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Tu te foutrais pas un peu de notre gueule, Amélie Nothomb?

05/09/2009

amelie-nothomb-02Je viens de lire Le Voyage d’hiver, le dernier livre de la célèbre mangeuse de moisissures. Et j’ai légèrement l’impression de m’être fait avoir. D’abord, parce que j’ai dépensé 15€ pour lire un livre commencé dans le métro et terminé dans mon ascenseur, soit environ une demie-heure de lecture, soit cinquante centimes la minute. Ça fait un peu cher, non ? Surtout quand on sait que 20Minutes est gratuit. Et que Le Monde (1,40€) me tient en général le mois. Mais passons, ça fera un joli livre pour orner ma bibliothèque, ça me console un peu. 15€ le bibelot, c’est acceptable. 

Ce qui l’est moins, c’est qu’un livre ne dure même pas une demie-journée. Je ne suis peut-être pas normale, mais en général, j’aime bien créer une relation avec un livre. Je le choisis avec attention, il est tout beau, tout lisse, excitant. Je le tords, je le plie, je le serre contre moi, je dors à côté de lui, sous lui, sur lui, je l’emmène dans mon bain, la moiteur de mes mains et la vapeur le font onduler, je l’embarque à la gym, le laisse traîner par terre, je déjeune avec lui, dans un parc ou au bureau, je le délaisse quelque temps, séduite par un autre, mais reviens vers lui, toujours. Je le mets dans mon sac et il s’imprègne de l’odeur de mon parfum et de mes chewing-gums, il m’offre une contenance quand j’attends quelqu’un dans un café, il me console quand je suis triste, me réchauffe quand j’ai froid, m’occupe quand je m’ennuie, me tient compagnie quand je me sens seule. En approchant de la fin, je sens la nostalgie m’envahir, je ne veux pas le quitter, pourtant je sais que la fin est proche, que je vais devoir m’en détacher, passer à un autre. Je retarde au maximum le moment d’en lire les derniers chapitres. Et quand je tourne la dernière page, une certaine tristesse m’envahit, c’est fini, notre idylle prend fin, je le range dans un coin de ma mémoire et de ma maison, jusqu’au jour où il aura totalement disparu des deux, effacé de mes réminiscences par mon ingratitude face à de nouvelles oeuvres et disparu de mes étagères parce que cédé à un ami de passage. Finalement, chaque livre est une sorte d’histoire d’amour. Réussie ou pas. Et mes Amélie Nothomb, à deux exceptions près, sont à chaque fois de cuisantes défaites et de grosses, très grosses, déceptions. Pourtant, je me laisse souvent séduire, comme par un ancien amant manipulateur, qui saurait jouer des quelques bons moments passés ensemble des années auparavant. 

Qu’est-ce qui m’a eue cette fois ? La quatrième de couverture, essentiellement. « Il n’y a pas d’échec amoureux ». C’est tout. Comment résister ? 

Alors je craque et j’entame, impatiente, ce dernier cru de la très prolifique Nothomb. Qu’est-ce qu’on y trouve ? Une écriture, un style, parfaits, délectables, de l’humour, comme toujours, des cibles faciles, ici une attardée mentale qui se prend de la « neuneu » à chaque page et dont la présence est « relative ». Des prénoms insensés (Zoïle et Astrolabe) pourtant pleins de significations mythologiques inouïes, un amour des mots, de l’écrit, de la lecture, une glorification du sentiment amoureux (« la simple réalité du sentiment amoureux est une grâce, un état d’éveil absolu où toute autre réalité est abolie ») assez rare chez l’auteur géniale de Stupeur et tremblements, et un narrateur-futur-hijacker-kamikaze d’avion, ni terroriste, ni revendicateur, simplement amoureux. 

Nous y voilà. Embarqués dans ce Voyage, le seul finalement méritant une majuscule, le voyage amoureux. L’histoire d’amour en elle-même ne présente pas un grand intérêt, mais le ravissement et la justesse de certaines phrases qui, comme elle le dit elle-même, pourraient faire « pleurer face à tant de beauté » ou « éclater de rire face à tant de grotesque » (comme souvent lorsque l’on décrit l’amour) est plaisant. Elle inverse les saisons, fait de l’hiver celle de l’amour, glorifie l’attente d’une missive (« celui qui attend une lettre de la personne aimée sait ce pouvoir de vie ou de mort des mots »; « mon existence était suspendue à du langage qui n’existait pas encore, à la probabilité d’un langage ») et se délecte davantage du sentiment d’attente et de l’écrit espéré que de la relation qui pourrait en résulter. 

J’aurais dû être contente, elle remplit en partie la promesse de sa quatrième de couverture et pourtant, je suis furieuse. Pourquoi ? 

Parce qu’au fond, que nous dit-elle, Amélie? Qu’il n’y a pas d’échec amoureux parce qu’aimer est déjà une victoire. Certes. Mais encore ? Que nous ne vivons tous que pour ce sentiment. Que tous les amoureux deviennent des débiles. Que l’amour ne dure qu’une saison (et non pas trois ans comme le prétend un autre écrivain loufoque). Que l’amour est voué à se clore par une apocalypse doublée d’un suicide. Qu’on ne se remet pas d’avoir aimé. Que chaque histoire d’amour nous tue un peu. Que nous sommes responsables de ce que nous appelons nos échecs amoureux. Qu’il ne tient qu’à nous de ne pas mener nos histoires d’amour droit dans le mur, ou dans la Tour Eiffel. Qu’on se sent tellement seul lors d’une déception amoureuse, qu’on voudrait emporter avec nous, dans notre malheur, un maximum d’autres personnes et en faire un événement à la mesure de notre souffrance. Soit. Rien de bouleversifiant. 

En réalité, je ne sais pas vraiment ce qu’elle cherche à nous dire, tout ce que je sais c’est que je n’ai plus rien à lire ce soir, qu’avec quelques phrases d’une troublante justesse perdues dans 130 petites pages de rien, elle parvient à me donner envie de tomber amoureuse. Et elle m’abandonne au bout d’une demie-heure, pas beaucoup plus avancée sur la question, ni enrichie d’une oeuvre littéraire transcendante, et toujours persuadée d’avoir effectivement vécu des échecs amoureux. De plus, elle dit que c’est plus intense (« les symptômes sont plus sublimes et plus douloureux ») de tomber amoureux en hiver (« Qui s’éprend à la Sainte-Luce encourt trois mois de tremblements pathologiques »), or l’hiver c’est bientôt, et je n’ai, par conséquent, plus beaucoup de temps pour ressentir ces délicieux « tremblements pathologiques » et pas même la consolation d’avoir lu un bon livre à l’occasion de cette rentrée littéraire. 

nothomb

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33 commentaires leave one →
  1. 05/09/2009 10:59

    Amelie est une récidiviste du roman-qui-en-fait-est-une-nouvelle-mais-une-seule-nouvelle-ça-fait-pas-un-livre
    Et l’engouement hypesque autour de la gothique sur le retour et du cocaïnomane nostalgique qui nous revient tous les automnes incite tout de même à regarder ailleurs.
    non ?

    • 05/09/2009 13:20

      Absolument! Et pourtant, pour la première fois depuis plusieurs années, je me suis laissée tenter, par la gothique ET le cocaïnomane. Je suis faible.

  2. Marie permalink
    05/09/2009 13:38

    Si je ne suis pas très friande de ses livres, en revanche, je ne me lasse pas de l’entendre.
    Chacune de ses apparitions est pour moi un régal.
    Cette fille a le génie de l’auto-dérision.

    Sa diction parfaite, son phrasé élégant, rendent extrêmement savoureuse chacune de ses apparitions et le récit des anecdotes qu’elle déballe toujours comme des friandises aux journalistes alléchés .

    Il faut la voir dans la vie se déplacer en arborant un de ces couvre-chefs excentriques haut de 50 cm !
    Elle est irrésistible.

    Je voudrai dire ici combien j’apprécie qu’elle ne se prenne pas au sérieux.
    Et combien cet état d’esprit est rare parmi les écrivains français.

    • spittlerdidier permalink
      05/09/2009 14:20

      Normal elle n’est pas française. Sinon bravo la meuf, j’ai adoré ton passage sur la relation que l’on peut avoir avec le livre. Et c’est peut être là que réside le véritable amour.

    • 05/09/2009 22:18

      Chuis d’accord. La voir, c’est vraiment un bonheur.

      Mais bon, elle sait pas trop écrire quoi.

  3. Le Code permalink
    05/09/2009 13:51

    Je suis sur que cette fille a du inspirer Stephenie Meyer pour écrire twilight muahahaha!!

  4. Sol in Paris permalink
    05/09/2009 14:01

    Tu décris parfaitement ce que j’ai maintes fois ressenti en me laissant charmer par la couverture de ses livres. Et chaque fois la déception est flagrante : trop court, parfois sans queue ni tête, et une régularité automnale qui laisse un sentiment vaguement nauséeux. Cette fois je résiste !

  5. Le Chieur permalink
    05/09/2009 14:25

    Ce que l’on pourra retenir c’est que si l’on veut une relation sexuelle avec La Meuf, il faut être un journal ou un bouquin…
    En plus, quand on sera posé sur son étagère, on pourra p’tet faire d’autres jeux avec une amie…

    Sinon rien à dire sur cette Demoiselle… Elle fait peur et faire une généralité de « L’Amour » j’trouve ça pompeux en plus elle se la joue prophétique.

    Pour finir j’dirai que 15€ ça fait mal aux cheveux ! Autant acheter des mangas =D

  6. 05/09/2009 17:10

    @Marie: C’est effectivement un personnage assez culte, c’est d’ailleurs probablement pour cela que ses deux meilleurs livres sont autobiographiques. C’est aussi pour cela qu’on se laisse tenter et qu’on est déçu…

    @Didier (on peut t’appeler Didier?): Je pense que c’est justement un des thèmes de ce livre (que je ne voudrais pas non plus trop dévoiler): l’amour de l’oeuvre littéraire est si fort qu’il peut nous faire aimer même la moins aimable des créatures et être fasciné par un être dont le talent efface tout le reste.

    @Sol: Je te soutiens dans ton acte de bravoure et de résistance! Bravo.

    @Le Chieur: Je ne fricote pas avec les journaux, c’est sale et ça fait du bruit, et en général ils finissent dans ma poubelle au milieu de pots de Nutella vides, pas sur mes étagères puis dans les douces mains de mes amies. Par ailleurs je n’ai pas parlé de relation sexuelle mais amoureuse, c’est pas possible ces petits jeunes et leurs hormones, tous des obsédés!

  7. Le Chieur permalink
    05/09/2009 17:31

    Et qu’en est-il des bouquins ? =O

    Pourquoi dès que l’on parle de plaisir, on devient directement un obsédés ? (Ceci dit, je ne dit pas le contraire =D)
    J’pensais qu’après une bonne période d’amour, venait l’acte suprême venant rapprocher les sexes par le sex…

    J’finirai par dire qu’en chaque femme se cache une obsédée, parfois même elle ne se cache pas !

    • 05/09/2009 20:27

      Je n’ai pas de relations sexuelles avec mes livres non plus, désolée de te décevoir.
      En chaque femme se cache une obsédée? ça dépend de la définition de l’obsédée, tu remarqueras que sur ce blog, on préfère parler de cochonnes, auquel cas, why not.
      Sinon, je ne suis pas certaine de bien comprendre ce que tu dis sur « une bonne période d’amour » et le sex ensuite. A mon sens, c’est plutôt le contraire, quand on a de la chance.

  8. Ricco permalink
    05/09/2009 19:24

    Tu aimes qu’un livre te réchauffe ? Tant mieux, ceux de Nothomb brûlent bien ! Contrairement à toi, je ne reconnais même pas le style de Nothomb. Elle nous vomit une mauvaise écriture ponctuée de mots rares pour faire « artiste » mais ça ne cache pas pour autant la médiocrité de ses propos !

    • 05/09/2009 20:31

      Je ne suis pas d’accord. Autant je trouve le fond désespérément vide, autant la forme est souvent assez délectable. Elle n’utilise pas tant de mots rares et quand elle les utilise c’est souvent à très bon escient et pas pour faire « artiste » ou intello, à la différence d’autres comme Elisabeth Quin par exemple dont la prose est illisible.

  9. 06/09/2009 00:15

    J’ai arrêté de lire Amélie Nothomb depuis qu’une mienne amie, docteur en littérature et qui a écrit un essai sur ladite Amélie Nothomb, m’a dit qu’il n’y avait plus rien à en tirer, qu’elle reprenais la même méthode à chaque fois.
    Comme ça, plus la peine d’essayer : ma veille littéraire me dit que je serais déçue.
    Mais j’aime aussi l’entendre dans les médias et son timbre de voix, sa diction inimitables sont quand même importants pour son personnage.

  10. lord de Winter permalink
    06/09/2009 12:22

    Je suis très littéraire, un véritable passionné des livres et de la chose écrite et je dois dire que vous avez décrit à merveille le rapport affectif et intellectuel que le lecteur entretient avec le livre.
    Concernant Amélie, que j’ai rencontrée lors d’une rencontre dans ma fac il y a 3 ans (elle est charmante de politesse) : je pense qu’elle est effectivement plutôt talentueuse, sans pour autant être un génie, mais qu’elle se laisse vivre ou/et exploitée par le système. Explications: elle sait comme personne installer une ambiance, camper des personnages insolite, trousser des pettites phrases philosophiques (pour aller vite, je ne trouve pas d’autres termes), distiller un humour si particulier, entre cynisme et loufouquerie – voici ses qualités. Deux de ses textes sont vraiment très bons: L’hygiène et Stupeurs. En revanche, je pense qu’elle exploite trop son personnage et vit sur ses facilités d’écriture, car elle écrit toujours la même chose ou presque (des individus inaptes au monde sont confrontés à des évènements ordinaires qu’ils vivent de façon extraordinaire), avec le même style et souvent avec la même construction. Quant à son caractère prolifique, qu’elle présente comme une quasi maladie, une manie et sa raison d’être, je pense, à ce stade de sa

    • 06/09/2009 13:41

      Cher Lord de Winter,
      Auriez-vous été assassiné en écrivant ce commentaire, par ailleurs, fort intéressant ?
      De grâce, donnez-nous des nouvelles, la fin de votre commentaire est très alarmante.

  11. 06/09/2009 13:43

    Je ne me laisse plus tenter, j’ai été souvent déçue par ses livres.
    Et je n’aime pas non plus ses apparitions. Même s’il est clair qu’elle joue son numéro, je la trouve insupportable (au sens propre). Et sa diction (que je trouve particulièrement snob et méprisant) est horrible! Et puis, ses réflexions (qui n’en sont pas) sont connes. Je ne trouve pas d’autres mots. Je ne l’ai jamais rien entendu dire d’intéressant (je n’ai pas la télé donc pas le plaisir de la voir).
    Bref, ma période oh-un-nouveau-livre-de-nothomb-super-je-le-veux est bel et bien révolue.

  12. lord de Winter, donc permalink
    08/09/2009 19:34

    1) « […] camper des personnages insoliteS,[…] »

    2)  » Quant à son caractère prolifique, qu’elle présente comme une quasi maladie, une manie et sa raison d’être, je pense, à ce stade de sa vie, qu’elle devrait le modérer et qu’elle gagnerait à écrire moins pour publier mieux. Comprendre : poursuivre plus avant son travail stylistique, pour offrir quelque chose de plus élaboré (oui, parce que les petites phrases sèches et incisives, bon, ça va 5 minutes), ôter ou atténuer ses tics (là aussi ça va 5 minutes les personnages barrés aux noms invraisemblables et les retournements de situation improbables et les tours de passe-passe éventés dans la construction et… et… ad libitum), développer plus franchement ses histoires ou au contraire les raccourcir (oui, parce… 5… les romans-nouvelles, plus longs qu’une nouvelle mais plus courts qu’un roman), etc.

    En résumé : Amélie a tout le potentiel pour être un auteur marquant, mais si elle continue sur la même pente, elle va droit dans le mur (où il y aura des paparazzi pour prendre en photo sa dégringolade).

    3) J’ai écrit de mémoire la fin du commentus interruptus (rassurez-vous : je vais toujours au bout de mes actions), et j’en ai mêm profiter pour rallonger un peu. A votre service pour prolonger la discussion (oui, car vous aussi je vous aime d’amour, il ma faut le dire aussi).

  13. Mathilde permalink
    09/09/2009 21:41

    Bonsoir.
    Une simple réaction face à l’écœurement qu’ont pu engendrer des nuits fiévreuses passées avec ses livres. Par faiblesse, par facilité, sans rien apporter de plus que quelques Mots à relever ici et là et ce soudain vide, le point final qui ne sait plus faire sourire par son absurdité. Et un livre de plus à poser sur les étagères, qui ne sait pas trouver sa place entre coups de foudres, rencontres passagères, amours récurrents et le Rouge et le Noir (chacun ses démons). En vous souhaitant assez de pots de Nutella pour passer l’hiver.

  14. 16/09/2009 20:40

    Nous n’avons vraiment pas le même avis sur ce livre, mais je craque totalement sur ta façon de le dire! D’ailleurs, comme tous les avis sont intéressants, je laisse un lien de mon blog vers ton article !
    Tu peux lire ma critique ici: http://bulles-a-la-gomme.over-blog.com/article-36149701.html
    Merci pour ce billet!

  15. 18/10/2009 22:04

    vous ne connaissez rien aux livres

    • 18/10/2009 22:09

      Oui, d’accord, merci de cette intervention très intéressante, très bien argumentée, très constructive.

  16. 18/10/2009 22:06

    je l’adore cette Amélie Nothomb et tan-pis pour vous =) ♥

    • La capricieuse permalink
      04/12/2009 23:11

      Il manquait un petit kikoulol et on était bien là, non?

      • L'étudiant permalink
        04/12/2009 23:43

        Il manquait une pioche pour deterrer ce post, surtout.

      • 04/12/2009 23:45

        Je suis content moi, j’avais oublié ce merveilleux « vous ne connaissez rien aux livres ». C’est important de s’y connaître en Livres. Je regrette beaucoup de ne pas avoir fait des études de livres, d’ailleurs.

      • ABC permalink
        05/12/2009 00:27

        Des études de Livres, j’adhère à cette expression et vais l’utiliser le plus souvent possible pour voir la tête des gens

  17. truc permalink
    04/12/2009 22:42

    Je trouve assez nul de juger un bouquin sur le temps qu’on met à le lire et sur son épaisseur. Mademoiselle « la meuf » qui se la joue lyrique n’a pourtant pratiquement que cet argument là pour appuyer le fait qu’elle n’a pas aimé ce livre. Je ne suis pas un fervent admirateur de Amélie Nothomb, mais par contre, j’aime beaucoup ses bouquins. Il est vrai que son dernier roman est un peu court. Mais pas court dans le sens « elle-a-pas-calculé-que-je-le-lirai-en-une-demi-heure-quelle-conne-celle-là », court parce que je trouve qu’elle n’a peut-être pas développé son thème à fond. Néanmoins, je n’attends pas toujours d’un roman qu’il m’ouvre les yeux sur le monde et me le fasse contempler avec un nouveau regard. Parfois, il faut accepter que même Amélie Nothomb n’écrit peut-être « qu' »un roman divertissant. Enfin… Ces discours et débats stériles n’auront de toute façon pas d’autre utilité que de remplir cette page internet et de faire de la pub à ce roman et à Amélie Nothomb. Donc, si vous n’avez pas aimé ce roman, si vous n’aimez pas son auteur… N’en parlez pas!

    • La capricieuse permalink
      04/12/2009 23:10

      J’aime le dogme bisounours de ne l’ouvrir que pour dire des mots gentils…

      • 04/12/2009 23:43

        Merveilleuse conception de la critique en effet. Moi je trouve qu’Amélie Nothomb se fout de la gueule du monde, avec style certes, mais quand même.

      • ABC permalink
        04/12/2009 23:54

        C’est creux c’est tout. Et le style est bien trop prévisible

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