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Vous reprendrez bien une tranche de cinéma français?

19/10/2011

A en croire la presse, le cinéma français se porte bien ces derniers temps.

Il semblerait même que les chefs d’oeuvres pleuvent sur nos têtes comme les bombes sur celle de Khadafi. En effet, si vous ne vivez pas sous un rocher, vous êtes sans doute au courant que La Guerre est déclarée, le film autobiographique de Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, succès surprise de cette rentrée, représentera la France en concourant pour l’Oscar du meilleur film étranger. Que The Artist, l’hommage au cinéma muet réalisé par Michel Hazanavicius qui a valu à Jean Dujardin le prix d’interprétation masculine au dernier Festival de Cannes, est déjà en tête de liste des pronostics des Oscars et autres Golden Globes, cette fois-ci toutes catégories confondues (pas de barrière de langue, ça aide). Et que Polisse, le polar choc de Maïwenn sur la Brigade de Protection des Mineurs, lauréat du Prix du Jury à Cannes, est l’objet d’un concert ininterrompu de dithyrambes critiques.

Mais je vous entends déjà: Peut-on encore faire confiance à la presse française en matière de films français? C’est ce que je vous propose de vérifier, en opposant au consensus critique (forcément discutable) mon avis personnel à moi (forcément incontestable).

La Guerre est déclarée

La presse dit: Un chef d’oeuvre, une merveille, un bijou, le plus grand film de l’histoire de l’humanité, une oeuvre céleste qui prouve à elle seule l’existence de Dieu.

Je dis: Un joli film. Oui, le témoignage est fort, d’autant plus qu’il est porté par une écriture cinématographique singulière, un réel sens de l’espace et une sincérité désarmante. Mais la légèreté recherché par Valérie Donzelli se retourne parfois contre elle: en effet, ni elle ni Jérémie Elkaïm ne sont des comédiens assez adroits pour instiller l’angoisse sous-jacente nécessaire à rendre crédibles leurs échanges de comédie si célébrés. Donzelli n’échappe pas non plus au dilettantisme à la française (notamment lors d’une scène grotesquement mal jouée où notre héroïne croise une ex-copine bourgeoise tout droit sortie d’une publicité pour les bonbons La Vosgienne), mais elle peut -lorsqu’elle se recentre- nous retourner les tripes sans se vautrer dans le pathos, en particulier lors d’un formidable montage alterné au cours duquel les différents membres de la famille apprennent la maladie du petit Adam, tandis que les violons hivernaux de Vivaldi cisaillent impitoyablement la bande son. Le film doit d’ailleurs beaucoup à ses choix musicaux, même si, en toute honnêteté, ceux-ci ressemblent parfois davantage à la playlist iTunes favorite d’une résident permanent du Baron (Sebastien Tellier, Jacno, Higelin, Jacqueline Taïeb…) qu’à une BO de film. Et La Guerre est déclarée a beau exhiber fièrement ses références Nouvelle Vague (une pincée de Delerue, et tiens, pourquoi pas une voix-off?), on ne peut s’empêcher d’y voir surtout planer l’ombre un peu trop récente de Christophe Honoré (on y chante sans crier gare, forcément). Et là où Honoré avait été dénicher le quasi-inconnu Alex Beaupain pour composer les chansons de ses films, c’est dans le choix du compositeur de l’unique morceau original de sa BO que Donzelli trahit son ambition de hipsteuse plutôt que de cinéaste. Qui ça? Benjamin Biolay chéri, who else?

The Artist

La presse dit: Un chef d’oeuvre, une merveille, un bijou, le plus grand film de l’histoire de l’humanité, une oeuvre céleste qui prouve à elle seule l’existence de Dieu.

Je dis: Peu importe ce que l’on pense du film lui-même, l’ambition de The Artist mérite d’être saluée mille fois. Ambition d’un auteur qui a choisi de se réapproprier un langage cinématographique laissé pour mort il y a plus de 80 ans, mais aussi ambition d’un producteur qui a pris le risque de mettre ses billes dans ce projet fou, face à des spectateurs qui n’ont pour la plupart sans doute jamais vu un film muet en entier. Peut-être par peur de déstabiliser ce public archi-formaté, Michel Hazanavicius a épuré son intrigue à l’extrême, à tel point que l’on en vient à déplorer son cruel manque de densité, particulièrement dans la seconde partie, qui semble peser un âne mort après l’irrésistible exubérance comique de la première. Mais plus spécifiquement, The Artist est moins un récit qu’un film de scènes: en effet, chaque séquence semble avoir été conçue autour d’une grande idée de mise en scène. Et si ces idées sont souvent brillantes, il n’en demeure pas moins que le récit dans sa globalité peine à soutenir l’intérêt, d’autant qu’Hazanavicius n’illumine rien que A Star is Born, Sunset Boulevard et Singin’ in the Rain n’aient déjà gravé dans l’histoire du cinéma, qu’il s’agisse du passage douloureux d’une technique à une autre où des destins croisés de stars de cinéma. Si le résultat n’est peut-être pas la merveille scintillante qui a déjà fait défaillir l’ensemble de la presse internationale -sans nul doute impressionnée par le fait que ce métafilm dans la plus pure tradition hollywoodienne soit né en France- il n’en demeure pas moins que Michel Hazanavicius a su relever son pari avec élégance et esprit. Et si le film possède un atout incontestable, c’est évidemment Jean Dujardin, dont l’aisance à se mouvoir dans tous les registres requis par ce projet exigeant -comédie, slapstick, film dans le film, mélodrame, danse- est proprement étourdissante.

Polisse

La presse dit: Un chef d’oeuvre, une merveille, un bijou, le plus grand film de l’histoire de l’humanité, une oeuvre céleste qui prouve à elle seule l’existence de Dieu.

Je dis: Cette gonzesse a du talent. Une écriture à la fois brute et sophistiquée, parfois incroyablement drôle -un exploit, vu le sujet- mais toujours ultra-réaliste: le genre de choses que le cinéma français contemporain nous offre rarement (chapeau à Emmanuelle Bercot, co-scénariste et actrice inestimable). Une mise en scène sèche, sans apprêts, qui renvoie au placard les Olivier Marchal et autres grotesques du polar français. Et surtout, un génie de la direction d’acteur totalement bluffant: difficile de choisir entre un Joey Starr dont la moindre inflexion de voix vous colle des frissons de la tête aux pieds (et qui ferait bien d’épousseter sa cheminée en prévision de son futur César); une Karin Viard dont l’inimitable verve, quelque part entre le naturel et la virtuosité, a rarement été aussi bien exploitée; et celui qui s’impose définitivement comme LE meilleur second rôle du cinéma français, Frédéric Pierrot. Bourré de qualités, Polisse est aussi bourré de défauts, qui ont tous plus ou moins la même origine:  la tentative malheureuse d’extraire de ce film très factuel un récit peu ou prou classique. Entre un fil rouge complètement inutile, voire carrément agaçant (le personnage joué par Maïwenn elle-même), une histoire d’amour plaquée (fournie avec une séquence de boite de nuit qui frôle le ridicule), et un final trop délibérément spectaculaire pour être honnête, le film semble souvent se battre contre lui-même, entre témoignage frontal et conventions scénaristiques traditionnelles. Sans doute eut-il mieux valu assumer à fond l’aspect documentaire du film, sans exposition ni conclusion, afin de traduire l’éternel recommencement de la lutte quotidienne menée par ces infatigables fonctionnaires. En l’état, tiraillé entre deux parti-pris, Polisse manque de forme, et finit par ressembler davantage au pilote d’une série télé qu’à un film. Mais la meilleure série de l’histoire de la télé française, cela va sans dire.

En résumé: c’est le moment d’aller voir des films français.

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98 commentaires leave one →
  1. Guillaume Pascanet permalink
    19/10/2011 09:03

    Mais qu’est ce qui t’arrive ?

    Tu dis même du bien de Chouchou !

    Qui a pris le contrôle du compte du Pédé ? Pierre Murat ?

  2. La naïve permalink
    19/10/2011 09:57

    Vu l’intro, je ne m’attendais pas à une telle conclusion ! J’étais pas super motivée pour The Artist (j’ai rarement trouvé Bérénice Béjo crédible…), mais ton avis sur le film vient de me faire changer d’avis !

    • 19/10/2011 12:02

      Bérénice Béjo a le charme de son insouciance, je dirais, pour le tourner positivement.

    • 20/10/2011 20:51

      Vraiment Bérénice Béjo est super dans ce film alors qu’on s’attend à la jolie fille de service faire-valoir du héros.

  3. 19/10/2011 10:00

    Ohhh ça faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé ciné ici, et ça fait du bien !!!

    • 19/10/2011 10:47

      Et mon article sur « Drive » c’est du caca?

      • 19/10/2011 10:57

        Non, c’est le blouson en satin matelassé du héros qui est caca.

      • Le Latin permalink
        19/10/2011 11:12

        Avec un scorpion brodé dessus, ça le fait…

      • 19/10/2011 12:39

        C’est difficile la province.

      • 19/10/2011 13:07

        @Le Latin
        No way. C’est juste atroce. On peut garder un esprit « 80 » sans passer par cette horreur.
        Ce blouson irait tout aussi bien à un amateur du groupe « Scorpions » et de la coupe mulet.

        @Le Pédé.
        Sérieux, le costumier a carrément craqué son slip sur ce coup là. Mettre un scorpion, en hommage à un film underground sur les icones rebelles (si j’ai bien suivi), sur un satin pailleté et matelassé….Arghhh
        Remarque si c’était pour provoquer une sorte de stupéfaction, c’est réussi.

      • 19/10/2011 13:19

        Le costumier a eu un tel coup de génie que ce putain de blouson est sur l’affiche du film, et sur les lèvres de tout le monde darling.

      • 19/10/2011 13:31

        J’en conviens cher Le Pédé. Mais qu’il assume son coup marketing pour ce qu’il est (à savoir faire bitcher même ceux qui n’ont pas encore vu le film).
        Et non pas avec son soit-disant hommage à un film quasi muet des années 60 (genre rebelle attitude de salon mais sous acide)
        Je ne nie pas le coup de génie mais était-il nécessaire d’aller jusqu’au bout et de coller le scorpion rebelle sur la chose la plus atroce du monde: le satin doré sur un blouson matelassé?
        Je vais voir le film prochainement mais j’ai limite peur de me crisper sur les costumes (c’est capable de me pourrir le film)

      • 19/10/2011 13:50

        bande de niais, le scorpion dans le dos est surtout une référence à la fable « la grenouille et le scoprion » (Gosling y fait d’ailleurs allusion après la noyade de l’autre), illustrant la nature véritable du driver et confirmant son impossibilité à changer sa nature (motif de son départ donc).

      • marie permalink
        19/10/2011 14:07

        C’est plus Ryan Gosling l’idée du blouson il parait. ( http://blogs.lexpress.fr/cafe-mode/2011/10/18/kiss-my-jacket/ )

      • 19/10/2011 15:08

        argh

      • Le Latin permalink
        19/10/2011 16:54

        @ La Bretonne
        Mon ironie a du mal à passer ces temps-ci. J’aime pas non plus ce blouson mais c’est vrai qu’il est marquant.

      • 19/10/2011 19:17

        Désolée Le Latin si je t’ai semblé un peu sèche. C’était pas ce que je voulais.
        Quand à la chose hideuse « dont-on-ne-peut-pas-dire-le-nom », je n’en dit pas plus. J’ai peur que Le Branleur s’étouffe dans son vomi.

        Une mort inutile pour un blouson si moche.

      • 19/10/2011 19:59

        Un bretonne qui parle mode, on aura tout vu.

      • 19/10/2011 23:48

        Mais non La Bretonne, tu n’as pas été trop sèche avec moi, en plus, au fond on est d’accord et ça ça se fête !

      • 20/10/2011 09:50

        @Le Pédé.

        Tout fout le camp, cher ami.
        Encore un signe évident de la fin du monde.

        @Le Latin

        Les miracles existent donc vraiment.

      • 20/10/2011 20:53

        Bref.Le film est bien en tout cas,blouson ou pas blouson.

  4. 19/10/2011 10:02

    Très cher monsieur le Pédé, vos avis tout ça c’est très bien. Mais faut-il bien comprendre qu’on ne peut toujours pas faire confiance à la presse française en matière de cinéma français ? vu qu’aucun de ces films n’a l’air de vous avoir prouvé l’existence de Dieu ?

  5. Luc permalink
    19/10/2011 10:10

    Tout ça manque cruellement de bagnoles et d’hélicoptères.

  6. Un Mec Féministe permalink
    19/10/2011 10:13

    Vu les avis habituels du Pédé sur les films français (en général…), je le trouve ici bien plus dithyrambique que toute la presse mondiale réunie.

  7. 19/10/2011 10:22

    j’ai pas vu La guerre est déclarée et Polisse – ce que je vais peut-être faire, à l’occasion, mais sur The Artist je ne suis pas d’accord. Promis je ne me fais pas de pub, parce que peu m’importe, mais mon avis est là : http://linstitmasque.tumblr.com/post/11607850914/lxiii-10-bonnes-raisons-de-detester-the-artist

    • L' alter égal permalink
      19/10/2011 11:31

      Effectivement tu ne fais pas de pub.
      Juste du racolage.

      • 19/10/2011 11:41

        Tu sous-entends qu’il faut payer si on clique sur ce lien ? (et qu’en plus on peut y perdre sa virginité ?)

      • 19/10/2011 11:52

        non, je donne mon avis, c’est un peu le propos de l’endroit après tout. Si tu cliques effectivement c’est très cher et oui tu peux perdre ta virginité, mais la qualité a toujours eu un prix.

  8. 19/10/2011 10:29

    LA MEILLEURE SERIE TELE DE L’HISTOIRE FRANÇAISE, C’EST MOI QUI L’AI DIT!

  9. Papaye permalink
    19/10/2011 10:32

    Vilain pédé, Marchal n’est pas un réalisateur grotesque ! Certes ses films ne resteront pas dans l’histoire du cinéma, mais il sait insuffler ce quelque chose qui manque à tous les autres polars (français). Et ce autant dans ses films que dans Braquo. Ce n’est pas parfait mais c’est déjà beaucoup pour les amateurs du genre. Cela dit, je fais partie du public hyper-formaté qui n’ira pas voir The Artist car 100 minutes de silence l’angoisse au plus haut point donc bon.

    • 19/10/2011 10:55

      Pas vrai Papaye.
      Dans un film de muet, il y a tout sauf du silence. Il y a de la musique, beaucoup de musique.

      • Papaye permalink
        19/10/2011 11:30

        True, mais la musique de The Artist là, non, juste je peux pas.

      • Le Latin permalink
        19/10/2011 11:45

        Pardon, mais question bête : tu l’as déjà entendu/écouté la BO de The Artist ?

      • 19/10/2011 11:54

        je ne sais pas si c’est moi, mais justement la musique de The Artist, je l’ai trouvée sans grand intérêt. Elle était bien plus illustrative que protagoniste, ce qui est très ennuyeux dans un film muet.

      • Le Latin permalink
        19/10/2011 12:08

        Je ne dis pas le contraire mais je mets une certaine suspicion sur le « juste je peux pas »…

      • 19/10/2011 12:27

        bah souvent les femmes sont irrationnelles, ça participe de leur charme.

      • Le Latin permalink
        19/10/2011 12:28

        Euh… J’ai pas dit ça non plus…

      • Papaye permalink
        19/10/2011 14:45

        Heu oui sur Deezer pourquoi ? Alors je t’accorde que le raccord BO/film en salle peut se révéler moins difficile dans l’écoute mais là comme ça, non.

      • 20/10/2011 09:29

        Quand quelqu’un emploie le mot « illustratif » pour souligner que quelque chose est léger et inconsistant, ça me hérisse un peu voire carrément le poil.

      • 20/10/2011 10:03

        pourquoi ?

      • 20/10/2011 10:08

        Je suis illustratrice.

      • 20/10/2011 10:16

        tu as raison, une illustration doit être un contre-point consistant, ce que la musique de The Artist n’est pas.

      • 20/10/2011 11:06

        J’en jugerai si je vais le voir. On va peut être pouvoir enfin aller au cinoche.

        Mais voilà, infame amatrice de long métrage d’animation, je me demande vraiment si je ne vais pas aller voir un monstre à paris, même si son intrigue me parait un peu légère.

        (Oui je suis d’une infame superficialité)

      • Le Kaniass permalink
        20/10/2011 16:54

        @ Leslie qui dit: « …ça me hérisse un peu voire carrément le poil ».
        T1 t’es pas rasée?

    • Le Latin permalink
      19/10/2011 11:41

      Ah bon, 100 minutes de silence = 100 minutes d’angoisse… Bah dis donc, t’es un peu névrosée, un peu quoi, non ?!?

      • Papaye permalink
        19/10/2011 14:46

        Je rêve ou tu me cherches ?

      • Le Latin permalink
        19/10/2011 16:55

        Disons un peu…

  10. Lola permalink
    19/10/2011 10:35

    alors entre les 3, quel film est le préféré du pédé ????

  11. 19/10/2011 12:36

    Merci pour ces analyses, j’avais prévu d’aller voir ces 3 films.

    Par ailleurs, en allant voir Drive hier soir, j’ai vu la bande annonce de Infection.
    Et j’ai pensé à toi le Pédé : ça fait quoi de voir à l’affiche du même film une de tes actrices préférées (Kate Winslet) et Marion « On s’en tamponne le Cotillard » ?

  12. La Mouette permalink
    19/10/2011 14:11

    Olivier Marchal grotesque du polar français ? Pardon ?

    • 19/10/2011 14:19

      autant 36 quai des orfèvres est appréciable malgré quelques bémols (certaines répliques), autant braquo peut s’avérer sympathique, faut avouer MR73 se veut tellement glauque que cela tourne presque à la parodie par moments.

      Si vous voulez le film parfait sur la police française, c’est L.627 de Bertrand Tavernier, aucune contestation imaginable. J’ai pas vu polisse mais je doute que cela puisse faire mieux.

      • 19/10/2011 14:27

        Je ne saisirai pas cette perche.

      • 19/10/2011 14:32

        je sens que je vais le regretter mais quelle perche ?

      • Marian permalink
        19/10/2011 15:20

        « Tu nous fais chier avec ta bombe à merde !! »

      • La Mouette permalink
        19/10/2011 15:59

        Rien qu’avec Braquo jpense que Marchal peut être dispensé du « grotesque » et autres adjectifs bessoniens.

      • 19/10/2011 16:13

        franchement braquo se veut tellement romantique que ça en fait vraiment des tonnes, je veux bien que ça ne soit pas un docu mais un peu de crédibilité s’il vous plait, sa série précédente « brigade de nuit » était bien plus convaincante.
        Et puis ce denouement de fin de saison, ridicule.

      • Guillaume Pascanet permalink
        19/10/2011 17:24

        Tu veux dire « central nuit » ou bien je passe pour un ringard qui regarde les séries policières de france 2 ?

      • 19/10/2011 18:45

        Hey, on dit pas de mal de central nuit, j’aimais beaucoup Viking quand j’avais 14 ans.

      • 19/10/2011 18:48

        Ce sont des paysans on ne les comprend pas?

      • guillaumepascanet permalink
        20/10/2011 07:04

        Elle veut dire qu’elle kiffait Clovis Cornillac quand il officiait le vendredi soir dans une série policière avec Michel Creton.

      • 02/11/2011 01:31

        tout à fait guigui, j’adorais central nuit.

  13. 19/10/2011 14:45

    Je n’ai pas vu (et ne verrai sans doute pas) Polisse, mais je suis complètement d’accord sur L’Artiste et La Guerre Est Déclarée. De là à en déduire que « c’est le moment d’aller voir des films français »… Holà, malheureux, pas de généralisations ! Le programme, en ce moment, c’est aussi la guerre de la guerre des boutons, bienvenue à bord du Dubosc show, Beur sur la ville… qui ne sont certes pas encensés par la critique, du moins j’imagine, mais qui sont bien français.

  14. BeBitterBlameEveryone permalink
    19/10/2011 18:04

    Cher Le Pédé, qu’as-tu pensé de L’Apollonide?

    • 19/10/2011 18:07

      Est-ce que j’ai une tronche à aller voir L’Apollonide?

      • BeBitterBlameEveryone permalink
        19/10/2011 18:33

        Dommage.
        J’aurais aimé avoir ton avis car je partage le tien sur les trois films que tu analyses ici.

      • davidgeridoo permalink
        20/10/2011 09:49

        « L’Apollonide » est un des plus beaux films de l’année. (Mais ça ne t’avance guère puisque tu ne connais pas mon avis sur les trois films sus-cités.)
        If you ever go and see « The Apollonide » and don’t like it, be bitter and don’t blame everyone but me.

      • Femme qui lit permalink
        24/10/2011 15:16

        Dommage, je me suis tapée tous les commentaires justement pour savoir si tu y évoquais ce film qui mériterait je crois de figurer dans cette liste. Pour moi, c’est le 4eme beau film français de cette rentrée. Devant la guerre est déclarée, s’il faut faire un classement.

  15. L'escroc permalink
    19/10/2011 19:13

    Joey a fait des progrès depuis son adolescence

  16. matth permalink
    19/10/2011 20:37

    Tiens je pensais que Jean Dujardin allait se faire descendre dans cet article…Sinon, il me semble que la critique du Monde.fr sur Polisse est loin d’être dithyrambique.

    • 20/10/2011 00:19

      Ils sont un peu vieux jeu, comme tous les vieux journaux à scandale politique ahahaha.

  17. dandan permalink
    20/10/2011 08:38

    et Tomboy alors ???

    • 20/10/2011 08:43

      Et Un Prophète? Et Cyrano de Bergerac? Et Les Enfants du Paradis?

      • Guillaume Pascanet permalink
        20/10/2011 09:36

        Ah, les enfants du Paradis….

        L’occupation avait de bons côtés quand même.

      • 20/10/2011 09:53

        Ah, Cyrano…
        Mais Roxanne, quelle pauvre quiche quand même.

      • 20/10/2011 10:05

        Complètement….

        *Leslie amoureuse de Cyrano depuis ses quinze ans…*

      • 20/10/2011 10:05

        j’ai détesté Un Prophète, mais j’imagine que je dois être seul, encore.

  18. davidgeridoo permalink
    20/10/2011 09:52

    Et moi, à titre d’information, j’aimerais bien connaître ta position sur « Les Trois Mousquetaires en 3D », la flognarde limousine aux poires caramélisées et la peine de mort. Tu peux me faire ça en 140 caractères max ? (Après, je me déconcentre.)

    • Guillaume Pascanet permalink
      20/10/2011 09:54

      C’est la nouvelle règle du cinéphile averti : fuir un film quand il est annoncé en 3d.

      • 20/10/2011 10:06

        Pour me taper tous les dessins animés de Disney ou Pixar (merci mes gosses), j’ai une vrai overdose de 3D et ça n’a rien à voir avec la qualité du film.
        Du coup quand je peux voir un film sans ses insupportables lunettes, je prends un vrai plaisir qui n’a rien à voir non plus avec la qualité du script.

        Je crois que la 3D ça tue le plaisir là où elle est censée le décupler.

      • 20/10/2011 10:08

        remarque c’est pas idiot, y’a déjà eu un bon film en 3D ?

      • Guillaume Pascanet permalink
        20/10/2011 14:47

        J’ai bien aimé Avatar, bien que je ne l’ai vu qu’en 2d.

      • 20/10/2011 14:33

        L’article est très marrant, comme d’habitude, mais la question n’a jamais été de faire une adaptation fidèle du roman de Dumas, et ceux qui vont voir le film en s’attendant à du réalisme sont mal renseignés, ou très niais.

      • 20/10/2011 14:40

        C’est à dire que ça reprend quand même le début du roman et le titre. Ce n’est certe pas interdit mais ça induit en erreur. Il est très possible de faire une adaptation de livre moderne, voire décalée ( CF la Série Sherlock Holmes qui est étonamment fidèle à l’ambiance des livres tout en ayant transposé les intrigues à l’époque moderne) Ce n’est absolument pas interdit, il est même souhaitable qu’un cinéaste ait ce genre d’audace.

        Mais là, c’est le… comment dire… C’est abominable ! Buckingham est le méchant quoi !

      • Guillaume Pascanet permalink
        20/10/2011 14:45

        Le vrai Buckingham était un fat stupide dont Anne d’Autriche avait horreur.

        Ce truc a l’air très moche, mais trahir l’histoire de Dumas me semble assez peu grave. C’est lui même, à moins que cela soit apocryphe, qui disait que l’on peut violer l’histoire, à condition de lui faire de beaux enfants.

      • 20/10/2011 15:06

        Oui. Mais là, ça revient à violer sauvagement un cadavre, limite en le démantibulant pour le remonter en un avatar de Chucky la poupée qui tue.

        Non mais regarde la Bande annonce, je te jure, tu vas avoir mal.

      • Guillaume Pascanet permalink
        20/10/2011 15:13

        Je l’ai déjà vu et ne compte pas renouveler l’expérience.

        A la limite, ce pourrait être amusant, mais en évitant toute allusion à Dumas.

      • 20/10/2011 16:21

        Bon alors, je précise quand même que je ne l’ai pas encore vu (mais je vais y remédier dès ce week-end) et que de toute façon je n’ai jamais lu les 3 mousquetaires et tout ce que j’en connais vient des adaptations, spécialement le fameux dessin animé avec les chiens. Donc mon opinion sur la qualité du film en tant qu’adaptation ne vaut pas grand chose.
        Mais j’ai vu la bande annonce (plusieurs fois) et elle m’éclate. Je connais des gens qui sont archi-fans de Dumas et qui ne trouvent pas du tout que ce film soit un viol de cadavre. Et après zut aussi, c’est du divertissement ! Le nanar a droit de cité, que je sache, on n’est pas obligé de créer « un chef d’oeuvre, une merveille, un bijou, le plus grand film de l’histoire de l’humanité » à chaque fois qu’on a une caméra dans les mains. Tant que ceux qui le font ne se prennent pas au sérieux, et ceux qui vont le voir savent à quoi s’attendre.
        Franchement, j’aime bien être snob aussi, parfois, mais on ne peut pas attendre des cinéastes qu’ils soient fidèles à tout, tout en étant créatifs et en révolutionnant le 7ème art à chaque fois.

  19. 20/10/2011 15:23

    Le truc amusant, c’est que c’est le real de Resident evil. Du coup le viol de cadavre, on est en plein dedans…(berk)

  20. guillaumepascanet permalink
    22/10/2011 10:09

    J’ai vu the artist hier soir. J’ai même réussi à y trainer ma chérie, malgré sa crainte de s’y endormir.

    J’ai adoré même si je partage la réserve du pédé sur la deuxieme partie. Les références ne m’ont pas perturbé, mais je les connais moins bien que lui. La musique, parfaite avec le film, m’a fait penser à celle de vertigo à un moment.

    La seule scène sonorisée du film est angoissante.

    En plus de Dujardin, Bérénice Béjo est craquante et le chien amusant.

  21. Guillaume Pascanet permalink
    25/10/2011 16:43

    J’ai vu hier soir « La guerre est déclarée », et je suis encore d’accord avec le Pédé !

    Le jeu d’acteur n’est clairement pas le point fort, mais le sujet et son traitements sont très forts. La scène de Vivaldi a tiré des larmes à ma chérie et j’ai senti moi-même des picotements dans mes yeux.

    La BO est peut-être hype, mais elle passe très bien.

    Sinon, on a beaucoup ri sur la bande annonce du cochon de Gaza, as-tu vu ce film ?

  22. 30/10/2011 00:08

    ‘The Artist’ relève en effet très bien le défi. Quelques bonnes trouvailles de mise en scène et casting étoilé, le film se déguste assez facilement.
    Après sans doute que le pari est voué à rester dans les limites qu’il se fixe…

  23. 08/05/2012 18:03

    Je ne sais pas si les films français d’aujourd’hui sont de meilleurs qualité mais ils sont assurément plus audacieux.
    Je n’ai pas vu Polisse mais et pense que j’ai raté quelque chose.

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