Skip to content

C’est quoi cette gueule?

13/10/2009

angieAu cours d’une soirée entre potes, il y a de ça un peu plus d’un mois, la discussion s’est portée sur le sujet du moment : Secret Story. Ayant un peu bachoté le sujet pour les besoin d’un post, je pouvais briller en société comme tout le monde et parler de FX et de Cindy comme si je les avais toujours connus. Très vite, Angie est venue sur le tapis. Les hommes s’opposaient sur sa « bonnasserie », et les femmes critiquaient évidemment l’excès de coups de scalpels. C’est alors que s’est ouvert un débat enflammé sur la chirurgie esthétique. Doit-il y avoir des limites, et si oui, lesquelles?

Ayant récemment pu observer à l’occasion de deux articles qui n’avaient rien à voir avec cette question, que ce sujet déchaînait les foules dans les commentaires et surtout, divisait, je me suis décidée à en parler ici.

Mais revenons à cette question des limites. Par excès de libéralisme ou d’inconscience, certains arguaient en faveur d’une permissivité absolue, chacun étant libre de faire ce qu’il souhaite de son corps et de son visage. Chaque être humain disposant en effet d’un corps qui lui est propre et qui, passé les années larve-dépendante-de-ses-parents, peut être modifié, mutilé, marqué à souhait. Oui, mais non. Non, pour plusieurs raisons.

D’abord, cette raison-là :

FO00104016

 

wildensteinEnsuite, une limite médicale. A la lumière de certaines dérives ridicules, il me paraît au contraire évident qu’il DOIT y avoir des limites. Certaines choses ne devraient tout simplement pas exister. Quel est le médecin qui peut accepter de faire ça à un visage humain ? Voici la première limite. Celle du médecin qui pratique l’opération, censé avoir une conscience à la place du portefeuille.

Enfin, mais c’est plus personnel, je pense que chacun devrait se fixer comme objectif de ne pas pouvoir être confondu avec E.T. ou un oiseau rare et de rester reconnaissable par ses proches. Il suffit parfois d’un centimètre de peau trop tirée ou d’un nez trop raboté et vous ne savez plus qui dort dans votre lit ou qui vous y borde le soir. Il doit y avoir une différence entre esthétisme et transformation mutilation.

On pourrait d’ailleurs faire un parallèle avec ceux qui se percent, se tatouent. Il y a indéniablement un point commun ; on se transforme, définitivement. On ajoute ou on enlève. On troue, on marque, on gonfle, on diminue, on aspire, on tire. On joue à la pâte à modeler. Toutefois, les motivations ne sont pas les mêmes. Ceux et celles qui se tournent vers la chirurgie le font pour modifier, corriger (pensent-ils), effacer, gommer, et non pas orner, ajouter, marquer, décorer, colorer. Et derrière ces ornements, sauf dans quelques cas extrêmes, l’individu reste lui-même.

Un visage retapé n’orne pas, il gomme et est donc « refait ». On naît autre. Un corps, on lui enlève de la graisse ou on lui ajoute des attributs de charme, c’est beau ou c’est moche, mais c’est une démarche différente (parfois très problématique aussi, je vous le concède). Je suis en effet bien davantage fascinée par ces personnes qui vont, sans crainte, se faire charcuter la figure.

Il y a deux démarches selon moi, dans un rabotement de la face: un refus des origines ou un refus de vieillir ; refuser donc d’où on vient ou où on va.

latoyaCelles qui se font refaire un nez, un menton, des pommettes, gonfler les lèvres, refusent leur visage, pensent qu’elles peuvent l’améliorer, telle Angie qui a certainement pour modèle les Barbie de sa fille. Je peux comprendre que l’on cherche à gommer une imperfection ingrate ou que l’on veuille se débarrasser d’un gros complexe, mais quand une personne accumule les interventions pour ne plus se ressembler, il y a clairement une volonté de nier, d’effacer son identité. Car dans chaque visage, il y a une identité, une singularité, un héritage. Quand on se regarde dans un miroir, on voit la personne que l’on connaît le mieux, soi, on voit ses parents, ses frères et soeurs, parfois même ses grands-parents, cousins, oncles, tantes, etc. On retrouve une appartenance, on sait d’où on vient et on sait qui on est. Quand on se charcute, qu’est-ce qu’on voit? Un visage sans doute moins imparfait (et encore), mais qui est celui d’un(e) inconnu(e). Quelle idée de vouloir ressembler à une poupée dont il existe des millions de copies, dans chaque foyer, partout dans le monde. Quelle idée de vouloir ressembler à un bout de plastique, à une image standardisée. Quelle idée d’accepter de ne pas se reconnaître dans un miroir.

De la même façon, je me demande ce qui motive certaines femmes (il s’agit encore majoritairement de femmes) mais aussi certains hommes à vouloir effacer les marques d’une vie. On parle de visages en parchemin, mais c’est magnifique justement, un visage sur lequel se lisent les traces d’une vie. C’était Danielle Darrieux dans la bouse difforme de Thierry Klifa qui désignait à sa fille (Nathalie Baye) chacune de ses rides en lui en expliquant l’origine. J’aime bien cette idée. L’idée que la vie nous marque au fer rouge, de façon unique et irrémédiable. Se faire lifter équivaut finalement à gommer ces marques, les traumatismes, les fou-rires, les bons et mauvais moments. Quand certains se tatouent justement pour marquer leur peau de certains événements, d’autres, pour oublier, effacent. Avoir une peau de bébé à la mort c’est comme imposer une sorte d’Alzheimer à son visage pour qu’il cesse de nous rappeler (ce) que nous avons vécu. Est-ce un refus de vieillir ou un refus de mourir finalement , une façon d’éloigner la mort ?

Quoiqu’il en soit, le résultat escompté n’est pas atteint, puisqu’il s’agit désormais du nouveau visage de la vieillesse. Les femmes liftées (du moins, celles qui sont mal liftées et elles sont nombreuses) se ressemblent toutes. Elles ressemblent à la vieillesse et en voulant la masquer ne font que la souligner. Elles n’ont pas l’air plus jeune, elles ne ressemblent pas à la jeune femme qu’elles étaient, mais à leur voisine, à leur copine, à l’ex de leur mari ou à Danielle Mitterrand. Enviable, en effet.

danielle-mitterand

Publicités
36 commentaires leave one →
  1. Marie permalink
    13/10/2009 09:53

    Je croise parfois de ces femmes rabotées par le scalpel, elles ont souvent en commun souvent d’avoir été abandonnées par leur mari pour une plus jeune.
    Une aide psychologique – psychiatrique ? – aurait été bien plus utile pour empêcher de tels gâchis.
    Je n’ose penser à ce qu’elles doivent subir au quotidien de quolibets sur leur passage, je sais combien aujourd’hui on attache de l’importance à l’apparence et à la jeunesse, ou à l’apparence de la jeunesse.

    Il faudrait accorder toute notre attention, en effet, à la responsabilité des médecins.
    Le paternalisme insupportable qu’on doit se farcir de la part de ceux-ci lorsqu’on les consulte pour une simple rhino. Deux fois sur quatre ils prétendent que vos symptômes sont dus au stress et prescrivent somnifères ou relaxants. Durée de la consultation moyenne : 5 minutes. Y compris chez le gynécologue…

    Le médecin de mon immeuble a une « clientèle » exponentielle. Uniquement des personnes qui viennent pour les fameux sachets protéinés. Ne venez surtout pas le voir pour une grippe ou autre chose, car il a tout oublié de la médecine.
    En revanche il a une femme sublime et un hôtel particulier dans le 16e. Eh oui. Il faut faire des choix dans la vie.

  2. Philippe de Thrace permalink
    13/10/2009 10:33

    Le problème c’est que souvent, en interrogeant les personnes charcutées, elles racontent que la chirurgie leur a donné leur « vrai » visage, auparavant masqué par un défaut qu’elles considérait extérieur et qu’elles n’avaient jamais intégré comme faisant partie d’elles. La construction de l’image de soi ayant du être un joli désastre plus jeune…

  3. 13/10/2009 10:43

    J’ai été très frappé cet été sur la plage par une femme, coeur de cible de cet article. La cinquantaine, intégralement refaite, et d’un mystère abyssal sur le thème « comment peut-on se faire ça, et se trouver belle ? ». Les seins de Samantha Fox. La bouche qu’aurait certainement la fille d’Emmanuelle Béart et Donald Duck. La peau ultra-cramée. Le genre de personne qu’on regarde et dont on rit grassement.
    Jusqu’au moment où, vautré à proximité sur un matelas, on l’entend parler et on découvre avec stupeur que cette personne a l’air normal. Qu’elle s’exprime normalement, de façon intelligible et même intelligente. Qu’elle a l’air gentil et pas con. Et qu’elle est tout sauf superficielle.
    Et là, le mystère devient carrément insondable.

  4. 13/10/2009 10:46

    Je suis complètement d’accord avec le concept de « nouveau visage de la vieillesse ».

    Je pense que les femmes qui se transforment de façon aussi délirante sont terriblement malheureuses, pour en arriver là.
    Et bien entendu, l’escroc qui leur sert de chirurgien devrait plutôt les envoyer chez le psy (note toute fois que beaucoup d’entre elles refusent fermement d’y foutre les pieds).

  5. addaxnat permalink
    13/10/2009 10:47

    je ne sais pas pourquoi elles le font, mais quand je les vois les samedis matin sur la place du Mollard, toutes ces rombières friquées de la rive gauche, elles me font peur… elles se ressemblent toutes !! elles ont toutes les mêmes paupières tirées, les mêmes lèvres en banane à la limite de l’explosion, la même expression écarquillée, le front hyper lisse, le même âge incertain (quel que soit leur âge d’ailleurs, certaines ont un cou lisse et nickel, alors qu’on devine des fripures sur d’autres)… c’est des zombies !!!!

    • Philippe de Thrace permalink
      13/10/2009 11:31

      C’est vrai que le regroupement a un effet spécial. Tombé par hasard au beau milieu de la quinzaine des antiquaires (!) j’en voyais une concentration incroyable, 2 ou 3 par m2 sur plusieurs rues… Glaçant!

    • 13/10/2009 11:39

      Ca me rappelle la photo de Carla en Egypte, sur laquelle elle ressemblait à s’y méprendre à Michael Jackson… Je cherche.

  6. Nora permalink
    13/10/2009 11:48

    Je trouve que Jocelyn Wildenstein (3e photo) ressemble au Roi Lion.

    • Marie permalink
      13/10/2009 12:23

      J’ai lu quelque part que c’est précisément à un félin qu’elle cherchait à ressembler.

      • 13/10/2009 12:28

        C’est vrai que ça donne envie…

      • Marie permalink
        13/10/2009 13:49

        D’ailleurs on appelle cette Jocelyn Machinchose  » Catwoman ». C’est sûr que le résultat n’a rien à voir avec la jolie Féline du film de Tourneur ! 😀

    • davidgeridoo permalink
      13/10/2009 14:37

      Moi qui m’y connais en chirurgie féline, je peux vous dire que cette Jocelyn Wildenstein a complètement raté sa mise en plis.

      • Marie permalink
        13/10/2009 14:40

        Je dois dire que la tienne (de mise en plis) suscite ma plus vive admiration !

      • Emma permalink
        13/10/2009 16:35

        Ah ah ! C’est bon ça !

  7. Tom permalink
    13/10/2009 11:54

    Je pensais voir une photo de MJ en bas de page… ?

  8. Maestria permalink
    13/10/2009 12:31

    Excellent article, je suis d’accord sur tous les points ! Il faudrait peut-être rajouter la mention « âmes sensibles s’abstenir » au début de l’article, j’ai eu un haut-le-cœur en voyant cette Jocelyn… D’ailleurs, Nora, c’est pas très sympa pour le Roi Lion d’être comparé à ça ! Heureusement que des femmes telles que Patricia Clarkson et Susan Sarandon sont là pour montrer l’exemple à la gent féminine.

    • la mere de la meuf permalink
      13/10/2009 13:44

      Susan Sarandon est liftée !!! et tres bien liftée

      • Maestria permalink
        13/10/2009 13:52

        Pardon ? Elle aussi ? Je suis profondément déçue.

    • Nora permalink
      13/10/2009 13:50

      Je suis pas sympa.

  9. Emma permalink
    13/10/2009 13:41

    J’ai lu également qu’elle avait bien recherché à ressembler à un félin pour plaire à son mari qui les adore. Mais malheureusement pour elle, celui-ci a demandé le divore, au motif qu’il ne reconnaissait pas la femme qu’il avait épousé.
    Ce qui est le plus triste, c’est que cette femme était quand même super jolie à la base…

    Comme quoi, tout ça, c’est vraiment dans la tête !

    • 13/10/2009 16:42

      Purée elle est gore celle-là. Il faut mettre le filtre parental sur ce lien !

  10. 13/10/2009 13:47

    Comment qu’elle est bonne avec ses nibards mode missile V12.

    • Marie permalink
      13/10/2009 14:12

      C’est pour la plongée sous marine surtout que c’est drôle … OK je sors…

  11. 13/10/2009 13:56

    Orlan avait une amorce de réflexion intéressante sur le sujet. Dommage que son discours tourne toujours à la sacralisation de l’iconoclastie! (pour mémoire, Orlan c’est elle : http://meganmcmillan.typepad.com/photos/uncategorized/orlan.jpg et elle est passé sur le billard un certain nombre de fois « pour l’art »…)

  12. 3slips permalink
    13/10/2009 18:14

    Ah bah mince, pour une fois je suis non-d’accord. Voilà un discours ultranormé. Pourquoi on devrait accepter d’où on vient et où on va ? Pourquoi on n’aurait pas le droit de se réinventer ? Pourquoi on n’aurait pas la tête de tout le monde, ou celle d’un alien, si on a envie ? Pourquoi on ne s’enlaidirait pas ? Je ne vois sincèrement pas le problème. Moi, j’adorerais me réveiller demain avec un nouveau visage, et renaître de temps en temps. Bon, j’ai peur de perdre des potes au passage, et la société n’est pas tout à fait prête. Mais si j’avais l’argent, je le ferais, par jeu, parce que les identités préplaquées par des gènes auxquels on n’a rien demandé ne sont pas nécessairement souhaitables. Parce ce qu’on fait bien ce qu’on veut, en fait. Même agresser l’oeil des gens.

    • 14/10/2009 09:43

      oui, et non.

      oui, discours normé, où tout le monde va être plutôt d’accord.
      non, parce que quand même, quand il y a GROSSE dérive, c’est une atteinte contre soi même, c’est plus du ressort de la psycho que du bistouri.

      Mais je suis un peu d’accord avec toi. Pourquoi devrait on être fier de ses origines, de son père, sa mère, ses frères et ses soeurs(, ohoh ce serait le bonheur) ? Il est compréhensible de vouloir se débarasser de ces attaches quand elle sont un handicap. C’est une question complexe car se michaeljacksoniser n’est certainement pas sain.
      Moi aussi, j’aimerais, pourquoi, me « réinventer », être différent. Mais ne nous voilons pas la face, c’est un problème d’image de soi. Et toute transformation, modification, etc se fait pour ressembler à quelqu’un d’autre, ou par opposition à d’autres. En quoi est ce une expression d’une identité propre, à ce moment là, si on n’arrive pas à être soi même mais juste être quelqu’un d’autre ? C’est juste une question d’usurpation d’identité.

    • Malice permalink
      14/10/2009 13:37

      « Mais si j’avais l’argent, je le ferais, par jeu, parce que les identités préplaquées par des gènes auxquels on n’a rien demandé ne sont pas nécessairement souhaitables. »

      @3slips : Pour changer d’identité PAR JEU, tu n’as pas forcément besoin d’argent ni d’avoir recours à la chirurgie esthétique. Faux problème et vrai danger. Il y a mille manières de se déguiser et de se réinventer si on le désire.
      Je te donne un exemple personnel mais je te laisse le soin d’en inventer 999 autres.

      Mon prénom n’est pas Malice mais presque.

      Je ne dévoilerai pas mon nom de famille mais, pour te donner une vague idée, mes parents ont voulu faire de l’humour à ma naissance. Ce qui fait qu’à la lecture de mon nom, leur imagination part au Pays des Merveilles.

      Sauf que je suis grande et NOIRE (de la pointe des cheveux jusqu’au bout de mes orteils), je suis une Alice à l’opposé de l’Alice projetée.

      Les préjugés comme les contes européens que l’on raconte aux enfants ont la peau dure.

      La construction d’une image personnelle prend des années, Le couteau du chirurgien n’apporte pas grand chose dans la construction de soi, par contre le JEU ( je parle des jeux comme ceux dans lesquels entrent les enfants, pas du casino) y contribue. Le but final du jeu c’est d’ apprendre à s’aimer.

      Ouh, S’AIMER, c’est un mot du monde des bisounours?

      Non. S’aimer, c’est CONNAITRE son passé, son histoire, celle de ses parents et celle de leurs blessures, c’est apprendre et aimer d’où l’on vient, quel que soit le parcours. S’aimer, c’est aussi APPRIVOISER la véritable personne qui se trouve dans chaque comédiens que nous sommes. Et cette véritable identité n’est pas un photographie, un instant donné et immuable retouché par photoshop, c’est un être complexe qui se modifie tous les jours.

      Personnellement, je n’ai pas peur de vieillir car je sais qui je suis, d’où je viens et où je vais et surtout parce que je joue tous les jours…

      Bon, j’ai terminé mon goûter BN philo, je reprends mon seau, ma pelle, mon râteau et je retourne dans le bac à sable avec mes petits copains…

      • Malice permalink
        14/10/2009 13:37

        Ouh, quelle tartine!!

      • 14/10/2009 14:15

        Savoureuse, la tartine, Malice.

      • Malice permalink
        14/10/2009 14:26

        Merci. C’est vrai que c’est toujours meilleur quand on partage.

      • davidgeridoo permalink
        14/10/2009 14:38

        Bravo, Malice et ta merveille d’intervention !
        A toi, je peux bien le dire : moi non plus, je ne ressemble pas du tout à mon avatar. (Sauf quand je suis mal rasé.)

  13. 14/10/2009 00:00

    La meuf, je suis sur que tu dis tout ça parce que tu es jeune et belle, toi !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :