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Pour changer des blockbusters de l’été.

06/07/2010

C’est l’été. Ce qui signifie deux choses:

1. Il fait chaud
2. Il n’y a pas grand choses à voir au cinéma

Dans quelques jours je serai en Andalousie et j’aurai encore plus chaud. Ou bien je serai dans les Pyrénées, dans les décombres d’un avion en flammes. Alors avant de périr/partir, laissez-moi prodiguer quelques conseils aux parisiens d’entre vous. Il se joue en ce moment à la Filmothèque du Quartier Latin, dans le 5eme arrondissement de Paris, l’un des plus beaux films qu’il m’ait été donnés de voir, Les Moissons du Ciel, de Terrence Malick. Terrence Malick est, comme vous le savez peut-être, avec Charles Laughton, le seul réalisateur qui peut se targuer de n’avoir à son actif que des chefs-d’oeuvres absolus. Badlands, La Ligne Rouge, Le Nouveau Monde, et lesdites Moissons, cela fait peu de films en 37 ans de carrière, et pourtant Malick est à juste titre considéré comme l’un des plus grands artistes que le cinéma ait jamais comptés. Je pourrais dégouliner des heures sur la poésie céleste qui se dégage de chaque plan de cette oeuvre unique, sur la beauté terrassante de la photo de Nestor Almendros, sur les splendeurs de la musique d’Ennio Morricone, sur la dent de travers de Sam Shepard, mais je me contenterais de vous exhorter à vous déplacer au cinéma voir Les Moissons du Ciel, car si un film mérite d’être vu sur grand écran, c’est bien celui-là.

J’ajoute que quelques mètres plus loin, au Reflet Medicis, a lieu actuellement un rétrospective consacrée au grand réalisateur américain d’origine autrichienne Otto Preminger (ce qui nous change des éternels hommages à Alfred Hitchcock et John Ford, qui me font parfois me demander s’il est obligatoire d’avoir vu Fenêtre sur Cour et L’homme qui tua Liberty Valance pour emménager dans le quartier). Si le chef d’oeuvre de Preminger, Autopsie d’un meurtre, brille par son absence, je ne saurais trop vous conseiller Tempête à Washington, sans doute le plus grand film jamais réalisé sur les dessous de la politique US, un monument qu’Oliver Stone et Aaron Sorkin doivent garder sur leur table de chevet. A signaler qu’il s’agit du dernier (et brillantissime) rôle de l’immense (et suscité) Charles Laughton, qui se trouve également être (attention superlatif qui fait mal aux yeux) le plus grand acteur de tous les temps. Donc si vous n’avez jamais vu Laughton à l’écran, c’est le moment de se déplacer.

Et comme je vous aime à la folie, je vous quitte en compagnie de ce génial court-métrage, qui ridiculise dans le même mouvement la pire tendance du cinéma actuel -les films basé sur des jeux vidéo- ET toute la filmographie de Roland Emmerich. Bonnes vacances!

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65 commentaires leave one →
  1. 06/07/2010 08:57

    T’es dur quand tu dis qu’il n’y a rien à voir au cinéma. Il y a Shrek 4, tout de même.

  2. Guillaume Pascanet permalink
    06/07/2010 09:22

    Bonnes vacances !

  3. 06/07/2010 09:31

    Le court métrage est dément, merci !

  4. 06/07/2010 09:47

    Cet article est l’Arabe Approved mot pour mot (Oui, oui, le Pédé, depuis, j’ai vu la fin du Nouveau Monde).

  5. Guillaume Pascanet permalink
    06/07/2010 10:21

    Quand même, la filmo de Emmerich, c’est du lourd !

    • 06/07/2010 10:22

      Le qualificatif choisi est parfait.

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/07/2010 11:54

        Je ne me suis jamais tout à fait remis de la crise de rire devant Independance Day.

        A la TV je précise, pas au cinéma.

  6. 06/07/2010 10:41

    Mille fois d’accord, tout juste vu avec chérie au Mk2 Beaubourg. C’est saisissant de beauté, un cinéma des sentiments mais surtout des sensations. On croirait des tableaux filmés et mis en musique. Il n’y a pas que Morricone, d’ailleurs, on y entend également L’Aquarium de Saint-Saëns, thème d’avant-projections au Festival de Cannes.

  7. 06/07/2010 10:46

    ALors ça c’est cool, j’ai encore un mois à me décomposer à Paris, J’inscris tes précieux conseils au programme immédiatement.

    J’étais déjà tombé sur ce court métrage aux milles bonnes idées, mais ce fut un plaisir de le revoir.

    Merci Le Pédé!

  8. Dibi permalink
    06/07/2010 10:48

    Beuarf… faut aimer les champs de blé, quand même – et les brunes avec une mâchoire carrée, aussi.
    Sinon, pour Preminger : tu cites pas « Laura » ? Ca, oui, chef-d’oeuvre incontestable.

  9. dob permalink
    06/07/2010 10:50

    Mais au cas où tu finirais dans les Pyrénées, as tu pris des dispositions? (qui reprendrait le flambeau pour la critique de stars / films / trucs qui servent à rien…)

  10. 06/07/2010 11:04

    En fait je suis toujours pas à Paris, donc ces films là je peux m’assoir dessus. Je me consolerai en matant les Visconti que j’ai acheté…

    Sinon, vous me manquez bande de connards.

  11. Fannette permalink
    06/07/2010 12:02

    Et Tournée alors?!
    Les Moissons sont aussi sur les Champs au Publicis (les sièges y sont cool)

    • Guillaume Pascanet permalink
      06/07/2010 12:04

      Ca m’intéresse aussi l’avis du Pédé sur Tournée.

    • 06/07/2010 12:15

      Sublime Tournée. Un putain de régal. Et je suis amoureux de Mimi Le Meaux désormais.

      • 06/07/2010 12:50

        Sublime tu vas loin. J’ai trouvé ça pas mal, parfois brillant (la scène dans la station essence), parfois bancal (la plupart des scènes à Paris), et très décevant sur le plan du spectacle : ce bon vieux Mathieu n’a visiblement aucune idée de comment filmer ses filles sur scène.

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/07/2010 13:33

        Si le Pédé trouve cela pas mal et même parfois brillant, c’est que c’est très bon pour nous autres, pauvres mortels non-luminescents.

        CECI EST DE L’IRONIE AVEC DE L’HUMOUR KIKOLOOL ! 🙂

      • 06/07/2010 15:00

        « aucune idée de comment filmer ses filles sur scène » ???
        Tu déconnes rassure moi ? Chaque numéro est prenant, et les fois où il filme Mimi Le Meaux on sent qu’il l’adule totalement. Ils les rend toutes magnifiques. C’est justement la façon dont il filme ses actrices qui m’a le plus plu dans ce film.

      • 06/07/2010 15:55

        Je ne déconne pas du tout. Je n’ai été conquis que par les deux numeros de Julie Atlas Muz, et c’était davantage dû à leur magie intrinsèque qu’à la mise en scène d’Amalric, qui se contente de les filmer sans imagination particulière. Il semble beaucoup plus à l’aise lorsqu’il les filme hors de scène, ce qui reste problématique, vu le sujet du film.

      • Fannette permalink
        06/07/2010 16:32

        Julie Atlas Muz c’est celle qui entre dans un ballon?

      • 06/07/2010 16:33

        Yep c’est elle.

      • tomima permalink
        07/07/2010 00:43

        Pour rebondir sur le commentaire du Pédé, pour moi le sujet du film, c’est justement leur vie hors scène, en tournée, dans les hôtels… C’est pour ça que les spectacles sont filmés à la va-vite, depuis les coulisses.

        et merci pour les conseils!

      • Le Branleur permalink
        07/07/2010 04:25

        toutes façons le Pédé aime pas tout ce qui est encensé par la critique par principe, c’est une sorte de version gay des inrocks.

      • Guillaume Pascanet permalink
        07/07/2010 08:58

        Le branleur > c’est pas beau de profiter du voyage du Pédé pour le comparer aux Inrocks.

      • 07/07/2010 11:17

        Ta gueule branlette, va fêter tes 13 ans plutôt.

      • Le Branleur permalink
        07/07/2010 11:40

        LOL ta le seum parceke t vieu é pa moi mdrrrrrrr

      • 07/07/2010 12:30

        Assez d’accord avec Tomima. C’est surtout la vie en dehors des numéros qui importent, c’est là qu’il brille dans sa mise en scène.

  12. 06/07/2010 12:17

    Très cher Pédé.
    Tout d’abord je te souhaite d’excellentes vacances, et Séville (si c’est là que tu vas) est une ville magnifique.
    Par ailleurs je me permets de faire appel à ta luminescence cinématographique : je recherche depuis longtemps le titre d’une compilation de courts métrages ayant pour thème commun la mort, que j’ai vu il y a quelques années sans jamais la retrouver.
    Précisions supplémentaires, ces courts métrages sont Français et je suis quoâsiment sûr d’y avoir aperçu Didier Bénureau dans l’un d’entre eux.
    Voilà, Gougueule et le Dieu Wikipédia ne m’ont point permis de retrouver ladite œuvre, ce post est donc mon dernier espoir.
    Assidûment vôtre.

    • 06/07/2010 13:07

      Je suis vraiment navré de te décevoir mais ça ne me dit rien du tout. Je viens de checker sur IMDb et ça n’a rien donné.

    • 06/07/2010 13:36

      Arf.

    • lavioletteviolette permalink
      06/07/2010 16:03

      Tu peux essayer de fouiller à l’Agence du Court Métrage, ici donc : http://www.agencecm.com/

    • davidgeridoo permalink
      07/07/2010 14:26

      Tiens, je profite de mon passage en ces lieux pour apporter ma petite pierre à l’écrevidifice.
      Ne s’agirait-il pas de « L’@mour est à réinventer » ? Certes, il n’y a pas de Bénureau dedans, mais de la Bérénice Béjo. C’est presque pareil.

      C’était un ensemble de courts métrages français assez inégaux (mais avec au moins une réussite : le magnifique « Dedans » de Marion Vernoux) autour du thème du sida. Si ma mémoire est bonne, ça date des années 90, donc d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent que mal connaître. (Sauf le Branleur, qui n’est plus de toute première fraîcheur.)

      Et sinon, à côté de Terrence Malick et Charles Laughton, on pourrait ajouter Donald Trumbo. Mais c’est plus facile de ne réaliser QUE des chefs-d’œuvre quand on n’a fait qu’un seul film.

      En tout cas, je rejoins Le Pédé sur Terrence Malick et toute son œuvre (même si « La Ligne rouge » est celui que j’aime le moins des 4), Fannette sur le Publicis des Champs-Elysées et ses super fauteuils en cuir moelleux (au Publicis, pas à Fannette), et Dibi sur « Laura », que je place au-dessus de « Tempête à Washington » et « Autopsie d’un meurtre » (mais eux-même déjà placés très haut).

      Voilà, c’était ma minute bisounours (enfin, bisoulion). Promis, je le referai plus. Maintenant, je retourne à mon état d’inertie catatonique jusqu’à la sortie de « Tree of Life ».

      • 07/07/2010 14:42

        Ahem. Dalton Trumbo, non?

      • davidgeridoo permalink
        07/07/2010 14:52

        Non, désolé, tu confonds. Dalton, c’est les quatre benêts du Far West. Moi, je voulais bien parler du canard habillé en marin. #plutotcreverquedereconnaîtremonerreur

      • Guillaume Pascanet permalink
        09/07/2010 14:43

        les lions de Loreal sont suceptibles ?

  13. VoixOff permalink
    06/07/2010 12:56

    Tout d’abords, rayon vidéo virale, t’as six mois de retards sur les inrocks, la teuhon.

    Mais bonne idées de sortie ciné. Merci.

    • 06/07/2010 13:07

      Je n’ai pas bien compris, peux tu répéter en parlant plus lentement?

      • docds permalink
        06/07/2010 15:42

        Tout d’abords, rayon moisson du ciel, t’as 32 ans de retards sur Télérama, la teuhon.
        Mais bonne idées de sortie ciné. Merci.

  14. VoixOff permalink
    06/07/2010 12:56

    Tout d’abords, rayon vidéo virale, t’as six mois de retards sur les inrocks, la teuhon.

    Mais bonnes idées de sortie ciné. Merci.

    • 06/07/2010 13:11

      Ah c’est plus clair, merci.

      Merde trop la teuhon lol comment j’ai fait un #fail. Bon je reviens, je vais me branler sur youporn en éclatant mes boutons, ça m’aidera sans doute à être plus à la page rayon vidéo virale. #mondoigtdanstoncul

  15. Le Nain permalink
    06/07/2010 13:53

    Ainsi la ligne rouge est un chef d’oeuvre? Hummm, il m’a pas laissé un souvenir impérissable pourtant…

    (Remarque j’étais jeune, je vais me le revoir tiens, on sait jamais…)

    • 06/07/2010 14:30

      Chef d’oeuvre est un faible mot.

      • 06/07/2010 14:36

        Je plussoie. J’ai eu à revoir quelques plans récemment (Putain pourquoi je devais me coucher moi !?), j’ai pas de mot pour décrire l’effet que me fais ce film…

      • Guillaume Pascanet permalink
        06/07/2010 14:37

        Il confond peut-être avec la ligne verte.

        Cela dit, j’ai jamais vu la ligne rouge (honte à moi !)

      • Le Nain permalink
        06/07/2010 15:30

        Non, non je ne confonds pas avec la ligne verte.

        Mais visiblement je devais être trop jeune (dans les 15 ans si je ne me trompe pas)
        pour apprécier ce film à sa juste valeur. Je vous en dirai des nouvelles quand je l’aurai revu.

  16. 06/07/2010 15:32

    Oui, j’ai “aimé” les Moissons du Ciel pour les sensations ressenties…

    Mais pour le reste, l’histoire convenue, le montage, la fin qui n’en est pas une, j’ai regardé ma montre, joué avec mon portable, et me suis globalement ennuyée… Je comprends l’admiration que le film peut générer, mais suis incapable de l’éprouver…

    Peut-être que si la clim’ avait marché, et mon voisin de derrière n’avait pas été si gênant, j’aurais mieux apprécié, mais si un film me plaît, je rentre dedans sans faire attention aux petites gênes alentour, et là, ça n’a pas été le cas… Dommage, car j’aurais aimé l’aimer, ce film !

  17. Ben permalink
    06/07/2010 17:10

    Merci de dire tout le bien qu’il faut penser des films de Terrence Malick.
    La Ligne rouge est un film qui m’a tenu silencieux pendant plus de 20 minutes après la fin…
    L’émotion cinématographique était trop forte pour pouvoir se dire dans des mots.

    Et ses autres films sont tous à mettre au panthéon du 7e art !

  18. 06/07/2010 21:55

    La photo de Nestor Almendros en copie numérique restaurée, c’est autre chose que la photographie d’Avatar.

    • Le Branleur permalink
      06/07/2010 22:45

      ça n’a pas de photographie à proprement parler avatar, si ?

      • 07/07/2010 10:30

        Je dirais que non mais il a décroché l’Oscar de la meilleur photo cette année comme Almendros pour les Moissons en 78.

      • Le Branleur permalink
        07/07/2010 11:32

        oui mais tu sais les américains…

  19. Up in flames permalink
    06/07/2010 22:19

    Pardon, mais je crois qu’Amalric choisit délibérément de ne pas s’attarder sur les scènes de show (qui, du reste, ne sont pas si mal filmées que ça) pour se concentrer sur la vie de troupe et les coulisses. Du reste, il ne t’aura pas échappé que les numéros sont montrés à travers le regard du personnage joué par Amalric : il ne s’agit pas, comme dans les comédies musicales, de prendre ces scènes pour elles-mêmes en les isolant, mais au contraire, de les intégrer à l’histoire de cette troupe. De ce point-de-vue, je te rejoins sur les scènes à Paris, un peu longues et inutiles.

    • 07/07/2010 11:16

      Je n’ai jamais dit que ces scènes étaient mal filmés, ni qu’Amalric aurait du plus s’y attarder, j’ai dit que celui-ci n’avait pas d’idée de comment les filmer. Et je le maintiens: Amalric n’a rien trouvé pour en maximiser l’impact à l’écran. Et je maintiens également que c’est décevant, car si en effet il ne s’agit pas d’en faire des morceaux de bravoure, pourquoi choisir comme héroïnes des filles du New Burlesque si le milieu choisi ne dépasse jamais le stade du pretexte?

  20. Le Branleur permalink
    06/07/2010 22:43

    à noter qu’il passe sur les champs aussi

  21. Clé permalink
    07/07/2010 00:06

    Mais mais… il passe surtout au Max Linder oui !! Ecran immense, son parfait et salle tellement agréable, c’est là-bas qu’il faut profiter de ce film aaabsolument sublime. J’y étais ce week-end et dès le générique j’avais envie de pleurer.
    Sur ce, bonnes vacances le Pédé.

    • L'Enluminé permalink
      07/07/2010 22:09

      Au Max Linder ? Tu es sure de toi ?

      C’est vrai que cette salle est géniale, mais la dernière fois que j’y suis allé le son était réglé tellement fort que ça m’a gâché le film ! 😦

      Et malheureusement ce phénomène à l’air de se généraliser à toutes les salles de cinéma…

  22. l'escroc permalink
    07/07/2010 02:54

    Et pour les vieux cons qui nostalgique d’une époque musicale révolue, il y a « when you’re strange », le film monstrueusement bien documenté sur les Doors et leur plus que charismatique chanteur, Jim Morrison.

  23. Katie permalink
    15/07/2010 20:34

    J’ai aimé le court-métrage – c’est drôle (au moins pour moi) parce que les arrêts sur le métro étaient tous mélangés, et j’aime trouver des petites fautes comme ça dans les films.

  24. Vico permalink
    19/07/2010 17:36

    Le Nouveau Monde = l’un des films les plus chiants que je connaisse.

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