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Larry Gopnik et la prison juive.

28/01/2010

ATTENTION SPOILERS

« C’est quoi ce truc? Je n’y ai strictement rien compris. » « Je crois qu’on s’est trompé de salle ou bien les lunettes 3D ne marchaient pas… » « Ce film n’a ni queue ni tête. » « C’est pas censé porter une barbe un rabbin? » « Un brillant exercice de style, eyué. » « Un film très drôle mais creux. » « Un film à voir foncedé. » « C’était bien mais j’ai préféré Coco, de Gad Elmaleh. » « Dans quel sabir parlent les personnages de la scène d’ouverture? » et cetera.

Voici un petit échantillon des commentaires que l’on peut entendre en sortant de la salle après la projection du dernier film des frères Coen, A Serious man.

Trêve de tergiversations: ce film est un chef-d’oeuvre: il m’aura néanmoins fallu plusieurs jours de digestion pour aboutir à ce constat. Car, je rassure ceux qui sont resté perplexes devant le film qu’il ne suffit pas d’être circoncis pour en goûter les splendeurs (même si cela peut aider). Plus qu’un simple délire inspiré, cette oeuvre totalement inclassable est une profession de foi, un film manifeste à la lueur duquel il est désormais possible de lire toute la filmographie des deux frangins sous un jour nouveau. Rarement, a été donnée à un cinéaste (en l’occurrence, à deux têtes) la possibilité de produire un opus qui constitue rien de moins que le mode d’emploi pour saisir pleinement la philosophie des 13 films qui le précèdent.

En sortant de la salle, nous nous faisions la remarque, Le Pédé et moi, que le mot « juif » n’avait quasiment jamais été prononcé dans les films de Joel et Ethan Coen. De mémoire de cinéphile, la seule exception à cette règle est contenue dans The Big Lebowski, lors de la fameuse scène dans laquelle le très culte Walter informe le cultissime Dude qu’il ne pourra pas participer au tournoi de bowling tant attendu si cet évènement a lieu le jour du shabbat. On a l’impression que les Coen, cinéastes prioritairement attachés à peindre la vie américaine moderne, se sont toujours refusé à se poser en cinéastes juifs comme l’aura fait sans complexes et durant toute sa carrière, Woody Allen.

Bizarrement, c’est dans ce refus du tribalisme artistique (ce que j’appelle la prison juive) que les deux frangins ont acquis leurs galons d’artistes authentiquement américains: s’ils avaient, dès leurs premiers films, mis en avant leurs racines juives, ils auraient probablement été taxés de « cosmopolites », ces gens qui ne sont pas vraiment d’ici, sans être tout à fait de là bas…Cette accusation vieille comme le monde, je me souviens en avoir eu une parfaite illustration au cours d’une conversation avec le cinéaste Bertrand Tavernier dans une librairie lors d’une séance de dédicace durant laquelle le grand réalisateur avait toutes les peines du monde à vendre son dernier livre, Amis Américains. Je demandais donc à Tavernier comment s’était déroulée sa collaboration avec Tommy Lee Jones sur le tournage de son film américain, Dans la brume éléctrique (ce film, ennuyeux au possible- mais ça je ne le savais pas encore-n’était pas encore sorti sur les écrans). Le réalisateur de Le Juge et l’assassin me répondit que Jones n’était certes pas une crème sur un plan personnel mais qu’il se distinguait par un professionnalisme peu commun et un goût très prononcé pour l’histoire et la culture américaines. Ainsi Jones lui aurait glissé, à propos du film qu’il a tourné précédemment avec les Coen, No Country for old men, que le film était regardable (???!!?) mais que, très franchement, ces deux « petits juifs de New York » avaient naturellement échoué dans leur tentative de comprendre le Texas rugueux de Cormac McCarthy.

L’amalgame pour l’Américain du terroir, est très tentant: le juif, c’est forcément celui qui vient de New York. Quel regard peut-t-il porter sur l’Amérique si ce n’est celui de l’étranger moqueur? Ce que ce cher Tommy Lee Jones oublie, c’est que les Coen ne viennent pas de la très juive Big Apple, mais bel et bien du Minnesota, l’un des centres historiques de l’Amérique « goy ». Les frères Coen sont les héritiers de Howard Hawks et de Norman Rockwell, leur espace de civilisation c’est le Middle West et ses rednecks. Car après tout, le thème central de A Serious man est celui des origines et du déracinement: comment, pour des américains descendant des populations juives venues des confins de la Russie, s’épanouir spirituellement lorsque l’on a subi un processus d’acculturation qu’a nécessité l’intégration à la société d’adoption?  La scène d’ouverture en yiddish et son lien avec le reste du film ne parlent pas d’autre chose.

Après 13 films donc, et n’ayant plus rien à prouver au sujet de leur rapport à l’américanité, les Coen peuvent enfin commencer à parler d’eux d’une manière un peu plus intime par le truchement d’un étrange alter ego, Larry Gopnik.

Larry (génialement interprêté par Michael Stuhlbarg) est un homme sérieux; père de famille responsable, époux attentionné, prof de math émérite, pilier de sa communauté et honorable citoyen. Contre toutes attentes, Larry est atteint d’un mal typiquement juif: l’obssession d’être irréprochable afin de se prémunir contre les malheurs de l’éxistence. Tout le film nous montrera à quel point la stratégie de Larry est vouée à l’échec.

Car, très vite, la vie de Gopnik, va prendre l’eau de toutes parts: sa femme, amoureuse de l’insupportable Sy Abelman, demande le divorce et réclame son départ dans les plus brefs délais; un étudiant coréen met en péril sa carrière universitaire en tentant de le soudoyer afin qu’il valide son U.V et ses enfants n’ont plus aucun respect pour lui. Pour faire face à ces situations de crise, Larry peut compter sur deux armes ayant prouvé leur valeur respective: la Raison, dans un premier temps, puis la Morale.

Raison parce que Larry oppose à toutes les situations incompréhensibles qu’il va traverser, un indéboulonnable esprit logique. Mais la logique supposément salvatrice va se heurter aux forces de l’absurde; lorsque sa femme décide de s’installer avec son amant, ce dernier suggère à Larry de lui confier son foyer et de partir s’installer au motel du coin: là où la logique voudrait que la femme adultère et son amant fassent profil bas et décident de partir s’installer ailleurs, c’est à Larry, l’homme sérieux, d’être réduit au rôle infamant du mari cocufié et délogé. La logique, garante de la stabilité du réel, est mise à mal et Larry dort désormais à l’hotel.

La logique devenue invalide, il ne reste à Larry que le recours à la tradition juive pour tenter de rebondir. Sur les conseils de son entourage, il demande de l’aide auprés des plus grands rabbins de sa communauté pour tenter de trouver une issue à ses problèmes mais le constat est encore plus désespérant: loin de lui prodiguer une quelconque sagesse, les religieux ne font que lui renvoyer sa propre image déformée par le folklore: la recherche de sens aux évènements qui constituent la vie est certes louable, mais tout début de réponse est dérisoire car l’Eternel a ses propres voies et celles ci sont par nature inintelligibles à l’avorton Gopnik ainsi qu’à ses 6 milliards de semblables. A la fin du film, le vénérable rabbin (qui ressemble à s’y méprendre à Meryl Streep) ayant refusé de recevoir Gopnik donnera prophètiquement la clé des mystères du cosmos au fils Gopnik qui vient de faire sa Bar Mitzva et qui est désormais, aux yeux de la loi de Moïse, un homme.

Et quelle est donc cette clé dont Larry désire plus que tout être le dépositaire?

Les paroles marmonnées d’une vieille chanson pop, Somebody to love, de Jefferson Airplane. Le sens de la vie ne serait donc pas révélé par la Science ou par la Religion mais bien par l’Art. Le calvaire de Larry Gopnik n’aura donc pas été vain.

Je peux désormais mourir emporté par une tornade. J’ai les réponses à toutes mes questions.

Merci les Coen.

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86 commentaires leave one →
  1. 28/01/2010 08:29

    On dirait que le Pédé a perdu un pari et que c’est le Juif qui a le droit de faire Elisabeth Quint cette semaine.

  2. 28/01/2010 09:00

    Cher Le Juif (trois majuscules en trois mots, pas mieux), je vois donc qu’apparemment, Le pédé ne s’est toujours pas remis de sa page blanche….Toi aussi donc tu aimas A serious man. Une question (totalement annexe) cependant : Larry a-t-il pour patronyme Gopnik ou Gropnik ??? J’ai pondu sur mon bloug une critique de ce même film. Par analyse comparative, je nous trouve en léger désaccord sur la figure du vieux rabbin (celui qui cite Jefferson airplane) dont je pense pour ma part qu’il ne délivre aucune réponse métaphysique (ou aucune absence de réponse métaphysique), mais tout simplement un bredouillis de vieillard Alzheimer. Ah l’herméneutique, c’est quelque chose, hein ? Je t’embrasse bien fort, sois sage et n’embête pas la maîtresse.

    • 28/01/2010 10:25

      Chère Zarzuela,
      Larry s’appelle bien Gopnik et effectivement, concernant les joies de l’herméneutique, en admirateur de Rashi (le savant décrypteur dont les Coen ont choisi une jolie citation en exergue à leur film http://fr.wikipedia.org/wiki/Rachi), je ne peux m’empêcher de lire un sens caché là où il n’y a que du néant: la scène avec le rabbin croulant en est un bon exemple.
      Mais c’est vraiment comme cela que j’ai perçu la scène: la science et la religion ayant échoué à faire du monde, un objet qui fait sens, tentons au moins de trouver un peu de réconfort en écoutant « Somebody to love »…

      • La Pastanaga permalink
        28/01/2010 10:34

        en parlant de rabbin roulant, j’aime beaucoup « Le chat du rabbin »

      • La Pastanaga permalink
        28/01/2010 10:41

        fucking Mariah Carey.
        je te prie de recracher le C.
        insatiable femmo-lettrovore

      • 28/01/2010 12:02

        remarque, « rabbin roulant » (sa bosse, surement) dans le chat du rabbin, c’est pas totalement inepte…

      • 28/01/2010 12:36

        Réconfort, oui. Mais la musique psychedélique me semble assez éloignée des préoccupations d’un rabbin on va dire normal, qui n’admet l’art qu’en fonction du lien qu’il entretient à la religion et à la célébration du messie à venir, oder ? Les hassidim eux mêmes étaient vus comme des hérétiques (au 18ème) entre autres à cause de l’usage de la musique, des chants et de la danse qu’ils faisaient. Alors Jefferson airplane ! Bon, c’est l’heure du manger, tiens toi bien à la cantine, mon lapin malin !!!

      • 28/01/2010 14:18

        A notre époque, il n’ya plus de foi obligatoire (heureusement), la plupart des doctrines religieuses et/ou politiques sont plus ou moins entâchées par des fanatismes plus ou moins meurtriers, la famille a éclaté (et elle ne pouvait pas ne pas éclater) et on ne peut même pas trouver un élément de stabilité et de reconnaissance sociale dans son boulot, même si les politiques veulent nous convaincre du contraire.

        « Une foi, c’est là à l’Homme le nécessaire », disait Victor Hugo, « Malheur à qui ne croit rien. » Il ne parlait pas que de religion. Tout être humain a besoin de repère, c’est à dire, de sens.

        Alors le rôle de l’art comme consolateur est effectivement lié à son rôle de créateur de sens. Qu’il soit l’ultime rempart, c’est clair.Et c’est peut être le problème de l’art dit « contemporain » (terme impropre, je trouve). Il est plus dans le discours que dans le sens.

      • 28/01/2010 14:21

        Et d’ailleurs, c’est quoi, un « rabbin normal » ?

        Oui parce qu’au 18 ème siècle, ya pas que chez les juifs qu’on voit des hérétiques partout, bien que ce soit, pour un nombre restreint de personnes, à l’époque, le siècle des lumières.

      • ABC permalink
        28/01/2010 15:27

        En écoutant « Somebody to love… » ou en pratiquant l’amour ?

        Une autre critique, par un pair, avec un regard universel ?

        http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/01/27/comme-la-fin-d-un-monde_1297218_3232.html

      • 28/01/2010 18:31

        Hein ? Une salle qui n’a pas ri ? Ca m’échappe là…

  3. la nouvelle permalink
    28/01/2010 09:04

    si un spectateur a vraiment dit qu’il avait préféré Coco de Gad Elmaleh, on va surement dans le meme ciné parce que en sortant de Parnassus, une spectatrice a trouve que « vraiment celui qui a fait ce film il fait toujours la meme chose dans tous ses films, il ferait mieux de faire comme jeunet qui a un univers different a chaque fois…. »
    sur ce ce soir je vais allez voir le 14eme film des coen;

    • 28/01/2010 18:04

      Et tu lui a craché dessus comme il se doit à cette hérétique ou pas ?

      • Raymond Domenech permalink
        02/12/2010 13:04

        Comment ?

    • 28/01/2010 18:04

      Et tu lui as craché dessus comme il se doit à cette hérétique ou pas ?

      • la nouvelle permalink
        28/01/2010 19:46

        non, je n’y ai pas pensé sur le coup mais mon regard un poil glacial lui a fait comprendre son heresie !

  4. Guillaume Pascanet permalink
    28/01/2010 09:09

    On croirait que le Juif et le Pédé ont échangé leurs rôles.

    Le Juif a été touché par ce film. J’adore quand j’ai presque l’impression que le réalisateur a pensé à moi en écrivant son scénario. Et qu’il répond, ou du moins qu’il expose, nos tourments plus ou moins secrets.

    j’avais déja envie de voir « a serious man », j’ai maintenant vraiment hate d’autant plus que je suis circoncis.

    PS: j’ai beaucoup aimé « dans la brume électrique » et je me suis fait offert et dédicacé « amis américains ».

    • 28/01/2010 09:15

      oui, je suis moi même circoncise et je confirme, ça aide drôlement pour voir A serious man. J’ai d’ailleurs vu des gens non circoncis quitter la salle au bout d’un quart d’heure, rapport à leur prépuce toujours présent qui leur gênait beaucoup la compréhension. Je m’interroge néanmoins : un circoncis non juif (hein l’Arabe) est-il à même de comprendre A serious man ? Y a-t-il circoncision et circoncision ?? Tant de questions qui restent sans réponses…

      • Guillaume Pascanet permalink
        28/01/2010 09:19

        je pourrai répondre bientôt à tes angoissantes questions car je réponds à ces caractéristiques à savoir être circoncis sans être de confession israelite !

      • 28/01/2010 09:37

        Comment on fait quand on n’est pas circoncis parce qu’on n’a pas de zizi ?

      • Guillaume Pascanet permalink
        28/01/2010 09:42

        On est alors condamné à regarder des comédies romantiques avec Sandra Bullock ou Jennifer Aniston.

        Pour l’éternité !

      • 28/01/2010 10:01

        NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAn !

      • La Pastanaga permalink
        28/01/2010 10:12

        mon frère aussi est circoncis, mais ni juif ni musulman.
        je n’ai pas de zizi, donc ne suis pas circoncise, mais je suis plus allée à la synagogue qu’à l’église quand j’étais gamine.
        donc en gros ce n’est pas qu’une histoire de prépuce .
        (en parlant de prépuce, il me semble qu’un certain ripitoo devrait pondre une critique au sujet de ses lamentations… enfin j’dis ça j’dis rien, hein)

        ¡Alegría!: le film est sorti chez moi.
        Je relirai ta critique après l’avoir vu, mon bon Juif.

      • 28/01/2010 10:26

        @La Pastanaga: Ok, ok. Ca va venir dans pas plus tard que ce week end #teaser #prépuce #pression.

        Sinon, comme y’a un spoiler dedans le billet du Juif et que le Pédé m’abandonne sitôt retrouvé, comment dire: je n’ai pas pu aller au bout du billet. Mais j’imagine que le le bout est coupé.

        Pfff.

    • 28/01/2010 10:09

      @Guillaume Pascanet,
      « Amis Américains » est un très beau livre et Tavernier a vraiment la classe.
      Parole de Juif

      • Guillaume Pascanet permalink
        28/01/2010 11:10

        Je suis heureux de ton sentiment sur ce cher Bertrand !

        Parole de Cauchois !

      • ABC permalink
        28/01/2010 14:45

        Parole d’ABC, ce livre est un monument

        + magnifique couverture avec portrait de John Huston

  5. 28/01/2010 09:29

    Bien bien bien…J’attends donc, Guillaume, ton avis éclairé sur la kwechtieune….

    • Guillaume Pascanet permalink
      28/01/2010 09:30

      Quelle pression tout à coup sur mes frêles épaules !

      • 28/01/2010 11:27

        alors tu es cauchois ? chat alors ! d’où donc, si je ne suis indiscrète ?

      • Guillaume Pascanet permalink
        28/01/2010 11:51

        De Dieppe ma bézote !

  6. Diegosn permalink
    28/01/2010 09:47

    Monsieur Le Juif, d’abord, je suis vraiment content qu’on soit déjà en 2010, c’est passé vote finalement.
    Ensuite, je suis très content que tu aies mis plusieurs jours à digérer, sans quoi je serais monstrueusement jaloux de ta brillance. Là, je ne suis que très jaloux. Car comme je l’ai dit, je fais partie de ceux qui sont sortis de ce film en disant non pas « ouais ça vaut pas Coco », mais bien « ce film est désopilant mais laisse un goût de so what ». J’ai moi-même maturé depuis, et l’aime de plus en plus (avoir vu T’es trop le lendemain m’y a aidé aussi, de même que la pathétique ba de La Rafle), mais gràce à toi, le chainon manquant, la septième branche du chandelier, sont enfin en place : je n’avais pas reconnu Meryl Streep, passant ainsi à côté de l’essentiel.

    Merci de cet éclairage « allogène »

    • 28/01/2010 09:49

      Oups, apparemment Mariah Carey a mangé mon A dans le comment précédent, virgule la pute.

      • 28/01/2010 10:45

        Nan mais si personne ne valide mon commentaire en attente de modération sous le nom mystérieux de Diegosn (oui, incroyable, c’est moi), cette blague est condamnée à être pourrie pour l’éternité. Faites quelque chose, s’il vous plaît.

      • La Pastanaga permalink
        28/01/2010 10:48

        tu remarqueras que ça m’a pas empêché de la récupérer, ta blagouze (même si je l’ai compris qu’à moitié)

      • Ryton permalink
        28/01/2010 11:03

        Tiens, Mariah Cary vient de bouffer un « e », quelle gloutonne !

      • lulu permalink
        28/01/2010 15:45

        deux « e »

      • La Pastanaga permalink
        28/01/2010 16:48

        ouie bah ça vae

      • Encré permalink
        31/01/2010 12:19

        Belle analyse du film.

      • 28/01/2010 11:49

        Ah, quand même. Merci.

    • 28/01/2010 11:59

      Rolalala mais j’ai écrit ce message avec des saucisses de Morteau à la place des doigts. Lire 2011 non 2010. Lire vite, non vote.
      Cordialement,

      Frédéric Lefebvre (sent from my BlackBerry)

    • 29/01/2010 15:48

      Moi je trouve son approche intéressante mais un peu trop emphatique

  7. glongback permalink
    28/01/2010 09:57

    Merci et bravo le Juif! On te lit rarement, mais ça vaut l’attente.
    En tant que non circoncis judéomane (comme un certain Walter), je vais suivre tes conseils et rentrer dans ces lieux de débauche qu’on nomme cinémas, juste pour vérifier que les Coen sont bien aussi bons qu’on le raconte, ce que l’Arabe n’a toujours pas réussi à faire.

  8. ddlacrevete permalink
    28/01/2010 10:06

    Bien vu! Sur le coup je suis resté sur ma faim, frustré, sentiment d’inachevé. Et aprés quelques jours tout s’est mis en place. Drole touchant poignant un must.

  9. Fannette permalink
    28/01/2010 10:51

    A la fin du film le rabbin marmonne les noms des membres du groupe jefferson airplane

    Grace Slick – lead vocals
    Marty Balin – tambourine
    Jorma Kaukonen – lead guitar
    Paul Kantner – rhythm guitar
    Jack Casady – bass
    Spencer Dryden – drums

    mais sinon c est bien

    • 28/01/2010 13:28

      Quelle pinailleuse cette Fannette..

      • 28/01/2010 14:19

        Oh ça va hein, nous aussi on a Wikipédia

      • Fannette permalink
        28/01/2010 14:21

        bon j avoue j en connais que 2 du groupe mais ca a son importance quand meme

  10. 28/01/2010 10:51

    Merci le Juif !
    Je suis sorti du film à plat, « mais qu’est-ce qu’il s’en est pris la gueule ! », et là je comprends un peu mieux…

  11. Le relou maniaque psychorigide permalink
    28/01/2010 11:03

    Quelques suggestions de relou….
    – lorsque l’on a subit : subi
    – l’éxistence : l’existence
    – à l’hotel : l’hôtel
    – auprés: auprès
    – marmonées : marmonnées

    – prof de math émérite : il est prof de physique (quantique, ce qui revient à des maths)

    • 28/01/2010 12:02

      -5. J’ai donc 15/20 en dictée, ce qui n’est pas si mal pour quelqu’un qui n’utilise pas de correcteur d’orthographe. Ça se passe comment pour les coups de règle sur les doigts, maître psychorigide?

      • 28/01/2010 12:40

        tu vois, tu as fait de la peine au maître de l’ortogriffe…C’est plus fort que toi, tu peux pas t’empêcher, hein ! pffff, qu’est ce qu’on va faire de toi mon dieu mon dieu ???

      • Le relou maniaque psychorigide permalink
        05/02/2010 12:09

        Dans ton dernier article (cf. mon commentaire), 17/20 ! En progrès 😉
        Le Relou

  12. 28/01/2010 11:27

    Puisqu’on ne publie pas mon commentaire sur cet article, j’ai décidé de parler d’autre chose. Qui a quand même un lien, puisqu’on parle de religion. C’est très très drôle

  13. 28/01/2010 12:04

    Le Juif,
    J’aime beaucoup ta critique de ce film ! Et j’adhère complètement comme tu peux l’imaginer, mes gloussements incessants et souvent solitaires pendant le film ont dû te mettre sur la voie…

  14. Le Velu permalink
    28/01/2010 12:06

    Je ne comprends rien, Mariah Carey est juive c’est ça?

    • 28/01/2010 12:11

      Ben oui, forcément, le H à la fin, comme dans Torah, même si elle s’évertue à brouiller les pistes en ressemblant à un cochonou. Faudrait demander à Fondubrain, mais elle est sûrement à la tête d’un complot sionisto-CIA pour l’éradication de l’art et du bon goût.

  15. oggy permalink
    28/01/2010 12:36

    et si la référence à « somebody to love » ne signifiait pas plutôt que la vérité ne se trouve ni dans la raison, ni dans la religion mais dans la passion et l’amuuuuuur (plutôt que l’art) ? et ce que ce serait très décevant de la part des 2 frérots ?

    • 28/01/2010 21:01

      Je ne vois pas ce que ça aurait de décevant.

      • oggy permalink
        29/01/2010 14:30

        ben c’est moins profond, un peu plus guimauve

      • Lady Archibald permalink
        29/01/2010 14:41

        Si l’amour ce n’est pas profond…On philosophe pour l’amour, non ?

        Ahh la guimauve, et la barbe à papa

      • Guillaume Pascanet permalink
        29/01/2010 14:41

        L’amour et la passion, c’est forcément de la guimauve ?

      • 29/01/2010 17:16

        Toi, j’aimerais pas être ta nana…

    • 29/01/2010 07:53

      Je suis pas sur que ce soit dissociable…

  16. 28/01/2010 13:26

    Les frères coen sont juifs???

  17. 28/01/2010 18:42

    Euuuh au fait, pour la blogroll, chuis plus en Québéquie maintenant hein…

    • 28/01/2010 18:49

      J’leur ai déjà dit mais ils en font qu’à leur tête. Le succès, tout ça, tu vois…

  18. 28/01/2010 19:28

    Pas mal, pas mal, j’irai bien le voir!

  19. 28/01/2010 19:39

    Merci de l’éclairage parce que j’avais un tout petit peu loupé le début et une mouche tsé tsé m’avait piqué sur la fin; mais bon j’étais ravie malgré tout, j’avais appris un nouveau mot, pas facile au demeurant à placer, le dibbouk. (Et après tout, je n’en suis qu’à un jour de digestion.)

  20. 28/01/2010 21:18

    oeuvre majeure, je suis d’accord. maintenant, le juif le pause en synthèse de toute leur oeuvre? Je trouve ça réducteur. D’une part dans la mise en scène. Je ne vois aucune commune mesure avec No Country. Et puis, si on atteint le paroxysme de l’absurde, toute une partie de l’oeuvre des Coen est réservée à la folie meurtrière, brièvement évoquée ici avec le voisin chasseur. Le Juif a-t-il oublié The Barber? ou même Fargo et No Country…
    Enfin voilà. perso j’y vois un excès, pas un chef d’oeuvre.

  21. La Pastanaga permalink
    28/01/2010 21:26

    au fait, où est L’Arabe?

  22. Guillaume Pascanet permalink
    28/01/2010 21:32

    Comme chez Diegosan, il me semble bien que les commentaires sont assez mélangés !

  23. Marian permalink
    28/01/2010 22:13

    Je n’ai pas saisi où était La Gène dans tout ça ? … ou alors le concept de ce blog m’échappe totalement. A moins que ce soit de réduire (synthétiser) l’œuvre des Coen à cette dernière réalisation (comme développé plus haut par PhilGood). Les frangins sont très doués et se méritent certainement une des plus belle filmographie de ces 20 dernières années. Résumer celle-ci par leur dernier film paraît réducteur. Personnellement, le dernier truc qui m’a scotché au cinéma, c’est No Country (ça date un peu quand même …).

  24. 29/01/2010 02:00

    Alors là je suis un peu larguée…En quoi le constat final de ce film met-il en lumière toute la philosophie de toute la filmographie des Coen? Parce que ce qui nous semble absurde abordé sous l’angle des valeurs-références habituelles ne l’est plus en regard de l’Art? Mais je n’ai pas cette sensation lorsque je regarde la fin de Fargo, j’ai juste l’impression qu’en dépit de l’absurdité des choses, la vie continue, sans forcément de réponse. Ou alors c’est la même chose?

  25. Emy permalink
    30/01/2010 22:58

    un conseil d’ami… ou plutôt un conseil (tout court) : n’allez SURTOUT pas voir le « Livre d’Eli ».
    Même 2012 valait plus le détour que ce … « film »

    • 31/01/2010 00:02

      Nan mais un truc post apocalyptique avec un jeu de mot pourri sur « livre d’Eli(e) », moi, déjà, rien que ça, je subbodore la bonne grosse daube…

      • 01/02/2010 17:56

        Etre ouvert d’esprit, ce n’est pas accepter de se faire prendre pour des cons.

    • La stagiaire permalink
      01/02/2010 13:46

      Pffrt, Le Livre d’Eli est loin d’être une daube…Suffit d’être un peu plus ouvert d’esprit que les tâcherons de Libé…

      • Emy permalink
        01/02/2010 17:53

        Le fait d’être aussi peu ouverte d’esprit que les tâcherons de libé comme tu le suggères ne m’a pas empêché de voir le très mauvais jeu des acteurs (on s’y attendait pour denzel washington mais franchement j’ai été réellement déçu par gary oldman), ainsi que le non-scénario de ce film

      • Guillaume Pascanet permalink
        01/02/2010 18:02

        dans le genre, malgré les conseils du pédé, je suis allé voir « invictus » ce week-end.

        J’ai bien aimé la première partie et j’ai apprécié Morgan Freeman dans le rôle de Mandela.

        Par contre, la seconde partie avec Matt damon en capitaine de rugby m’a donné envie de rire. Mais le summum, c’est la fin avec une accumulation de symboles bien lourds ! Genre, le petit mendiant noir qui fraternise avec les flics blancs, la domestique noire avec ses patrons blancs au stade, les mains noires et blanches qui se mêlent sur la coupe….

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