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Vous avez dit crise ?

12/01/2010

Ça fait plus d’un an qu’on nous parle de la crise. Non, plus d’un an qu’on nous rabâche les oreilles avec cette putain de crise. Crise globale, crise mondiale, crise financière, énergétique, alimentaire, climatique, manque de ressources naturelles, et j’en passe. Les gens ne consomment plus, le ciel et les nuages vont bientôt nous tomber sur la tête, nous allons tous mourir sous peu, sans essence dans nos voitures, sans pluie en hiver et sans argent pour acheter du riz qui ne pousse, de toute façon, plus. Bref, l’apocalypse est proche.

Pourtant il est un endroit sur la planète où le mot « crise » n’a fait son apparition que dans le langage, où la crise est aussi concrète qu’un concept métaphysique. Un endroit sur la planète néanmoins au cœur de ces crises, où naissent les crises financières. Cet endroit s’appelle New York. Et il se trouve que je viens d’y passer deux semaines.

A New York, en hiver, il fait froid, très très froid. Le réchauffement climatique, ils ne connaissent pas. A New York, les voitures et les taxis jaunes sont aussi nombreux qu’avant et ils roulent toujours aussi mal, avec leurs accélérations frénétiques et leurs freinages tout aussi brutaux, utilisant ainsi beaucoup plus d’essence que nécessaire comme on nous l’apprend à l’auto-école, malgré l’augmentation constante du prix du baril de pétrole. Mais surtout, à New York, les gens consomment. De tout, partout, tout le temps.

Je n’ai jamais vu autant de monde dans les rues. On ne marche pas, on est porté par un flot ininterrompu de passants qui se bousculent et vous emportent où bon leur semble, souvent dans la boutique la plus proche. Ce monde dans les rues, ce ne sont pas que des new yorkais pressés d’aller au boulot compenser les effets de la crise. Non, la plupart sont des touristes. Des touristes asiatiques et européen essentiellement, qui croulent sous les sacs Dior, Vuitton et Prada et qui font la queue (sous -12°) pour entrer chez Abercrombie&Fitch (ils ne doivent pas savoir qu’on n’y vend que des joggings, dans le noir, et avec une musique si forte que l’on se demande si la boutique n’est pas dédiée aux malentendants) ou Marc Jacobs. Dans les grands magasins, les femmes se tabassent presque aux rayons chaussures et robes du soir. Chez Victoria’s Secret, on entre dans une autre dimension, une dimension où l’homme (enfin surtout la femme) revient à l’état de sauvage. Tu empiètes sur mon territoire, je te fais avaler le porte-jarretelles que tu tiens dans ta main. Tu me prends la dernière culotte en taille S, je te l’enroule autour du coup, le porte-jarretelles, et je te pends avec à la porte de ma cabine d’essayage. Oui, MA cabine.

Ensuite les gens MANGENT. Partout et tout le temps, certes, mais surtout n’importe quoi ! Qu’on ne vienne plus me parler de pénuries de riz, les gens se moquent du riz et des légumes et des fruits. Ils ne bouffent que des kebabs pourris qui puent. A chaque coin de rue, ça fume, ça brûle, ça cuit, ça empeste, ça dégouline. Si seulement ils savaient ce qu’on peut manger à New York pour le même prix, si seulement ils prenaient la peine d’entrer dans un restaurant ou un café.

On parle aussi de crise de la culture. A New York, si vous voulez voir l’expo Tim Burton du MoMA, il faut vous y prendre plusieurs semaines à l’avance, idem si vous voulez voir Avatar en 3D (ce qui vous coûtera au moins 17$ par personne avec les lunettes). C’est probablement pour cela qu’à chaque coin de rue, une demoiselle asiatique nous accoste. Elle bouge les lèvres et des sons sortent mais on ne sait pas ce qu’elle nous veut ou ce qu’elle tente de nous vendre. Un sac ? Des cigarettes ? De la drogue ? Du sexe ? Des tic-tacs ? Non, il s’avère que ce sont des DVD. Pirates. L’une d’entre elle sort de sous sa veste Avatar en DVD pirate à 3$. Mais de quoi tu me parles ? Tu veux que je regarde Avatar sur l’écran de mon ordinateur avec une image branlante, des sous-titres coréens et des bruits de pop corn ? Alors que je peux aller le voir dans un ciné Imax en 3D ? (Dans 4 semaines, en réservant)

Finalement, à New York, la seule chose qui évoque la crise, c’est le mot SALE qui est affiché partout et qui fait du bien à mon compte en banque (ou pas). Rien de plus normal donc qu’en ces temps troubles,  les gens viennent s’y offrir une cure de vie en prenant d’assaut les rues de la grande pomme. Car s’il y a bien une chose qui résume encore et toujours cette ville, c’est la vie. Certainement pas la crise.

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82 commentaires leave one →
  1. bbone permalink
    12/01/2010 09:35

    T’aura aussi les bruits de popcorn au cinéma :p

  2. 12/01/2010 09:53

    euhje crois que l’expression est  » on nous « rebat » les oreilles »

  3. 12/01/2010 10:13

    Haaa moi aussi j’veux aller à New York…Quoi qu’avec la description que tu en fais j’ai peur de mourir jeune là 😀

    Je déteste entendre à la télé : « C’est la crise, les français dépenseront moins pour Noël, les français feront ci, les français feront ça »…genre on est tous des français moyens, on rentre tous dans les petites cases de leur sondage, on est tous interchangeables…grumph!

  4. L'Emmerdeuse Inculte permalink
    12/01/2010 10:14

    Tiens, c’est marrant que tu parles de la crise, la Meuf, je viens juste de rédiger un courrier à notre cher Président de la République concernant nos Services des impôts en France, dans lequel je fais référence à cette fameuse crise :

     » Ce Service est l’exemple même du mal subit par la société Française : l’indifférence méprisante des institutions Françaises devant les dégâts causés par des licenciements prononcés dans l’opportunité d’une crise économique virtuelle.  »

    Je fais également référence à sa déclaration officielle dans laquelle il fait état de sa  » croyance au travail et à la famille « , en lui rappelant que ses Services fiscaux n’ont pas l’intention d’adhérer à cette même croyance.

    • L'Emmerdeuse Inculte permalink
      12/01/2010 10:22

      J’ai oublié de te dire la Meuf, j’aime ton article et particulièrement ce genre d’article, car en te lisant, tu as réussi à me faire vivre une partie de New-York comme si j’étais sur place !

      Je veux encore lire vos récits de voyage.

  5. solenka permalink
    12/01/2010 10:27

    Zut! La lecture de cet article ne me donne absolument pas envie d’aller à NY..
    Mince, alors…On m’aurait mentie ????

  6. l'anglaise permalink
    12/01/2010 10:32

    Bonjour La Meuf ! Compliments pour l’article. Tu es toujours aussi réjouissante à lire.

    Et me voilà confortée dans mon idée : les US, pas du tout envie d’y retourner…
    En revanche, il se trouve qu’on m’a adressé un lien plutôt optimiste, pour ceux qui pleurent à propos de la crise en France et qui ignorent la chance qu’ils ont…

    http://www.internationalliving.com/Internal-Components/Further-Resources/qofl2009

    Bonne lecture !

    • Guillaume Pascanet permalink
      12/01/2010 10:40

      Je connaissais ce classement et en effet, il m’a réjoui car il va contre le discours dominant sur le déclin et la faillite de notre pays. Il a été peu repris il me semble d’ailleurs.

      Petite nuance quand même, c’est un classement des meilleures destinations pour les retraités plutôt fortunés.

      • l'anglaise permalink
        12/01/2010 11:25

        Tu as raison, mais si on y regarde bien, la France offre une qualité de vie très élevée à tous, y compris les plus défavorisés et surtout – encore pour le moment – une liberté d’action et de parole et une sécurité qui sont loin d’être la règle partout !

        Je pense à une amie algérienne qui avait passé une après midi à lire dans un square à Paris et qui s’était émerveillée que personne ne lui ait demandé ce qu’elle faisait là !
        J’en étais restée sans voix…

      • Guillaume Pascanet permalink
        12/01/2010 11:37

        Si on se compare à l’Algérie, c’est sûr que nous sommes très chanceux.

        Par rapport aux autres pays occidentaux, je suppose qu’il y a du pour et du contre. Chacun selon sa sensibilité aura ses préférences.

        Tu es vraiment anglaise ?

    • Philippe de Thrace permalink
      12/01/2010 19:38

      C’est pas ce classement dans lequel la Moldavie est classée première pour l’offre culturelle?

  7. L'Auvergnate permalink
    12/01/2010 10:35

    Peut-être qu’on nous les « rebat » les oreilles, tout simplement…

    • ahyuko permalink
      12/01/2010 10:45

      Au temps pour moi, je ne connaissais pas cette forme. J’ai rien dit.
      Sinon, bel article, mais cela va sans dire…

  8. 12/01/2010 10:52

    une crise affaiblit surtout les « pauvres » , beaucoup moins les « riches » (et par extension affaiblit les pays « pauvres » et donc moins les pays « riches ») (comme nous)

    Sans compter qu’il y a un pourcentage non négligeable de gens (surtout ici, à Paris) qui ont trop honte pour évoquer leur faillite, dépôt de bilan, perte d’emploi ou découverts vertigineux…

    Mais bon, I love NY !
    (hein)

  9. Chaani permalink
    12/01/2010 11:12

    Exactement le même phénomène à Melbourne ou Sydney (où j’étais il y a 48 heures)…Si crise il y a, cela n’empêche guère les gens d’acheter, d’acheter, d’acheter même des sacs Louboutin hors de prix et de la malbouffe. Même des marrons chauds par 40°. Le genre humain est étonnant.

  10. La Pastanaga permalink
    12/01/2010 11:24

    La quoi?

    en tous cas la 3ème photo me fait grave saliver. Heureusement que je ne vis pas à NY car sinon je pense que je serais obligée de me déplacer en roulant sur moi-même.

  11. turquoise permalink
    12/01/2010 11:26

    « Le réchauffement climatique, ils ne connaissent pas.  » on va que tu n’y as jamais été en plein mois de juillet!
    ce qui est étonnant avec NYC et la bouffe, c’est qu’il y a tellement de restos, et tellement de restos qui ouvrent (et d’autres qui doivent fermer) c’est que tu pourrais manger tous les jours au resto toute ta vie sans manger deux fois dans le même. et puis, comme tu dis, les gens semblent manger tout le temps et pourtant l’impression générale, c’est plutôt une population mince contrairement à d’autres villes US.
    et puis cela ne t’a pas frappé, le nombre de nanas en talons hauts et de mecs en pardessus anglais?

  12. 12/01/2010 11:27

    Putain je veux y retourner tout de suite.

    • La Pastanaga permalink
      12/01/2010 11:29

      bah alors, tu kiffes pas les frites-graisse de porc???

      • 12/01/2010 11:41

        Les frites au Saindoux de ma Mamaie… Sniff !

      • 12/01/2010 12:21

        Là actuellement, c’est plutôt nervous breakdown total.

        Je viens de recevoir ma facture Orange.

  13. soeurdupédé permalink
    12/01/2010 11:38

    Je me damnerais pour un bretzel ! Et ceux là ont l’air sublimes. C’est toi qui a pris la photo ?

    • DOCDS permalink
      12/01/2010 12:03

      Ça faisait longtemps. Comment va ton frère?

      • soeurdupédé permalink
        12/01/2010 12:05

        Très bien et le tien ?

      • 12/01/2010 12:50

        Je ne connais pas cette personne.

      • soeurdupédé permalink
        12/01/2010 12:54

        ah bon ?

      • 12/01/2010 12:57

        Ma soeur n’a pas les cheveux jaunes et elle n’est pas défoncée à la colle h24.

      • soeurdupédé permalink
        12/01/2010 12:58

        menteur tu as dit que ça me ressemblait

      • soeurdupédé permalink
        12/01/2010 12:58

        Mais je peux preprendre « l’autre » si tu trouves que ça me ressemble d’avantage.

      • Philippe de Thrace permalink
        12/01/2010 19:40

        soeurdupédé,
        es-tu Lulu?

      • soeurdupédé permalink
        12/01/2010 20:53

        non mais vraiment n’importe quoi

      • 12/01/2010 20:56

        D’accord avec le lancier. La ressemblance est troublante

      • lulu permalink
        12/01/2010 20:56

        Grands Dieux ! Je suis démasquée !

      • 12/01/2010 20:57

        Ce qui expliquerait la longue absence apparente de la soeurdupédé…

      • 12/01/2010 20:58

        Mais Lulu, tu sais, l’important c’est la beauté intérieure

      • 12/01/2010 21:00

        En plus elles ont la même clavicule!!

      • soeurdupédé permalink
        12/01/2010 21:01

        Mon absence s’explique très facilement. J’étais en Antarctique. Pas d’internet là bas…

      • soeurdupédé permalink
        12/01/2010 21:02

        Suffit de demander à mon frère

      • 12/01/2010 21:03

        Il nous a dit que tu étais au cinéma…

      • soeurdupédé permalink
        12/01/2010 21:04

        hein ?

      • 12/01/2010 21:04

        La clavicule, la gauche, regarde sa clavicule

      • Philippe de Thrace permalink
        12/01/2010 21:26

        elle(s) m’a(ont) piqué ma clavicule?! en plus?!

      • 12/01/2010 21:58

        Ca s’appelle, l’avoir dans l’os…

        (Oui, je sais, je sors….°

  14. 12/01/2010 11:59

    La vie de cette ville telle que tu la décris me donne envie de vomir un Big Mac sur un sac Prada.

    Je préfère encore la crise, virtuelle ou réelle.

  15. 12/01/2010 12:52

    pas d’accord la meuf…

    S’il y a bien une ville qui expérience la crise, c’est cette foutue pomme pourrie…
    Plus de 100 000 personnes vivent dans la rue, ce sont des statistiques annuelles, donc entre ceux qui trouvent un logement, crèvent ou se carapatent ailleurs et ceux qui se retrouvent fraîchement à la rue … Rien qu’à New-York, chaque soir, près de 16000 (oui seize mille) enfants sont accueillis dans des refuges pour sans abris.

    Ce que tu as vu, ce sont les touristes du shopping. Le dollar baisse, allons acheter aux USA, c’est pas le prix du billet qui pèsera dans la balance…

    J’aime ton article et le ton mais si tu n’as pas vu ces gens dans la rue, ce serait le moment d’envisager une paire de lunettes… 😉

  16. 12/01/2010 13:13

    Pour y avoir vécu un an, New York c’est évidemment pas que ça, c’est aussi des mecs sans dents dans le métro, des mexicains qui bossent sans papiers, des familles qui dorment dehors tout ça tout ça.
    New York c’est pas que la 5em Avenue entre la 52em et Central Park. Ce serait comme résumer la crise en France, à un week end de course de Noël sur les Champs Elysées.

  17. 12/01/2010 13:13

    Alors mais zéro pas d’accord ! C’est sur que ma fois depuis Soho et Midtown tu la sens moins passer mais New York c est loin de se résumer en la vingtaine de blocks vitrine indécent 5th avenue btw 42st/59 st . Pour avoir arpenter Harlem et maitriser Brooklyn de Williamsburg a Coney Island je peux garantir qu’il est un pays ou cette tepu de crise en a mis plus d’un au régime Cheesburger /drPepper

    • 12/01/2010 13:31

      Ca m’aurait étonné que tu viennes pas ouvrir ta grande gueule sur NY toi… 😉

  18. LaZouzi permalink
    12/01/2010 13:18

    Alors voilà.
    Je ne peux pas donner mon avis étant donné que je n’ai jamais mis les pieds à New York.
    Je propose donc que la gêne m’offre un AR Marseille-New-York et je vous dirai….

    • LaZouzi permalink
      12/01/2010 13:19

      (même si en fait je pense que New-York, c’est un peu plus que ça)

      • LaZouzi permalink
        12/01/2010 13:20

        (même si j’aime l’article +++)

      • LaZouzi permalink
        12/01/2010 13:20

        (même si j’adoooore les bretzels)

      • L'étudiante permalink
        12/01/2010 22:10

        Pasta, sors de ce corps !!

  19. La Mozabite permalink
    12/01/2010 13:22

    Ca fait deux semaines que je cherche une parka rembourrée à Paris pour pouvoir survivre à ces températures que seul un Scandinave pourrait qualifier de tempérées et il n’en reste pas une à Paris alors que ça coute au moins 350 Euros. Je me demande bien si on ne nous ment pas ici aussi.

    • 12/01/2010 13:30

      Canada Goose!!!

      • P2L permalink
        14/01/2010 01:38

        Mais qu’est-ce qui passe bordel avec cette veste?

        Ca bourgeonne autour de moi de toutes parts….et ca coute $500 ces trucs-la….alors OK c’est chaud, mais c’est concu pour -30..pas pour le fond de l’air frisquet de nos climats continentaux…

        Habitant a NY, je vois parfaitement ce que veut dire Mademoiselle La Meuf: ca bouffe et ca cours partout..surtout de Midtown a Soho.
        Mais c’est vrai que la crise est tout de meme dans tous les esprits…meme de facon beaucoup plus concrete qu’en France. Les magasins qui ferment, les restos beaucoup plus vides qu’avant…

        j’ai meme vu des gens sortir de leurs buildings avec des cartions, fraichement vires..ils etaient une centaine, comme ca, marchant, tete baissee, l’air depitee.

        En meme temps c’etait les mecs de Lehman Brothers donc on va pas les plaindre!!! Arf !

  20. 12/01/2010 13:51

    Horrible photo, j’ai toujours cru que ça avait beaucoup plus de gueule que ça Central Park…

  21. BitterPumpkin permalink
    12/01/2010 13:53

    Pourtant même les plus riche des plus riches ont perdu de l’argent!

  22. 12/01/2010 14:09

    désolé mais NY ca reflete pas les etats-unis; et si tu veux voir les effets de la crise, faut aller a la périphérie de New York, dans le New Jersey. La tu vérra que la crise, elle touche davantage les etats-unis que nous…

  23. 12/01/2010 15:45

    J’aimerais surtout relativiser la question de la température dans la Grosse Pomme.

    Je peux comprendre que pour vous, habitants de l’Hexagone, -12 degrés Celsius soit considéré comme glacial, mais ici, au Québec (et même dans le sud de la province, à Montréal), moins douze est considéré comme froid, certes, mais dans les normales hivernales. Il n’est pas rare de voir des températures de -20, voire -30 dans les cas plus extrêmes.

    Pour ce qui est de la crise à New York, oui, il y aura toujours des riches et des touristes qui iront faire les boutiques, mais les gens « normaux » doivent se serrer la ceinture, et l’endroit où le contraste entre riches et pauvres est certainement New York, où on compte environ 450 personnes qui vivent dans les tunnels du métro, tandis que des lofts donnant sur Central Park se vendent à partir de 3 millions US.

    Bref, il ne faut surtout pas seulement se fier à ce qui est montré aux touristes.

  24. 12/01/2010 16:01

    Il y a aussi un phénomène de rebond rapide de cette ville qui est incroyablement vivante et forte. J’ai des potes qui y étaient il y a un peu plus d’un an, peu après le déclenchement de la crise, et qui n’avaient pas reconnu la ville, avec ses magasins déserts alors qu’en temps normal, c’est effectivement un temple de la consommation à outrance (j’adore consommer à outrance, sauf aujourd’hui où je ne consomme rien et vomis à outrance), et avec une ambiance globalement super plombée. Quand j’y suis passé en décembre, il était clair que ça avait bien repris. Quoiqu’il en soit, c’est une ville magique…

    • 12/01/2010 22:10

      aaah, la consommation à outrance ce virus occidental qui se propage et rend malade la terre entière… (dit la parisienne devant son placard plein à craquer…)

      • Minididi permalink
        13/01/2010 07:21

        La consommation a outrance pourrait egalement etre un phenomeque extreme-oriental quand on voit avec quel engouement les hong kongais / singapouriens et japonais (ainsi que les chinois dorenavant) s’applique a bien passer leur wkd dans des malls immenses, a depenser de l’argent qu’ils n’ont pas vraiment …

      • Minididi permalink
        13/01/2010 07:22

        rrrrrrrrrraaaaaaaah
        *s’appliquent*

  25. 12/01/2010 16:01

    « Car s’il y a bien une chose qui résume encore et toujours cette ville, c’est la vie. »

    Au vu de ton article, il me semble qu’en fait, ce qui résume cette ville, c’est la consommation… Et malgré ce qu’on essaie de nous inculquer, la vie, elle, ne se résume pas à la consommation.

    Cela dit, je rêve d’aller à New-York depuis fort longtemps. Et à Tokyo aussi, mais le budget nécessaire et encore plus mirobolant. Grumph….

  26. lulu permalink
    12/01/2010 16:31

    In New York, there’s nothing you can’t do, these streets will make you feel brand new, the lights will inspire you

    • L'étudiante permalink
      12/01/2010 22:07

      +1

      ( fan de Sex and the City ? )

      • soeurdupédé permalink
        12/01/2010 22:10

        c’est à moi que tu parles l’étudiante ?

      • Fannette permalink
        13/01/2010 10:57

        oui voila sex and the city tout a fait oui

      • lulu permalink
        13/01/2010 18:05

        Non plutôt de Jay Z et Alicia Keys

  27. princito permalink
    12/01/2010 16:42

    Ton article est excellent comme d habitude mais je ne suis pas d accord avec toi , tu étais a NY en période de fête ou les gens dépensent plus, et comme tu le dis il y a des soldes partout . J y étais en septembre il y avait beaucoup de sans abris . Je ne sais pas si tu t es promenée sur Madison mais beaucoup de boutiques ont fermé et les grands magasins étaient vides et les restaurants a moitié plein

  28. La Blonde permalink
    12/01/2010 21:19

    Cet article est top. Point (ceci était mon premier commentaire hyper constructif ici).
    Pas besoin d’aller à NY quand c’est raconté comme ça.

    Hop hop je m’eclipse discretos.

  29. 12/01/2010 21:20

    Je ne connais pas New York, mais j’aimerais bien!
    Cela dit, j’aime beaucoup ta conclusion et je m’interroge : est ce une bonne ou une mauvaise chose? Parce que la vie, okay c’est cool et il faut en profiter toussa… mais là ça reviendrait presque à dire « Je consomme donc je suis »… Non?

    • 12/01/2010 22:30

      bien d’accord Lilith. Cette conclusion me pose problème aussi. (A moins qu’elle soit ironique -j’ai un peu de mal avec l’ironie virtuelle, je la capte pas toujours)

      J’ai vécu un peu à Londres pour ma part, et je dois dire que ce côté « surconsommation permanente » (enseignes ouvertes tout le temps, foule compacte en permanence sur Oxford Street où il n’y a QUE des magasins, travail qui prend les 3/4 de ton temps) me rendait un peu malade. Mais en même temps, et j’imagine que c’est un peu la même à New York) au niveau culturo/fêtardo/avant gardiste, il y à beaucoup plus de vie, d’imagination et système D. Peut-être en réaction à ce côté là de la ville (m’est avis que c’est surtout culturel, les anglais sont des êtres délicieusement fous)

  30. 12/01/2010 21:45

    Oui c’est sur en même temps en temps de crise, ce que veulent les gens c’est justement pas se sentir en crise. Alors bon, quoi de mieux que de se fourvoyer à dépenser ses économie dans un pull zippé Abercombie et Fitch ou un débardeur Zadig et Voltaire ( qui soit dit en passant doivent quand même faire une marge ÉNORME !!).

    De toute manière il suffit d’aller sur les champs un Samedi aprem’ pour ce rendre bien compte que ce phénomène est aussi présent dans noter pays. Je finirais donc par une citation de Chateaubriand de ses « Mémoires d’outre-tombe »:

    « Les moments de crise produisent un redoublement de vie chez les hommes. »

    Ps: Et bin voila ça c’est fait, mon premier commentaire sur C’est la gène !!

    • 12/01/2010 21:48

      Et voila ça c’est fait aussi : dans notre pays.

      • Guillaume Pascanet permalink
        13/01/2010 08:54

        J’ai constaté ce week-end que cette constatation est valable aussi pour le FHM de Rosny 2. Les pauvres aussi aiment bien consommer pour oublier la crise.

        Incroyable non ?

  31. Le Petit permalink
    13/01/2010 08:50

    j’aimerais comprendre une chose. Le but de cet article, a part relater l’enfer de la vie new yorkaise, est il de critiquer l’existence de cette fameuse crise ou bien ce n’est qu’un détail annexe parceque La meuf ne pourrait pas être critique sans remettre en cause l’évidence?

  32. garance permalink
    13/01/2010 17:05

    jolie article la meuf!
    Mais moi je ne suis pas objective, il suffit qu’un texte parle de New York pour que ça me plaire (voilà peut être le mystère de mon addiction à la chick lit).
    A te lire, on voit que la situation a changé depuis l’année derniere. J’y était en décembre 2008 (donc quelques mois seulement après le crasch boursier et en plein scandale Maddof) et CE N’ETAIT PAS LA FETE!!
    Je me souvient d’avoir déambulé à travers Bergdorf Goodman au milieu des sacs Fendi et des chaussures Louboutin soldés à -70%, il n’y avait pas un chat (à 5 jours de noël), les vendeurs avait un regard résigné. Le journal télé faisait des sujets quotidiens sur les gens qui retardaient au maximum leurs achats de noel dans l’attente d’éventuelles réductions de dernières minutes.
    Je me souviens de maisons du Queens et de Brooklyn avec des panneaux à vendre par centaines.
    Mais, bon c’est évident que New York reste une metropole énorme qui concentre une bonne partie de la richesse mondiale, la crise « va mieux », c’est normal qu’ils aient repris leur vie frénétique, leurs achat leurs sortie.
    Je crois aussi que n’importe quel New Yorkais te dira que l’essence de cette ville est d’être « resilient », elle peut se relever de tout, ils ont bien réussi à surmonter le 11 septembre, alors, pff la crise, c’est du pipi de chat!
    D’un autre côté il suffit actuellement de mettre les pieds au printemps, aux Galaf, à la Fnac St Lazare et tu te demandes aussi où elle est la crise en France?

  33. 13/01/2010 23:32

    Je ne peux m’empêcher – à la simple évocation d’Abercrombie and Fitch – de parler de ces sketchs de MadTV.

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