Skip to content

(500) days of Summer et (1h36) de colère.

04/10/2009

ATTENTION SPOILERS!!

Hier soir, en allant voir le premier film de Marc Webb, (500) Days of Summer ((500) jours ensemble, en France), j’étais loin de me douter que j’allais parcourir la totalité du spectre des émotions devant ce « boy meets girl movie » qui fleurait plutôt bon si l’on en croit la bande-annonce:

J’ai commencé, dés les premières minutes du film, par éprouver une intense jubilation devant l’alchimie du couple d’acteurs (les parfaitement sapés Joseph Gordon-Levitt et Zooey Deschanel) avant que mon enthousiasme ne retombe progressivement, pour finir par ne laisser place qu’à une irrépressible envie de tout casser.

En dépit d’une tendance maladive à me méfier des petits auteurs indé US (Zach Braff, c’est de toi que je parle) qui se donnent l’ambition d’être à la théorie amoureuse ce que Max Webber fut à la sociologie compréhensive, j’étais programmé pour apprécier ce spectacle tendrement mélancolique et raisonnablement arty.

Elle, c’est Summer (Zooey Deschanel) et elle est d’abord très jolie, ne laissant aucun mâle indifférent. Elle est super stylée, elle est fan des Smiths et de Ringo Starr, elle porte une frange digne des plus beaux specimens du Baron (ça c’est une supposition, puisqu’en réalité, je n’y ai jamais mis les pieds)…donc quel est mon putain de problème??!, me dit l’Arabe pour qui la Deschanel est la perfection faite femme.

Et bien, le problème c’est que j’ai la sensation désagréable d’être en face d’une créature de synthèse conçue uniquement dans le but de me séduire (un peu à la manière de la très virtuelle Simone, dans le film d’Andrew Niccol) et de me faire oublier le conformisme anesthésiant de cette histoire. Eh oui, Zooey, la plus craquante des girl-next-door de hollywood (voir son rôle de chanteuse quasi identique dans Yes Man, avec Jim Carrey) est à la « fille cool un brin zarbi » ce que Pierce Brosnan est au « bel homme séduisant »: une caricature sur pattes. Elle aime crier « PENIS! » dans la rue pour le plaisir d’embarrasser la personne qui l’accompagne; elle prône l’amour libre, débarrassé des scories bourgeoises et du carcan monogame; et puis surtout elle aime le Poulidor des Beatles (je sais, je l’ai déjà dit) et montre, par là même, qu’elle préfère les losers au regard de chien battu aux conquérants dont les dents rayent le parquet. La fille idéale, quoi.

Lui, c’est Tom (Joseph Gordon-Levitt) qui est d’abord très beau gosse et n’a visiblement pas l’air de s’en douter (genre…). Tom n’a jamais terminé ses études d’architecte, il rumine désormais sa frustration créatrice en concevant de cyniques cartes de voeux dans la douce torpeur d’un job alimentaire qu’il déteste. Sentimentalement, Tom est l’opposé de Summer, il croit dur comme fer en l’Amoooooooouuuuuur bobo et monogame. Dés sa premiere rencontre avec elle, il se persuade qu’elle est l’Elue (the One) et qu’avec de la patience, il parviendra à la convertir dans le sens d’un réel engagement mutuel. Elle, ne l’entend pas du tout de cette oreille et refuse de crouler sous le poids d’une relation « sérieuse » par trop aliénante. Ainsi, l’auteur (qui a choisi son camp) nous informe en début de film-par le biais d’un flash-back dont la subtilité évoque celle d’un pachyderme en surpoids-que la pauvre petite Summer fut traumatisée par le divorce de ses parents, ceci expliquant son refus de goûter aux joies de l’engagement. Summer, la jeune femme hédoniste et sereine se transforme alors en fille paumée, hantée par la peur de l’échec conjugal (forcément). Tout le film prend alors la forme d’un parcours initiatique qui durera les 500 jours de cette relation tourmentée.

Si l’on résume (et dieu sait si la structure narrative bordélique ne nous facilite guère la tache), Tom tombe donc amoureux de la dite Summer, la séduit puis se retrouve chez Ikea (forcément) en sa compagnie dans la scène suivante. Puis il se fait lourder, décide de la reconquérir, échec cuisant, se fait le chantre de la sincérité en amour dans une diatribe contre l’industrie de la carte de voeux, puis démissionne; il apprend au passage que Summer est mariée à un autre que lui, réalise que L’AMOUR C’EST PAS TOUJOURS RÉCIPROQUE, devient architecte et rencontre une très jolie fille nommée…Autumn.

Whaooouuh les gars!! Là je suis vraiment sur le cul. Mais je suis aussi furax; ce film supposément sincère dans ses intentions participe de la même duperie qu’il prétend dénoncer et s’inscrit pleinement dans le mythe petit-bourgeois qui veut qu’on finisse toujours par trouver chaussure à son pied (vision aussi simpliste que peut l’être une carte de voeux achetée dans une supérette). Son dénouement pourrait se résumer au vers suivants:

Le Destin c’est vachement bien
Le Hasard c’est pour les connards

On imagine assez aisément quels ont pu être les arguments que ce publicitaire auteur/réalisateur a fait valoir pour vendre son projet aux producteurs: « Bonjour les huiles de la Fox, je m’appelle Marc Webb et j’ai une idée révolutionnaire: je veux faire une comédie romantique sensible et hype qui se déroulera a L.A et pas à New York (ça vous en bouche un coin!) et puis surtout le garçon et la fille ne termineront pas ensemble, lucidité, perte des illusions et passage à l’âge adulte obligent!!! Mais vous inquiétez pas, je vous ai concocté un petit happy ending de derrière les fagots, histoire de ne pas donner des envies de suicide au spectateur ( faut bien qu’il soit vivant si on veut qu’il fonce dare dare vers le premier Top Shop, s’acheter plein de petits pulls écossais en sortant de la salle): le mec termine avec une p’tite meuf encore plus mignonne, même qu’elle s’appelle Autumn, vous voyez où je veux en venir (clins d’oeil appuyés)???! Alors vous me donnez des sous pour que je le fasse mon chef d’œuvre générationnel et que je puisse gagner tous les prix à Sundance?!! »

On connait la suite.

Publicités
68 commentaires leave one →
  1. bob permalink
    04/10/2009 12:52

    pareil, j’ai trouvé ça à chier.
    c’est l’anti eternal sunshine. ca veut pas etre mièvre et c’est que ça.

  2. Brimbelle permalink
    04/10/2009 13:38

    Merci merci merci!!

    La personne avec laquelle je suis le voir au ciné n’arrivait pas à comprendre ce que j’essayais de lui dire, à savoir que j’avais eu la très désagréable impression d’avoir été prise pour une conne.

    On ne construit pas un film, et la promo dudit film, sur l’idée d’un truc un peu décalé, avec un regard peut être un peu différent sur l’amour, sur les relations, pour finalement conclure sur:
    -si tu ne crois pas en l’Amour, c’est parce que a/ tu as été traumatisée par le divorce de tes parents et b/ tu n’as pas rencontré la bonne personne.
    -la seule relation amoureuse qui puisse rendre heureux est celle avec ton Elu(e).

    Je me suis sentie flouée. Je ne suis absolument pas contre l’idée d’une comédie romantique avec variation sur le thème « it was meant to be », mais pas quand on me promet autre chose. Au moins ce genre de films là ne vient pas me dire que si je ne suis pas dans ce schéma mental, c’est parce que j’ai un problème.

    C’est un peu comme si à la fin de Little Miss Sunshine, on avait ajouté un flashforward, où le père aurait trouvé un super job et Olive était devenue mince et populaire.

    Raaaaah!

    Re-merci de me montrer que je ne suis pas la seule à être ressortie dégoutée de ce film.

  3. Marie permalink
    04/10/2009 14:00

    Le genre « comédie romantique » à la base, me donne envie de me torpiller tout droit par l’oeil de boeuf de ma minable et glaciale chambre de bonne de peintre sans le sou dans ce Paris interlope des artistes, où les hommes portent tous des bérets sur la tête, une baguette sous l’aisselle,et les femmes des marinières et des espadrilles .

  4. 04/10/2009 14:04

    Bon.
    J’étais au ciné avec Brimbelle et on s’en engueule encore, joie.

    Perso je savais dans quoi j’allais en entrant dans la salle. Le film était moyen, mais en tout point conforme a ce que j’attendais.

    Dans le cas du mec, désolé de vous le dire, mais quand on sort d’une mauvaise relation, on finit par rencontrer quelqu’un et ressentir de la joie et de l’espoir. A moins d’espérer que le type à moins de 30 ans finisse sa vie seule et ne rencontre jamais personne. Le happy end, ou en tout cas l’espoir d’une nouvelle relation, est inévitable.

    Faut aussi dire que je ne crois pas au destin, qui n’est pour moi qu’un synonyme neuneu pour dire hasard. Je ne fais donc pas la distinction, donc je n’ai pas été choqué par la conclusion en voix off.

  5. 04/10/2009 14:08

    Hum, tout ça pour dire que lire un tas de critiques à l’avance (pendant la sortie US), ça permet de se donner une image suffisamment fidèle du film pour éviter d’en espérer quelque chose de totalement opposé au produit fini.
    (même si des fois on se fais avoir…)

  6. 04/10/2009 14:36

    Moi je l’ai pas vu, et j’en ai même pas entendu parler, je m’abstiendrai donc, et je prendrai donc cet article comme appartenant à la rubrique « coiffure » plutôt que « cinéma ».
    Je te confirme donc qu’il y avait beaucoup de magnifiques franges au Baron, mais c’est un peu 2006 comme référence. Ca leur est passé, globalement, même s’il y a des irréductibles.

  7. john permalink
    04/10/2009 15:04

    merci de m’avoir spoilé le film !! je comptais aller le voir ce soir
    pas sympa
    c’est pas ça une bonne critique dsl

    • 04/10/2009 15:13

      Y’a une grosse alerte aux spoilers au-dessus de l’article.
      Faut être un peu attentif. Bordel.

    • Nora permalink
      04/10/2009 15:25

      « ATTENTION SPOILERS » en gros et en gras au début de l’article n’est doit pas être suffisant.

      • Nora permalink
        04/10/2009 16:17

        « ne doit pas être » et pas « n’est doit pas être », j’ai surement été possédée par mon double espagnol en rédigeant mon com’.

      • 15/11/2009 18:21

        On va me prendre pour un boulet mais je l’avais pas vu.

        (Ceci dit, je suis content d’avoir trouvé le point qui me turlupinait après la vue de ce film. Cette note met bien le doigt dessus.)

  8. Le Velu permalink
    04/10/2009 15:16

    Moi j’ai été voir Démineurs….

    ….
    oui je sais.
    Donc si quelqu’un veut de bonnes raisons (outre l’affiche) de ne pas aller le voir, qu’il me contacte.

    • Yoos-F permalink
      05/10/2009 01:58

      HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!!!
      Mon com’ préféré depuis longtemps!
      Quelqu’un peut il me racheter des hanches?

    • L'étudiante permalink
      07/10/2009 14:36

      Perso, je ne dissuaderais personne d’aller voir Démineurs, j’aurais même tendance à le conseiller chaleureusement (Katherine Bigelow est loin d’être une tâcheronne, elle utilise l’espace et le temps de manière admirable, ce qui fait de son film l’un des tous meilleurs de l’année 2009, pour l’instant…)! Tout en recommandant de zapper 500 jours…qui est effectivement une bouse.

      • L'étudiant permalink
        07/10/2009 15:00

        J’aurais tendance a te faire confiance, t’as un super pseudo !

    • 07/10/2009 14:54

      Tu peux me donner toutes tes raisons Le Velu, je suis sûr que je peux te donner l’argument inverse à chaque une. Tiens, je commence ici, l’affiche est sûrement la seule bonne raison de ne pas aller le voir. Le film en lui-même est tout à fait admirable.

  9. 04/10/2009 15:25

    la bande annonce est nase (je sais, c’est constructif…) mais le petit Jo a bien (mais alors vraiment bien) grandi depuis « 3ème planète ». Merci de l’avoir rappelé à mon souvenir.

  10. Philippe De Thrace permalink
    04/10/2009 16:12

    On pourrait en conclure que pour le cinéaste, la volonté d’être subversif (« volonté d’être subversif », rien que ça c’est gerbant) n’a pas résisté à la culture hétérosexuelle dominante. Desquelles vient la nécessité d’associer happy end et « Ils se marièresnt et vécurent hereux… ». Et qui le force aussi à « expliquer » les valeurs de Summer, parce que ne pas le faire, ça aurait signifié que les valeurs de Tom ne sont pas les seules à être « naturelles », ou alors qu’elles ne le sont ni l’une ni l’autre, le cahos, quoi (cf: L.-G.- Tin). Du coup, Summer est la déviante de l’histoire, d’ailleurs elle aime Ringo Starr, C.Q.F.D.
    A part ça, le film, je l’ai pas vu, et vous savez déjà ce que je pense du Cinéma.

    Diego, toi qui es à un poste observatoire avancé de la mode, tu crois qu’on arrêteras bientôt de subir le slim?

    Cordialement,

    • Philippe De Thrace permalink
      04/10/2009 16:13

      [Il fallait lire « De laquelle » à la deuxième phrase, bien entendu]

  11. diegosan permalink
    04/10/2009 16:17

    Oui, apparemment un come back du jean neige se dessine. Désolé.

    • Nora permalink
      04/10/2009 17:20

      Le jean neige est une abomination.
      Si son retour est pressenti, la fin du monde est proche.

      • diegosan permalink
        04/10/2009 17:38

        Tu sais quoi, Nora ? Tu as raison.

      • Nora permalink
        04/10/2009 17:46

        Tu sais quoi, diegosan? T’es pas le premier à me le dire.

        🙂

    • Didie la praline permalink
      04/10/2009 17:28

      Oh tiens, je connaissais pas ça… mais c’est moche!
      Nora, si tu trouves un abri pour la fin du monde, je te suis!

    • Philippe De Thrace permalink
      04/10/2009 17:34

      C’est quoi le jean neige?

  12. 04/10/2009 16:30

    GOOD : here comes your man | pixies . la petite soeur est monstre, mais drôle

    BAD : le film est un produit sub-publicitaire pour vendre un bonheur qui gêne . Summer, un personnage horrible

    QUESTION : j’ai passé deux heures à fixer l’écrans pour comprendre si Joseph Gordon-Levitt est beau. Je suis sorti du cinéma sans le savoir

  13. 04/10/2009 18:20

    Pour ma part, je dirais plus « déçue » que « en colère ».
    Pour les même raisons en ajoutant ce montage rigolo au début et carrément saoulant à force puisque la fin, on la connait depuis le début. Au final, rien de bien nouveau « oh tiens, un garcon architecte sentimental tombe amoureux d’une fille cool/ qui ne veut pas (voire  » a peur ») de s’engager  » ça vous rappelle rien ?

    Je me suis juste un peu endormie devant les projets de mariage de summer espérant que ses yeux injectés de sang (personne a remarqué ?) annonçaient un retournement de situation genre ouhelleprenddeladrogueetvafoirerson mariage mais rien…

    Sinon Gordon- Levitt est plutôt mignon mais un peu fade, et surtout il a l’air trèèès fatigué (ils ont tous des problèmes d’yeux)

  14. Mode Oeuf permalink
    04/10/2009 19:01

    Je suis si sceptique que je n’ai pu être déçue. Je ne crois plus personne quand j’entends « sans happy end » et j’ai encore eu raison. J’ai surtout été choquée qu’elle se marie, parce qu’elle avait des idées assez semblables aux miennes, qui n’impliquent pas qu’on en change pour le prochain pékin. C’est nourri et établi ce genre d’idée, bordel ! Et mes parents sont ensemble depuis 40 ans … et je n’ai aucun problème à tomber amoureuse, qu’il soit looser ou winner, je veux être amoureuse ou partager de bons moments, pas « former un couple ». Où est mon film ? « Eternal sunshine » il faudrait que je le revoie, je me souviens juste que j’ai trouvé ça un peu tarte. Qui a vu « Rien de personnel » ? J’ai bien aimé.

  15. 04/10/2009 21:49

    C’est là que je fais mon chieur mais, y’a qu’un seul B à Weber… ‘scuse moi, j’ai encore du mal à lutter contre mes bas instincts.

  16. Yoos-F permalink
    05/10/2009 02:00

    Mais t’as quoi contre Zach Braff? Bon ok, j’ai pas vu ses films. Mais chez moi on ne dit pas de mal de John Dorian. Non mais…

    • 05/10/2009 12:10

      Ce qu’on a contre Zach Braff?

      Garden State.

      Et sa tête de con.

      • Yoos-F permalink
        05/10/2009 14:23

        Ohlala… Les rabats joie…

      • 05/10/2009 14:24

        Ben non pourquoi? Haïr Zach Braff, c’est très joyeux, je t’assure.

  17. Betty permalink
    05/10/2009 02:03

    C’est vraiment dans ce genre de posts que je me dis que, finalement, un billet du Juif, c’est un peu comme un bon dîner au resto -ou plutôt un dîner dans un bon resto-. C’est rare, genre aussi rare que quand la mère d’Henri se fait griller en train de bouffer des falafels, mais quand tu y goûtes, tu savoures, t’en redemandes, c’est tellement bon… Et surtout,le Juif, c’est pas si compliqué que ca d’en faire plus souvent (des bons dîners comme des posts!!). Alors on se motiive, je devine que le tunnel est long, mais la lumière n’est pas si loin, la lumière qui te consacrera comme le Juif le plus casse-couille de tous les temps -et dieu sait que ca relève de l’exploit, y’a de la concurrence qui suit derrière…-.

    En éspérant que tu me pardonnes d’avoir comparé ton génie littéraire avec de la nourriture

    • 05/10/2009 22:04

      Chere Betty,
      je te remercie pour ces conseils bienveillants, mais souviens-toi que si tu dînais tous les soirs à la Tour d’Argent, tes papilles finiraient par se lasser car la carte n’aurait malheureusement plus de secrets pour elles…Il faut donc faire en sorte que chaque dîner soit une fête.

      p.s: je risque ma vie en écrivant ces lignes.

      • Betty permalink
        05/10/2009 22:59

        Ah, cher Juif, je te suis reconnaissant de risquer ta précieuse vie pour me répondre!

        Néanmoins, ton excuse est un peu insuffisante! Je devine bien que tout prétexte est bon à prendre pour essayer de faire passer ta procrastination pour de l’amour de l’art, mais tu ne crois pas que le lectorat assidu de CLG mérite mieux?!? Souviens-toi bien que ton grand nez, tu le tiens de tes ancêtres juifs et pas de Pinnochio, alors arrête tes mensonges et dis nous juste « Oui je suis feignant, oui je suis un espèce de gros flemmard qui n’a pas la motivation nécessaire d’écrire plus d’un article par trimestre!! »

        Désolé de t’incriminer de la sorte, mais comprends bien que ce n’est pas de la rage mais simplement de l’amour de la part d’un lecteur qui aimerait bien te lire un peu plus souvent… J’espère que tu me pardonneras ces accusations blessantes!!

  18. Malice permalink
    05/10/2009 06:57

    Comme c’est un peu grâce à ce… de Delon que je suis arrivée sur blog , je modifierai le dénouement

    Le Destin c’est pour les chiens
    Le Hasard c’est pour les connards.

    Moi j’aime beaucoup les connards ET le Hasard.

  19. de passage permalink
    05/10/2009 14:27

    Je n’ai pas vu tout le film… je lisais « la princesse et le président » !

  20. Barbapapa permalink
    06/10/2009 03:12

    J’ai pas lu l’article parce que la flemme mais j’ai lu d’autre de tes critiques cinéma ( je sais pas si c’est le juif ou le pédé qui en fait le plus ), d’où ma question : es-tu simple amateur (passioné ou juste intéressé) de cinéma ou est-ce que tu bosses dedans et/ou études, etc etc ?

    • 06/10/2009 09:08

      Barbapapa: J’ai lu ton commentaire, parce que j’avais la flemme de lire Guerre et Paix. Le Juif et le Pédé sont deux personnes bien distinctes, d’où ma question: What’s the point? Et puis, ça change quoi que l’un ou l’autre soit passionné ou bosse dedans?

  21. Barbapapa permalink
    07/10/2009 13:09

    Beaucoup de choses. Si la critique de cinéma n’est qu’un passe-temps, il est maitrisé (en partie) et je trouve ça vraiment interessant que vous soyez tant lu, même si d’un autre côté, l’avènement de « Monsieur Tout le monde » critique de cinéma (via les blogs, forums et autres) est assez effrayante, notamment pour l’avenir de la profession, et celui du cinéma aussi.

    • 07/10/2009 13:15

      Pardon ??? Tu es en train de nous expliquer que le fait que tout un chacun puisse donner son avis – sachant que tout un chaque autre est libre d’en penser ce qu’il veut et d’en tirer les conclusions qu’il veut – va mettre en péril le petit confort du cercle autorisé à donner et diffuser son avis, et du cercle de ceux qui produisent ce qui est critiqué ???
      C’est ta réaction, qui est un problème, à mon avis !
      Et puis tu sais, on a pas attendu Internet pour dire ce qu’on pensait, en bien ou en mal, d’un film, d’un livre, d’une expo, d’un disque, d’un fait d’actualité…

    • 07/10/2009 13:46

      Cher(e) Barbapapa,

      Je me vois navré de t’annoncer que l’avènement de Monsieur tout-le-monde critique de cinéma est un réalité depuis un bon bout de temps déjà via le net, ainsi que celle de Monsieur tout-le-monde cinéaste, chanteur, comique et un tas d’autres choses que le numérique a rendues possibles pour le meilleur et (souvent) pour le pire. On appelle ça la magie du monde moderne. Par ailleurs, la profession n’a pas l’air de trouver ça problématique, puisque Première a consacré un pleine page de son nouveau numéro à mon article sur Inglourious Basterds. #envoidefleurs

      Je suis bien conscient que je devrais laisser le Juif répondre, puisqu’il s’agit ici de son article, mais je m’interroge sur ta capacité à juger de sa maîtrise dans la mesure où tu n’as, selon tes dires, pas lu sa (très excellente) critique. J’en déduis donc que ce commentaire est dirigé vers mes propres articles ciné, puisque oui, c’est moi qui en écrit le plus. Auquel cas, je te remercie pour le « maîtrisé (en partie) ». Aurais-tu la générosité de m’envoyer des corrigés, pour que je puisse faire des progrès? Merci d’avance.

      Par ailleurs, si cela peut te rassurer, je ne suis pas Monsieur tout le monde.

      • L'étudiant permalink
        07/10/2009 14:28

        Souvent le pire, mais quelque fois, comme ici, le meilleur !

        Je reste sans voix face a l’aplomb de la personne qui ose poster un commentaire a un article commencant par « J’ai pas lu l’article parce que la flemme ». C’est magnifique, vraiment.

  22. Barbapapa permalink
    08/10/2009 20:34

    Ouais, c’est ce que je craignais : gauchistes bobos intellos se masturbant physiquement et intellectuelement les uns les autres. C’est pas votre fautes, déjà que j’aime pas les blogs à la base …

    • Aléatoire permalink
      11/10/2009 13:32

      Je trouve bien plus effrayant l’avènement sur les média audio-visuels de « Mr Tout le monde » (Chanteur, acteur, people et autre personne faisant l’actualité) en tant que chroniqueur. Je me sens plus agressé par l’inondation de leurs pertinents avis dans le sens ou les sons et les images peuvent s’imposer dans le quotidien (le choix audiovisuel à un instant donné étant assez limité) alors que rien ne me force à lire un livre ou un blog écrit par ces même gens (les choix de lecture à un instant donné dépassant la capacité humaine). Non en fait ce que je trouve effrayant ce sont les gens qui parlent pour ne rien dire.

  23. 12/11/2009 23:22

    EH BIEN MOI J’AI ADORE!
    J’aime le personnage de Summer qui est claire dès le départ sur le fait qu’elle n’est pas amoureuse, j’aime son style de vie et son look, pour moi elle est l’archétype de la femme moderne!
    Le style du film fonctionne bien (bon je suis pas trop fan du happy end à la noix et de la séquence je joue dans un film européen) mais la chronologie, l’esprit de quelqu’un qui s’est fait largué et ne comprends pas pourquoi fonctionne comme ça!
    Et puis ce qui me plait le plus dans ce film, c’est que ça n’est PAS UNE HISTOIRE d’AMOUR , et DONC PAS UNE COMEDIE ROMANTIQUE, voilà enfin le film qui parle de toutes les relations qui ne fonctionnent pas!
    LA BANDE SON EST MAGNIFIQUE! bien sûre c’est dur d’aprecier le film sans un peu d’amour pour la pop indé!
    C’était juste un petit message pour montrer les trés bon points de ce film car la plupart des commentaires me semblent plus focalisé sur la bande annonce que sur le film en lui-même!! BYE!

  24. petit-bébé permalink
    15/11/2009 15:59

    moi j’ai apprecié ce film car il n’y a pas eu de blanc pendant le film
    il y a des moments hilarants où toute la salle a rigolé ( enthousiasme de tom ,lit ikea,certaines reactions chez tom )
    On nous montre certaines approches , certaines reactions, certaines réactions qu’on voit lors d’une relation amoureuse et c’est joli à voir dans ce monde de brutes

    Les acteurs ont aussi prouver qu’on peut se comporter comme adulte meme si on connait une mauvaise passe…

    Bref tout y est …. le film aurait pu aller plus en profondeur en nous en isant plus sur la rencontre de summer avec son mari….
    et nous montrer comment tom s’est motivé pour se remettre à l’architecture…

    j’ai bien aimé quand on fait la correlation entre la vie privée et professionelle…. petite pensée pour ceux qui ont vecu une raltion amoureuse au boulot et qui ont eu du mal quand c’etait fini ou quand ce n’etait pas possible

  25. Gordito permalink
    22/06/2010 11:22

    Hi,

    500 days of everything!!!!!

    Je vous trouve tout de même un peu durs avec ce film, c’est vrai j’avoue le scenario ressemble à beaucoup d’autres et le happy ending est grossier avec cette jolie inconnue encore plus belle que belle!!!
    Mais c’est tout de même rondement mené et les deux acteurs sont pas mauvais. Je sens a certains commentaires plus haut qu’il y en a qui sont un peu aigris par la vie mais ce scenario est assez réaliste et j’en suis la preuve vivante, j’ai vécu a peu de chose près la même histoire et puis surtout quant au happy ending que dire d’autre qu’un peu d’espoir et de neuneuserie n’a jamais tuer personne!!! Et puis franchement on a vraiment envie que ce pauvre Tom se rendent compte qu’il peut trouver mieux pour lui et qu’il est pas autant un looser qu’il ne le pense!!!!
    Bref moi j’aime aimé et tous ceux a qui je l’ai conseiller l’ont aimé aussi!!!!!
    Sinon pour ceux qui parlait plus haut de « Demineurs » ca c’est la vraie Merde comme on aimerait plus en voir au cinoch!!!!

  26. Bizu permalink
    30/11/2010 23:14

    J’ai pas bien compris sur quel degré il faut se placer sur votre blog. Si je m’en tiens au premier, il porte en tout cas super bien son nom. J’ai jamais lu une critique qui puait autant la vanité. Des explications aussi foireuses enrobées dans une pseudo explication narrative de refoulé de la Femis m’amènent à penser que tu te masturbes quand tu te relis.
    Le film est pas mal, pas top, mais tellement loin de mériter ton indignation. J’espère que ça t’as fait du bien de te soulager.

    • là par hasard permalink
      31/01/2011 02:48

      Je suis d’accord avec toi bizu, tout ces commentaires à la mode eric zemmour m’exaspère…
      Et quoi tout doit toujours être parfait pour toucher les gens ? Pourquoi toujours prendre les mauvais coté d’un film, livre, etc… et en faire une critique vide de sens. c’est l’apologie de l’anticonformisme superficiel bobo ici. « OUAI fuck la société moderne, fuck les clichés » (qui sont pour moi dans le domaine du cinéma souvent utile pour faire passer une idée en une heure et demi à condition de pas tomber ds l’excès).

      Je suis pas un grand fan des comédies romantique parce que rare sont celle qui traitent vraiment de l’amour sans le stéréotypé. J’ai vu le film à la télé (par hasard) j’en avait jamais entendu parler et il m’a touché. Je me suis demandé si ça avait amené d’autre gens à réfléchir et je suis tombé sur ce site (par hasard) comme quoi le hasard…

      Je ne trouve pas que c’est un film génial mais c’est un bon film.
      A travers tout ces clichés, il y a matière à réfléchir. A la fin du film je me suis posé des questions sur ma propre expérience, et ça m’a fait réfléchir. C’est ce que j’attends d’un bon film… Si la forme n’y est pas spécialement (quoi que j’aime bien l’idée du jeu dans le temps, c’est original) le fond est plutôt bien pensé.. Le véritable amour existe-t-il ? Qu’est ce que l’amour d’ailleur ? Qu’apporte une relation même si elle est foireuse ? Le film ne prétend pas répondre a ces questions, il donne matière à y réfléchir…

      Le « happy end » pour moi n’en est pas vraiment un, il rencontre quelqu’un d’autre, mais il est pas dit qu’ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfant… Si tu réfléchis sur le fait qu’elle s’appelle autumn, ben justement c’est une autre « saison » de sa vie amoureuse mais c’est pas pour autant que c’est la dernière …

      Bref, continuer votre masturbation intellectuelle vous qui avez tout compris au 7 éme art…

      • 31/01/2011 13:22

        Eric Zemmour? Check.
        Anticonformisme Bobo? Check.
        Masturbation intellectuelle? Check.

        Sur ce, je retourne me coucher.

  27. Sil permalink
    31/01/2011 20:19

    Je sais que j’arrive après la bataille mais je suis en train de voir le film ce soir seulement.

    Ca m’a fait un peu penser à Amélie Poulain, dès les premières secondes, et pendant tout le film : les passages où le héros se voit dans des films tragiques en noir et blanc avec le bruit de la caméra super 8, les présentations des personnages, « elle, c’est Machine , elle mesure tant et pese tant » et le voix du « destin » partout ….

    Sinon la BO pas mal, mais Carla Bruni « quelqu’un m’a dit » : les Américains écoutent vraiment ca dans leur voiture?!

    • tijan permalink
      01/02/2011 09:22

      Merci Sil (si, si, c’est sincère) de m’avoir permis de lire cette chronique réjouissante, et merci de l’avoir écrite le juif.

  28. là par hasard permalink
    01/02/2011 09:40

    t’as oublié superficiel le pédé 😉

  29. Mr. Unknown permalink
    25/02/2011 22:19

    Franchement… Je suis déçu. Par ta façon absolument horrible d’écrire, et de citer. Mais bon, outre cela, qui n’est pas bien important (nous sommes sur le net voyons), tu dégoûtes bon nombre de personnes de voir ce film, qui par l’alchimie des acteurs, donne une atmosphère poétique extraordinaire. Et sur son lit de pop-rock douce et accrocheuse, ce film est une perle dans le ciné indé américain. Et n’oublie pas que c’est un film, il faut bien forcé les choses… Ou s’ennuyer devant « Ciel d’Octobre », et son histoire vraie (Malgré cela, Gyllenhaal sauve les meubles). Sur ce, je me retire ami cinéphile.

  30. 03/03/2011 11:07

    Salut les connards,

    T’es rigolo « Le juif ». D’un côté tu fais le malin à trouver le film trop gnan gnan, puis tu te dis tout perdu par la narration non chronologique. Tu m’as l’air d’un gars simple, toi !

    Au passage Max Weber c’est avec un seul B, et parler de « sociologie compréhensive » à son sujet, c’est tout simplement faire le jeu de ceux qui l’ont importé en France dans les années 1960 pour en faire une sorte de SUPER ANTI-MARX, alors que bon, en actes et en oeuvres, c’est un sacré sociologue de la domination, de la domestication des masses par les pouvoirs intellectuels. En gros, toute la traduction puis les manuels scolaires ont fait exister un truc tape-à-l’oeil, la « neutralité axiologique », qui est en fait un contre sens car Weber opposait la « connaissance libre de préjugés » non pas à Engagement, mais à Propagande. Voir les bouquins d’Isabelle Kalinowski pour fouiller tout ça…

    Revenons aux 500 days… Chacun ses goûts pour l’aspect formel, mais une chose est sûre : il ne faut pas passer à côté du générique, annonçant clairement la couleur d’un portrait à charge contre la « vraie » Summer qui inspire le personnage du film, une vraie petite saloperie de peste. Je détaille tout ça de façon originale et esthétisante (ben voyons…) sur mon blog à moi (ben ouais, j’y connais rien en ruses de référencement, alors je le fais à l’ancienne école) :
    http://gerard.rimbert.free.fr/blog/?p=857

    Salut à tous

  31. Eloo permalink
    28/07/2011 14:39

    je voulais le voir, je suis fixée.
    dommage, il avait l’air prometteur (fourbe)

  32. Joe permalink
    21/08/2011 23:48

    Faut être un caillou pour ne pas être touché par ce film. Ou bien n’avoir jamais vécu de relation passionnée.

  33. Nico permalink
    10/10/2011 07:28

    Sérieux tout ceux qui aiment pas vous avez rien captez au film… C’est comme quand on précise le spoil au début de l’article: la voie off du film indique que ce n’est pas une histoire d’amour entre les deux personnages principaux, donc si vous vous attendez à les voir ensemble à la fin du film, en effet, vous pouvez rentrer chez vous en gueulant après ce film… Personnellement je trouve ce film excellent tout comme ça bande son 🙂

  34. Lauranna permalink
    07/01/2012 23:52

    Pourquoi les gens se prennent autant la tête devant un film. C’est un film sympa et touchant. Et pour moi la fin n’est pas un happy ending mais une nouvelle désillusion en perspective. C’est la vie.

Trackbacks

  1. Golden Globes 2010: L’année du double cheese. « C'est La Gêne
  2. A Bad Case Of The Mondays « C'est La Gêne
  3. Pour les internautes errants en détresse. « C'est La Gêne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :