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Exclusif: L’académie des César se tire une balle dans la tête.

09/10/2009

César 2009

Vous connaissez les César? Mais si, les petits cousins français vaguement handicapés des Oscars, que l’on remet au cours d’une soirée sinistre où chaque blague tombe à plat, où chaque semiactrice médiocre y va de son discours outrageusement affecté, et où la salle est systématiquement prise en otage une bonne demi-heure par un intermittent mal peigné qui se prend pour l’Abbé Pierre. Ca y est? Vous remettez?

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais l’année dernière, un certain comique démoulé autoproclamé génie luminescent du cinéma parce qu’il est l’auteur d’une choucroute TF1 qui a fait rêver tous les bouseux de France et de Navarre, avait eu l’aplomb spectaculaire de se plaindre telle une diva offusquée parce que les professionnels du cinéma qui forment l’Académie des César et votent pour déterminer les meilleurs film français de l’année (selon LEURS préférences) avaient eu l’extrême outrecuidance de ne pas nommer son pâté de film parmi les 7 meilleurs.

FILM-FRANCE/AWARDS

Alors certes, le goût des professionnels en question est des plus discutables: des gens capables de primer Guillaume Canet ou Claude Zidi pour leurs talents de réalisateurs, ou encore Christophe Lambert et Elsa Zylberstein pour leurs dons dramatiques, sont forcément impossibles à prendre au sérieux, mais dans ce cas précis, peut-on vraiment leur en vouloir d’avoir choisi de ne pas honorer Bienvenue chez les ch’tis?

Apparemment oui. Ce fut ensuite au tour de Gad Elmaleh, icône cinématographique s’il en est, de se déclarer « furieux contre les César » et d’affirmer que « La seule chose qu’on peut voir et constater, c’est que le métier, la corporation, n’est pas en phase avec le public. Il y a un fossé entre la réalité du terrain et la corporation, le conseil des sages qui décide. » Et tous les populistes démagos de prendre le train en marche en entonnant leur petit refrain anti-élitisme.

Permettez-moi de tomber des nues. Si je résume, il faudrait donc que l’académie des César se mette « en phase » avec les goûts du public? Mais dans ce cas, à quoi diable servirait-elle? On les connaît déjà les goûts du public, puisque celui-ci vote toute l’année, en choisissant (ou pas) d’aller voir tel ou tel film en salle. Pour connaître les César des spectateurs, il suffit de consulter les chiffres du box-office.

Ce qu’on leur reproche aux César, c’est le fondement même de leur existence, à savoir un vote complètement indépendant du succès commercial et affranchi de toute considération financière. N’est-ce pas là justement ce que cette remise de prix incarne de plus honorable? Car oui, il existe de très grands films populaires, mais il existe aussi beaucoup de bons films qui ne rapportent pas des masses d’argent, et il semble plus utile de mettre ces derniers en lumière plutôt que donner un ultime coup de langue sur les bottes vernies des plus grandes machines à fric de l’année. Je comprends bien que Gad préférerait que le César du meilleur film revienne à Coco plutôt qu’à Un Prophète, mais qu’est ce qui nuirait  plus à la crédibilité de la profession: ne pas toujours être en phase avec les goûts du public, ou considérer une merde pareille comme le meilleur film de l’année?

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Il se trouve cependant que les décideurs de l’Académie, moins d’un an après cette polémique disgracieuse, ont finalement plié l’échine. A défaut du César de la meilleure comédie suggéré l’année dernière, nous aurons finalement droit à un (accrochez-vous) César du Box-office.

Alors là, chapeau. Parce que plus con, c’est dur.

Il y aura apparemment sept films en lice pour ce nouveau trophée (probablement les 7 plus gros succès commerciaux de l’année, si l’on tient à garder un minimum de logique), parmi lesquels les votants trancheront. La question est: selon quels critères? Si ce César, comme son nom semble l’indiquer, est supposé récompenser la meilleure performance au box-office, quel est le but du vote? A l’inverse, si l’on demande aux professionnels de choisir selon leurs propres préférences parmi une sélection de films qui leur est imposée, quel est le sens de ce prix? S’ils n’ont pas assez apprécié les oeuvres en question pour les nommer d’eux-mêmes, en quoi leur choix préférentiel présente-t-il la moindre valeur? Y-a-t-il du mérite à obtenir un A+ d’un professeur qu’on tient en joue avec un Magnum 44?

Mais ça n’est pas ce qu’il y a de plus consternant. Ce nouveau prix a été créé en réaction à l’idée qu’un fossé se creuse entre le public et l’élite (les professionnels + la critique). Déjà, pour la petite info, il suffit de se pencher sur la courte histoire des César pour constater que lorsque par miracle un gros succès populaire se trouve aussi être à peu près un bon film, celui-ci est presque systématiquement récompensé (Amélie Poulain, Le Dernier Métro, Au Revoir les Enfants, Cyrano de Bergerac, Vénus Beauté, Le Goût des autres, Trois Hommes et un Couffin, pour ne citer que ceux-là, tous César du Meilleur Film). Mais surtout, en quoi la création d’un César « pour le public » va-t-elle combler ce fossé? N’est-ce pas exactement l’inverse, une marque de condescendance à l’égard des spectateurs, une façon de leur dire poliment, « Z’êtes bien gentil le public, mais z’y connaissez que dalle, et les vrais bons films, vous pouvez pas les comprendre, parce que z’êtes pas assez intelligents, alors on va vous faire cadeau d’une petite catégorie de rien du tout pour vos films de merde rien qu’à vous, histoire que z’arrêtiez de couiner, et puis comme ça, nous les connaisseurs, on pourra continuer à voter pour Abdellatif Kechiche tous les ans jusqu’à ce que mort s’ensuive. » Et le fossé de se creuser: d’un côté, le César de l’élite, de l’autre, celui du public, définitivement scindés.

Mais il y a quelque chose d’encore plus insupportable. C’est que cette Académie, supposée représenter le CINEMA, soit aujourd’hui à la merci des exigences de comiques télévisuels sans le moindre talent cinématographique. Et que cela se révèle être une assez bonne représentation du triste état dans lequel se trouve le cinéma français aujourd’hui, soumis aux diktats des grandes chaînes qui abrutissent la population à coups de Roger Hanin et pour qui Camping représente le comble de la prise de risque artistique. Le jour où le cinéma rendra les armes face à ces hordes barbares qui l’assaillent, c’est nous, le public, qu’on aura assassiné.

Alors Monsieur Boon, Monsieur Gad, vous qui venez casser les couilles du cinéma avec votre non-talent, vos bouses crasseuses et vos déclarations présomptueuses, soyez gentils, BARREZ-VOUS, retournez à la télé d’où vous venez et où tout le monde vous aime, et restez-y.

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86 commentaires leave one →
  1. 09/10/2009 07:29

    J’ai surtout comme l’impression que le « grand public », celui qui élève Coco et Camping au rang d’utilité publique, n’en a que violemment rien à foutre des César. Peut-être que ce qu’ils attendent, c’est juste un moment de divertissement et que pour eux, l’académie des César, c’est juste une bande de peigne-cul qui se congratulent entre-eux. C’est donc bien d’une inutilité crasse.

  2. diegosan permalink
    09/10/2009 07:59

    My day is already made, et il est pas 8 heures, c’est beau. Il manque juste ‘coiffure’ dans les mots clés rapport à l’intermittent.

    • Malice permalink
      12/10/2009 14:07

      M ?

      • 12/10/2009 15:07

        heu, je sais pas moi… S ?

      • Nora permalink
        12/10/2009 15:11

        Voyelle.

      • Malice permalink
        12/10/2009 15:34

        Ah, je vous adore. Je crois que vous avez gagné tous les deux.
        Ce soir à la Cigale, embrassez Larry T. et Prince de ma part…

      • 12/10/2009 15:53

        J’espère surtout qu’il y aura Laurent Romejko.

  3. Crevette permalink
    09/10/2009 09:10

    Je n’ai vu aucune des 3 bouses citées, à savoir les Ch’tis, Camping et Coco…
    Par contre j’ai vu Amélie Poulain et Vénus Beauté et j’ai adoré.
    Je peux faire partie du jury des César vous croyez ? (mouhahaha)

    A bas la condescendance, vive la liberté de penser ce qu’on veut, bordel ! et merci pour ce billet.

  4. Nora permalink
    09/10/2009 09:31

    Merci Le Pédé de me donner une raison de plus d’aller, ce soir-la, prendre une mine avec des potes plutôt que de rester affalée sur mon canapé comme un lamantin.

  5. Le montpelliérain permalink
    09/10/2009 10:00

    bon je vais me pouvoir me recoucher, je suis apaisé 🙂

  6. remrem permalink
    09/10/2009 10:07

    C’est marrant quand tu es hainneux mais que tu mesure tes propos… on sent tt au long du poste que t’as une envie d’envoyer des insultes bien plus fleuries à ces chers Gad et Danny.
    Ne leur en veux pas trop cher pédé, ce sont des humoristes de talent mais le succès leur est monté à la tête. Ils aimeraient juste pouvoir dire qu’ils font partie du monde du cinéma, et on leur répond que ce ne sont que de pauvres humoristes. C’est la cas! mais c’est dur à avaler qd même!
    Qd au césar du box office, c’est effectivement pathétique. Récompenser le plus rentable c’est oublié que cette cérémonie vise a récompenser des oeuvre d’art. Aujourd’hui, rendons nous à l’évidence, il faut être vendeur avant de pouvoir être reconnu comme artiste.

  7. Didie la Praline permalink
    09/10/2009 10:12

    Pfff, c’est n’importe quoi ce nouveau cesar….

  8. Philippe de Thrace permalink
    09/10/2009 10:23

    Je suis atterré.
    Qui regarde les Césars de toute façon?
    Et (question non-rhétorique), est-ce que les Césars ont une influence sur la vie des films et des artistes récompensés?

    • 09/10/2009 10:26

      Ben un peu quand même : dernier exemple en date, Séraphine est ressorti en salles et a fait une belle deuxième carrière, sans faire des millions d’entrées comme le masterpiece de Dany Boon, mais bon, toujours ça de pris pour des producteurs qui ont les bollocks de financer ce genre de projet.
      Idem pour Quand la mer monte. En fait la réponse est : les Césars ont une influence sur la carrière de Yolande Moreau, quoi 😉

      • 09/10/2009 10:40

        Tres bon, Diego!

      • 09/10/2009 10:49

        Tu regrettes que je t’aie pas gagné hein 😉

      • Philippe de Thrace permalink
        09/10/2009 11:43

        😀

      • 09/10/2009 19:30

        Vrai et en plus ça a lancé l’exposition sur Séraphine de Senlis qui était bien sympa, si en plus on favorise la culture hein.

        Sinon, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain j’ai toujours pas compris son succès y’avait quand même Jamel Debbouze (à peine mieux que dany boon) et Tautou (à peine mieux que cotillard).

  9. 09/10/2009 10:24

    jvoudré savwar si la staracadémydécézar sra prezanté par Nikos paske tro jle kif ?

  10. ariko51 permalink
    09/10/2009 10:42

    Je commenterai avec un tout petit peu de mesure les envolées lyriques de notre pédé favori.
    Le système des César est assez pernicieux car les votants, « professionnels de la profession », n’ont eux même pas vu tous les films (pour en connaitre certains, ils ne regardent pas l’ensemble des DVD qu’ils reçoivent). Il s’avère donc que même parmi les votants, il existe une bien pensance et une influence médiatique qui pousse à voter pour tel ou tel film.
    Ensuite, pour rejoindre ta pensée, il existe déjà des trophées du film français destinés à récompenser les plus gros succès du film français, à quoi sert donc de créer ce César ? Un César de la meilleure comédie ne m’aurait pas paru idiot car c’est un genre très filmé en France et pas toujours raté !
    aussi, les présentateurs de cette cérémonie sont de mon avis assez souvent droles (Chabat / Decaunes / Lemercier c’est pas si mal !) mais ne disposent pas du public qu’ils méritent.
    Enfin, Les Ch’tis est un film pas extraordinaire mais ce n’est pas une aussi grosse bouse que tu le laisses entendre. Bien sûr les bons sentiments y sont légion prime time TF1 oblige, la mise en scène y est quasi inexistante , mais on y trouve aussi quelques bonnes scènes où je suis le premier à avoir ri de bon coeur. Cette propension à descendre un film de manière haineuse sous prétexte qu’il obtient l’adhésion populaire me gonfle (cf Kaganski des Inrocks avec Amélie Poulain). Je déteste catégoriser le cinéma, il existe des faiseurs de qualité (Veber parfois, Spielberg quand il s’en donne la peine) et des auteurs qui peuvent être chiants et réciproquement …

    • 09/10/2009 13:30

      On peut dire beaucoup de choses de Steven Spielberg, mais il n’est vraiment pas ce qu’on appelle un faiseur.
      Et ne mettons le réal de Schindler et Ryan au même niveau de celui de Tais-Toi et La Doublure, please.

      • ariko51 permalink
        09/10/2009 16:07

        Encore des simplifications, tu as une belle plume mais tu n’aimes pas la contradiction, tu dénigres Veber (à juste tire pour les films cités ci-dessus) mais je pourrais te citer Le dîner de cons qui est un vrai tour de force en terme de mise en scène et de timing des dialogues et a contrario La guerre des mondes, une bouse incommensurable.
        Quant à Spielberg, je me répète mais sans dénigrement aucun, c’est un artisan au sens le plus noble du terme. Ce n’est pas un auteur comme Jarmusch, Cassavetes, Hal Hartley, Terrence Malick ou Jales Gray pour n’en citer que quelques uns

      • 09/10/2009 18:21

        Bien sûr que je simplifie, c’est tellement plaisant!

        Par ailleurs, si tu veux qu’on discute sérieusement, il faut commencer par se mettre d’accord sur la signification du terme auteur. Si l’on oppose l’auteur au faiseur, l’auteur, c’est celui qui exprime sa propre vision, sa personnalité artistique, à travers ses oeuvres. Le faiseur, c’est un artisan qu’on embauche pour mettre en oeuvre la vision de quelqu’un d’autre.
        Nos deux compères, Veber et Spielberg, sont donc, indépendamment de leur talent, des auteurs, le premier parce qu’il ne met en scène que des scénarios originaux écrits par lui-même, le second parce que, même s’il n’écrit pas souvent ses films, il est presque toujours à l’origine des projets qu’il réalise, et que ceux-ci sont, de l’avis général, le reflet d’une vision artistique tout à fait personnelle et bien distincte (qu’on l’apprécie ou pas).

        Pour ce qui est de la qualité, c’est un autre débat.
        Veber a du talent, mais c’est à mon avis davantage un scénariste-dialoguiste qu’un véritable metteur en scène. Pour moi Le dîner de cons, c’est surtout un scénario bien ficelé comme il a su les faire, et une grande performance d’acteur. Pour ce qui est de la mise en scène, c’est du théâtre filmé. Pas MAL filmé, mais juste filmé.
        Spielberg, quant à lui, a certes réalisé des bouses, certaines encore pires que La Guerre des Mondes, mais aussi quelques TRES TRES grands films, beaucoup apporté à l’art de la mise en scène (suffit d’analyser son travail pour s’en rendre compte), et clairement marqué l’histoire du cinéma.

        D’où le fait que les mettre sur le même plan me pose problème.

  11. 09/10/2009 10:47

    j’aime décidément le ton enlevé de votre blog …. énorme l’article 🙂

  12. emilie permalink
    09/10/2009 10:47

    Tellement d’accord avec toi guru…(est-il besoin de le préciser).
    Moi qui suis extrêmement bonne public de l’humoriste (hum moment de gène passager)(à l’exception de Danny Boon n’ayant jamais pu comprendre le moindre son sortant de sa bouche difforme, tiens et anne roumanoff aussi, et tous les humoristes chauves), j’honnis toute tentative de passage de l’humoriste au cinéma (mais qui a dit que c’était compatible bordel) à l’exception peut être des Nuls mais étant hors catégorie ça compte pas.
    Fort heureusement ils ont la bonne idée de faire des affiches/titres tellement rebutants que le chaland est informé de l’énorme bouse qu’il s’apprête à voir (le chaland est sous prosac depuis un bon moment).
    Un césar du public, ils sont trop forts…

    • 09/10/2009 11:32

      J’ergote, j’ergote mais Marina Fois dans Darling, ça valait le détour, ok c’était pas vraiment une comédie…

      • 09/10/2009 11:34

        Peut-être justement que le truc pour que ça fonctionne c’est qu’ils ne fassent PAS dans l’humour…
        Yolande Moreau n’était-elle pas un genre d’humoriste à l’époque Deschiens?

      • 09/10/2009 11:42

        Attention toutefois à ne pas tomber dans l’extase systématique sur le-comique-dans-un-rôle-dramatique-omg-quelle-révélation.
        Le problème, c’est surtout que dans ce pays, on a quand même beaucoup de mal à faire une comédie qui soit AUSSI un bon film, alors que le ratio est bien meilleur sur les drames.
        Je ne pense pas que les cinéphiles crachent sur les comédies en tant que genre. Je pense que les cinéphiles crachent sur les comédies parce qu’on fait essentiellement des comédies de merde, mal voire pas réalisées et/ou mal construites et/ou lourdingues et/ou vulgaires et/ou interprétées par des fers à repasser et/ou mal écrites.
        J’ai tendance à me méfier des comédies (françaises surtout) comme de la peste car langouste ébouillantée craint l’eau froide. Mais quand la bonne surprise se produit, c’est chouette.

      • 09/10/2009 11:51

        Pour ma part, j’ai vu une comédie sympathique il y a peu avec … tiens tiens… un comique en tête d’affiche : Bouquet Final. (Marc-André Grondin Hmmmm Rrrrh…. ) J’avais trouvé ce film attachant, faut dire aussi que la présence de M-A Grondin me mettait dans de bonnes dispositions…
        J’aime les comédies, j’aime certaines comédies françaises.

        « Attention toutefois à ne pas tomber dans l’extase systématique sur le-comique-dans-un-rôle-dramatique-omg-quelle-révélation. » Ok, je suis d’accord.
        Un exemple tout de même, le dernier après j’arrête de citer des films comme si c’étaient des arguments.
        Se souvenir des belles choses!!!

      • 09/10/2009 11:54

        Attention hein, ça existe quand même ! Souvenir ému de Garcia dans Extension du domaine de la lutte (43 spectateurs).
        En film français, le dernier truc qui m’a cueilli par surprise et fait marrer c’était le Bal des Actrices. Le ressort comique (et les couilles des meufs, vu la capacité moyenne de second degré des gens) consistant à les faire s’auto-jouer en mode odieuse pétasse m’a beaucoup plu, entre Marina Foïs sur-botoxée et Karin Viard en sur-melon à velléités de carrière américaine…

      • 09/10/2009 11:57

        Connait pas mais je vais y remédier.
        Merci!

      • 09/10/2009 13:46

        Se souvenir des belles choses: BLEUAAARGH.

        Sinon je suis d’accord avec diegosan, le problème en France avec la comédie, c’est que personne ne se soucie d’en faire du cinéma. Pour les auteurs français, une comédie, c’est souvent juste une tambouille avec des trucs drôles dedans, d’où le fait que celles-ci, même quand elles sont drôles (cf. De Funès, Le père noël, etc.), sont rarement ce qu’on peut appeler de vrais bons films. Tous simplement parce qu’elles n’ont rien de foncièrement cinématographique: elles fonctionneraient aussi bien sur scène (ce souvent des pièces filmées justement) ou à la radio.

        Y’a des exceptions, hein, bien sûr, comme Rappeneau, De Broca, Blier, Leconte (parfois) ou, plus loin, Autant-Lara et the master himself, M’sieur Renoir.

  13. davidgeridoo permalink
    09/10/2009 10:48

    En fait, les Césars, ça va devenir les NRJ Movie Awards ! Avec un César de la meilleure promo à la télé, un César du meilleur nombre d’entrées pendant la première semaine d’exploitation, un César d’honneur pour Véronique Genest et une séquence émotion sur la carrière cinématographique de Filip Nikolic.

    @Le Pédé
    Dimanche, master class de Jacques Audiard à 15h30 au Forum des Images. Tu me reconnaîtras à ma mise en plis, et moi, à ton grand seau de popcorn.

    • 09/10/2009 10:55

      Ben, on devait pas aller voir « La Proposition » ou un autre probable chef-d’œuvre au Pathé Wepler ?

      • davidgeridoo permalink
        09/10/2009 11:32

        Ah zut, c’était dimanche ?!
        J’hésitais plutôt entre « Victor », la grosse comédie avec Pierre Richard, ou « L’important, c’est de rester vivant au cœur de la folie khmère ». J’attends les résultats des César pour savoir lequel vaut le plus le coup.

      • 09/10/2009 11:35

        Moi je me fie qu’aux étoiles dans Première. Tout est super, du coup on peut tout aller voir, c’est super. Et moi j’adore les trucs supers.
        Mais bon, à mon avis une comédie avec Sandra Bullock, c’est du sûr, on peut pas se planter.

      • Nora permalink
        09/10/2009 11:40

        Sandra Bullock est mon idole absolue. Avec Nicole Kidman.
        J’aimerais tellement qu’elles fassent un film ensemble; je suis persuadée que ce serait un chef-d’œuvre.

      • davidgeridoo permalink
        09/10/2009 11:42

        Mais justement, je crois que Sandra Bullock joue dans « L’important, c’est de rester vivant au cœur de la folie khmère » !!
        Ah non, je confonds avec Rosane Saidnattar.

      • 09/10/2009 11:43

        Ca existe déjà Nora, Les Ensorceleuses, grand moment de cinéma…

    • davidgeridoo permalink
      09/10/2009 11:40

      Ils ont mis combien d’étoiles au site de C’est La Gêne dans leur super article sur « Inglourious Basterds » ?

      • 09/10/2009 11:45

        Nora attention, Nicole est l’idole du Pédé…

      • Nora permalink
        09/10/2009 11:48

        Je sais. Hinhin 😀

    • Marie permalink
      09/10/2009 12:11

      Je viens ! Vous me reconnaitrez à ma canne blanche.

  14. 09/10/2009 10:49

    Bravo le Pédé,
    ton article est à ces bande-mous des Césars ce que J’Accuse fut aux anti-dreyfusards: une énorme tarte dans la gueule.

  15. Pinkmarple permalink
    09/10/2009 11:33

    Oh la la la la ….ce Pédé!!!!! Mais que fait -il sur le net? Pourquoi n’est il pas encore sur Arte en prime????

  16. thezoo permalink
    09/10/2009 11:41

    « je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais l’année dernière, un certain comique démoulé autoproclamé génie luminescent du cinéma parce qu’il est l’auteur d’une choucroute TF1 qui a fait rêver tous les bouseux de France et de Navarre »

    2 Choses la dessus. Normalement je suis assez d’accord avec toi mais la tu vas trop loin et tu dis un peu n’importes quoi. Du haut de ton petit milieu bien pensant et branché parisien tu estimes que les 20 millions de spectateur sont tous des bouseux. J’ai envie de te dire que les bouseux, et bien ils t’emmerdent! Ta conviction certaine de détenir le bon gout absolu, de savoir ce qui est « in » et ce qui ne l’est pas est assez pénible à lire.Ce déchainement de haine et de bêtises envers le cinéma populaire sous prétexte qu’il séduit les foules me casse les cou****. Je te rappelle que le cinéma est avant un art « populaire »

    Deuxième chose: J’ai vu les ch’tis et je déteste cordialement. Mais je bosse dans le cinéma. Avant de critiquer le produit j’aimerais te voir faire un petit exercice.1) Écris un scénario, 2)recherches les financements 3) mets le scène 4) montes ton film etc…. Je suis SUR que ton produit fini sera ne sera même pas digne de combler les plus mauvaises plages horaires sur la dernière chaine de la TNT.
    Faire un film, le produire, le distribuer est un exercice d’une grande complexité. Je pense que tu n’as pas idée. Commences par respecter cela avant!

    Toutefois je remercie les Ch’tis car
    1) Depuis les Français retournent au cinéma
    2) Il a rempli les caisses du CNC permettant à nous petits producteurs de recevoir des aides financières revues à la hausse!
    3) Car il a failli détrôner Titanic et c’est un exploit!!

    Cdlt,

    • 09/10/2009 12:36

      2 choses aussi :
      – Opposer un avis de professionnel fondé sur les retombées dont tu bénéficies à un avis de spectateur, certes tranché mais c’est un petit peu le principe de ce blog, de pas faire dans la dentelle de Calais (ou de Douvres ? pour les fans des Nuls) ne me semble pas avoir grand sens.
      – S’il faut réaliser un film (ou écrire un livre ou peindre un tableau…) pour se voir octroyer le droit à la critique, ça va faire du ménage dans la presse. C’est un argument de cour de récré amélioré.
      Tant mieux si les gens s’amusent avec ce genre de daube. Personne ne veut en interdire la production (même si c’est tentant), on demande juste que les films n’obtiennent des récompenses que sur leurs qualités artistiques intrinsèques (et si un bon film rencontre un large public, tant mieux).

      Le Pédé, si un jour tu passes de critique à réalisateur, peux-tu faire ici la promesse solennelle de ne pas devenir Marc Esposito, et de ne jamais donner un rôle à Marc Lavoine ?

      • le velu permalink
        09/10/2009 13:12

        oh le mauriceau, si tu vas à la ville…rapporte moi de la dentelle de Douvres.
        De calais?
        oui de calais, qu’est ce que j’ai dit?
        tu as dit de Douvres, je t’entends encore  » oh le mauriceau… »

      • 09/10/2009 14:19

        Je ne donnerai de rôle à Marc Lavoine que si je réalise un jour un remake de Frankenstein.

      • 09/10/2009 14:28

        … et que Marc Lavoine est déjà mort à ce moment-là ?

    • Philippe de Thrace permalink
      09/10/2009 12:39

      En premier lieu, je n’ai pas lu que le Pédé disait : 20 millions de français ont vu les ch’tis + Les français sont des boeufs = Les Ch’tis est une bouse, mais plutôt : Les Ch’tis est une bouse (tu l’admets toi-même) + 20 millions de français l’ont vu = Les français sont des boeufs.
      Par ailleurs, ne démontres-tu pas toi même que l’industrie cinématographique française est une machine à merde?
      Et pourquoi le cinéma est il »avant (tout) un art populaire »? En quoi ça devrait excuser la piètre qualité des productions? En sous-entendant qu’il est normal que les films qui drainent le plus de public soient mauvais, qui est le plus dramatiquement élitiste?

      • 09/10/2009 12:47

        Y a un peu moins de boeufs que ça, il faut retrancher :
        – les sur-boeufs qui l’ont vu 2, 3, 4, 5, 10 fois tellement c’est bien (estimation : 3 à 4 millions d’entrées pour 1 million de surboeufs)
        – les gens normaux qui se sont dit que, vu l’ampleur du phénomène, il fallait pas mourir idiot ou rester sur son piédestal d’intello et voir par soi-même (pour en conclure à 97,2% qu’effectivement, c’est une bouse) (estimation : 2 à 3 millions de bien-baisés-on-m’y-reprendra-plus).

        Ce qui nous laisse, je pose 12 et je retiens rien, toudoumtoum, 13 à 15 millions de boeufs, le compte est bon.

        Sinon, j’en profite pour dire que Titanic, purée quelle bouse – comme quoi faire 20 millions d’entrée, c’est vraiment une référence.

    • 09/10/2009 12:46

      1.Ils auront beau nous emmerder les bouseux, ils n’en resteront pas moins des bouseux.

      2.Si le cinéma est effectivement devenu un art populaire, ce n’est pas « avant tout » un art populaire, en tous cas pas pour ceux qui font encore de l’art avec une caméra.

      3.Pourquoi se réjouir que les Ch’tis aient failli détrôner Titanic? Ah oui, parce que grosse production hollywoodienne qu’il faut détester. Et c’est nous les bien-pensants ?

      Enfin, si tu connaissais le Pédé tu ne serais pas si sûr de toi concernant ses compétences et capacités cinématographiques, pauvre nouille.

    • Pinkmarple permalink
      09/10/2009 13:01

      Moi, ce que je préfère dans le commentaire de thezoo c’est le « tu vas trop loin ».
      AH BON???
      C’est très inquiétant…

    • 09/10/2009 13:08

      @thezoo
      Plusieurs choses.
      1. On ne se connaît pas, donc mon petit milieu bien pensant et branché parisien, c’est une vue de ton esprit.
      2. Il n’est aucunement question d’être « in » ou pas, il s’agit juste de qualité: tu le dis toi même, le film est mauvais.
      3. Si tu prends la peine de lire mon article correctement, tu constateras que je n’ai absolument rien contre le cinéma populaire. Pour moi, en tant que spectateur, il n’y a que deux catégories: les bons films et les mauvais films. Donc si déchaînement de haine il y avait (et il n’y en a pas ici contre les Ch’tis; je t’assure que ma haine est beaucoup plus virulente que ça), ça ne serait certainement pas parce que ce film a « séduit les foules ».
      4. L’argument comme quoi il faut avoir réalisé son propre film pour donner son avis sur ceux qu’on regarde est tellement crétin que je ne vais pas prendre la peine de te répondre là-dessus.
      5. Tu es « SUR que mon produit fini sera ne sera même pas digne de combler les plus mauvaises plages horaires sur la dernière chaine de la TNT. » Là encore, c’est une vue de ton esprit. Pas recevable.
      6. C’est en effet très difficile de monter un film, tu ne m’apprends rien, je ne suis pas un dilettante. Par ailleurs, toi qui es un professionnel, tu dois aussi savoir que Bienvenue chez les ch’tis n’est pas vraiment le genre de film qui a du mal à trouver des financements et un distributeur dans notre beau pays. Donc je ne vois pas pourquoi j’aurais la moindre indulgence.
      7. Si on suit ton raisonnement, parce qu’un film, c’est dur à faire, faut aimer tous les films? T’es pas sur le bon blog mon coco.
      8. Ca ne va pas te plaire, mais je n’ai aucun respect particulier pour le labeur, quand il n’est pas justifié par un minimum de talent.

      • 09/10/2009 13:54

        Je confirme que le Pédé (tout comme la Meuf, et moi) n’avons aucune animosité particulière contre les Ch’tis, mais ce qui me gêne beaucoup dans le discours de thezoo, c’est que, selon lui, un non-film comme les Ch’tis mérite plus son succés phénomenal que Titanic, qui avant d’être une colossale machine hollywoodienne, est un très grand film et restitue au mot « populaire » ses lettres de noblesse. Et tout ça pourquoi? Parce que les Ch’tis, même s’ils sont nazes (de l’aveu même de thezoo) sont d’abord des ch’ti gars bien de chez nous et valent toujours mieux que ces sales ricains bourrés de talent…
        Le chauvinisme crasse a ses raisons, que la raison ne connaît pas.

      • 09/10/2009 14:23

        Pour moi Titanic n’est rien d’autre qu’une bluette sur fond de débauche d’effets spéciaux, certes spectaculairement bien faits. J’ai vu ce bateau couler dans un océan de millions de dollars pendant que deux tourtereaux niais se faisaient des fonds d’œil et des contrôles d’amygdales.
        La main sur la vitre embuée de la voiture, quand même, c’est pas possible, non ?

      • Nora permalink
        09/10/2009 14:54

        Je ne sais plus comment ni pourquoi on m’avait trainé contre mon gré voir cette bouse.
        Je me rappelle juste avoir trouvé que Di Caprio mettait vraiment, mais alors vraiment beaucoup trop de temps à crever.
        Je me rappelle aussi avoir manifesté bruyamment ce constat avec les inconnus qui m’entouraient.
        Plusieurs dizaines de personnes me haïssent depuis.

        Je le vis bien.

    • 09/10/2009 15:24

      @thezoo: J’arrive après la bataille, et je vais sûrement enfoncer des portes ouvertes, mais l’Académie des César, de son vrai nom L’Académie des Arts et Techniques Du Cinéma récompense (ou en tout cas a pour but de récompenser) l’excellence artistique au cinéma. On pourra dire ce qu’on veut sur le mode de vote, sur les votants en eux-même, la base de tout ça, c’est la qualité ARTISTIQUE du film récompensé. Le résultat au Box-Office n’a donc rien à voir avec cela. C’est un non-sens complet, et, comme quelqu’un l’a effectivement déja fait remarquer plus haut, pour cela, il y a les Prix Du Film Français. Mais je ne dois rien apprendre au « producteur » que tu es (tu me permettras d’émettre un avis subjectif et basé sur rien d’autre que l’antipathie que je te porte – comme ça, de prime abord, à la lecture de ton commentaire – sur tes qualités de producteur comme tu l’as fait sur nos qualités de scénaristes, réalisateurs et amateurs de cinéma).

      • 09/10/2009 15:29

        Bon ben ça y est, tout le monde a balancé son missile. Candidat suivant, s’il vous plaît ?
        😉

  17. Anne-sophie permalink
    09/10/2009 11:44

    rien à dire…
    Le Grand cinema a du mouron à se faire, bientôt il n’aura plus d’argent ni de récompense pour son travail, mais on pourra toujours regarder coco dimanche aprem avant d’aller à gifi devant notre menu mcdrive et les 3 gosses obèses.

  18. Malice permalink
    09/10/2009 12:28

    Grâce aux excellents articles de Le Pédé, j’ai repris la direction des salles obscures et de la danse accessoirement. La semaine dernière pour commencer en douceur j’ai fait le grand écart en échauffement: Un Prophète mercredi, Le Petit Nicolas Samedi. Douloureux mais jouissif. Comme je suis toujours aussi souple, je cours m’acheter un lecteur de CD, de DVD et accessoirement une tv. Entre la série CLG, et les autres, 15 années de films en retard et les listes de musique orgasmique du moment je risque de disparaitre dans mon terrier pour un bon moment. Bon, je file, j’ai un déjeuner avec José.

  19. l'avocat de Luc permalink
    09/10/2009 15:15

    je suis pour un césar de la meilleur comédie…

    Dans une classe de CP comme de terminal, la maitresse ne regarde finalement que les meilleurs de la classe et ne s’intéresse jamais a celui qui est au dernier rang. Ce dernier a surment bcp de talent, mais n’a jamais l’occasion de le montrer et sera surtt très démotivé.
    Les meilleur resterons tjr les meilleurs (Abdellatif Kechiche), et les dernier ne produirons finalement jamais de bon copies (Boon, elmaleh, arcadi….)

    parole d’un mauvais élève….

    • 09/10/2009 15:28

      Moi je suis contre. C’est accepter qu’une comédie ne puisse pas être comparée à un drame, sur un plan purement qualitatif, et a donc besoin de lots de consolation. C’est un constat d’échec.

      • 09/10/2009 16:40

        Je ne saisis pas bien ce que tu baragouines, l’avocat.
        Je crois comprendre que ce que tu essaies d’exprimer avec ta métaphore sur l’école, c’est, en gros, que ceux qui ne reçoivent pas d’encouragements de la maîtresse (de César, donc) se démotivent et que c’est POUR CA qu’ils ne font pas de bons films? Rassures-moi, j’ai mal compris? Je ne peux pas croire une seconde que quelqu’un puisse penser une pareille ineptie. Si c’est le cas, je vais tout de suite te décerner le César de la Gêne gênante.
        Par ailleurs, tu crois franchement que Dany Boon a encore besoin d’encouragements, après 20 millions d’entrées?

        En tout cas, ça n’est pas avec ce genre de plaidoiries que tu vas me donner envie de défendre ton pote Besson.

        Ah, et pour ce qui est du César de la meilleure comédie, je crois que diegosan vient de te démontrer en trois phrases pourquoi cette idée est une insulte à la comédie elle-même.

  20. l'avocat de Luc permalink
    09/10/2009 17:57

    J’ai du mal a comparer une toile de Picasso a celle de Caravage 😉
    A 2 styles complètement différent 2 façons de juger très différente…

    • 09/10/2009 18:13

      J’imagine que tu es au courant que les 2 artistes que tu mentionnes sont séparés par 400 ans d’art, il est donc logique que tu aies du mal à les comparer.
      Essaie plutôt de comparer Caravage à Guido Reni, ou Picasso à Braque, tu verras, c’est tout de suite plus intéressant.

  21. l'avocat de Luc permalink
    09/10/2009 18:44

    le temps n’a aucune importance on parle de genre et ce sont des genre très diffèrent, qui ne se comparent pas… tt comme la comédie et le drame….

    Mais a l’occasion on fera une petite comparaison entre Picasso et Braque

  22. le bègue permalink
    09/10/2009 19:53

    Tu noies le poisson, l’avocat. Un drame et une comédie, avant d’êtres des « genres » sont des oeuvres cinématographiques, ils sont donc comparables. Le problème vient qu’il y a une tradition en France de filmer les comédies de manière assez pauvre. Or, contre-exemple, il suffit de prendre les comédies italiennes de la grande époque pour se rendre compte que l’on peut « filmer » la comédie.
    De plus, les genres sont assez poreux, et on peut entendre parler (même si c’est assez paresseux) de « comédie dramatique ».

  23. l'avocat de Luc permalink
    09/10/2009 20:34

    le belge laisse moi te dire que tu as raison. enfin a presque….

    un gentil ami de ma copine me l’a effectivement rappelé sur une vague place d’italie cet été, que la frontière entre comique et le dramatique était indéfinissable. comment dire qu’un film est comique ou dramatique?

    je vais prendre l’exemple d’un film qui m’a profondément bouleversé « le cinéma de papa » de Claude berry ( real producteur, je sais c’est mal) .
    ce film m’a réellement prit les tripes, mais il m’a également fait pleuré de rire.

    pour moi c’est un très bon film comique qui mérite son césar, mais qui aura également le droit d’obtenir un césar dans une autre catégorie…

    • le bègue permalink
      09/10/2009 21:47

      Heu… non, ce n’est pas le belge.
      J’ai un autre exemple encore plus flagrant : Billy Wilder. Voila un mec qui a tourné des séries noires (« Assurance Sur La Mort », « Témoin A Charge ») et des drames (« Lost Weekend » ou le terrible « Sunset Boulevard ») aussi bien que des comédies comme « Irma La Douce » ou les films avec Monroe (« Sept Ans De Réflexion », « Certains L’Aiment Chaud »).

      Mais il ne faut pas croire qu’il filmait les comédies avec moins de soin ou de génie qu’un film sérieux (il suffit juste de voir les décors d' »Irma La Douce » fait par Trauner…). Il faut aussi dire que ses comédies sont parfois à la lisière du drame : « La Garçonnière », par exemple, pourrait faire un drame de choix si Jack Lemmon ne nous faisait pas tant rire.

      On peut donc se dire qu’il n’y a pas de barrière imperméable entre la comédie et le drame, comme tu le reprends. Ceci est confirmé par le fait qu’il n’y a pas de sujet « naturellement » comique ou dramatique. La différence se fait juste sur la façon de filmer, d’aborder le sujet. Quand Kubrick a commencé son « Docteur Folamour », il était parti dans l’idée de faire un film tout ce qu’il y a de plus sérieux, à thèse, pour démontrer que « le nucléaire, c’est pas bien ». Finalement, quand Sellers a embarqué sur le projet, Kubrick et son scénariste se sont dit qu’il valait mieux faire une comédie, pour profiter du potentiel comique de Sellers. Peut-être que si c’était resté un drame, le film aurait fini dans les oubliettes de l’histoire, comme tant de film à thèse de cette époque, alors que sous cette forme, le film est entré dans l’histoire par la grande porte.

      S’il n’y a donc pas de barrière « tangible » entre les genres, alors pourquoi vouloir faire un césar spécial pour les comédies ? Cela revient à dire que les comédies sont des films à part.

  24. La Dépressive permalink
    09/10/2009 20:52

    OMD! Que c’est rafraîchissant tout ça! Le dédale virtuel m’emmène vers une arène de critique acidulée et justifiée. Je tombe, amoureuse de vous… Monsieur le Pédé, vous écrivez diaboliquement bien.

    Je propose le César du Bouse Office.

    Admirativement vôtre

  25. raoulvolfoni permalink
    10/10/2009 21:05

    Yes, Cité par le Figaro.fr! Le pédé y doit être aux anges!

  26. BOOGIE permalink
    11/10/2009 21:52

    Je trouve cet article pathetique. pardon de ma franchise, mais le mépris que vous affichez pour le cinéma est étrange. Pour vous, il y a d’un côté les pseudo artistes nommés au César qui sont forcément des brèles, de l’autre des champions du box office qui font forcément des bouzes. Pourquoi parlez vous d’un art que vous n’appréciez pas? Besoin de cracher votre venin pour avoir l’impression d’exister?? Je ne vois pas d’autre explication. Pour ma part, même si je ne suis pas d’accord avec tous les choix des César, j’ai adoré des films qui y ont été récompensés, comme « de battre mon coeur s’est arrêté », « tchao pantin », « Au revoir les enfants », « le Pianiste » « la môme », « le vieux fusil », « le gout des autres », « Amélie Poulain », « un coeur en hiver », « la graine et le mulet » »la crise », « le Pianiste », « Tess » »Police python 257 » etc etc… Je ne vois pas ce qu’il y a de honteux à aimer ses films. Mais à lire votre article, on a l’impression qu’il serait de bon ton de n’avoir que mépris pour le cinéma français et il n’y aurait que les Oscar américains qui auraient du mérite, les césar étaient « des cousins handicapés »??? votre discours, vous pouvez aussi le tenir pour les Oscar. Des récompenses ne font et ne feront jamais l’unanimité. A votre âge, il serait temps de l’apprendre, non?

    • 11/10/2009 22:15

      Il doit y avoir un problème avec ma connexion Internet, la partie où Le Pédé dit qu’être nommé aux Césars c’est être un tocard ne s’affiche pas sur mon écran. Ils vont m’entendre, chez Free.

    • L'étudiant permalink
      11/10/2009 23:21

      T’es sur qu’on a lu le meme article ? Non serieux, c’est possible d’etre a cote de la plaque a ce point ?

    • 12/10/2009 02:14

      A voir le nombre de commentateurs qui passent dix minutes à laisser un commentaire sur un article qu’ils n’ont visiblement pas lu, parfois, je m’interroge sur la capacité de l’humanité à survivre à encore un siècle d’évolution…

      • diegosan permalink
        12/10/2009 07:38

        Il faut sortir une version pour mal-comprenants, n’utilisant que le vocabulaire maîtrisé par Benjamin Castaldi.

      • Malice permalink
        12/10/2009 13:00

        « … le mépris que vous affichez pour le cinéma est étrange » ???
        Bougie, il faudrait peut-être lire les articles sous un autre éclairage…

  27. 26/10/2009 00:10

    … merci , puréeeee ça fait du bien de lire ça !
    euh si je puis me permettre une remarque , Amélie machin ça ne vaut pas mieux que camping… c’est juste une peu plus esthétisant mais c’est une merde infâme… et c’est un personnage détestable… imaginons un instant rencontrer cette greluche dans la vraie vie… on aurait soudain envie d’appeler Bertrand Cantat pour qu’il s’en occupe… ouais je sais on peut pas dire ça mais je m’en tape… et pis c’est pour rire… je précise au cas où ce commentaire serait lu par des chiennes de garde !!!

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