sur le public qui va au cinéma en payant est quasi nulle.

    • 12/10/2010 15:09

      Hmm, Adaptation, The Squid and The Whale, The Ice Storm, About Schmidt. Pas évident de décider qui arrive en tête.

      • 12/10/2010 15:29

        Ok, je m’emporte un peu.

      • 12/10/2010 19:05

        J’arrive pas à comprendre ce qui vous fait triper sur About Schmidt, j’avais été très déçu après Sideways que j’avais bcp apprécié et j’avais notamment trouvé que c’était un rôle énervant de Nicholson qui disait derrière les lignes « voyez comme je peux jouer vrai sans artifices en montrant la décrépitude « , j’ai trouvé le film trop démonstratif et sonnant faux …

      • Docds permalink
        12/10/2010 22:27

        Qu’est-ce que tu as contre Nicholson?

  24. 12/10/2010 13:31

    Ton article est intéressant et engagé mais je dois dire que j’ai une réticence sur les généralités. Tu pars d’une critique de 2 films américains par les Inrocks pour arriver à une tendance des critiques français sur le cinéma américain.
    D’une part, Les Inrocks ne représentent pas la critique française. Par ex The Kids are all right a eu d’excellentes ou bonnes critiques de Libé, Positif, Brazil ou Télérama.
    Je pense que nous avons la chance d’avoir une critique bien plus acérée et variée que dans de nombreux pays (aux EU ils ont aussi bcp de journalistes pointus grace aux Quotidiens des grandes villes).
    D’autre part des cinéastes américains ont effectivement été mis sur un piedestal, voire récemment des types de films, les comédies graveleuses de certains sont injustement encensées par certains pour aller à contre-courant.
    Mais la séparation que tu fais sur la forme et le fond ne me parait pas valable car je pourrais te citer des réalisateurs comme Cassavetes , Hal Hartley qui ont été admirés en leur temps pour des qualités similaires à celles de réals français.

    • 12/10/2010 14:41

      Certes, mais tu sais comme moi que Cassavetes et Hartley, auxquels ont peut aussi ajouter Jarmusch, ont été admirés justement parce qu’ils étaient des indépendants purs et durs, qui travaillaient en marge du cinéma hollywoodien, voire le rejetaient complètement. Donc on peut considérer que l’admiration qu’ils suscitent nait peu ou prou de la même tendance.
      J’ai d’ailleurs souvent constaté que les crétins qui s’enorgueillissent de détester le cinéma américain sont souvent des grands fan de Cassavetes ou Jarmusch. Et lorsque je leur fais remarquer que ces auteurs-là sont tout ce qu’il y a de plus américains, ils répondent systématiquement la même chose:

      « Oh oui, mais lui c’est pas pareil ».

      Comme si le fait de ne pas travailler à Hollywood les destituait de leur nationalité, et rendait acceptable le fait de les apprécier.

      • Leslie permalink
        12/10/2010 14:44

        Ca me rapppelle le coup du « les arabes, tous des voleurs, sauf Momo, lui, c’est pas pareil… »

        C’est effroyable de constater que les shémas mentaux restent les mêmes sur des sujets et dans des milieux radicalement différents.

  25. Senem permalink
    12/10/2010 14:12

    Putain, une faute d’orthographe! Un mythe s’effondre 😦

  26. milesdavy permalink
    12/10/2010 14:25

    Alors là je dis non !

    En fan absolu d’Araki, je m’insurge ! Même si je suis entièrement d’accord sur les postures ridicules et tellement prévisibles des Inrocks (que vous aviez merveilleusement épinglés déjà dans l’article non moins superbe sur ces bouffons de Sexion d’Assaut).

    Mysterious Skin n’était pas un Araki (en tous cas pas écrit par), c’est son film le plus « accessible » et même s’il est très réussi, il ne vaut pas la TEEN APOCALYPSE TRILOGY, dont Kaboom est une sorte de quatrième volet (cinquième si on ajoute Splendor)

    Et qui te dit qu’Araki a toujours voulu filmer deux mecs qui couchaient ensemble ?
    Et si, justement, ce n’était pas cette obsession qui rendait son cinéma si intense ?
    Comme une sorte d’abstinence volontaire, un orgasme sans cesse retardé, le port d’une CB3000 (pour ceux qui connaissent).

    Si les homos d’Araki baisaient, on perdrait toute cette tension qui traverse ses films.
    Et si c’était ça la force d’Araki ? Rendre cet « aboutissement homo » (que tu sembles appeler de tes voeux) jamais assouvi…

    Araki c’est le tantrisme appliqué au cinéma !

    Quant à ta critique sur le fait que ce bon vieux Gregg aurait « balancé son film par la fenêtre à mi-parcours »… Ce serait comme reprocher à David Lynch d’avoir oublié un noeud dramatique dans Lost highway ou Mulholland Drive. Hors-sujet.

    • 12/10/2010 14:58

      Sois gentil, ne viens pas me comparer 1h26 de branlette flageolante avec 147 minutes d’orgasme intersidéral. On peut sans doute reprocher des choses à Lynch, mais certainement d’être un paresseux, et encore moins de se foutre ouvertement du film qu’il est en train de réaliser.

      • milesdavy permalink
        12/10/2010 16:01

        Loin de moi l’idée de comparer mes deux réalisateurs fétiches.

        Disons qu’Araki parle à une partie de moi et que ça sonne sacrément juste, même quand il délire complètement. Lynch lui, c’est « juste parfait » (comme ils disent à la Nouvelle Star).

        En fait pour résumer, si j’étais réalisateur, je rêverais d’être Lynch et je serais sans aucun doute Araki, avec tous ses travers (parfois sa fainéantise) mais aussi sa sensibilité, « son univers » (comme ils disent à la Nouvelle Star).

      • L'expat' permalink
        12/10/2010 18:07

        Milesdavy… ça me fait mal quand tu mets Lynch et la nouvelle star dans la même phrase. (Et puis des majuscules à la nouvelle star…?? sérieux??)
        Le Pédé: +1

      • Marian permalink
        12/10/2010 18:14

        C’est pas l’impression que j’ai eu devant Inland Empire … quel putain de foutage de gueule !!

      • milesdavy permalink
        12/10/2010 19:10

        C’est vrai qu’Inland Empire c’est un peu too much. Le Lynch lynchesque de trop.

        Quant à mettre Lynch et la Nouvelle Star dans la même phrase, ce sont les aléas du direct…

      • L'expat' permalink
        13/10/2010 00:06

        Oui bon d’accord pour Inland Empire… Certes, ce n’est pas mon préféré non plus. Milesdavy, tout va bien, Lynch est grand et te pardonne.

  27. 12/10/2010 14:46

    Whoo, mais les inrocks c’est trop un magazine de rebelles !! (J’ai juste ? C’est ce qu’on doit se dire après avoir vu cette pub lamentable ?)

  28. BeBitterBlameEveryone permalink
    12/10/2010 15:46

    J’ai acheté le nouveau numéro pour voir enfin en quoi la nouvelle formule était différente de l’ancienne (que je ne lisais pas) mais surtout pour poster un petit quelque chose sur nos amis et Sexion D’Assaut car la couv’ titrait « Les rappeurs s’expliquent avec les gays » (à côté d’un gros « Rama Yade / Cohn-Bendit: qui est moderne? »…si ça c’est pas du rêve et des volts, je ne m’y connais pas en révolte).
    Extraits choisis de l’interview (que je n’ai pas eu le courage de lire en entier pour l’instant…):
    – « Je vais dire ce que j’ai dit, et aussi ce que je n’ai pas dit, car on nous a prêté beaucoup de propos. »
    – « Maintenant c’est clair, ce que j’ai dit, je l’ai dit »
    – « On n’a pas de complexe à dire qu’on a dit des conneries et qu’on s’en excuse. C’est ça être un vrai mec ».

    • La Bretonne permalink
      12/10/2010 16:00

      Encore, encore.!!!!!
      « Les rappeurs s’expliquent avec les gays. »
      ça c’est de l’accroche branchée à mort de la mort qui tue (enfin surtout pour les homos pas loin du périph selon nos poètes urbains.)

      • 12/10/2010 16:52

        La Bretonne, t’as l’air jolie mais t’as l’air un peu rousse aussi, non?
        Merci de nous délivrer de cette dichotomie intenable.

      • La Bretonne permalink
        12/10/2010 18:18

        Mon petit crustacé, point de rouquine chez moi, un joli chatain doré.
        J’espère que cette révélation te soulagera, bien que je m’interroge sur l’usage du mot dichotomie dans ta phrase.

      • 12/10/2010 19:56

        Cette révélation indiscrète me libère totalement. Un très léger malaise subsiste en moi néanmoins car je nourris la plus grande méfiance envers les gens qui inventent des couleurs.
        (par « dichotomie » j’essayais d’imager l’opposition entre « être jolie » et « être rousse ». C’est à se tordre, n’est-ce-pas?)

      • La Pastanaga permalink
        13/10/2010 10:53

        (mais tellement!)

    • Guillaume Pascanet permalink
      12/10/2010 16:09

      Je vais en rester à Télérama je crois bien.

      Ils ont changé encore la grille des programmes et je viens juste de maitriser leur maquette.

      • 12/10/2010 17:47

        Guillaume, ta vie est pleine de dangers ! Ayant été élevé au Télérama, la nouvelle grille des programmes, c’était l’événement de l’année. J’imagine le gars derrière son bureau qui bosse chez Télérama depuis 40 ans et à qui on demande de pondre une nouvelle maquette pour faire djeun mais pas décontenancer les profs retraités, bon courage à toi homme de l’ombre …

  29. L'Emo permalink
    12/10/2010 16:04

    Le Pede, comme diraient les Americains : « You made my day » ! 😀

  30. Marian permalink
    12/10/2010 17:32

    Un grand merci à Le Pédé.
    Ça faisait plus d’un mois que je cherchais le titre d’un film « bizarre » vu il y a longtemps sur C+ … la mention de Gregg Araki l’a fait resurgir de ma mémoire: the doom generation.
    Encore merci pour le soulagement (rien de sexuel).

  31. L'expat' permalink
    12/10/2010 18:17

    Pour le Pédé (et pour les autres aussi, allez…)
    http://www.cinema-take.com

  32. 12/10/2010 18:17

    waow – merci beaucoup pour ce billet flamboyant. on se sent moins seul.

  33. Albion permalink
    12/10/2010 19:07

    Exactement tout pareil pour les deux films.

    Et les Inrocks ça reste du papier qui ne cache même plus ses ambitions de faire du généraliste prétendument jeune et modeux (en surfant sur l’actualité du mois dernier).
    La couv’ du dernier = le vrai rocker s’habille réac (toi jeune UMP, mon amour) + Bertrand Cantat de retour sur scène (du sang, de l’horreur, de la chanson française) + brune/blonde au cinéma (toi qui n’es pas parisien, la Cinémathèque Française c’est hyper sympa), avec un joli portrait de koople tout lisse.

    • 12/10/2010 19:22

      Je me suis fait la même réflexion sur les tenues de rocker. J’ai mis les mains sur la tête en voyant la couv’.

      • Albion permalink
        12/10/2010 20:45

        D’autant que la couv’ est genre PARTOUT cette semaine (ça doit dépendre des tier-quar, j’en conviens, j’m’y suis tout seul dans l’ascenseur), on peut pas garder « les mains sur la tête » en continu, ça doit fatiguer.

  34. Le Grenoblois permalink
    12/10/2010 19:48

    Tout à fait d’accord avec l’ensemble de l’article, mais pourrais tu expliciter cette partie :  » (…) les grands formalistes, ceux que le récit intéresse finalement assez peu (Welles, Kubrick, Malick, Lynch ou encore Sofia Coppola).  » ?

    Car à te lire on penserait que leurs récits sont quasi inexistants.

    Ne voulais tu pas dire plutôt que les critiques peuvent louer ces cinéastes car ils peuvent admirer la forme même s’ils ne comprennent pas nécessairement que leurs récits ont autant de profondeur ?

  35. Le Grenoblois permalink
    12/10/2010 20:03

    Ah non, je crois avoir compris en fait :

    Je comprenais que, selon toi, ces cinéastes s’intéressaient peu au récit,
    alors que tu disais que les gens (en général) s’intéressaient plus à la forme qu’au récit de ces cinéastes.

    En tout cas merci pour ce billet, ça fait plaisir de te voir de nouveau dans le style, le ton et le talent qui m’ont fait venir sur CLG….

  36. 12/10/2010 20:51

    C’est pas les Inrocks qui trouvaient les textes de Sexion machin bien écrits?
    Tu as tout dit en deux articles.
    Brillant.
    Sur ce, je retourne dans ma grotte.

    • Philippe De Thrace permalink
      12/10/2010 21:12

      si tu es une femme de parlole, tu ne retournes pas dans ta grotte, mais dans ta jungle.

      • 12/10/2010 21:14

        La Meuf est une femme de parlole, oh ça oui alors.

      • Philippe De Thrace permalink
        12/10/2010 21:20

        Je me doutais que cette improvisation diegosannienne période clavier vaudou valait le coup d’être non-corrigée.

      • 12/10/2010 21:43

        j’y retourne de ce pas, mais qu’est-ce que c’est chiant!
        heureusement que je vous aime.

    • BeBitterBlameEveryone permalink
      12/10/2010 23:13

      @La Meuf: si, c’est bien eux…mais maintenant ils font un article dans leur nouvelle formule dont le paragraphe d’intro se termine ainsi: « Et si ces propos irresponsables et condamnables donnaient finalement naissance à un électrochoc sur la scène rap nationale, qui n’a jamais sérieusement discuté de cette homophobie qui a trop facilement droit de cité dans les cités? Les Inrocks ouvrent le débat. »

      Et fait, Les Inrocks nous rappellent qu’ils ont encensé les textes de Sexion d’Assaut pour mieux permettre d’ouvrir un débat sur l’homophobie dans le rap français et dans les cités.
      La couv’ titrait « Sexion d’Assaut: les rappeurs s’expliquent avec les gays « , histoire d’attirer le chaland bien pensant. J’adore.

  37. Philippe De Thrace permalink
    12/10/2010 21:31

    Guillaume,
    Zola dans s’est servi de Cézanne comme modèle, on est donc bien dans la période initiale des artistes maudits.
    Sinon, je suis d’accord avec tes nuances, qui pourraient se doubler de différenciations selon le pays et le genre (à l’intérieur du même art). Et ta comparaison avec l’art de commande confirme le qualificatif « pompieriste » attribué à l’art contemporain mode Pinault.

    Le désenclavement social de l’art contemporain est en fait bien compromis par le fait que La posterité n’a pas encore dégagé pour le plus grand public ce qui est vraiment parlant, alors que les élites mettent en vitrine l’art dont la vacuité est assez vaste pour être remplie par le conservatisme de ces dernières.
    J’ai tendance à comparer l’art contemporain, quand il est de qualité, à la recherche scientifique fondamentale, qui invente le monde de demain à tâtons.

    • Philippe De Thrace permalink
      12/10/2010 21:32

      raté

    • Guillaume Pascanet permalink
      13/10/2010 09:36

      Je te suis à la cave, c’est trop chiant de remonter à la réponse initiale sur la terrasse.

      Leslie et toi-même m’avez répondu sur l’art de commande, je voulais dire qu’en fait bien sûr que c’est un retour à l’ancien régime de ce point de vue. Les artistes « reconnus » répondent à une demande issue d’un milieu fortuné. Je ne sais si Pinault s’y connait vraiment, mais Koons par exemple ne m’a pas remué. C’est décoratif peut-être, mais je ne pense pas acheter de l’art quand je mets un bibelot sur ma commode. Pinault si car c’est bien plus cher.

      Donc, de la figure de l’artiste maudit, on est passé à la figure de l’artiste fortuné. Mais c’est aussi un reflet de l’époque, la réussite (sociale, artistique, personnelle…) est évaluée en fonction de critères monétaires et patrimoniaux.

      Leslie> on écrit hareng et non arent et ce n’est pas sale. Je vous invite d’ailleurs à profiter de la tenue prochaine de la fêtes des harengs à Dieppe. Le hareng c’est bon, mangez-en !

      • Le Chœur permalink
        13/10/2010 10:56

        Guillaume =>
        « Donc, de la figure de l’artiste maudit, on est passé à la figure de l’artiste fortuné. Mais c’est aussi un reflet de l’époque, la réussite […] est évaluée en fonction de critères monétaires et patrimoniaux. »

        Pas d’accord.
        Ce n’est pas un « reflet de l’époque » comme dirait Zemmour, mais une représentation (vide) de ce que souhaitent les invisibles (quitte à partir da

      • Le Chœur permalink
        13/10/2010 10:59

        Oups, sorry. Je disais :

        …de ce que souhaitent les invisibles (quitte à partir dans le complot). Je ne crois pas que la « réussite de l’époque » soit séquestrable dans ce seul objectif, si ?

        J’ai plutôt l’impression qu’il s’agit d’un fantasme culturel qui nous est déversé dessus par les pays libéraux et chasseurs-de-réussites.

        En France, en tout cas, notre patrimoine catholique garde la figure de l’artiste maudit en TRES HAUTE estime.

      • Leslie permalink
        13/10/2010 11:18

        La figure de l’artiste maudit permets aussi de légitimer l’exploitation des artistes par les marchands d’art. Elle fait beaucoup de mal sur un plan extrêmement concret.

        En sept ans de fac d’arts pla je n’ai pas reçu UN SEUL cours sur la propriété intellectuelle et artistique. pas le moindre non plus sur ce qu’il se fait en matière de rémunération minimum pour une oeuvre d’art ( Parce qu’il me semble que du seul point de vue de la loi, celà n’existe pas).

        Si jamais tu as le malheur de parler argent, il y aura toujours un con pour mettre en doute la sincérité de ta démarche artistique :

        « Mais tu fais de l’art, tu fais pas del’argent !
        – Si je voulais faire l’argent, j’aurais choisi une autre carrière, Ducon ! »

        Difficile d’expliquer que,contrairement aux apparences, on bosse quand même vachement mieux quand on a un toit au dessus de la tête, de quoi bouffeer et de quoi s’acheter son matos.

        Les gamins qui sortent d’école d’art vers 20/22 ans et qui sont projeté dans ce monde ou des tas de requins vont les abreuver de belles paroles pour obtenir qu’ils bossent quasiment gratos ne sont absolument pas préparés à défendre leurs droits car ont leur a instillé l’idée qu’il fallait ABSOLUMENT ne pas s’en préoccupper et qu’on leur faisiait une FAVEUR en les publiant/exposant/achetant pour une bouchée de pain.

        Pourtant le fric est là. Mais pas pour les artistes.

        Ce n’est pas QUE de philosophie dont on parle, mais de l’une des dernière forme d’exploitation autorisée et bien vue de la société. Il ya en France 330000 artistes des arts visuels pro ou semi pro. La plupart galèrent par manque d’information et parce qu’il y aura toujours des malheureux pour croire qu’ils se feront un nom en se bradant…

      • Guillaume Pascanet permalink
        13/10/2010 11:19

        La figure de la réussite monétaire est quand même largement décomplexée dans l’occident en général, même si notre pays en effet par sa tradition catholique et socialiste (si si) est peut-être le plus résistant de l’occident de ce point de vue (on nous a assez reproché notre archaïsme de ce point de vue, même si le vent tourne un peu en ce moment).

        Sarko a quasi été élu sur ce programme et sur cet axiome, il l’a étalé même s’il s’étale maintenant dans les sondages en grande partie à cause de cela.

        A ce propos, vous avez entendu l’étude du crédit Suisse qui établit que la France est le troisième pays du monde pour le nombre de millionnaires en dollars ? Loin derrière la Suisse et les USA, mais largement devant la GB, l’Allemagne et l’Italie. C’est curieux que cela n’ait pas eu plus d’impact médiatique.

      • Leslie permalink
        13/10/2010 11:20

        33000, pardon. Y avait un 0 en trop.

      • Pr Sin permalink
        13/10/2010 12:31

        Je me permet de m’immiscer dans la conversation pour dire que la figure de l’artiste maudit n’a jamais été valeur de référence contemporaine.
        Les artistes maudits vénérés aujourd’hui étaient les inconnus d’hier et beaucoup d’ officiels d’hier les inconnus d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs rassurant, le temps fait un grand écrémage parmi les œuvres d’art, bien sûr il a des doués voire génies qui ont sombré dans l’oubli mais il ne faut pas perdre de vue que les Grands d’aujourd’hui sont peut être les petits de demain.
        L’art a toujours été lié à l’argent, seul un talent bien né peut se passer de la commande ou de se conformer aux goûts mondains pour pratiquer. Il n’y a qu’à voir les artistes romantiques au 19 ème puisque c’est de là que naît la figure de l’artiste maudit, combien d’entre eux étaient désargentés ?

      • Pr Sin permalink
        13/10/2010 12:36

        Précision : Quand je parle de romantisme au 19 ème je parle bien sûr uniquement de peinture.

      • Leslie permalink
        13/10/2010 14:33

        Oui enfin, un artiste qui vit de ses commandes, c’est pas un artistes bien né, mais c’est pas non plus un artiste maudit… Vu que la carac première de l’artiste maudit, c’est qu’il ne vends pas ou pas assez.

        Pour exemple Chardin vivait parfaitement de son art sans être bien né. C’est celui que je connais le mieux. Probablement qu’on peut en trouver plein d’autres qui n’étaient ni de riches parvenus, ni de pauvres hères.

        Par ailleurs, ce dont je parlais n’est pas le problème de la postérité, qui ne dépends pas de grand monde,sachant qu’en général l’artiste est le dernier à savoir s’il est un génie dont le talent sera un jour reconnu ou non. Mais de la difficulté à gagner son blé en étant artiste ici et maintenant.

        L’écrémage, c’est bien joli, mais il me semble que la postérité peut choisir ses élus sans que l’ensemble voit ses droits bafoués en quasi permanence au sein du marché de l’art. Et ne me sors pas la nécessité du malheur comme épreuve initiatique pour les artistes triant le bon grain de l’ivraie. Le malheur, tout le monde le connait une fois au moins dans sa vie et je ne suis pas convaincue qu’il faille en chier plus que les autres pour créer des merveilles. Et je suis persuadée que Kurt Cobain, pour reprendre son exemple, aurait pu suivre une thérapie et continuer cependant à créer des merveilles au lieu de se flinguer.

      • Isabelle permalink
        14/10/2010 21:21

        Leslie, ton commentaire sur l’absence de cours sur la propriété intellectuelle et artistique m’interpelle. Enseignante en filière scientifique, je constate une montée en puissance des formations « professionalisantes » (niveau licence ou master) qui incluent des cours sur le droit du travail, la gestion, l’art de rédiger un CV ou de préparer un entretien, de monter sa strat-up, etc …
        Mais chez certains (pas tous) collègues d’autres filières, on a parfois l’impression qu’aborder le problème de l’insertion professionnelle est de l’ordre du plus parfait mauvais gout. Cet article reflète assez bien ce que j’ai pu constater depuis des années, et pas seulement dans le domaine des arts plastiques, hélas :
        http://www.slate.fr/story/23857/filiere-litteraire-emplois-entreprises

      • Leslie permalink
        15/10/2010 13:16

        C’est EXACTEMENT le discours auquel j’ai été confrontée. « Tout ce qui est utilitaire est forcément le mal »…

        Sauf que moi j’ai toujours pensé que le « non utilitaire », genre art et littérature était aussi nécessaire et indispensable que l’utilitaire genre droit et économie.

        Ce qui casse un peu les raisonnement idéologique du genre « L’art, c’est ce qui n’a pas à être utile et c’est justement ce qui le rend noble ». Pardon ! L’art EST utile. Un truc qui se pratique depuis les grottes préhistorique est forcément utile !

        La question de l’utilité d’une filière est un non sens. Seule compte la question de son efficacité. Et actuellement, les filières littéraires et artistiques ne sont pas efficaces. Sur le plan de la pure technique, la Fac d’arts et même les beaux arts n’apprennent quasiment rien ! Or c’est là que devrait se situer leur action : Donner aux étudiants de quoi construire leur « langage plastique » et non pas l’orienter en fonction du gôut ou de l’idéologie dominante !

  38. tibop permalink
    12/10/2010 22:05

    Rien à voir mais, Le Pédé, tu pourrais m’indiquer où tu as trouvé cette photo de Tilda swinton utilisée dans ton articles sur les homosexuels ? C’est une robe Margiela ?
    J’en avais vu d’autres, mais pas celle ci, et j’aimerais l’utiliser dans le cadre d’un projet graph mais j’ai besoin d’une image de bonne résolution.
    Merci d’avance.

  39. Ivich Daniel permalink
    13/10/2010 00:00


    (google image)

    • Ivich Daniel permalink
      13/10/2010 00:01

      (en réponse à Tibop donc)

    • tibop permalink
      13/10/2010 08:07

      Merci, je l’aie aussi trouvé sur google image mais elle est toute petite, je cherche une source qui supportera un agrandissement.

  40. 13/10/2010 07:26

    vous n’êtes jamais si bon qu’en critique ciné !
    pas mal, l’admiration pour le cinéma de genre comme moyen de leur dénier le droit à avoir un propos.

  41. Ripit00 permalink
    13/10/2010 10:24

    @Le Pédé, j’avais cru comprendre que les Inrocks participaient au financement de la distribution de Kaboom en France? (à part les sofica, je ne suis pas au top sur l’aspect financier du circuit)
    Si tel était le cas, comment dire…

  42. 13/10/2010 14:56

    J’ai résilié mon abonnement il y a deux semaines (car, oui, j’ai profité d’une offre de l’UGC pour m’abonner à -50 % il y a un mois demi) et j’ai encore reçu un numéro ce matin (et ce encore pour quinze jours, il leur faut nous vendre quatre numéros pourris de plus avant d’accepter une résiliation, seul moyen d’écouler leurs stocks…).

    Raisons principales ?
    – Michel Houellebecq dans tous les numéros, je pouvais plus.
    – Leur ton supérieur pète-cul pour encenser de la merde et descendre des bons, voire très bons, trucs, je pouvais plus.
    – Nelly Kaprièlan, dans la rubrique Livres, je pouvais plus.

    Cela dit, mon Pédé vénéré, j’adore Papi Clint, surtout Gran Torino, un chef d’oeuvre pour moi (désolé ! ^^).

  43. Zho permalink
    13/10/2010 15:09

    « aux yeux de mes confrères critiques »… rien que ça…

  44. 13/10/2010 16:21

    Que voulez vous,tout a deja été exploré.

    Decouvrir un nouveau pendant du cinéma dans les propositions américaines serait abdiquer que la France,Reine-Mère de la culture,a raté une approche que des bourrins comme les amerlocks ont vu. Et ça, c’est pas possible.
    Le Français CREE l’art.
    L’Americain REFAIS l’art.

    Le consensuel est le nouveau génie.

    Les Inrocks,depuis l’article au vitriol sur le dernier album d’Elbow,je me demande serieusement s’ils analysent les objets de leur critique.Je pense pas.

  45. Alastor permalink
    13/10/2010 18:56

    Ce que je trouve ironique dans cet article c’est qu’il est aussi caricaturaux, prétentieux et élitiste que les articles des critiques qu’ils dénoncent. On comprend assez vite en lisant ton article que tu défends un cinéma humain et humaniste, et ça n’a rien d’exceptionnel en France car si une partie de la critique française défende ce cinéma sans conscience et/ou de divertissement pur l’autre partie de cette même critique allergique à l’excès et à la provocation mais surtout conditionné par un cinéma et une littérature plus sociale et plus humaine va aller défendre un cinéma qui leur parle.

    Le soucis dans ton approche comme celle de ceux que tu dénonces, c’est qu’aucun de vous ne semble vraiment s’être pencher sur la conception de l’art en Amérique, leur approche de celle-ci et leur vision du monde. Tu dénonces une presse qui juge l’Amérique avec un regard prétentieux, mais en condamnant tout un cinéma plus excessif, pas forcément nuancé et pourtant pas inintéressant tu te mets exactement dans la même position que celle du bobo prétentieux qu’on croise dans les fils d’attentes des festivals de cinéma et qu’on entend énoncer son opinion comme si il s’agissait des saintes écritures. Je ne vois pas de différence entre ce blog et le reste de la critique en ce qui me concerne, il y a cette même aigreur et cette même prétention qui pour le coup est très française.

  46. zarmaOne permalink
    13/10/2010 19:01

    Ben ya trop mots dans ton post et y sont trops longs.
    Moi ça me fatigue de lire tous ces noms de films en anglais, je regarde que des séries.
    En plus tout le monde s’en fiche du rock et des films .

  47. 13/10/2010 23:34

    Je suis d’accord, il faut vraiment une autre vision de l’actualité, de la culture, loin des stéréotypes propres à la presse papier et aux médias télévisuels.
    Dans un autre style : http://encoreunefois.net/2010/09/20/gilbert-semmerde/
    C’est vraiment pas mal…
    Bon courage pour vos articles !
    Pierrot

  48. tijan permalink
    14/10/2010 16:01

    « Les inrocks » est un magazine que j’aime lire pour n’être pas du tout d’accord avec ce qui s’y écrit.
    Je n’irai pas jusqu’à dire que « j’aime les détester » mais au moins que l’énervement que me procure les critiques cinéma est quasi jubilatoire.

    « Car ce que la critique française déteste par-dessus tout, c’est que le cinéma américain se targue de raconter quelque chose. »

    En retournant cette proposition on ne s’étonne (presque) plus de leur enthousiasme pour des merdes comme « Twilight » sur lesquels ils peuvent gloser sans grand risque.

    De plus ils ne me surprennent rarement dans leurs opinions et analyses.

    Par exemple, ils font une critique épileptique du Film de Romain Gavras (qui certes est très énervant) sans en souligner au minimum la maîtrise et la maturité technique rare en France.
    kilukru ? (mais je ne serais pas étonné que le pédé soit 100% en accord avec eux la dessus)

    Je me souviens d’avoir été frapper par le fait que au moment il ils faisaient de je sais plus quel ‘Jason Bourne’ un grand film politique, Ils descendaient « Sicko » sans aucune retenue.

    Par certains côté ils sont plus un magazine d’opinion que de critique.

    • Guillaume Pascanet permalink
      14/10/2010 22:12

      Je pense que tu soulignes plutôt les points d’accord du Pédé avec ce magazine.

  49. lilau permalink
    14/10/2010 22:41

    Bonjour
    Moi je suis allée voir the kids are all right « à cause » de toi, et kaboom au pif, je me suis super-ennuyée pendant le premier et le deuxième m’a mis la pêche.
    Donc je suis pas d’accord avec toi, mais dans un sens si parce que oui la manière dont la presse parle de kaboom est assez navrante. M’enfin dire que The kids niania c’est chiant, pour moi c’est juste de l’objectivité.
    Enfin, il faut de tout n’est-ce pas?

  50. tijan permalink
    15/10/2010 11:40

    Tapator, en même temps j’aime bien ne pas être d’accord avec le Pédé donc ça me va.

    Soyons honnête (une fois n’est pas coutume), je dis ça mais j’aime bien ce post et suis (la table) essentiellement d’accord.
    Je tiens à dire que j’assume mon affection au Brian de Palma des années 70 – début 80 : de « Sisters » à « Body double »

  51. tijan permalink
    15/10/2010 12:11

    « le plus adulé en France pendant des années ne fut ni Scorsese, ni Coppola, mais bien celui dont l’univers se rapproche le plus dangereusement de la série Z, Brian De Palma. »

    semble indiquer un certain dédain, mais j’ai peut-être mal compris.

    • 15/10/2010 12:31

      Rien de dédaigneux là-dedans, De Palma assume complètement son côté série Z, il suffit de voir Body Double pour s’en convaincre.
      Et je suis un fan absolu de Phantom of the Paradise, Carrie, Scarface et Les Incorruptibles.

      • tijan permalink
        15/10/2010 13:46

        Avoue que tu dis Les Incorruptibles pour qu’on s’en offusque !

  52. La consultante permalink
    15/10/2010 12:24

    Non seulement je trouve que le pédé a toujours raison, mais surtout j’aime bien son petit ton peremptoire et donneur de leçon.
    Dans ma tête j’imagine que le pédé a la voix de Bernard Guetta.

    • 15/10/2010 12:32

      Euh…

      • 15/10/2010 13:48

        Moi je l’imagine avec la meme voix qu’une Danièle Gilbert/Cyndi Lauper bourrée à 5h du mat à Chatelet.

        j’aime quand le pédé écrit « Pardon » ? comme les profs de français outrés lorsqu’ils lisent « pallier à  » sur une copie.

        Priceless.

    • Guillaume Pascanet permalink
      15/10/2010 13:10

      En réalité, le Pédé n’a pas une voix conforme à sa personalité.

      Il a la voix d’Albert Simon.

  53. 15/10/2010 16:47

    Vous m’expliquerez ce qu’est un cinéma qui n’est pas formaliste mais passons, sinon Sofia Coppola n’est pas aimé, ni adulé, ni même désignée comme une cinéaste importante par les Inrocks, il la trouve vraiment trop tarte avec ses histoires de meufs trop riches et désoeuvrées qui se godent même pas à la dure après avoir découvert comme une révélation la passion lesbienne dans un lavomatic entre 2 et 4 heures du mat’ because c’est vraiment le top délire quand on s’aime de se goder à mort près d’une poubelle ou d’un arbre filmé en contre-plongée, donc il la trouve nulle alors que Christophe Honoré avec ses pédés musclés de Gennevilliers qui se séparent c’est trop de la balle, comme quoi les Inrocks n’aiment pas non plus le cinéma formaliste

  54. 15/10/2010 23:32

    J’ai beau admirer la pertinence de ton analyse, je ne suis pas tout à fait d’accord. Car même si je trouve « Tout vas bien … » TROP bien pensant et finalement mal scénarisé, il a le mérite de parler d’homoparentalité.
    Pour Kaboom par contre, je ne te suis pas du tout. Peut être suis-je membre de la « cible » (étudiante libérée, avide d’expériences et trop nourrie aux teen movies à la con), mais j’ai vraiment apprécié. Avec mon 36° degré habituel, j’ai carrément pris mon pied devant ce film réalisé « sous acides » (pour me citer).
    (Enfin c’est « marrant », parce que j’ai justement parlé de ces deux films sur mon miniblog aujourd’hui même)(comme quoi).

    • 16/10/2010 09:53

      Le terme bien-pensant n’a pour moi aucune signification.

      • 16/10/2010 11:37

        Ouai en effet, tu as raison ; « bien-pensant » est une expression passe partout mais dans ce contexte, j’entends « politiquement correct ».

      • 16/10/2010 12:02

        Même chose pour politiquement correct.

      • 16/10/2010 12:53

        Trop facile

      • 16/10/2010 13:04

        C’est l’argument des inrocks, je pense y avoir répondu!

      • Leslie permalink
        16/10/2010 13:38

        Ou l’emploi du mot « Bobo ».

      • 16/10/2010 23:23

        @ Le Pédé : donc ça doit venir de moi
        @ Leslie : « bobo » pour quoi/ qui? (je ne suis plus)

  55. 18/10/2010 01:24

    Un gros merci, Le Pédé, parce qu’un ami voulait me traîner au ciné, j’étais pas d’humeur et il a m’a convaincue avec cet argument massue : « Mais tu n’as pas lu la critique du Pédé !? Il dit que c’est super » Alors oui, forcément, j’ai cédé : une excellente surprise, alors merci, voilà.

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