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Houellebecq, le dernier homme

29/09/2010

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de littérature.

Je fais partie de ces personnes qui lisent beaucoup mais qui rechignent à partager leurs épanchements de lecteur. Ces hésitations sont probablement dues à une double appréhension: la peur de passer pour un « intello », sobriquet générique qui trône au panthéon des qualificatifs affectueux, quelque part entre « nazi » et « pédophile ». L’autre crainte qui empêche de parler bouquins de façon libre et décomplexée est d’être vu, à l’opposé, comme un intello raté, ou plus précisément, d’être pris pour un con prétentieux.

En société, lors d’une discussion qui commence à battre de l’aile et quel que soit l’interlocuteur, il n’est jamais conseillé d’évoquer-même en dernier recours-son admiration pour la détermination d’un Raskolnikov, ou d’afficher sa solidarité à l’endroit d’un Charles Bovary; plus que jamais et pour les siècles à venir, le cinéma reste décidément le meilleur produit dopant pour maintenir en vie les conversations moribondes.

Si je sors de ma réserve de lecteur autiste, c’est pour vous parler du dernier roman de Michel Houellebecq, La Carte et le territoire, qui d’une manière un peu prévisible, a fait déjà couler pas mal d’encre. En l’espace d’une décennie au cours de laquelle Houellebecq a accédé à la notoriété, l’auteur de Plateforme a réussi à se faire détester par un certain nombre de personnes (en vrac, les publicitaires des agences de voyage, des responsables d’organisations islamiques, des féministes, des soixante-huitards toujours pas remis de leurs premiers émois communautaires). Loin du tumulte de ceux qui lui vouent une haine irraisonnée et loin des petites guerres claniques qui agitent les milieux littéraires, j’avoue me foutre royalement de savoir si, oui ou non, l’auteur de Les Particules élémentaires mérite le Prix Goncourt (voir, pour ceux que ça intéresse, le lancement de la énième croisade anti-Houellebecq lancée par l’écrivain Tahar Ben Jelloun depuis sa chronique dans la Repubblica). Non, il s’agit, pour moi, de vous donner envie de consacrer quelques heures de votre courte vie à le lecture ce que je considère comme un excellent livre.

La Carte et le territoire raconte le cheminement de Jed Martin parmi les hommes. Plus que les autres héros houellebecquiens, Jed Martin est un homme-caillou, un individu imperméable à tout début d’empathie envers ses semblables. Loin de la froide posture que constitue la misanthropie, et plus proche du Martien parachuté sur nos contrées, Jed est incapable de considérer l’humanité autrement que comme un curieux sujet d’observation. Il tente alors de donner du sens au monde en faisant de l’art. Commence une quête esthétique  qui le conduira à la photographie minutieuse de tous les objets manufacturés, fruits du génie humain et couramment utilisés dans le mode de vie occidental.

Puis Jed cesse de photographier des produits manufacturés pour se consacrer respectivement à la photographie de cartes Michelin et à la peinture de portraits. Entre temps et sans que cela altère son état d’inertie, l’artiste a le temps d’entrevoir les contours de l’amour et de devenir accessoirement milliardaire dans une économie de l’art dérégulée où la valeur marchande des oeuvres ne correspond plus à aucune indexation précise. Incapable de trouver le bonheur là où celui-ci devient la seule modalité, Jed nous donne l’occasion de réfléchir à la précarité de ce qui nous fait lever chaque matin.

À la hauteur de Melun-Sud l’atmosphère s’emplit d’une brume blanchâtre, la progression des voitures ralentit encore, ils roulèrent au pas pendant plus de cinq kilomètres avant que la route ne se dégage peu à peu à la hauteur de Melun-Centre. La température extérieure était de -17°C. Lui même avait été distingué, moins d’un an auparavant, par la loi de l’offre et de la demande, la richesse l’avait soudain enveloppé comme une pluie d’étincelles, délivré de tout joug financier, et il se rendit compte qu’il allait maintenant quitter ce monde dont il n’avait jamais véritablement fait partie, ses rapports humains déjà peu nombreux allaient un par un s’assécher et se tarir, il serait dans la vie comme il l’était à présent dans l’habitacle à la finition parfaite de son Audi Allroad A6, paisible et sans joie, définitivement neutre.

Houellebecq, jamais dénué d’humour, nous dit 2-3 choses sur l’état affectif des individus qui composent les sociétés occidentales. Il décrit avec la même lucidité désespérée que celle déployée dans son Plateforme, le cynisme érigé comme totem par la logique libérale (la tentative vaine de Jed de peindre le portrait des artistes Jeff Koons et Damian Hirst) et qui infuse insidieusement toutes les relations fussent-elles les plus intimes. Houellebecq ne craint pas de se réfugier dans un sentiment de plus en plus déprécié de nos jours: la nostalgie de l’enfance, souvenir de l’âge de tous les possibles ainsi que des bonheurs simples, qui semble être la seule source d’apaisement.

Mais le baume de l’enfance ne dure qu’un temps; dans un exercice d’auto-dérision assez bluffant, Houellebecq l’écrivain décide de mettre en scène l’écrivain Houellebecq afin de donner un « ami » potentiel à Jed Martin et lui donner ainsi la chance d’avoir un peu de compagnie dans le confinement du bocal où il macère depuis sa naissance. Mais cette tentative de lier deux êtres se soldera elle aussi par un échec: les deux autistes extralucides ne peuvent que constater ensemble leur décalage avec l’époque. Ne demeure plus aucune source de réconfort, si ce n’est, pour nous lecteurs, celui de la félicité provoquée au contact de la bonne littérature.

« Dans ma vie de consommateur, dit-il, j’aurai connu trois produits parfaits: les chaussures Paraboot Marche, le combiné ordinateur portable-imprimante Canon Libris, la parka Camel Legend. Ces produits je les ai aimés, passionnément, j’aurai passé ma vie en leur présence, rachetant régulièrement, à mesure de l’usure naturelle, des produits identiques. Une relation parfaite et fidèle s’était établie, faisant de moi un consommateur heureux. Je n’étais pas absolument heureux , à tous points de vue, dans la vie, mais au moins j’avais cela: je pouvais, à intervalles réguliers, racheter une paire de mes chaussures préférées. C’est peu mais c’est beaucoup, surtout quand on a une vie intime assez pauvre. Eh bien cette joie, cette joie simple, ne m’a pas été laissée. Mes produits favoris, au bout de quelques années, ont disparu des rayonnages, leur fabrication a purement et simplement été stoppée-et dans le cas de ma pauvre parka Camel Legend, sans doute la plus belle parka jamais fabriquée, elle n’aura vécu qu’une seule saison… » Il se mit à pleurer, lentement, à grosses gouttes, se resservit un verre de vin.

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158 commentaires leave one →
  1. 29/09/2010 10:44

    Pas encore lu, mais je suis personnellement assez fan, même si je cherche toujours sans succès la magie d’Extension du Domaine de la Lutte dans les suivants. Magie de la découverte, sans doute, perdue à jamais sûrement.

    • 29/09/2010 10:50

      T’as terminé le Bret Easton Ellis btw ?

      • lolo permalink
        29/09/2010 12:44

        ahhh bEe ca faisait longtemps? des news de cet auteur prolifique? je m’étais arreté à LP y en a d autre ?? 😛

      • Le Branleur permalink
        29/09/2010 13:21

        j’ai pleuré de voir que la sortie du dernier roman de BEE était éclipsé par nos prolifiques auteurs français (dont werber)

      • 24/03/2011 18:08

        J’ai aussi pleuré quand j’ai appris que le roman de BEE était eclipsé par d’autresf rancais !
        Mais ca m’arrive souvent, pas de pleurer mais de m’interesser à des sujets éclipsables…
        J’ai l’habitude…

    • Margot permalink
      29/09/2010 11:23

      Justement, dans « La carte et le territoire », j’ai enfin retrouvé « Extension ». M’érigeant en parangon du bon goût, j’affirme que c »est le 2eme très bon livre de Houellebecq.

      • 29/09/2010 12:27

        Rooo faut vite que je m’y colle alors.
        Chulie, ouais, j’ai terminé le BEE. Bien mais un peu frustrant.

    • La stagiaire permalink
      01/10/2010 13:00

      Extension du domaine de la lutte était sec, clair, net, et précis. Mais Plateforme, c’est triste et beau à pleurer.

      J’ai hâte de lire cette Carte…, pffrt !

  2. 29/09/2010 10:50

    Pour moi, son sommet reste Plateforme.

    • 29/09/2010 12:32

      C’est indéniablement mon number two à ce jour. Mais EXTENSION, bordel !

      • 29/09/2010 12:39

        « Extension » est un très grand roman. Je fais un tour au parc d’attractions de Marne-la-vallée ce weekend histoire de m’aérer un peu la tête et je m’y replonge juste après.

    • antoine permalink
      29/09/2010 13:02

      Comme le juif.

  3. La Bretonne permalink
    29/09/2010 11:02

    La notion de « consommateur heureux’ m’interpelle.
    Un produit manufacturé symbole du bonheur? Le produit répond à un besoin, une fois ce besoin satisfait, la sensation de contentement, c’est du bonheur? ou une simple satisfaction?
    L’homme dans l’hyper consommation est-il vidé de toute substance émotionnelle au point de faire un transfert, une fois adulte, sur des produits doudous pour vivre intensément des émotions humaines.?La disparation inévitable de ces produits le ramène-t-il à la réalité fugace de l’existence dans une société où on aseptise tout y compris la mort?
    Je vais boire un café, doudou liquide de mon cerveau.

  4. 29/09/2010 11:26

    J’ai beau relire la phrase qui contient « …j’avoue me foutre royalement de savoir si, oui ou non.. », elle me semble non terminée. Il manque quelque chose, non ?

    • ABC permalink
      29/09/2010 12:16

      Houellebecq a l’art d’écrire sur la nostalgie, c’est le romantique du 21 ème siècle…
      Le passage que tu cites, Le Juif, de son nouveau roman est d’una banalité incisive.

      Bien écrit ton passage à propos de ton admiration pour Charles Bovary et la solitude des intellectuels de fond
      Je n’ai jamais compris pourquoi on considérait M. Bovary comme un être médiocre.

  5. Chuche permalink
    29/09/2010 11:33

    Excellent livre, et ce trip avec JPPernault…j’ai toujours aimé l’humour dépressif.
    Mais dis moi le juif, pour Plateforme, tu plaisantes? tu aimes vraiment ce livre?
    Je veux des explications Jewy-Jew!

  6. 29/09/2010 11:36

    Tu as raison; c’est la jonction avec la phrase qui suit qui n’a pas été très bien gérée. Mais bon, j’avais un rendez-vous et, très à la bourre, je n’ai pas eu le temps de me relire. Et puis je fais ça BÉNÉVOLEMENT merde!

    • 29/09/2010 11:38

      Et puis en plus, je sais plus où placer mes réponses aux commentaires des gens. Achevez-moi.

      • lavioletteviolette permalink
        29/09/2010 11:48

        Mets les où tu veux, tu es chez toi… Nous ne sommes qu’invités de passage.

      • 29/09/2010 11:51

        Et sinon, tu es tatouée sur le visage dans la vraie vie?

      • lavioletteviolette permalink
        29/09/2010 12:39

        La décence, ainsi que les options de faceyourmanga ne permettent pas d’être plus précise quant à la localisation IRL de certaines de mes décorations épidermiques.

    • Guillaume Pascanet permalink
      29/09/2010 11:46

      Tu es bénévole ? Même pas un pourcentage sur la vente de caleçons à ton effigie ?

      • 29/09/2010 11:48

        Peanuts

      • La Bretonne permalink
        29/09/2010 11:56

        Je comprends même pas pourquoi tu prends le risque de te fouler le petit doigt pour quedalle.
        Cette trop grande générosité te perdra.

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/09/2010 12:22

        Et il garde le pouce levé en signe de contentement, c’est un saint-homme, un Job des temps modernes.

      • Le Branleur permalink
        29/09/2010 13:23

        j’aurais plus vu Jérémie

      • Guillaume Pascanet permalink
        30/09/2010 09:20

        Le Juif a renoncé à avoir femme et enfants ?

  7. la legende permalink
    29/09/2010 12:03

    Aimer l’écriture de Houllebec, c’est prouver qu’on n’a pas été à l’école. C’est sure qu’on peut comparer Houellebec à un Mauriac ou à un Camu… comme une sorte d’antithèse 😉 De toute façon j’évite la littérature contemporaine, c’est la littérature du marketing et de l’âne, il doit y avoir 5 pour cent de bons romans, et vu le niveau culturel du peuple ils leur sont inaccessibles et ne feront jamais de succès. Il faudrait aller voir un bon vieux libraire qui lit tout, et qui a un sous de culture, pour s’y retrouver; mais j’ai pas le temps, il y a déjà trop de bons romans à lire qui eux ne sont pas contemporains.

    Moi en tout cas je peux vous le dire, si vous dites que vous lisez Houellebec vous passez pour un gars qui essaye de se prendre pour un intello, mais bon c’est raté.

    • Margot permalink
      29/09/2010 12:15

      « prouver qu’on n’a pas été à l’école. C’est sure « .

      Done.

    • ABC permalink
      29/09/2010 12:21

      Est-ce que les fautes d’orthographe et l’incapacité à écrire un nom correctement prouvent qu’on n’a pas été à l’école ?

      • lavioletteviolette permalink
        29/09/2010 12:40

        Mauriac est écrit sans faute, c’est un début.

    • 29/09/2010 12:30

      Tu fais beaucoup de fautes pour quelqu’un qui se permet de juger de la qualité des romans et de l’éducation des gens, le tout à l’emporte-pièces en forme de cul, dis donc.
      Houellebecq fait partie de la poignée de très bons écrivains français actuels que je connaisse. Perso, j’y ajoute Régis Jauffret et Eric Reinhardt.

      • la legende permalink
        29/09/2010 12:52

        oui c’est vrai mais je parle japonais chinois espagnole anglais donc l’orthographe se distend et j’avoue avoir la concentration en dent de scie 🙂

      • la legende permalink
        29/09/2010 14:28

        malheureusement si

      • L'agro permalink
        29/09/2010 21:16

        En bonne agro je suis obligée d’aimer Houellebecq, chauvinisme oblige, on sort de la même école mais parmi les TRÈS bons écrivains français contemporains je suis obligée d’ajouter Alain Damasio.

        La horde du contrevent est, sur la forme, la plus grande claque littéraire que je me suis prise de ma vie.
        Parole d’une fille qui a lu Moby Dick à 7 ans en une après-midi. (Je ne prétendrais toutefois pas aujourd’hui en avoir tout saisi à l’époque.)

    • antoine permalink
      29/09/2010 13:12

      Je ne sais pas si aimer Houellebecq prouve qu’on ne soit pas allé à l’école.

      En revanche et après t’avoir lu, je vois comment on peut en quelques lignes rapidement prouver à tout le monde qu’on est un parfait trou du cul.

      Le « c’était mieux avant », hormis quand on parle de CLG, est un marqueur de bêtise infaillible.

      • la legende permalink
        29/09/2010 14:21

        hahah
        mon pauvre ami, je n’ai jamais dit que c’était mieux avant. Je dis que toute une classe de crétin a aujourd’hui le droit a la parole, qu’on passe le bac avec le niveau intellectuel d’un CM2. Ce qui fait qu’aujourd’hui tout n’est que marketing et buisness. Ce qui fait que l’art est devenu contemporain, la litterature a vu le roman de gare s’institutionnaliser, (genre Houellebecq notamment) , bd et manga qui sont a pleurer de niaiserie. Mais ne te méprends pas, je trouve ca merveilleux par ce qu’il y a un temps ou les gens pouvant lire et s’occuper d’art ne faisaient que que 10 pour cent de la société, et il est fort à parier qu’aux origines de cette classe, ‘ils devaient lire des ouvrages a peu près aussi évolués que houllebecq en leur temps, (d’ailleur ils croyaient en la bible, preuve si il en est d’un manque totale de discernement), puis sont venu d’autre auteurs qui ont progressé intellectuellement emmenant avec eux leur lecteurs, dans leur évolution. Puis vint Montaigne, ma redécouverte du latin et des écrits grecs, et d’autre philosophes valables les ont suivis… ect… Athènes ne s’est pas faite en un jour. Seulement moi je vomis irréversiblement en lisant le verbe de gens comme Levy ou Musso ou Houellbecq, qui qui s’autoproclame auteurs. Phénomène qui ressurgit a la lecture des pseudos philosophes tele comme BHL.

        J’y peux rien.

        Mais un jour le nivellement démocratique par le bas, qui est un mal nécessaire à l’éducation des masses , se fera de moins en moins bas, et il grimpera alors a des sphères sans doute plus élevées que celles qu’on imaginait pour Zarathoustra.
        Je ne suis donc pas du tout, mais alors pas du tout contre. cette époque de médiocre. Je l’aime et l’apprécie a sa juste valeur. Cette époque est juste une ère de révolution intellectuelle, comme le fut en son temps celui de la Grèce antique et celle du siècle des lumieres.

        Je tiens juste parfois a remettre les points sur les I, mais bien plus en piqure de rappel, afin de voir les moustiques se torde de rage lorsqu’on leur brise le voile qu’ils ont devant les yeux, qu’en frondeur pourfendeur de mythes inexistants 🙂

        Apres comme je le dis nos seul guides sont les libraires, les vrais ceux qui lisent presque tout. Mais j’ai pas le temps de tout lire et j’ai déjà suffisamment de livre que je veux lire qui ne sont pas contemporains.

        Apres on peut aimer regarder nolife, secret story lire naruto, 21 centuryboy, finkelkrout, et houellebecq, seulement y aura toujours un gars pour venir vous le dire: C’EST DE LA MERDE !!!

        mais il le fera plus par pure plaisir, que par vocation a vous remettre dans le droit chemin 🙂

        bizoux

      • Margot permalink
        29/09/2010 14:23

        Pour mettre Houellebecq sur le même plan que Lévy ou Musso, y’a pas de mystère : il faut ne l’avoir jamais lu.

      • la legende permalink
        29/09/2010 14:29

        malheureusement si si

      • antoine permalink
        29/09/2010 14:33

        Ce que tu dis, et qui se veut visiblement pertinent et lucide, est simplement con. Ca se rapproche assez du discours habituel sur la pensée unique.

        Les élites ne sont absolument pas décapités ou castrées par l’éducation de masse. Normale n’est pas moin Normale qu’hier à cause de 80% de bacheliers.

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/09/2010 14:37

        Le vieux discours sur le Bac qui n’a plus aucune valeur, il me semble l’avoir toujours entendu.

      • La Rêveuse permalink
        29/09/2010 14:53

        T’as raison : c’était mieux avant, quand les mioches des ouvriers n’avaient strictement aucune chance de faire des études…

        Elitiste de merde.

      • la legende permalink
        29/09/2010 15:03

        le truc de la pense unique, ca c’est un argument. Tu aurais pu aussi argumenter avec la sociologie des stroumphs.

        @Guillaume Pascane
        heu oui surement par ce que ce nivellement par le bas est un très long processus, qui n’est pas encore fini a mon avis. Mais ce n’est pas un moindre mal, ca donne a plus de gens la possibilité de s’instruire la sélection administrative se fait au niveau des hautes écoles de toute façon. Moi je ne suis pas contre.

      • la legende permalink
        29/09/2010 15:04

        @la reveuse

        tu relis ce commentaire et tu le comprends.

      • ABC permalink
        29/09/2010 15:07

        La chair est triste hélas, et j’ai lu tous les livres

        – Aveu. C’est l’an dernier, au lit, à Montrozier que j’ai ouvert un Montaigne. En peu de minutes, je l’ai renvoyé. Il m’assommait. Tout le monde peut écrire de ces choses.

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/09/2010 15:12

        Il y a 30 ans, on me parlait de baisse de niveau parce que je n’apprenais plus par coeur les départements de France avec préfectures et sous-préfectures.

        Si j’en crois mes relations dans le monde enseignant, la baisse réelle dans le niveau de l’éducation date de 5-6 ans, et est plus ou moins voulu.

        De toute façon, quelqu’un qui ne sait orthographier décemment le mot « Schtroumph » n’a que peu de crédit.

        Ta sélection par les grandes écoles est une autre forme de l’élitisme.

      • mamzellea permalink
        29/09/2010 16:42

        la légende j’ai peur que tu restes à la surface de bien des choses
        ça fait un peu aigri la façon dont tu parles (enfin je trouve)
        je pense qu’aujourd’hui comme dans le temps, si on veut un peu de qualité il faut fouiller (et dans le manga aussi, il existe des choses en dehors de naruto et de ce qu’on nous vend en tête de rayon), il faut en discuter, il faut un minimum d’ouverture sur tout ou tout du moins de respect… et pour ma part pas mal de curiosité. Ne serait-ce que pour éviter de rester sur une première impression qui peut parfois être trop précipitée.

        « Mais un jour le nivellement démocratique par le bas, qui est un mal nécessaire à l’éducation des masses , se fera de moins en moins bas, et il grimpera alors a des sphères sans doute plus élevées que celles qu’on imaginait pour Zarathoustra. »
        alors là je ne comprends rien du tout à la logique… mais alors rien !

        Après je pense que comme toute époque, on a des grands penseurs, de grands écrivains et artistes et qu’il ne faut pas se contenter du passé, c’est aller droit dans le mur. C’est comme faire de la musique néo-baroque, ça n’a pas de sens. On ne peut réellement comprendre quelque chose qu’en le remettant dans son contexte, et je vais peut être expliquer un peu plus mon problème avec le néo-baroque dans le sens qu’à l’époque baroque il y avait un besoin artistique de faire du style baroque, et que je ne suis pas sûre qu’on en est encore besoin aujourd’hui comme je ne suis pas sûre que déplacer les propos de Montaigne à notre époque soit réellement pertinent. Ce qui ne veut pour autant pas dire que le mettre à la poubelle soit génial ou nécessaire.
        En bref ce que je veux dire avec beaucoup de mal, c’est que se restreindre aux philosophes et écrivains du passé c’est également rater une partie de son époque.

        Après je ne connais pas Houellebecq, j’avoue que ma culture littéraire est très mauvaise. Mais je connais Montaigne et comme ABC, il m’assome

      • ABC permalink
        29/09/2010 19:11

        Euhhh, non que de méprise, Montaigne ne m’assomme guère puisque je ne l’ai jamais lu réellement…sorry

        Je citais juste avec désinvolture Stéphane Mallarmé et Paul Valéry

      • 29/09/2010 19:47

        non, c’est moi qui m’excuse j’avais mal compris

      • la legende permalink
        30/09/2010 14:04

        @mamzellea

        Mais Montaigne est désigné dans le commentaire comme le début de la réflexion, pas comme une fin. C’est la redécouverte de l’humanisme après l’antiquité grec, un mouvement qui se poursuit jusqu’à Camus et au delà.
        Après qu’il puisse assommer je le comprends, je ne suis pas d’accord mais je comprends.
        Je disais: c’est qu’un jour un Montaigne arrivera dans la culture populaire, et parviendra à trouver l’adhésion de la masse. Le business et le marketing y trouvant leurs intérêts la société amorcera un mouvement d’évolution.
        C’était quand même la base du commentaire.

        Ensuite je ne nie pas qu’il existe une élite qui doit continuer a écrire de merveilleux roman, mais elle est couverte par la popularité des médiocres écrivains comme houellbecq, levy et musso, et je pense qu’il est très difficile de la trouver.

    • 29/09/2010 15:12

      Je suis libraire, je n’ai pas le temps de tout lire, personne n’a le temps de tout lire, aucun libraire. Mais je peux te dire qu’aucun libraire, même ceux qui n’aiment pas Houellebecq, comme moi, ne placera jamais Houellebecq au même niveau que Marc Lévy. Et la proportion de trés bons livres contemporains est beaucoup plus forte que les 5% dont tu parles.

      • la legende permalink
        29/09/2010 15:32

        bon ben puisque je vous ai a disposition, auriez vous un conseil de lecture parmi la lecture contemporaine.

        Sachant que je suis plutôt TRÈS exigeant ?

        merci

      • La Capricieuse permalink
        29/09/2010 16:41

        Le Bescherelle?

      • 29/09/2010 17:22

        Très en forme, la Capricieuse.

      • Le Con Sultant permalink
        29/09/2010 18:09

        La légende, pétri que tu es dans tes certitudes et pour te camper sur une position si inique, tu n’as certainement vu dans « Voyage au bout de la nuit » qu’un roman de gare.

        Relis-le donc, il t’ouvrira la porte à la littérature contemporaine sur laquelle tu n’as pu que te casser le nez jusque là.

      • Aelixira permalink
        29/09/2010 19:08

        La Capricieuse: clap clap

      • 29/09/2010 20:50

        Lisez Jean -Pierre Ohl, Muriel Sparks (Complices et Comparses), Cécile Ladjali (Les souffleurs), Paul Auster, Amélie Nothomb (si, si ! Hygiène de l’assassin, Acide Sulfurique), Emmanuelle Bayamack-Tam, Jean-Baptiste Del Amo (Une éducation libertine, parce que pas encore eu le temps de lire son nouveau), Marie Darrieussecq (uniquement Truismes, les autres sont à bannir), Shan Sa (La joueuse de Go), Jacques Chessex (Le derier crâne de M. de Sade), Yves Grevet (Méto, oui, de la littérature jeunesse), José Carlos Somoza (Daphnée disparue), Alain Blottière (Le tombeau de Tommy), Stieg larsson (Millénium), Virginie Despentes (King Kong Théory).
        LISTE Ô COMBIEN NON EXHAUSTIVE
        Lisez ça et arrêtez de dénigrer à tort cette pauvre littérature contemporaine.

      • Le Con Sultant permalink
        30/09/2010 12:08

        Oh yes of course, Moon Palace de Paul Auster !

      • Raymond Domenech permalink
        30/09/2010 12:13

        Meilleur livre de ma Chef d’oeuvre-othèque.
        Paul je t’aime.

      • la legende permalink
        30/09/2010 13:34

        tututt
        « Voyage au bout de la nuit »
        est un classique, ca n’est peut être pas LE classique, mais c’est un classique.

      • la legende permalink
        30/09/2010 13:39

        Merci seb, perso moi j’avais aime les adapations cinematographiques « Smoke » et « brookling boogie », j’avais pense un moment lire paul auster, mais on m’en avait dit du mal…Puis est arrive « lulu on the bridge », que j’avais détesté.

        Bon je vais vous faire confiance, et vais le lire, après tout qui ne tente rien n’a rien.

        Une nouvelle fois merci Seb

      • 30/09/2010 17:47

        Paul Auster, c’est tout ce que tu gardes de ceux que je cite ?

      • la legende permalink
        01/10/2010 23:18

        Mais non SEB, mais il faut bien commencer quelque part 🙂

    • le sociopathe permalink
      29/09/2010 17:22

      J’arrête de rire un instant, aussi difficile que ca puisse être après une telle mascarade intellectuelle et je me permets de réagir, non pas sur le sujet du poste que je ne maitrise pas, mais sur ton argumentation.

      La légende, il faudrait que tu prenne un instant pour relire les pavés de bouse que tu nous envois au visage, tu réaliserais peu être, qu’en plus de passer pour un idiot qui faute d’étayer son argumentation par des exemples et des faits concrets, ce contenter de juger la culture des autres à partir de son propre ressenti face à des œuvres particulières ne mène nul part vue que l’art par définition, touche chaques personnes d’une manière différente.
      C’est vrai, pourquoi ce remettre en question quand on peut juger d’un air impérieux que ce qu’aime les autres, c’est à chier?

      Histoire de ne pas faire qu’enfoncer des portes ouvertes et vue que mon jugement sur tes manière de faire ne doit pas te retourner l’estomac, je terminerais pour te signaler que si tes laïus de piller de bistro ne sont pas qu’un troll digne des prolétaires incultes que tu chérie tant, ils desservent ta cause de la plus belle manière qu’il soit…

      Et pour conclure, la prochaine fois, il serait judicieux que tu te contente de laisser en veilleuse, la fausse à purin qui te sers de cerveau, te masturber devant ton miroir t’apportera tout autant d’auto-satisfaction, mais dans te grande mansuétude, tu nous cassera pas les couilles…

      • le sociopathe permalink
        29/09/2010 17:25

        …œuvres particulières « ce qui » ne mène nulpart…

      • la legende permalink
        30/09/2010 13:29

        huhu
        en fait c’est pour lire ce genre de com que j’ecris ca 🙂
        je sais, je suis sadique 🙂

      • antoine permalink
        30/09/2010 14:21

        Cette nuit, j’ai pensé, la légende: fake by PDT

      • Guillaume Pascanet permalink
        30/09/2010 14:34

        Je plains ta femme si tu es ainsi obsédé par PDT la nuit.

      • le sociopathe permalink
        02/10/2010 16:50

        c’est là qu’est tout mon génie quand je me défoule en fin de journée, je me dédouane du mec piégé par un troll sans grand intérêt en supposant que ça puisse en être un dans mon argumentaire testostéroné…

  8. ariko51 permalink
    29/09/2010 12:09

    Merci pour cet article Le Juif. Du fait de la médiatisation outrancière du personnage, j’ai été jusqu’aujourd’hui réfractaire à la lecture d’un de ses livres, et ce malgré le visionnage de l’intéressant Extension du Domaine de la Lutte mais là tu me donnes envie.
    Cela dit, une chose m’interpèle dans le titre de ton article : « le dernier homme ». Je suis justement en train de lire le manuscrit du premier homme de Camus et, de ce que j’ai pu entendre de Houellebecq, on ne peut faire plus opposé entre les 2 auteurs. Est-ce donc un jeu de mots volontaire ?

    • 29/09/2010 12:21

      Le jeu de mot est volontaire. Lorsqu’on passe en revue les « héros » de Houellebecq, il est difficile de ne pas penser au protagoniste de L’Étranger de Camus. Et puis les concepts élaborés par Camus autour de la révolte comme seule réponse possible à l’absurde dans Le Mythe de Sisyphe ont dû avoir, à mon sens, une grande influence sur l’oeuvre de Houellebecq.

      Mais peut-être que je dis des conneries, que Houellebecq n’a jamais lu Camus et que je ferais mieux de ne pas m’enfoncer d’avantage comme me le suggère le commentaire juste au dessus du tien.

      • ariko51 permalink
        29/09/2010 12:59

        Je lirai pour me faire un avis plutôt que prendre le parti réactionnaire du commentateur ci-dessus. Bien évidemment il a raison, il n’y a peut-être que 5% des écrivains actuels qui resteront à la postérité, probablement moins même. Mais si personne ne s’intéresse à eux de leur vivant, ils n’auront aucune chance d’exister plus tard. Alors mieux vaut se tromper parfois pour avoir le plaisir de découvrir quelques pépites et alterner avec de grands classiques.
        Par ailleurs la subjectivité comme dans tout art est indispensable au lecteur et elle est surement plus difficile lorsque l’on s’attaque à des « chefs-d’œuvre de la littérature »

      • 29/09/2010 13:32

        Tiens, je pensais que le « dernier homme » faisait plutôt référence à l’idée de Nietzsche. Aussi, je ne comprenais pas le titre de l’article (dont j’approuve chaque mot : merci Le Juif!).

  9. Leslie permalink
    29/09/2010 12:20

    Désolée mais je ne peux pas.

    Un jour peut être mais non. Je ne peux pas le supporter. Quand j’aurais pris assez de recul sur un personnage qui me hérisse, peut être…

    • Guillaume Pascanet permalink
      29/09/2010 12:25

      Je suis dans le même état d’esprit que toi par rapport à Houellebecq. Probablement à tort, car juger un écrivain sur ce qu’il dit est bien sûr stupide.

      Mais, il y a aussi que je ne lis plus beaucoup de livres depuis 2-3 ans et cela me procure une honte tenace. l’excuse de la vie quotidienne, du peu de temps, du retard dans la lecture de mes abonnements est un leurre : je deviens con !

      • 29/09/2010 12:31

        Du peu de temps, TOI ?
        Mouahahahahahahahahahahahah.
        Je vous informe de mon décès de laule.

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/09/2010 12:35

        Je voulais dire en dehors du boulot, je ne me vois pas avec un livre au bureau quand même.

        Mais tu n’as pas tort, internet est vite chronophage et je suis faible.

      • Leslie permalink
        29/09/2010 13:05

        Ben justement : déjà que j’ai pas le temps pour les livres qui me font envie…

    • La Bretonne permalink
      29/09/2010 12:26

      C’est vrai que le personnage et son physique de vieille taupe sont assez repoussants.

      • antoine permalink
        29/09/2010 13:16

        Mais au contraire putain, au contraire !

        Y’en a c’est la bebar de 3 jours de Levy qui leur font acheter leur livres, moi, outre son immense talent, c’est la manière dont il se fout ouvertement de la gueule des journalistes quand ils leur parle.

        J’adore quand il dit que c’est surement le meilleur livre de la rentrée et qu’il n’y peut rien s’il écrase la concurrence … Cependant il ne faut pas s’y tromper: alors qu’il fanfaronne avec des journaleux qu’il méprise, il ajoute souvent qu’il attend avec beaucoup d’appréhension les réactions de ses lecteurs. Dans la Carte, il explique d’ailleurs avec beaucoup d’humour que s’il boit tant, et surtout avant les itw c’est pour supporter la bêtise crasse des questions qui lui sont posées.

      • La Bretonne permalink
        29/09/2010 20:08

        Houellebecq devrait enfin comprendre que le public n’est pas sa mère.
        Quand à son dégout du journaliste benet, je peux comprendre.
        Nan, c’est purement physique en fait.
        Si ça peut te rassurer, je peux encore moins carrer le duo Musso/Lévy barbus ou pas. Houellebecq m’intrigue tout autant qu’il me révulse. Les autres m’assomment ou m’indiffèrent. Je préfère encore me taper un Harlequin plutôt que de lire Levy.

    • tijan permalink
      29/09/2010 14:19

      j’ai bien aimer le commantaire de Arnaud Viviant dans « le masque » :
      « … En ce moment, tout le monde me demande : « Alors tu la lu le Houellebecq ? et qu’est-ce que t’en pense ? » Je dis « c’est génial » alors les gens me disent « Oui mais lui, je ne le trouve pas sympathique » Alors là les bras vous en tombent !
      Maintenant en plus il faudrait que les écrivains soit sympathique !
      C’est extraordinaire, c’est pas un chanteur de variété !
      C’est un écrivain ! On ne demande pas à un peintre d’être sympathique ! … »
      Je partage rarement les gouts que Viviant, mais moi aussi, les bras m’en tombent.
      Lisez twilight ! Il paraît que Stephenie Meyer est trop sympa, en plus elle porte des bottes trop classes …
      :s

      • Leslie permalink
        29/09/2010 15:35

        Peut être mas quand un type te débecte, c’est plus difficile de se motiver pour lire sa prose.

      • tijan permalink
        29/09/2010 16:33

        A voir les daguérotypes et la représentation qu’en fait Rodin, Balzac était franchement pas terrible.
        Voltaire à l’air d’un péteux.
        Hobbes semble trés désagréable (je vous parle pas de Kant ce dangereux obsessionnel).
        Et ta vue la gueule de Sartre !
        Bon Mauriac non seulement il semble perpétuellement malade mais en plus je sais pas ce qu’elle a sa voix mais j’aurai trop la honte à sa place.
        He, franchement tu trouve pas qu’il fait peur Imre Kertész quand il sourit ?

        Par contre tu trouve pas qu’il est trop sexy Michel Onfray ? En plus sa voix me fait frissoner les ovaires …

      • Leslie permalink
        29/09/2010 17:04

        Nan mais j’ai pas dit que c’était justifié ! Mais de même qu’il ne me viendrait pas à l’esprit de baiser avec un mec qui me dégoute physiquement, j’ai du mal à imaginer entrer dans un bouquin d’un type que je ne peux pas saquer. Que ce soit justifié ou pas, à la rigueur, c’est pas tes oignons.

        Ce qui est dingue, c’est qu’il faille s’en justifier.

        (Et en passant, Onfray est un gros con.)

      • 29/09/2010 17:31

        On peut reprocher à Onfray beaucoup de choses, mais dire de lui que c’est un gros con revient à dire de Jude Law qu’il est un gros laideron, que Jean-Marie Le Pen est un grand humaniste, que Angelina Jolie a un physique de girl next door ou encore que Mère Theresa était une hédoniste qui ne pensait qu’à sa gueule.

        Vous voyez où je veux en venir? Hein?

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/09/2010 17:39

        J’ai toujours soupçonné Mère Thérésa de cacher son jeu.

      • La Capricieuse permalink
        29/09/2010 17:40

        C’est elle ou Sœur Emmanuelle qui a confessé ses auto-explorations sexuelles…?

      • nana permalink
        29/09/2010 17:42

        Soeur Emmanuelle, qui a passé sa jeunesse a se masturber.

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/09/2010 17:43

        C’est Soeur Emmanuelle.

      • La Capricieuse permalink
        29/09/2010 17:44

        Suis nulle en pornographie ecclésiastique…

      • La Rêveuse permalink
        29/09/2010 19:51

        Je maintiens que c’est un con. Parce que si c’en est pas un, c’est pire. Le gâchis de neurones me navre profondément.

      • ABC permalink
        29/09/2010 19:57

        Jude Law a une tête de vilain
        Onfray fait ce qu’il peut
        Angelina Jolie a une tête de fourmi à bouche de mérou
        Jean Marie ?
        Mère Térésa était albanaise

  10. Le Chœur permalink
    29/09/2010 12:31

    Puisque Margot dit qu’il a un goût d’Extension du Domaine de la Lutte, je vais peut-être m’y attarder…

    J’ai du mal avec le « long » Houellebecq.
    Les Particules Élémentaires était trop verbeux pour moi, et le côté encyclopédique à la Werber, je n’aime pas particulièrement ; alors que Plateforme ne me semblait pas « avancer ».
    En fait, avec Houellebecq, moins c’est long plus c’est bon. Et de ce côté-là, on fera sans doute pas mieux qu’Extension…

    Sinon, pour ceux qui ont lu La Carte et le Territoire, renoue-t-il avec l’aspect sexuel dans celui-ci ? Il me semble que c’est un thème un peu passé à la trappe depuis La Possibilité d’une Île — et c’est tout de même une thématique importante du Michel qui s’effondre…

    • Margot permalink
      29/09/2010 12:38

      Nan, pas de cul dans « la carte ».

      • 29/09/2010 12:46

        Effevtivement, pas de cul. Mais par contre, beaucoup de gore.

    • antoine permalink
      29/09/2010 13:17

      Heu… dans la possibilité d’une ile il y’avait deux scènes totalement torrides avec la jeune blonde, hein, quand meme.

      • Le Chœur permalink
        29/09/2010 13:48

        Okay mais tu trouves que c’était encore un « thème » ou était-ce juste illustratif ?

      • antoine permalink
        29/09/2010 13:59

        tu as parfaitement raison. mais ça m’a marqué. surtout la scène dans l’entrée de la maison sa race.

    • ABC permalink
      29/09/2010 15:20

      Complètement inappropriée cette comparaison entre Houellebecq et Werber

      • Le Chœur permalink
        29/09/2010 20:42

        Sûrement, j’ai exagéré. Tu ne peux pas non plus réduire mon commentaire à « Houellebecq il ressemble à Werber ! ».

        On ne peut tout de même pas nier que dans Les Particules Élémentaires, il y a des passages « hors jeu », faisant parfois un chapitre entier, qui ressemblent à ce que Werber fait dans ses bouquins, non ?

        J’en ai peut-être un souvenir tronqué, tu vas me dire, je ne l’ai lu qu’une fois…

      • ABC permalink
        01/10/2010 18:04

        Mais beaucoup d’écrivains font des digressions… Et j’avais plutôt l’impression
        que H faisait des apartés bien adaptées dans Les particules

  11. 29/09/2010 12:47

    Le Juif, avant de poursuivre la lecture de ton article, est-ce qu’il ne contient pas de spoilers? Parce que la carte et le territoire m’attend sur ma table de chevet.. (J’aimerais bien avoir le temps de le lire avant ingrid d’ailleurs)
    Sinon, je n’etais pas au courant de l’hostilité Houellebecq/Ben Jelloun, c’est interessant. Je suis d’ailleurs en train de lire en ce moment la nuit sacree (livre pour lequel TBJ a recu le Goncourt)

    • 29/09/2010 12:52

      Non, il n’y a pas de spoilers. Tu peux y aller; on en rediscute en fin d’après-midi, quand tu l’auras terminé 🙂

    • docds permalink
      29/09/2010 13:34

      L’hostilité Houellebecq/BJ me semble évidemment en rapport avec les réflexions de MH sur le Coran et l’Islam.
      Sinon personne ne parle des Particules Elementaires. Pas bon? Moi j’ai bien aimé…

      • antoine permalink
        29/09/2010 13:37

        Très bon. Très vieux.
        Comme toi.

      • 29/09/2010 13:39

        J’ai beaucoup aimé aussi, mais j’étais quelque fois largué par l’importance accordée aux théories scientifiques du frère du protagoniste. De la littérature pour matheux quoi..

      • 29/09/2010 13:48

        On oublie souvent de dire que les Particules Elémentaires est aussi un livre de SF, de la part d’un auteur qui revendique son goût pour le genre et ses influences…

        (C’est d’ailleurs par sa petite biographie de Lovecraft que je l’ai connu)

      • Le Chœur permalink
        29/09/2010 13:51

        Comme Le Juif, les passages scientifiques m’ont dépassés ; ils m’ont parus encyclopédiques et, si tant est qu’ils soient constructifs d’un point de vue scientifique, je ne les ai de toute manière pas assez compris pour en tirer quoi que ce soit.

        D’une manière générale, je l’ai trouvé bon mais pas assez pertinent dans la longueur. La fin, par contre, laisse un goût tel que je ne peux pas me dire que j’ai perdu mon temps. C’est tellement… inattendu…

  12. antoine permalink
    29/09/2010 13:05

    Suis en train de le lire, avec délectation.

    J’aime MH, j’aime ses livres, j’aime son regard. Et je crois surtout que je l’aime bien, lui. Une sorte de tendresse bizarre, un peu dirty, qui grandit à chaque fois qu’il se rend détestable. Et qui me fait parfaitement comprendre la haine irraisonnée qu’il suscite: elles sont du même acabit.

    La Carte est excellent, jusqu’à présent.

  13. dob permalink
    29/09/2010 13:23

    Merci pour cet article Le Juif.
    M’est avis que ce roman pourrait bien me plaire et faire le plus grand bien à mon inculture congénitale (surtout que je connais bien Melun-sud)

    • Guillaume Pascanet permalink
      29/09/2010 13:26

      J’aime bien Melun, c’est moins surfait que la côte

      [j’ai honte de cette référence, j’espère que personne ne la reconnaitra]

      • Raymond Domenech permalink
        29/09/2010 13:28

        La MatMut, elle assure.

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/09/2010 13:33

        Et m…. !

  14. antoine permalink
    29/09/2010 13:28

    (une remarque cependant puisque nous parlons bouquin: 22 euros pour ce livre, qu’en pensez vous ? N’étant pas dans la gène, je ne me pose jamais la question du prix des bouquins que je veux lire, mais ce monttant vous semble t’il discrimant ? c’est 2 places de ciné, 4 paquets de clopes, mais je me pose quand même la question).

    • 29/09/2010 13:40

      Euh… Merci Djack?

    • ariko51 permalink
      29/09/2010 13:42

      T’as raison c’est cher mais ce débat sur le cout de la culture mériterait un long article à lui tout seul. Déjà il existe plusieurs moyens d’y accéder et de plus la création a un coût qu’il ne faut pas non plus annihiler sous prétexte de la rendre accessible à tous.
      Il faut donc probablement trouver des compromis :
      – le livre de poche en est un même s’il faut attendre je crois 9 mois minimum avant une éventuelle parution.
      – les bibliothèques municipales en sont un autre
      – et probablement la digitalisation des livres, mais c’est encore un autre débat

  15. belettetheater permalink
    29/09/2010 13:33

    Salut Le Juif,

    J’ai lu ton article tout à l’heure : je n’aime pas Houellebecq, mais je n’arrivais pas à savoir pourquoi. Et voilà que je lis ça, à l’instant :

    « La littérature française est souvent l’éloge le plus éhonté de la névrose. L’oeuvre sera d’autant plus signifiante qu’elle renverra au clin d’oeil et au petit secret dans la vie, et inversement. (…) L’oeuvre paraîtra d’autant plus grande qu’on rendra la vie plus minable. On ne risque pas ainsi de voir la puissance de vie qui traverse une oeuvre. On a tout écrasé d’avance. C’est le même ressentiment, le même goût de la castration, qui anime le grand Signifiant comme finalité proposée de l’oeuvre, et le petit Signifié imaginaire, le fantasme, comme expédient suggéré de la vie. (…) Le nationalisme français dans les lettres : une terrible manie de juger et d’être jugé traverse cette littérature : il y a trop d’hystériques parmi ces écrivains et leurs personnages. Haïr, vouloir être aimé, mais une grande impuissance à aimer et à admirer. »
    Gilles Deleuze, Claire Parnet, Dialogues.

    C’est exactement ça. Houellebecq aime se castrer lui-même et castrer ses lecteurs par la même occasion – et moi je trouve ça très désagréable.
    Je réponds tout de suite aux objections du style : « mais il décrit les névroses de notre société contemporaine, c’est elle qui nous castre. » Don DeLillo aussi décrit la société contemporaine, mais son écriture est créatrice de vie, elle.

    Belette

    • antoine permalink
      29/09/2010 13:46

      Pas faux. Mais c’est ça qui est bon. #etreunbonfrançais

    • 29/09/2010 17:41

      Belette, ton intervention est intéressante; elle me rappelle un passage de L’Abécédaire de Deleuze dans lequel il évoque les vocations d’écrivains qui, bien souvent, naissent des petits traumas que tout le monde finit par expérimenter (par exemple, la mort de la grand-mère, dont personne ne se remet jamais vraiment mais qui est pour beaucoup d’auteurs, le point de départ d’une oeuvre placée sous le signe du nombril).

      On retrouve cela chez Houellebecq, mais nous sommes nombreux à penser que la description du petit moi n’est qu’un prétexte pour aborder des thèmes profondément universels. Réduire son oeuvre à cela, c’est passer à coté de la pensée d’un moraliste de notre temps.

      • belettetheater permalink
        29/09/2010 17:50

        Ce n’est pas tout à fait ça que je dis… L’articulation individu/universel existe dans toutes les littératures (cf « Madame Bovary, c’est moi. »), je ne la remets pas en question. ce que je n’aime pas chez Houellebecq, c’est une certaine manière de tout réduire au moi, au lieu d’élargir le moi. C’est ce que dit Deleuze : le fantasme comme expédient de la vie.
        Je n’aime pas la littérature qui réduit la vie aux fantasmes et aux névroses, qui la présente pourrie de l’intérieur, au lieu d’y créer de nouvelles perspectives.

        Et je ne comprends pas bien pourquoi tu emplois le mot « moraliste » pour qualifier H ?

        Belette

      • ABC permalink
        29/09/2010 19:05

        Quand Flaubert dit : « Madame Bovary c’est moi », il veut signifier qu’il a donné à l’édification de son oeuvre toutes ses tripes, qu’il y a consacré du temps, de la sueur… Quant à l’identification, le mythe reste tenace

        La possibilité d’une île, n’est ce pas le signe d’un certain optimisme ?

      • 30/09/2010 10:24

        J’emploie le terme « moraliste » car Houellebecq fait a travers ses livres, un certain nombre de constats(très pessimistes, certes) sur les évolutions spirituelles et les valeurs humaines qui façonnent la société dont il est le produit. A la manière de Montaigne, de Thoreau (ou mettons…d’un Saramago), il écrit des textes qui, en plus d’être des fictions destinées à divertir, sont des invitations à mieux vivre.

    • Le Con Sultant permalink
      29/09/2010 18:40

      Merci Belette pour l’extrait de Deleuze. La phrase « L’oeuvre paraîtra d’autant plus grande qu’on rendra la vie plus minable. » me semble particulièrement bien correspondre aux choix narratifs de Houellebecq.

      Si j’adore son regard critique envers notre société, je lui reproche ce choix systématique d’un pessimisme qui ne me semble pas de rigueur (il explique volontier le contraire en interview).

      Ravalec a montré que l’on peut porter un regard critique, pointu et acerbe en s’inscrivant dans une dynamique et une fraicheur qui m’enthousiasme à chaque reprise.

      J’ai hâte de lire « La carte et le territoire » et je l’enchainerai donc certainement avec le deuxième opus du « Cantique de la racaille » pour me remonter le moral.

      • belettetheater permalink
        01/10/2010 13:21

        Bonjour!

        Pour Madame Bovary, très juste, au temps pour moi.

        Pour le moraliste ok, bien que je grimace à la lecture de la comparaison Houellebecq/Saramago (qui pour moi lui est infiniment supérieur – littérairement parlant of course). Mais pour l’invitation à mieux vivre, je ne vois toujours pas. Je m’y remettrai un de ces quatre !

        Belette

  16. 29/09/2010 15:13

    Moi aussi j’aime bien cet hauteur, mais ce qui me fait le plus rire c’est toute cette polémique du microcosme parisien autour de lui. C’est un bon hauteur c’est tout, j’ai lu les paricules élémenataires et plateforme et fanchement c’etairt pas désagréable. Mais certains « cerveaux » adorrent s’emporter en en parlant, je trouve cela très amusant! Anne.

    • Guillaume Pascanet permalink
      29/09/2010 15:18

      C’est pas facile d’écrire depuis un i-Phone ?

      • Leslie permalink
        29/09/2010 15:37

        Lui fallait un prétexte pour caser son lien…

    • nana permalink
      29/09/2010 17:37

      4800 metre ? J’avoue moi aussi je kiffe.

      • nana permalink
        29/09/2010 17:38

        avec un s en plus quelquepart

    • docds permalink
      29/09/2010 19:17

      Vu d’en haut,toi qui est voyante (gratuite) as-tu vu ce h qui colle à ton auteur?
      Utilises-tu un microscope (parisien) pour tes voyances (gratuites)?

  17. tijan permalink
    29/09/2010 16:37

    Voyance gratuite ! tu t’es trompé dans ta signature ! Je crois que ton phone a rajouté un « n » par erreur !

  18. 29/09/2010 16:39

    J’ai envie de dire : libère toi de tes appréhensions alors, parce que cela fait un petit moment que j’attendais un article littérature de la part du Grand Prêtre des Arts et Lettres et j’avoue que je ne suis pas déçue, si ce n’est par le désespérant « une fois n’est pas coutume ».

    • 29/09/2010 17:47

      Merci Acila! Je te rejoins d’ailleurs sur le fait de trouver désespérant l’emploi du « une fois n’est pas coutume »; il est mal avisé de débuter un article par un lieu commun langagier aussi ringard.

      Je promets de ne plus jamais utiliser cette expression (et aussi d’écrire plus souvent sur les livres que j’aime).

      • La Pastanaga permalink
        30/09/2010 10:52

        youpi !

  19. 29/09/2010 19:10

    Je suis tout à fait ravie de cette parenthèse finale.

  20. Le Nain permalink
    29/09/2010 20:13

    Pas encore lu, mais je le note dans la liste de mes futures lectures. Des que j’aurai fini le mauvais actuel (oui je suis comme ça, je ne supporte pas de ne pas terminer un livre commencé).

  21. 29/09/2010 21:24

    Merci, le Juif. Article qui donné rélement envie de lire ce livre. Perso, je suis fou des Particules Elémentaires, cela me semble un des absolus du siécle.

    Bien à toi

  22. 30/09/2010 00:33

    Ce que je ne supporte chez Houellebecq, c’est justement Houellebecq. C’est épidermique. Saion physique transpire la misère et la médiocrité. Le battage médiatique chaque fois qu’il sort un livre ou une opinion douteuse est insupportable.
    Toutefois je me souviens à peu près d’un de ses poèmes. Je ne l’ai lu qu’une fois mais il m’a marquée, ça donnait un truc dans le genre « Je détestais ta coiffure, ton maquillage, tu étais ennuyeuse comme la vie » Merde c’était dans quoi déjà? Le sens du combat? Bref. Va savoir pourquoi j’aime sa poésie mais ses livres… J’ai laissé tomber après Plateforme.
    Alors, est-ce que je vais me faire cuire le cul?

    • Nora permalink
      04/10/2010 11:12

      On ira ensemble se le faire cuire, vieille lionne.

    • Leslie permalink
      04/10/2010 11:25

      Ca peut ne pas être désagréable, si c’est bien fait….

  23. Ako permalink
    30/09/2010 01:39

    Le jour où Houellebecq se débarrassera de ses scories, peut être qu’il pourra être considéré comme un écrivain, en attendant il devrait trouver quelque chose à dire qu’il n’a pas dit et redit dans ses autre livres. La littérature contemporaine regorge d’excellents livres sans qu’on est besoin d’enrichir encore plus un auteur avec une plume et des idées aussi limitées.

  24. 30/09/2010 05:57

    ppfff pour une fois que je commente, je suis la plus de 130° et j’ai bien peur que mon commentaire (je ne sais pas encore ce que je vais dire mais ça va venir) passe à la trappe. Pourtant, j’ai quelque chose à dire.
    D’abord, j’ai été accrochée par le début, ta peur de passer pour un intello (ce que tu dois quand-même être vu tes critiques ciné – et c’est pour moi une qualité), contre ta peur de passer pour un intello de bas étage (ce que tu n’es pas vu tes critiques ciné…), contre ta peur de passer pour un intello snobinard (ce que tu n’es pas vu ton éloge du Michel)

    Moi aussi, j’ai souvent peur de passer pour une intello auprès de gens moins intellos, pour une intello ratée auprès de gens plus intellos, pour une intello snobinarde devant tous, mais pourtant, ici je suis déçue. Parce que pour moi Houellebecq c’est Paulo Coelho (j’ai déjà lu les deux, faut bien). Qu’en début de post, je me suis dit « merde, il va me faire changer d’avis (j’aimerais bien) ».
    Mais que non, en fait, pas du tout, j’ai même pas envie d’essayer. Les extraits cités ici me paraissent d’une facilité à couper le souffre, d’un cynisme arboré en image de marque à en bailler, d’une pauvreté littéraire à mourir d’ennui.

    J’aurais bien voulu que tu me donnes envie de le lire. J’ai juste envie de lui dire, « va chier Michel, tu nous emmerde avec tes bouquins médiatisés, on a déjà Amélie Notomb, tu crois pas que ça nous suffit? ».

    Du coup j’ai envie d’être encore plus snobinarde, de lire Dostoievski, du coup je suis pas contente parce que je regarde tout ça de très haut et que j’ai même pas changé d’avis.

    • 30/09/2010 09:51

      Pourquoi comparer nothomb à Houellebecq ? (loin de moi l’idée de lancer le débat sur lequel est le meilleur écrivain des deux, sinon, je vais m’en prendre plein la gueule !) Cela dit, malgrè sa médiatisation, Amélie Nothomb est dotée d’une plume cynique et drôle parfaitement maîtrisée et d’une imagination hors du commun. Peut-être est-ce l’occasion de lire son nouveau roman, Une forme de vie, bien meilleur que les quatre derniers… ( http://culturez-vous.over-blog.com/article-amelie-nothomb-une-forme-de-vie-roman-160-pages-albin-michel-aout-2010-15-90-55679650.html )

      • ouplala permalink
        30/09/2010 12:04

        bien joué Seb, moins snobinard que moi! Je compare les deux car ils m’agacent autant par leur présence médiatique incontrôlée, aussi narcissique l’une que l’autre et par leur mise en scène de l’étrange et de la provoc, finalement si moulée. Je ne leur reproche pas d’écrire beaucoup, d’autres le font très bien. Je reproche à leurs éditeurs, aux salons pseudo-littéraires et autres consorts de leur faire une place sur-évaluée, et d’occuper toute cette place. Je leur reproche d’être basiques et là, j’ai peut-être tort, mais dès qu’un auteur (Coelho, Notomb, Houellebecq, Dan Brown, Elizabeth Gilbert, EE Schmidtt, pour ne citer qu’eux) est un peu trop lu et encensé, mon instinct snobinard se réveille. j’avoue que moi aussi, je suis d’un basique à pleurer, mais je préfère ça que la presse qui les adule et nous tire tous vers le bas.

  25. 30/09/2010 09:20

    Merci beaucoup le juif, pour cette très bonne critique (et que c’est difficile d’en écrire une bonne) qui tombe à point nommée (moi aussi j’utilise des expression pourrie). Je me tatais depuis longtemps à lire du houellebecq, tu m’as convaincue j’irai l’acheter quand j’aurai fini mon Orsenna. Je trouve que ta critique est très boen faite, très bien équilibrée, juste assez de résumé d’histoire, puis une critique bien construite et argumentée, je souhaite seulement que tu en fasses d’autres cela élargira probablement ma bibliothèque. Merci et bonne continuation.

  26. Jillain permalink
    30/09/2010 14:54

    ça ne m’étonne pas qu’on aime Houellebecq sur ce blog.

    • docds permalink
      30/09/2010 15:56

      T’as raison. Tous des bobos parisiens snobinards. C’était mieux avant quand c’étaient des bobos parisiens snobinards d’avant. Quand c’était mieux.

      • La Capricieuse permalink
        30/09/2010 16:40

        Ouais. Avant.

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  1. Même un long week-end agréable a une fin. « C'est La Gêne
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