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Ce billet est sponsorisé par Tilda Swinton

28/09/2011

Si vous décidez d’aller au cinéma cette semaine, plusieurs options s’offrent à vous.

Option A:  Contribuer à l’inévitable carton d’Un heureux événement, le dernier-né de Rémi Bezançon -mais si, vous savez bien, le réalisateur du Premier jour du reste de ta vie, ce charmant petit film que vous avez a-do-ré parce qu’il aligne les moments nutella de façon si convenue qu’à un moment ou à un autre vous avez été forcé de vous y reconnaitre (OMG! Ca me rappelle trop quand j’ai quitté la maison/je me suis fait dépuceler/je suis tombé amoureux/j’ai trompé mon conjoint/je suis mort). Après le méga succès du Dernier Jour, Rémi, qui est un peu notre nouveau Klapisch -populaire, sympa, cool, et prompt à vous remuer autant qu’un verre de limonade éventée- a décidé d’adapter un roman, mais attention, pas n’importe lequel: un roman écrit par nulle autre qu’Eliette Abécassis, sans aucun doute l’un des auteurs majeurs de ce nouveau siècle (avec Amanda Sthers, évidemment). C’est l’histoire d’une sorte de couple, joué par deux acteurs suffisamment lisses pour que vous puissiez remplacer leurs têtes par les vôtres, qui se rencontrent, puis s’aiment, puis font un bébé, puis se rendent compte qu’avoir un bébé c’est pas si facile, voire même c’est vachement dur, etc, etc. Nul doute que toutes les greluches en cloque, ou l’ayant récemment été, ou en passe de l’être, ou rêvant de l’être -en bref, TOUTES les greluches- n’auront pas de mal à y reconnaître leur propre expérience et pleureront à chaudes larmes en serrant fort la main de leur fournisseur de sperme. Notons que pour son prochain film, Rémi tentera de ratisser encore plus large en prenant pour sujet un mec qui mange des croissants le matin au réveil.

Option B: Contribuer à la fin du monde en allant voir Identité secrète, aka le-film-avec-le-mec-de-Twilight-mais-pas-Robert-Pattinson-l’autre-celui-qui-a-une-tête-de-con.

Si vous avez pour projet d’y aller, j’ai le regret de vous annoncer que vous êtes:

a) Une adolescente dégénérée, dont les hormones virevoltent à la vue de ce gros bout de viande inerte, et qui risque de tomber de haut le jour elle vivra son moment nutella/Bezançon à elle
b) Un adolescent dégénéré, que ses parents feraient bien d’envoyer en pension dans un trou paumé, loin, très loin des multiplexes
c) Un membre de la famille de l’adolescent(e) en question, que je plains de tout mon coeur
d) Un terroriste international dont l’objectif est de contribuer à l’ascension de Taylor Lautner afin de précipiter la chute de la civilisation occidentale

Option C: Contribuer à la déchéance du cinéma français en allant voir ça:

Et non il ne s’agit pas d’une parodie, mais bien d’un vrai film, comme en témoignent les claquage de portes effarés des critiques internationaux au dernier Festival de Venise, ainsi que l’inévitable adoubement de Libé et des Inrocks, qui nous apprenent que “Monica Bellucci irradie comme jamais”. Comme jamais, c’est exactement ça.

Option D: Contribuer au rayonnement de la race humaine en allant voir un très grand film.

Le hasard des sorties fait parfois bien les choses: si vous cherchez l’antidote à la maternité version Biba d’Un Heureux Événement, goûtez donc à ce poison concocté par Lynne Ramsay, la géniale réalisatrice de Ratcatcher et Morvern Callar, qui est a peu près tout ce que Rémi Bezançon n’est pas (à savoir, une cinéaste). Nulle trace ici de couple jeune et joli, juste une femme, Eva, qui cherche à comprendre comment son rejeton en est arrivé à dézinguer la moitié de son lycée.

En transposant à l’écran le best-seller épistolaire de Lionel Shriver, Ramsay a audacieusement contourné tous les écueils de l’adaptation littéraire: point de monologues intérieurs énoncés par une voix-off lourdement explicative, mais un collage foutrement cinématographique d’images et de sons, qui esquive la psychologie et réduit au maximum les dialogues au profit d’une approche sensorielle cadencée par une utilisation renversante des effets sonores. Juxtaposant différentes temporalités, le récit avance dans un perpétuel état de convulsion, à l’image de celles qui secouent la psyché ravagée d’Eva, qui ne sait toujours pas si elle a enfanté une créature maléfique (le film ne se prive pas d’évoquer Damien et consort avec un humour allègrement sinistre) où si c’est son propre instinct maternel défaillant qui a fait de son fils un monstre. Une question à laquelle Lynne Ramsay se refuse à répondre, et qui ne manque pas de provoquer l’inconfort à mesure qu’émerge une troublante ressemblance entre la mère et le fils, auxquels Tilda Swinton et Ezra Miller prêtent leurs physiques longilignes et dangereusement anguleux. Atteignant ici des sommets d’anxiété étouffée, Swinton trouve en ce jeune acteur de 18 ans un adversaire à sa taille, paralysant d’animosité sournoise. Nul besoin de vous enrober la vérité: vous en ressortirez l’estomac retourné, mais à l’inverse d’Un heureux évenement, vous aurez la satisfaction d’avoir vu un vrai film.

A vous de voir.

263 Commentaires laisser un →
  1. 28/09/2011 10:41

    “le-film-avec-le-mec-de-Twilight-mais-pas-Robert-Pattinson-l’autre-celui-qui-a-une-tête-de-con”.
    Je visualise à peu près le casting de Twilight, là, et disons qu’heureusement qu’il y a une photo en dessous, sinon ce ne serait pas très parlant comme périphrase.

    Sinon, c’est clair que quitte à me déplacer en salle, ce ne sera pas pour voir un nouveau raté dans la carrière cinéma de Louise Bourgoin.

  2. La naïve lien permanent
    28/09/2011 10:43

    Et on a droit à plusieurs options ? Parce qu’une soirée greluche de temps en temps…
    Mais ok pour l’option D en tous cas !

  3. 28/09/2011 10:48

    Rien que la B.A. d’un “Heureux Evénement” retourne l’estomac. Je suis certaine d’ailleurs qu’on devrait fournir un sac en papier à toute personne commettant l’erreur d’acheter un billet pour ce nanar (d’ailleurs le public de pondeuses à qui il est destiné ne se privera pas de s’en servir).

  4. 28/09/2011 10:57

    Moi j’ai vu la bande-annonce d’un heureux événement, qui présente l’avantage de raconter absolument tout le film dans l’ordre chronologique, ce qui permet de gagner un temps fou. Bon j’exagère, on ne sait pas si à la fin ils se réconcilient, et c’est vraiment très très angoissant, on a très peur.

    • 28/09/2011 11:03

      Et puis le suspense de l’affiche : “Ici, les tétons de Louise sont à peine visibles en transparence, les verra t-on pendant le film ?”

      • 28/09/2011 11:29

        Tu noteras d’ailleurs que si l’affiche fait la part belle à ses tétons, elle censure carrément la petite culotte de Louise Bourgoin.

      • 28/09/2011 11:47

        En checkant l’affiche, je découvre avec stupeur que Bezançon a déterré Gabrielle Lazure, qui reposait sagement dans l’oubli qu’elle méritait depuis 2732 ans. Mais POURQUOI ?

      • 28/09/2011 14:37

        aaaahhh cette cohorte de males (dont je fais partie) émus par les attributs de Louise (sans rire, souvent elle joue bof mais son physique quel plaisir… elle a ce petit je ne sais quoi de salope mais pas vulgaire… tellement excitant)

      • Delfouine lien permanent
        29/09/2011 16:38

        Je suis la première à reluquer les (greluches c’est has been)garces( intérêt artistique) et j’ai jamais trouvé que Louise Bourgoin dégageait autre chose que de la platitude…doit me manquer un cablage quelque part…

      • 30/09/2011 00:47

        N’empêche, dans la bande annonce ils ne parlent pas du tout des moments qu’on perçoit sur l’affiche, à savoir sa difficulté à vivre avec une seule jambe toute plate. Elle se fait amputer quand finalement ? C’est un hommage à boxing helena ?

  5. 28/09/2011 11:02

    J’ai vu la BA du Garel dimanche dernier avec un pote, et on s’est dit la même chose : elle a méchamment grossi la Bellucci non ?

    • 28/09/2011 11:45

      Le souci des beautés trop parfaites est qu’elles vieillissent très mal.

      • 28/09/2011 12:04

        Cette vache vulgairissime de Bellucci, une beauté parfaite ???

      • La Berlinoise lien permanent
        28/09/2011 13:07

        Fadissime même. Tu la met à côté de Claudia Cardinale à n’importe quel âge et elle disparaît.

      • 28/09/2011 13:10

        Fadissime, c’est un mot qui m’évoque plutôt Sandrine Kiberlain que Monica Bellucci, pour être honnête.

      • 28/09/2011 13:15

        Ouais regarde Sharon Stone, berc. Les mochetés parfaites vieillissent beaucoup mieux: Josiane Balasko, Anémone…

      • 28/09/2011 13:30

        Soyons réaliste. Le meilleur ami de la star de plus de quarante ans, c’est pas un anti ride, c’est photoshop…

      • Le Latin lien permanent
        28/09/2011 17:05

        Fadissime, c’est un mot qui m’évoque plutôt 100% des nouvelles actrices américaines ou Shia Labeouf (c’est pas un nom ridicule ça ?!?)

      • 28/09/2011 17:09

        C’est qui les “nouvelles actrices américaines”? J’ai peur.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 17:46

        Marion Cotillard ?

      • La Berlinoise lien permanent
        28/09/2011 21:39

        Un commentateur évoque “non-expressive” pour Bellucci, ça se rapproche sans doute plus de ce que je voulais dire, j’ai toujours trouvé justement qu’elle avait des yeux sans expression, un peu le comble pour une brune italienne ^^
        Dans le genre actrice italienne contemporaine perso je préfère Asia Argento. Même si elle a joué avec Vin Diesel.

      • La Berlinoise lien permanent
        28/09/2011 21:54

        “Inexpressive” plutôt ^^

      • 29/09/2011 00:28

        Bah alors El Pédé, faut pas avoir peur, je ne suis pas foncièrement méchant… J’ai pas de noms à te fournir, je pense à tous les pendants féminins de, par exemple, Shia Labeaouf…

      • 29/09/2011 10:46

        je crois pas, les vrais beautés vieillissent bien, comme Carole Bouquet, Isabelle Huppert, Sharon Stone, ou Julianne Moore.

        Bellucci, dans mon jargon, est une beauté fraîche, donc elle vieillit très mal. Et elle a toujours été mauvaise actrice de toute façon, on la regardait d’un bon oeil parce qu’elle était bonne.

      • Delfouine lien permanent
        29/09/2011 16:41

        Le problème de moniqua c’est qu’elle est lourde dans le sens gras, le vieux gras c’est pas jojo, alors que carole bouquet elle a toujours l’air fraîche.Pis depuis qu’elle s’est risquée dans matrique, ben…ridicule quoi, lamentable même, conternant voire.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 16:57

        Faut pas exagérer non plus, Monica est une actrice lamentable, mais physiquement très attirante, en particulier dans Matrix.

        Je ne dois pas être objectif avec les Italiennes.

    • 28/09/2011 11:48

      CAROLE BOUQUET !

    • 28/09/2011 12:19

      Moi ce week end j ‘ai hésité entre un receveur de douche extra plat avec bonde et un autre avec caillebotis

      • 28/09/2011 12:55

        C’est quoi le plus cher?

      • 28/09/2011 12:58

        Pour la couleur du lavabo, tu peux t’inspirer des dents du fils à Georges Lautenaire (Je sais pas ce que vous avez contre ce sympathique jeune homme dont la blancheur des dents n’est pas sans évoquer la muqueuse anale de l’ours polaire albinos)

  6. 28/09/2011 11:02

    Héhé, je m’étonnais de ne pas entendre parler de cette sortie. J’hésite encore avec l’Apollonide (ma vie n’étant qu’une succession de choix), mais j’aime tellement Tilda qu’elle l’emportera surement.

  7. 28/09/2011 11:02

    Je suis d’accord pour le « le-film-avec-le-mec-de-Twilight-mais-pas-Robert-Pattinson-l’autre-celui-qui-a-une-tête-de-con », c’est un peu du Jason Bourne mais cheap, le gros nanard avec un mec pas crédible.

    A contrario, je pense qu’il faut laisser une chance à Un Heureux Evénement quand même…

    Il me dit bien, ce film et pourtant, je n’ai pas de bébé, ni de “fournisseur de sperme” à qui serrer la main pendant la séance de ciné… Je pense ne jamais avoir d’enfant mais voilà. J’pense que ce film a un petit potentiel. Il a l’air d’être touchant ce film, non ?

    J’irai le voir en tout cas, j’en parlerai sur mon blog.

    Sinon l’option D, no comment. C’est LE film à voir.

    PS: Quand on a la carte UGC illimités, voir des navets, c’est pas trop grave.

  8. 28/09/2011 11:09

    Ce que j’aime dans les critiques du Pédé c’est sa modération et son avis toujours en demi-teintes et nuances. :D

  9. 28/09/2011 11:28

    mais pourquoi est-il si méchant ?

  10. L' alter égal lien permanent
    28/09/2011 11:44

    Ce billet est surtout sponsorisé par le planning familial.

  11. 28/09/2011 11:45

    Je sais que j’airai pas le voir de suite : ça remuerait trop de trucs.

  12. 28/09/2011 11:46

    tant qu’on en parle, j’aimerais exprimer ma haine de tout klapisch de près ou de loin :

    - Ses acteurs au charisme d’un pull à coll roulé extrêmement surestimés (cécile de france, judith godiche et romain duris, je souhaite que vous brûliez en enfer),
    - Ses monologues voix-off se voulant tellement philosophiques-intelligents (“oh tiens….une rue….je ne la connais pas….mais dans 1 an…..je la connaîtrais…j’avance….je bouge le pied gauche….puis le pied droit…qui suis-je vraiment?”) m’ayant conduit au bord de la folie.
    - son plesbiscite national incontesté et incontestable (“comment c t tro bien les poupées russes, ça m’a trop rappelé moi quoi”) sur des éléments incongrus (“en plus il met daft punk dans l’auberge espagnole c tro bienn, meilleure BO du monde”)

    Klapisch est un michael bay intellectuel, pendons-le.

    • 28/09/2011 12:05

      Pareil. La plus grosse imposture du cinéma français de tous les temps.

      • 28/09/2011 12:40

        Vraiment de tous les temps ? Y a pas possibilité de faire pire imposture que Klapisch ? Même en cherchant bien ? Parce que des cinéastes portés aux nues par la critique (et un public qui moutonne) avec des films qui ne survivent pas à un second visionnage, y en a à peu près toutes les semaines.

      • 28/09/2011 14:03

        Il y a Guillaume Canet, mais il en a fait moins.

      • 28/09/2011 14:26

        Certes, mais il a commencé plus tard. Je sais qu’on ne peut pas, même avec la meilleure volonté du monde, taxer Guillaume Canet d’être un Michael Bay intellectuel. Mais ça prouve qu’il y a d’autres bons exemples d’impostures.

      • 28/09/2011 15:25

        Le fait qu’il y en ait d’autres ne disqualifie pas Klapisch comme la plus grosse. Il va falloir se battre sérieux pour être plus imposteur que lui.

      • MelPasGibson lien permanent
        28/09/2011 15:45

        Klapisch ?! Petit joueur ! Je peux vous citer le plus gros imposteur du cinéma français actuel : Abdellatif Kechiche… Et de loin !

    • 29/09/2011 10:48

      et François Ozon ???

      • 29/09/2011 12:55

        non on peut détester François Ozon mais on ne peut pas lui reprocher une quelconque forme de prétention dans ces films,
        Prétention qu’on peut rattacher à quasiment tous les films de klpaich.(et maintenant Canet) qui transforment leurs sympathiques petit comédies en tonitruantes figures de proues d’une époque/génération.

        Klapisch et Canet n’assument pas du tout de faire des comédies ne cassant pas trois pattes à un canard et se sentent obligés de l’enrober d’une cause bien plus grande pour faire sortir le film du registre de la comédie, et ça donne des belles merdes bien prétentieuses.

      • 29/09/2011 21:17

        quand même, j’ai trouvé et Swimming pool et 5×2 absolument imbuvables de prétention, du genre on explique la vie aux gens de peu parce qu’ils ne sont pas assez intelligents pour comprendre.

        Je déteste Klapisch aussi, cela dit, et Canet encore plus, Ne le dis à personne était une merde et Les petits mouchoirs encore plus.

  13. davidgeridoo lien permanent
    28/09/2011 11:51

    Quid de “Glee! On Tour : Le Film (3D)”, qui sort également aujourd’hui ?
    Non parce que ton truc avec Gilda Machin-Chose, c’est un peu limité comme titre de film : ça manque de signes de ponctuation et on ne sait même pas s’il va y avoir un concert dedans, si ce sera en 3D et si c’est un film.

  14. La Morue lien permanent
    28/09/2011 11:54

    Je boycotte le film de greluche, car il n’y a pas de Grondin. Oui je suis une morue grondinesque.

    Sinon je suis plutôt ravie qu’apparemment ce bon bouquin ait été bien adapté. Donc j’irai. Je suis une morue littéraire.

    • L' alter égal lien permanent
      28/09/2011 12:18

      La morue grondinesque, c’est un peu comme la truite saumonée.

      • La Morue lien permanent
        28/09/2011 14:06

        Ouais. Perte de tout neurone.

  15. la personne de bon goût lien permanent
    28/09/2011 11:58

    Personnellement j’aurais dit que Un heureux évènement a l’air d’un charmant navet… Et les navets ça tient chaud l’hiver.
    Au passage, quel est exactement l’intérêt de The artiste, si ce n’est d’être un pastiche complètement anachronique d’un Fred Astaire ou consor? (question sérieuse)

  16. La Faux lien permanent
    28/09/2011 12:18

    Le Pédé, would you marry me? Cette phrase me brûlait les lèvres depuis longtemps, mais là n’y tiens plus. Par contre promis, aucun heureux événement en vue!

  17. Hélène lien permanent
    28/09/2011 12:51

    Eh bien pour moi ça sera la bouse de Bezançon et le chef d’oeuvre de Ramsay (Parce qu’il n’y pas pas que Marc André Grondin dans la vie, ya aussi Pio Marmaï…) Et comme je n’ai jamais vu de film avec Louise Bourgoin, je pourrai avoir un aperçu de ses qualités d’actrice (ou pas)

    • 28/09/2011 13:10

      Tu n’as pas eu la chance de voir les Aventures d’Adele Blanc-Sec ? Je sais qu’a priori un film de Luc Besson (que je considère un peu comme le Georges Lucas français) a peu de chance d’être regardable, mais je ne sais pas, Matthieu Amalric, Gilles Lellouche et un apriori favorable a Mademoiselle Bourgoin m’ont persuade que ce coup-ci ça serait different.
      Et c’était different – en pire. Un film écrit apparemment par un gamin de 12 ans semi-trisomique, sans scénario, sans acteurs, sans queue ni tete, complètement débile. Je ne veux plus jamais voir Louise Bourgoin dans n’importe quoi de toute ma vie.

      • 28/09/2011 13:15

        Sans remettre en cause la déchéance actuelle de Lucas, ne mettons pas Star Wars et Nikita sur un pied d’égalité je vous prie.

      • 28/09/2011 13:18

        BESSON, LE GEORGE LUCAS FRANCAIS ?!?!?

      • 28/09/2011 13:18

        Pour une fois que j’essayais d’être modéré.

      • 28/09/2011 13:21

        Un type qui a realise dans les années 80 des films cultes pour toute une génération et qui depuis 15 ans est synonyme de grosse bouse minable qui nous donne honte d’avoir aime ce qu’il a fait dans le passe – ça marche pour les deux. Sans parler de la barbe.

      • 28/09/2011 13:23

        il est vrai qu’indiana jones et han solo n’ont rien à envier à korben dallas.

      • 28/09/2011 13:24

        Je pinaille, mais le Star Wars de Georges, c’est les années 70. Sinon ouais, sauf que non, évidemment.

      • 28/09/2011 13:25

        ouais enfin, fin des années 70 tout de même.

      • 28/09/2011 13:27

        77 on va dire que c’est les années 70 tout de même. Et personne n’a jamais considéré George Lucas comme une cinéaste des années 80, il appartient à la même génération que Spielberg, Scorsese, Coppola & co…

      • 28/09/2011 13:28

        En même temps, donner le rôle d’Adèle à Bourgouin était en soi éloquent.

      • 28/09/2011 13:29

        1977, mais le seul vraiment bon c’est Empire Strikes Back de 1980 et d’Irvin Kershner. Et le dernier avec les nounours et le demi-remake du premier film, j’avais peut-être adore enfant, mais bon, quand meme, soyons sérieux.

        Je prefere ne rien dire sur la “nouvelle” trilogie pour ne pas être vulgaire.

        Maintenant, les films cultes de Besson ne sont peut-être pas terribles quand on les revoit plus de 20 ans apres, j’en sais rien puisque je ne les ai pas revus. Mais tout est relatif et quand je dis que Besson est le Lucas français, je prend bien en compte le vaste gouffre qui sépare Hollywood du cinema français.

      • 28/09/2011 13:30

        Par ailleurs John, la différence est simple: pas besoin de voir les bouses actuelles de Besson pour avoir honte de l’avoir aimé, il suffit de revoir ses vieux films aujourd’hui. Alors que les vieux films de George n’ont rien perdu de leur magie.

      • 28/09/2011 13:30

        le Pédé > oui, certes.

        John > (jette un gros rocher recouvert de bâtons de dynamite)

      • 28/09/2011 13:34

        John tu es mignon mais il ne suffit pas de prendre un ton péremptoire pour pouvoir dire n’importe quoi. La force créative derrière L’empire contre attaque est bien évidemment Lucas, pas Kersnher, et comme je l’expliquais à Branlos, Lucas est un cinéaste lié à un mouvement qui date des années 70.
        Par ailleurs, je suis navré de te l’annoncer, mais le premier Star Wars est évidemment un chef d’oeuvre.

      • 28/09/2011 13:35

        ah mais je sais très bien que Lucas est un cinéaste des années 70, c’était juste pour être de mauvaise foi.

      • 28/09/2011 13:44

        Personne n’a jamais dit que Lucas n’était pas la force derrière les films, ça serait ridicule. Juste qu’il n’est pas un très bon réalisateur, et je trouve en effet que le premier film a un peu mal vieilli (quelque soit la version). Il me semble incontestable que ESB est le meilleur de la trilogie en tout cas.

      • 28/09/2011 13:47

        Le meilleur, c’est possible, mais le seul vraiment bon, certainement pas.
        Le premier Star Wars a changé la face du cinéma (bien plus que son glorieux prédécesseur d’ailleurs), ce qui n’est tout de même pas a négliger.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 14:12

        Quel glorieux prédécesseur ?

      • 28/09/2011 14:14

        Successeur. Oui, bon ça va.

      • davidgeridoo lien permanent
        28/09/2011 16:43

        Comme dirait l’autre : “Je pense, donc je précède.”

      • 29/09/2011 10:52

        oui Lucas est quand même un réalisateur, quand Besson a fait des longs-métrages clipesques complètement débiles. Mon préféré de Lucas c’est THX1138 avec le grandissime Robert Duvall, c’est quand même autre chose que Jean Reno dans le Grand Bleu.

  18. 28/09/2011 13:09

    T’as oublié La Nouvelle Guerre des boutons ;)

  19. 28/09/2011 13:12

    Et sinon elle est vraiment enceinte Louise ? Parce que sinon son ventre est drôlement bien fait. Un césar pour les effets spéciaux.

    • 28/09/2011 13:20

      Oui elle tombée enceinte pour le film, ça fait partie du la méthode Stanislavsky. Elle est comme ça, Louise.

      • 28/09/2011 13:22

        Ca c’est une actrice

      • La naïve lien permanent
        28/09/2011 16:10

        Ca mérite peut être un oscar (c’est mini 15 kilos pour l’oscar, non ?)

    • davidgeridoo lien permanent
      28/09/2011 14:09

      Et un grand bravo aussi à celui qui a pris la photo du film avec ce jeune acteur bondissant (qu’on essaie de nous faire passer pour Taylor Lautner, alors qu’on sait pertinemment que son identité est SECRÈTE, c’est indiqué plus bas), qui a réussi à photographier l’acteur en train de glisser sur un toit sans que ce soit flou ni à contre-jour, et juste au moment où passait un hélicoptère en arrière-plan. Oscar du meilleur photographe de plateau.

  20. Dominique lien permanent
    28/09/2011 13:35

    En te remerciant pour le conseil avisé et en partageant ton avis sur l’inexpressive Bellucci (ou la monoexpressive, au mieux), je lance dans l’arène les films suivants :

    - Une séparation de A. Farhadi, excellent

    - Habemus Papam, de N. Moretti. Celui-ci, bien qu’il ne soit pas mon préféré de Moretti, a quelques qualités que j’apprécie, notamment la présence de Michel Piccoli, l’image infantile attribuée au Conclave et l’arrogante antipathie de Moretti (oui, oui, j’adore). Je crois, néanmoins, que la vision que j’ai de ce film est probablement biaisée par le rital non repenti que je suis. Disons qu’il n’a pas la même portée en France par rapport à celle qu’il peut avoir en Italie. En général, Moretti a un sens en Italie, moins en France.

    Mes hommages ô combien respecteux

  21. 28/09/2011 13:58

    Après tout, ce ne sont que des avis personnels.

    Attention à ne pas faire la pluie et le beau temps le Pédé.
    On va t’embaucher chez les Inrok sinon.

    PS: qqun peut m’expliquer pourquoi il y a 2 versions de la guerre des boutons qui sortent en même temps…

    • 28/09/2011 14:05

      Dis moi, tu es sûr d’être sur le bon blog toi?

      • 28/09/2011 14:41

        En fait non, je pensais être chez les Inrock à un moment.

      • 28/09/2011 14:44

        La prochaine fois, n’oublie pas de me demander de faire preuve de modération, sans oublier d’ajouter que les goûts et les couleurs sont dans la nature etc.

    • Guillaume Pascanet lien permanent
      28/09/2011 14:06

      personne ne peut expliquer pourquoi il en est sorti une, alors deux…

      Yves Robert forever !

      PS : j’ai bien aimé Louise Bourgouin dans “la fille de Monaco” et j’ai été touché par “le dernier jour du reste de ta vie” mais on sait bien que j’ai des goûts de merde en cinéma.

      • 28/09/2011 14:08

        Parce que deux société de productions différentes ont chacune de leur côté développé un projet d’adaptation, et que lorsque la première a mis son projet en production, l’autre, au lieu d’abandonner, a décidé de lui faire la course.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 14:11

        Cela, j’avais compris. C’est pourquoi faire un remake d’un film aussi poétique et daté qui est incompréhensible.

        On a au moins évité la version modernisée avec hakers des campagnes et téléphone mobiles.

      • 28/09/2011 14:17

        Parce que ça rapporte des sous.
        Tu crois vraiment qu’il est possible de faire avaler un film datant de plus de 6 mois à qui que ce soit aujourd’hui? Je me souviens en 1999, d’un type qui qualifiait Arizona Dream (1993) de vieux film.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 14:20

        Tu es sûr que cela intéresse beaucoup de monde une telle histoire de clochemerle ?

        Bon, d’accord, les choristes toussa, mais justement, cela a lassé un peu non ?

        Les deux vont faire un four à mon sens.

      • 28/09/2011 14:25

        Comme tu es naif mon bon Guillaume. Le premier est presque à un million en deux semaines, le second à 500 000 en une.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 16:54

        Mon dieu !

        T’as vu “les bien aimés” ?

        le dernier film que j’ai vu sur les deux derniers mois.

      • 28/09/2011 17:00

        Oui je ne rate jamais un Honoré.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 17:11

        Ah, tu es donc fan ?

        Après avoir m’être ennuyé devant “dans Paris” et avoir bien mieux apprécié “les chansons d’amour”, j’ai plutôt bien aimé “les bien aimés”.

        Comme je suis un peu ta boussole cinématographique qui indique le sud, je me disais que tu avais probablement fait le chemin inverse.

      • 28/09/2011 17:13

        Dans Paris est son meilleur film, comme tu dois déjà t’en douter.
        J’ai écrit un article sur Honoré il y a longtemps, tu ne l’as pas lu?

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 17:26

        Celui-ci ?

        http://cestlagene.com/2009/09/08/declaration-damour-a-christophe-honore/

        Je viens de le relire en tout cas. Tu es donc le deuxième fan d’Honoré que je connaisse.

        Je maintiens que “Dans Paris” est ennuyeux, mais je ne suis pas Parisien.

      • 29/09/2011 10:56

        je pense au contraire que l’effet réactionnaire de la France village a de beaux jours devant lui ; les gens cherchent à se rassurer en regardant des films d’une époque qu’ils regrettent, le Petit Nicolas, tout ça.

      • 29/09/2011 22:56

        Tiens Guigui, pour une fois que je peux apporter une réponse sérieuse à une question sérieuse.

        Ce n’est pas tant de faire un remake du film d’Yves Robert qui a motivé les maisons de production, mais le simple fait que le bouquin de Louis Pergaud soit tombé dans le domaine public l’an dernier.

      • guillaumepascanet lien permanent
        29/09/2011 23:10

        Merci pour ta reponse serieuse. Mais est-ce donc le seul livre qui est desormais libre de droit ?

      • 29/09/2011 23:32

        Les prorogations des auteurs morts pour la France pendant la première guerre tombent toutes actuellement (puisqu’en mourant pour la patrie la durée de l’accès au domaine public des oeuvres est allongée au plus de trente ans). L’adaptation assez mièvre du Grand Meaulnes en 2006, était déjà concernée par ce procédé.

  22. troisième jambe lien permanent
    28/09/2011 14:11

    Le Pédé t’as vu “et maintenant on va ou ?” et “la guerre est déclarée” ? Dans l’affirmative pourrais-tu s’il te plaît émettre un avis que je sache si je vais claquer 15E ou pas ? (j’irais voir pas voir les deux et ma préférence va au libanais, question d’habitude toxicologique).

    • 28/09/2011 14:13

      Non, désolé, je n’ai vu aucun des deux. Je repousse désespérément La Guerre est déclarée, mais je finir par y aller.

      • 29/09/2011 16:39

        Pour un premier commentaire, il ne va vraiment pas servir à grand chose, mais sait-on jamais : ne t’inflige pas “La guerre est déclarée”. J’ai failli mourir sur place et pourtant mon niveau d’exigence est très bas ET j’ai des goûts de merde (j’ai réussi à apprécier certains aspects de Gran Torino, c’est pour dire)

    • 28/09/2011 14:43

      j’ai bien aimé ET maintenant on va ou ?
      beaucoup ri et été ému même si le film est un “poil” en dessous de CARAMEL le précédent film de Nadine Labaki.
      pour la guerre est déclarée, beaucoup d’espoir, d’être encore plus ému notamment mais à part un énervement extrême rien à déclarer sur ce film.
      ah si…
      il est vraiment grand temps d’arrêter de se toucher la nouille sur feu la nouvelle vague… surtout quand l’hommage confine à la parodie comme ici.
      bref, passez votre chemin.

      sinon
      cher pédé, je rêve de voir tes chroniques ciné à la tv à une heure de grande écoute… ce serait magique.
      éphémère certainement (pour cause de contrat sur ta tête de la part d’a peu près toute l’industrie du cinéma français) mais magique assurément !
      (et puis ça ferait de toi le james dean des critiques ciné ce qui n’est pas rien !)

      • 28/09/2011 14:47

        La comparaison avec James Dean, c’est parce que je ressemble plus à Marc André Grondin qu’à Jean-Marc Lalanne?

      • 28/09/2011 16:06

        La même Pinpin, ce film de Donzelli m’a laissé froide et sèche comme une trique. Par contre j’ai mis plusieurs jours à me remettre de Polisse (oui je sais sénuldémédéfilmensensés gnagnagna).

      • 28/09/2011 16:28

        Meuh non y’a que l’arabe que ça dérange les films encensés, tout simplement parce que le snobisme est son seul baromètre.
        Cela dit, je ne peux pas dire que j’ai adoré Polisse, qui a certes des qualités mais aussi pas mal de problèmes.

      • 28/09/2011 16:41

        euh non … no offense mais la comparaison avec James Dean se serait surtout rapport à la brièveté de ta carrière pourtant prometteuse et au fait que tu serai fauché dans la fleur de l’age par un accident tragique !
        (ici la rencontre de ton corps avec une balle / un couteau / le bitume après une chute de 10 étage en lieu et place des amours d’une porsche 550 spyder et d’une Ford Sedan)

        Pour ce qui concerne Polisse c’est (désolé l’arabe) effectivement mon film coup de poing (dans la gueule, l’estomac, le coeur) de cannes 2011, beaucoup de qualités, scénaristiques, de réalisation, de direction d’acteur (putain mais c’est dingue en fait joey star joue comme un dieu ! ) mais également des problèmes, oui… notamment Maïwenn …
        Sans déconner elle sert à quoi dans le film hein… à part pour apporter une touche glamour absolument inutile ?
        quel est l’intérêt de son personnage … à part être le pseudo temoin extérieur et objectif de la situation ?

      • 28/09/2011 16:58

        J’ai eu la chance de le voir en avant-première avec l’équipe du film (mais y’avait pas Joey bordel) et Maïwenn a expliqué que c’était une erreur de sa part d’avoir voulu jouer ce rôle. Ça lui a demandé trop de boulot sur le plan de la réalisation sans en plus en rajouter une couche en jouant dedans, mais c’était trop tard quand elle s’en est rendue compte. Du coup elle aussi trouve que ce personnage est pas terrible finalement. Je me suis dis qu’elle se l’était peut-être attribué pour pouvoir frencher Joey, parce qu’il faut dire qu’il donne réellement envie dans ce film. J’ai eu très peur dans sa première scène, il sonnait faux, et puis tout à coup la révélation. Bref, j’ai beaucoup ri et beaucoup pleuré, donc une vrai réussite pour moi qui ne regarde les films qu’avec un œil de non-professionnel.

      • 28/09/2011 17:00

        Je pense pas qu’elle avait besoin du rôle pour le frencher, vu qu’ils étaient ensemble.

      • 28/09/2011 17:06

        @Pinpin: En effet le défaut le plus flagrant du film est ce personnage collé de façon totalement artificielle sur le récit, et qui ne sert absolument à rien, à part à être exaspérant.
        Mais à mon sens il y a aussi un problème de construction, le film manque tant de structure qu’il finit par ressembler au pilote d’une (bonne) future série télé.
        Je passerai sous silence la ridicule séquence de boite de nuit, mais franchement, t’as pas trouvé la dernière scène nulle ?

      • 29/09/2011 09:49

        @Papaye : c’est un minimum qu’elle le reconnaisse (vu le nombre de fois qu’elle a du l’entendre, le lire, etc… depuis Cannes)
        mais rendons à césar… tout le monde ne l’aurai pas avoué.

        @Pédayyyyy
        alors la scène de la boite de nuit… ridicule… je ne sais pas… j’étais je l’avoue totalement subjugué par Joey Starr et par le talent de la réalisatrice qui réussi à ce moment là à le rendre totalement beau et désirable (alors qu’on part de loin quand même le concernant … et surtout que personnellement… “la désirabilité” des mecs quoi…. )

        la dernière scène… nulle… euh… pas nulle non… la surprise à formidablement fonctionner me concernant mais certes on a un petit goût de WTF ??? puis de “Ahhhhh elle galérait pour trouver une fin là non ?!”

        L’aspect pilote de série TV… pour en avoir discuté avec L’arabe il me semble je suis 2000% d’accord
        mais ce coté “feuilleton” du film justement ne m’a pas déplu, loin de là

      • 29/09/2011 09:51

        note pour plus tard :

        poster sur CLG avant le café augmente dramatiquement le risque d’horribles fautes d’orthographe.

        désolé

      • 29/09/2011 10:32

        @le Payday : Oui bon je lis pas la presse people je savais pas avant de voir le film.
        @Pinpin, tout pareil encore, je suis navrée de t’apprendre qu’on a la même sensibilité, c’est pas un cadeau. Et en plus je dois avouer que j’ai pensé à toi au début du film cf le surnom du capitaine.

      • 29/09/2011 11:10

        @ papaye
        chouette… j’ai la sensibilité d’un fruit exotique… ca claque
        tu peux stp me rappeler le surnom du capitaine ? (trou de mémoire)

      • 29/09/2011 11:18

        Balloo enfin !

      • 29/09/2011 11:51

        Ah mais tellement ! Merci papaye
        Comment ai je pu zapper ca ?!

    • 28/09/2011 16:02

      Le truc qui m’a le plus choquée dans “La guerre est déclarée” c’est que l’acteur principal, et co-scénariste, joue atrocement mal, ce qui est un comble dans la mesure où ça raconte sa vraie vie. (Enfin, moi je rouve que c’est un comble, mais peut-être qu’en fait c’est logique). Sinon c’est un mélange de sympathique et de fichument bordélique.

      • 28/09/2011 16:42

        ah non mais ça c’est justement une des formes de l’hommage appuyé à la nouvelle vague…
        sauf que bon, n’est pas Jean Pierre Léaud qui veut !

      • 28/09/2011 17:08

        Pas sûr, c’est aussi le plus mauvais dans Polisse (excepté Maiwenn, bien entendu).

      • 28/09/2011 18:00

        Moi les vagues, c’est à la plage que je les aime, celles du cinéma, nouvelles ou pas, rien à battre. Jamais vu un Godard de ma vie, j’ai arrêté Truffaut après le 1er quart d’heure des 400 coups, je m’ennuie devant Chabrol au point d’avoir envie de hurler. Alors les hommages, même s’ils sont subtils, ce qui ne semble pas être le cas ici, m’échapperaient totalement.
        Il y a un peu de fond dans le film de Donzelli, qui est souvent gâché par la forme.

  23. Hélène lien permanent
    28/09/2011 14:43

    Les deux se regardent mais ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Ils ont en commun le fait que parfois les acteurs chantent, ce qui me met vraiment dans la gêne.
    “Et maintenant on va où” m’a déçue, j’avais bcp aimé Caramel. Et le film de Donzelli, même si je considère qu’il est à voir, fait parfois “catalogue d’effets possibles qd on s’amuse avec une caméra”.

  24. 28/09/2011 14:48

    Je lâcherais bien Béatrice Dalle de “A l’intérieur” dans le film de Louise Bourguin, histoire de pimenter l’intrigue.
    Et oui, il est bien plus difficile d’avoir un enfant quand une psycho veut vous ouvrir le ventre pour vous le chourer! Ca permettra aux greluches de relativiser!

    • 28/09/2011 14:59

      Ça ferait même du bien aux pauvres types traînés par là par leur greluche. Au moins, ils seraient pas mangé une soirée pseudo-romantiques à 20 euros pour des nèfles.

      • 29/09/2011 15:58

        Arrête de taper sur nos amis les normopathes qui aiment se taper une toile avec leur chéri toi.

  25. L' alter égal lien permanent
    28/09/2011 15:40

    Et sinon c’est quoi un récit en état de convulsion ?

    Un testament ?
    Une histoire à rebondissements ?

  26. la Catalane lien permanent
    28/09/2011 15:54

    <3 Merci de me permettre de bien investir mes neurones pendant 90 minutes, mon broker du long métrage <3

  27. 28/09/2011 16:24

    Mince, je mange pas de croissant la matin. C’est grave docteur ?

  28. La naïve lien permanent
    28/09/2011 16:25

    En matant la distribution d’un heureux évènement, j’ai voulu savoir s’il y avait un lien entre Anaïs Croze et Marie-Josée Croze. Non seulement il n’y a pas l’air d’en avoir, mais en plus wikipédia m’apprend qu’Anaïs Croze, c’est en fait la chanteuse “Anaïs” (ok, je débarque…). Mais quand même, qu’est ce qu’elle fait là, celle-là ?

    • 28/09/2011 16:30

      Euh c’est qui Anais?

      • davidgeridoo lien permanent
        28/09/2011 16:40

        Mon coeur, mon amour !
        (C’est la chanson, pas une déclaration.)
        Et elle n’a aucun rapport non plus avec Pauline Croze (“T’es beau”) (non, toujours pas une déclaration) ni Jacques-Marie Croze (la Gueli contre le cercan).

      • Hélène lien permanent
        28/09/2011 16:43

        Elle chantait “Mon coeur, mon amour”, pamphlet anti couples niais.
        Et elle a un rôle important?

    • L' alter égal lien permanent
      28/09/2011 16:52

      J’ai vérifié, rien non plus entre Marie José et Georges.

      • 28/09/2011 17:40

        Bah moi, j’aime beaucoup Anaïs et ses pamphlets, même si tout le monde s’en bat les couilles avec une pelle à tarte.
        Mais comme je suis une brel, je ne sais pas mettre le lien.

        Sinon, depuis que je lis CLG, je commence à avoir un sérieux faible pour Le Pédé, et ses expressions qui tuent leur race.
        Sans parler de son immense culture ciné.

        Alors merki pour cet billet.

      • 28/09/2011 17:47

        Je suis une brel, t’es de la famille de Jacques?

    • Le Pet Financier lien permanent
      28/09/2011 18:50

      Tout pareil, rien non plus entre Eric et Luc.

    • L' alter égal lien permanent
      28/09/2011 18:54

      Georges et Taylor, que dalle.

      • 28/09/2011 19:06

        Marie-Georges et Louis XV non plus…

      • 28/09/2011 19:19

        Quoi, Georges n’est pas le père de Taylor?Son tonton alors (Flingueur)!?

      • L' alter égal lien permanent
        28/09/2011 19:23

        D’ailleurs Jonathan et Taylor non plus n’ont rien à voir.

        Et Jonathan Taylor n’est pas siamois(e).

      • 28/09/2011 19:26

        But he’s rich.

      • L' alter égal lien permanent
        28/09/2011 19:30

        @ La Naive : Mais Commode a bien été empereur.

      • Le Kaniass lien permanent
        30/09/2011 15:43

        L’alter t’es lourd!

  29. Le Pet Financier lien permanent
    28/09/2011 17:30

    Quid des 10 autres options de cette semaine.
    Ok, le cas de Glee ! a été traité. Il en reste 2, 3 autres qui semblent intéressant ,

  30. 28/09/2011 17:43

    Quid d’un top 10 des meilleurs films en noir et blanc, le Pédé ?
    Suivi d’un top 10 des meilleurs films en couleurs ?

    (sinon sans rire, je veux bien un top 10 des meilleures actrices françaises)

    • 28/09/2011 17:44

      Genre vivantes ou genre mortes?

    • 28/09/2011 17:52

      c’est toi le chef.

      • davidgeridoo lien permanent
        28/09/2011 18:05

        Attention, il y a un piège : Paulette Dubost vient de changer de classement.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 18:10

        Alors que Suzy Delair pas encore.

      • 28/09/2011 18:14

        Suzy Delair est immortelle de toutes façons.

      • 28/09/2011 18:18

        Suzy Delair est encore en vie??? Merci Guillaume tu viens d’illuminer ma fin de journée.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 18:21

        Je l’ai appris il y a 2 ou 3 ans en l’entendant à la radio. Je la pensais morte moi aussi.

      • 28/09/2011 18:26

        Paulette Dubost, merde. Quand on pense qu’elle a joué dans Hotel du nord et même dans la Règle du Jeu! (Je la croyais morte depuis longtemps)

      • 28/09/2011 18:27

        Hein quoi comment? Elle vient de mourir? Mais non? Tristesse.

      • 28/09/2011 18:32

        Si tu suivais ce que te dit le lion chevelu.

      • 28/09/2011 18:34

        J’avais pas capté. Je pensais que Paulette avait passé l’arme à gauche à l’époque de Milou en Mai.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        28/09/2011 18:36

        Danielle Darieux est toujours vivante mais Odette Laure est bien morte.

    • La Grosse lien permanent
      28/09/2011 19:49

      Sinon, sans rire je veux bien le classement des dix meilleurs films en noir et blanc, quand tu seras pas en train de vivre ta vie…

      • 28/09/2011 21:35

        Bonjour la grosse, es-tu sérieuse ?

      • La Grosse lien permanent
        28/09/2011 23:03

        Bonsoir le branleur, ma foi oui. Est-ce un problème?

      • 29/09/2011 11:04

        Chère grosse,
        Faire un classement des meilleurs films en noir et blanc n’aurait en soi aucune espèce d’intérêt, dans la mesure ou diviser le cinéma entre noir et blanc et couleur est l’apanage des beaufs qui n’aiment pas ce qu’ils appellent les vieux films. En effet, le noir et blanc n’est ni un genre, ni un style; cela a été successivement un obligation technique, puis un contrainte liée à des questions économique, et finalement un pur parti pris esthétique.

        Faire une liste des meilleurs films en noir et blanc, cela aurait autant de sens que de faire une liste des meilleurs films tournée en pellicule ou en HD.

      • 30/09/2011 13:07

        Je n’avais absolument pas vu les choses sous cet angle. Et du coup, je me sens d’une grande bêtise. Merci de cette explication qui démontre que j’ai énormément de choses à apprendre dont la première, réfléchir.

        Le Pédé, tu me fais rêver.

  31. davidgeridoo lien permanent
    28/09/2011 17:56

    Un malheureux événement, Rémi Bezançon a déclaré sur Ciné+ Premier : « Un critique, c’est comme un impuissant qui regarderait un couple en train de baiser. »
    Le Pédé, je pense que Rémi Bezançon lit C’est la Gêne et que tu nous l’as tout énervé.

  32. 28/09/2011 19:41

    Ya pas comme un soucis en fait dans l’affiche ? Genre gros loupage de photoshop ? Parce qu’elle a pas de jambe Louise en fait, et que ça correspond à rien cette espece de bande beige.

  33. Raymond Domenech lien permanent
    28/09/2011 22:52

    Et Mélanie Laurent sinon ?
    The new Cotillard !

  34. 29/09/2011 09:53

    ah peday
    Mélanie a réalisé un film… et si… je sais… c’est dur.

    le pire… du pire du pire du pire… la bande annonce est très jolie (malgré son sujet tout boursouflé de pathos)

  35. 29/09/2011 11:15

    plutôt que d’écrire un pavé pour dire ce que je pense de la situation du cinéma actuel, je me permets de renvoyer à mon blog – c’est un peu audacieux, mais la chance tient à cela : http://linstitmasque.tumblr.com/post/9879430937/xii-10-films-que-tout-le-monde-aime-et-qui-sont

    • 29/09/2011 11:28

      Tu connais vraiment des gens qui ont aimé Alice au pays des merveilles?

      • 30/09/2011 12:17

        des gens très drogués alors !?

      • 03/10/2011 10:15

        Le problème de Tim Burton c’est qu’il n’a rien fait de valable depuis le 1er Batman. Et Beetlejuice peut-être.

    • Guillaume Pascanet lien permanent
      29/09/2011 11:31

      Tu connais vraiment des gens qui ont aimé “les bronzés 3″ ?

      • 29/09/2011 11:32

        Et les Visiteurs 2?

      • 29/09/2011 11:46

        je me suis appuyé sur le box office français des 10 dernières années, donc j’imagine que oui.

      • 29/09/2011 11:52

        et ça permet, à mon avis de se poser la question fondamentale, qui est de savoir ce que les gens cherchent au cinéma. Pourquoi y vont-ils ? Pourquoi sont-ce des films pourris qui marchent ?
        Avant, à mon avis, c’était bien moins le ças, des bons films marchaient bien.
        Et le pire, et tu as bien raison avec Remi Bezançon, c’est qu’on sert aux gens du cinéma pseudo intelligent assez odieux de prétention, sous couvert de notre exception culturelle, ou que sait-on encore.

      • 29/09/2011 11:53

        C’était mieux AVANT!

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 11:53

        Et tu n’y as pas mis “bienvenue chez les ch’tis” ou “les choristes” ?

        “les bronzés 3″ est 7ème au box office du cinéma français toute époque confondue selon wikipedia. C’est normal que je ne connaisse personne qui ne l’ait vu alors que je connais beaucoup de fans des visiteurs ou des ch’tis ?

      • 29/09/2011 12:01

        pardon je réponds au mauvais endroit, ça m’arrive tout le temps, cf infra, du coup.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 12:02

        Ce même box-office montre surtout que ce sont les comédies qui fonctionne, les seuls films anciens des 10 premières places étant la grande vadrouille, le corniaud, la guerre des boutons et le petit monde de Don Camillo.

        A toi de juger ensuite si c’est mieux ou pas que Taxi ou Astérix.

      • 29/09/2011 12:07

        Alors je juge que c’est moins bien, parce que ça illustre la différence entre le naïf et le niais. Don Camillo c’est naïf, Astérix c’est niais, et ça prend les gens pour des cons, ce que, en défenseur de l’humanité, je trouve affreux.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 12:12

        A mon avis, tu juges cela naïf parce que c’est en noir et blanc. Mais je suis d’accord pour penser que c’est moins cynique, encore que les suites successives de plus en plus improbables me font douter un peu de la sincérité des intentions des producteurs de Don Camillo en Russie.

        Pour Astérix, je suis d’accord sauf pour celui de Chabat, mais je ne suis pas original.

      • Delfouine lien permanent
        29/09/2011 16:54

        Depuis la grande vadrouilel y’a rien eu qui vaille la peine :D

  36. 29/09/2011 11:59

    oui je crois que c’était mieux avant à pas mal d’égards, et j’assume d’être un vieux con là-dessus.

    et j’ai pas mis Bienvenue chez les ch’tis ni Les choristes parce que bon ok c’est pas trop mon truc, après tout, mais j’ai trouvé ces films gentillets et pas prétentieux, divertissants sans être débilisants. Soit illustrant une vision du cinéma largement défendable à mon avis.
    Je crois que d’être parisien déforme pas mal l’image que l’on se fait de la France, Guillaume (c’est pas une critique, c’est largement le cas pour moi aussi).

    • Guillaume Pascanet lien permanent
      29/09/2011 12:03

      Je ne suis pas parisien, je parle de proches qui survivent en province et que je fréquente malgré tout, par charité.

      • 29/09/2011 13:19

        Tu es trop bon mon Pascanet

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 13:39

        Je ne renie pas d’où je viens.

      • 29/09/2011 13:55

        Arcques Power Represents !!!

        Guigui, the Jumel’s Boyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 14:05

        Tu évoques ce bon Seb’ ?

        Je crains que nous ne soyons que tous les deux à comprendre.

      • 29/09/2011 14:14

        La présence de Seb’ c’est un peu un retour au bon vieux temps où nous étions joufflus toi et moi. Et que nos cités brandissaient fièrement l’étendard à la faucille, villes corsaires, esquifs fragiles, dans les mers démontées du social où soufflait le vent de la crise, la vraie, la première, l’originelle.

      • 29/09/2011 14:16

        C’est beau….
        Mais ça donne soif. Manque à boire et on s’y croit.

      • 29/09/2011 14:18

        Moi je bois mes paroles… (je n’autorise personne à dire que je suis saoulant)

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 16:29

        Si seulement la cité des 4 ports devenait réellement une cité corsaire, ce serait amusant.

        Elle devient juste une sorte de Biélorussie en bord de Manche.

  37. 29/09/2011 12:08

    quelle drôle d’idée.

  38. 29/09/2011 12:59

    Pinpin, tu peux m’expliquer le cheminement dans la tête d’un distributeur qui transforme “abduction” en “identité secrète” ?

    • 29/09/2011 21:19

      faudrait faire un article sur les traductions des titres, mais je crois que parfois il n’y a rien à y comprendre.

    • 30/09/2011 12:39

      malheureusement non j’en suis bien incapable.

      La seule règle qui vaut à mon humble avis (mais vous avez le droit de ne pas être d’accord) est celle qui dit qu’il faut “Absolument” traduire un titre anglais en français because tu fais plus d’entrées en province
      ce qui malheureusement reste très souvent une vérité. (t’as qu’a regarder la rareté des programmation en VOST dans de très nombreuses villes de province pour t’en convaincre)

      et oui… il y en a bien plus qu’on croit des “C’est en noir et blanc ça doit être chiant” et des “ah non pas en VOST c’est relou les sous titres”
      je ne m’étend pas sur ces deux catégories qu’on devrait euthanasier systématiquement.
      bref… le français est feignant et ça n’a rien de nouveau.

      certains titres anglais / Us son proprement intraduisibles au mot à mot … Seuls nos amis québecois s’y risquent…. ou renvoient à des mots français moche et/ou pas vendeurs, et/ou déjà utilisés précédemment donc on essaye de trouver autre chose et de faire passer l’idée forte du film avec plus ou moins de style et de réussite.
      on s’éloigne donc d’autant plus du titre original …
      ça doit être le cas ici..

      Abduction => enlèvement
      bof comme titre… puis ça noircit un peu le tableau
      identité secrète c’est fourre tout, ça fait espionnage et tout, c’est un peu plus léger.
      (mais à mon goût c’est tout pourri)

      je reste par contre totalement interdit et plongé dans un abime d’incompréhension par les remplacements de titres anglais par .. .d’autre titres anglais…

      The Hangover => Very Bad Trip

      In Time => Time out

      What’s your number ? => Sex List
      (bon … sex c’est le mot qui fait le plus vendre avec New york donc là je vois bien la manœuvre)

      Enfin, et encore une fois ça n’engage que moi… j’ai l’impression qu’il y a une corrélation entre la traduction du titre, la qualité de l’œuvre, le public ciblé et son accueil critique et l’aura de son réalisateur.

      Par exemple DRIVE… primé à Cannes, on ne l’a pas appelé CONDUIRE

      en gros
      plus t’as un film “auteur”
      primé dans les festivals
      destiné à un public cinéphile / csp+ / intello etc…
      plus t’as de chance de ne pas avoir de traduction de titre.
      plus t’as une cible large, populaire et des objectifs d’entrées elevés, plus tu as le chance de te manger une bonne grosse trad bien fadasse !

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        30/09/2011 12:47

        En même temps, on ne pose cette question traduction/pas traduction que pour l’anglais.

        Qui se risquerait à aller voir “Das Leben der Anderen” ou bien “Wò Hǔ Cáng Lóng” ?

      • 30/09/2011 12:57

        oui
        on ne se la pose que pour l’anglais par ce que figure toi que si c’est pas encore Byzance, il y a tout de même un nombre grandissant de nos compatriotes qui se dépatouillent pas trop mal en Anglois courant (encore un effort les gars !) et qui sont donc à même de gouter aux joies des titres originaux.

        et puis aussi par ce qu’il faut bien avouer qu’a quelques exceptions nous ne sommes pas super ouverts aux cinémas étrangers (on a notre propre production à écouler d’abord) et également qu’il n’y a pas tant de pays que ça finalement qui ont conservé une industrie cinématographique forte…

        pour tout le reste des nationalités donc… HOP ON TRADUIT ET FISSA SVP !

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        30/09/2011 13:39

        Je suis bien d’accord que beaucoup de traductions de titres sont curieuses, et cela ne date pas d’hier “Stagecoach traduit en la chevauchée fantastique”.

        A l’inverse, le désir de conserver les titres originaux me semblent un snobisme voire une certaine capitulation linguistique (non, je ne suis pas le fils caché d’Alain Toubon).

        On remarquera d’ailleurs que les séries ricaines ne sont désormais plus traduites, ce qui nous permet de nous moquer de tous ceux qui ne sauront pas prononcer “daisèpéraite oussewaïfes” correctement.

        Laisse t’on le titre des livres en anglais par ailleurs ?

        j’ajoute que cela ne m’empêche pas d’apprécier un film en VOST, même dans une langue que je ne maïtrise pas ou mal. (au passage, le doublage, c’était pas mieux avant ? J’ai vu la tour infernale l’autre soir et j’ai détesté la nouvelle voix de Steve McQueen !)

      • 30/09/2011 13:56

        le doublage c’était effectivement mieux avant
        pour 2 raisons évidentes et liées…
        le temps et l’argent

        il y a 30 ans un film US sortait en france entre 6 mois et 2 ans après sa sortie américaine

        cela laissait tranquillement le temps de peaufiner l’écriture d’une belle adaptation française et également le temps aux comédiens doubleur de faire une vraie prestation.

        On y investissait également l’argent nécessaire puisque vu le niveau d’anglais des français cette adaptation était primordiale… l’exploitation vost anecdotique.

        aujourd’hui avec les sorties mondiales simultanées qui ont réduit les délais à néant et l’inflation des budgets de sortie qui poussent à rogner sur la technique (et donc les budgets d’adaptation) forcément c’est moins chiadé comme boulot !

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        30/09/2011 13:59

        Merci pour l’explication, mais je ne comprends pas pourquoi s’emmerder à faire un nouveau doublage d’un film qui a mon âge !

        Et j’ai pas réussi à utiliser la VM, Arte ne me proposant que la version française ou allemande !

      • 30/09/2011 14:04

        certainement pour des raisons de droits d’auteur.
        en France l’auteur d’une adaptation est “propriétaire” de sa traduction et des droits d’auteurs qui y sont attachés.
        il y a quelques années les comédiens de doublage ont obtenu en partie des droits similaires
        donc je suppute que ce nouveau doublage doit être du à une histoire de sous
        (ou alors c’est un truc technique pour pouvoir rebooster le son en 5.1 pour le blu ray à venir ;) )

        là j’ai pas le temps mais un jour si tu es sage je te raconterai l’histoire du distributeur français du Seigneur des Anneaux qui quelques semaines avant la sortie salles a reçu un courrier d’avocat de l’adaptateur de Tolkien intitulé “Concernant votre film – Le maître des Bagues – ”

        grosse rigolade

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        30/09/2011 14:09

        Une petite recherche google m’apprend que c’est plutôt ta dernière hypothèse qui serait la bonne, à savoir une obligation technique pour le blu-ray déjà sorti et qui semble décevoir ceux qui l’acquiert.

        Il me semble que j’avais déjà remarqué la même chose sur “Duel”. Je ne sais si je trouve les nouveaux doublages affreux parce qu’ils le sont ou bien parce que j’étais habitué aux anciens.

  39. 29/09/2011 13:08

    Je n’aime pas le cinéma français, enfin celui qui nous refourgue ce genre de bouse depuis 10 ans.
    Ouais je sais ça fait vachement avancer le bordel mais au moins je n’irais pas perdre mon temps à voir ce genre film niaiseux où on exprime trop son émotion nombriliste que l’on a dans son dedans.
    Chiant.

    • Guillaume Pascanet lien permanent
      29/09/2011 13:40

      Tu préfères “Taxi 12″ alors ?

      C’est pas nombriliste du tout.

      • 29/09/2011 13:57

        J’y comprends plus rien : c’est une émotion nombriliste qu’elle a dans son dedans ou elle est juste enceinte ?

      • 29/09/2011 14:00

        t’as raison Guillaume, en fait, je n’aime pas le cinéma français du tout

      • 29/09/2011 14:02

        Un crossover “Taxi”-”Un heureux événement”, les gens?

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 14:03

        Max, un enfant à naître n’est pas qu’un cadeau de la vie, c’est aussi une émotion pure.

        La Bretonne, aimes-tu “les galettes de pont-aven” ? Je cherchais un exemple de cinéma régional rien que pour toi.

      • 29/09/2011 14:04

        C’est une fille enceinte qui a des émotions à l’intérieur de son soi-même pendant que son bébé lui pousse son nombril vers l’extérieur.

      • 29/09/2011 14:05

        Guillaume, tu es en train de me dire qu’après la Conquête au printemps, Un Heureux évènement est un film sur le petit prince qui va nous être donné cette semaine ?

      • 29/09/2011 14:08

        Pas vu Guillaume ou alors dans mon enfance et je n’en garde souvenir.

      • 29/09/2011 14:09

        Je suis content de voir que depuis ma cuite d’il y a un an, Guigui arrive à citer un film breton sans citer de film normand.

        Je conseille Vos gueules les Mouettes, pour souligner la qualité du cinéma finistérien.

      • 29/09/2011 14:10

        @ la Bretonne: au moins elle a encore un nombril.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 14:12

        Excellent avec Robert Rollis en cul-de-jatte !

        J’adore les branquignols.

      • 29/09/2011 14:17

        Vos Gueules les Mouettes, c’est carrément, la découverte de la télé-réalité en Super 8.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        29/09/2011 16:27

        D’ailleurs, cela se termine comme dans “secret story”, tout le monde déteste tout le monde.

      • 30/09/2011 12:42

        “t’as raison Guillaume, en fait, je n’aime pas le cinéma français du tout”

        ça c’est le genre de phrase située juste entre

        “Un film en N&B c’est relou” et “la vost c’est chiant”

        dans mon panthéon des “tu mérites une claque”.

        a peu près aussi intelligent que “la arabes sont des voleurs”, “les peday sont des pervers” et “les bretons sont tous des cons”

      • 30/09/2011 13:12

        Mes confuses Pinpin, tu es dans le vrai.

        Je recommence: j’ai énormémént de mal à apprécier la production cinématographique française depuis le début des années 2000.

        Voilà, c’est mieux? Je trouve que le cinéma français actuel tourne en rond. Qu’il est particulièrement ennuyeux, qu’il frôle souvent la masturbation intellectuelle sur des choses creuses voire qu’il accumule les clichés sur un ton de moraliste à la petite semaine ave des acteurs et des actrices pas du tout bandants.
        Bref, chiant

      • 30/09/2011 13:17

        Ah, si ça peut m’épargner une claque, je te dis aussi que j’adore les films en noir et blanc et que la VOST ne me rebute pas du tout (oui j’aime lire même au cinéma)

      • 30/09/2011 13:30

        Va mon enfant… tu es pardonnée
        mais pour ta peine tu devra te taper toute la filmo des frêres Dardenne, d’imamura, d’angélopoulos; Mikhalov et Bergman
        tu vas voir si les français sont les seuls à avoir des cinéastes relous (uh uh uh)

      • Dominique lien permanent
        30/09/2011 13:52

        La production cinématographique française depuis 10 ans, voyons…. ah oui
        Un prophète
        les films de Kechiche
        Le scaphandre et le papillon (d’accord le réalisateur n’est pas français, mais on l’a adopté désormais)
        Jean-Pierre Jeunet, qui même si le fond n’est pas toujours intéressant, la forme, elle, a apporté quelque chose de nouveau
        Je crois d’ailleurs que le Pédé avait écrit un article sur ce qui reste à sauver du cinéma français. Il n’est pas encore mort, tout n’est pas Dany Boon ou Dubosc.

      • 30/09/2011 14:04

        Punaise même le curé de ma paroisse n’est pas aussi vache quand il m’ordonne de faire pénitence pour tous mes péchés.
        T’es dur Pinpin, en plus j’ai jamais dis que seul le réalisateur français avait le monopole du vide abyssal.

      • Guillaume Pascanet lien permanent
        30/09/2011 14:12

        T’es dur Pinpin, j’ai souvenir d’une scène très drôle dans “le septième sceau” avec la mort qui scie un arbre dans lequel un quidam s’est réfugié pour échapper à un mari jaloux.

    • 30/09/2011 14:17

      Jeunet, c’était mieux avant les années 2000.

      J’ai pas aimé Amélie Poulain (eyué) et “un long dimanche de fiançailles” a été pour moi une lente agonie.

      Je ne nie pas non plus le fait que, de temps en temps, surgit une perle pour sauver l’honneur mais dans l’ensemble, je n’arrive pas à avoir d’autres envies que de m’enfuir de la salle en me demandant pourquoi les réalisateurs français veulent toujours se prendre pour de grands intellectuels incompris alors que se sont avant tout des artisans d’une oeuvre qui doit provoquer des émotions autre que l’ennui ou la lassitude.

  40. 29/09/2011 17:21

    Bon moi ce que je remarque c’est que vous parlez beaucoup de films bizarres mais pas du tout des Schtroumpfs !!! Alors oui, c’est très (fleur) bleue comme film mais il a le mérite de montrer des acteurs dignes de ce nom tout de même… Tout du moins du même niveau que la miss Louise qui ne m’a jamais fait cligner un sourcil de plaisir… !!!

  41. 01/10/2011 13:37

    Restless ?

  42. 03/10/2011 10:17

    Bon, je suis allé voir “We need to talk about Kevin” hier soir, et je me suis fait exactement les mêmes réflexions que toi (particulièrement le travail sur le son. La scène ou Eva gratte la peinture sur sa fenêtre, renversante). Et décidément, je me délecte toujours autant de profiter des rares films qui ne prennent pas le spectateur pour un abruti fini. Un putain de régal. Cruel, mais régal quand même.

  43. 03/10/2011 10:35

    Bel article sur ” we need to talk about Kevin” variant un peu de ceux lus dans la presse. Je garde un vif souvenir de son precedent film “morvern callar” mais j’avais oublie le nom. Nice one !

  44. 06/10/2011 13:51

    Pas tout à fait d’accord sur le film “Un heureux évènement”. Pourquoi toujours vouloir dézinguer dès qu’il s’agit de bons sentiments. Le livre d’Eliette Abecassis a eu le mérite de parler de la maternité telle qu’elle n’est jamais évoquée (les angoisses, le clash dans le couple avec l’arrivé d’un bébé, l’instinct maternel qui n’est qu’une invention) et ce n’est pas pour rien qu’il a rencontré un tel écho. C’est en voulant toujours ignorer ou minorer ces problèmes que beaucoup se sentent en détresse après. Même si le film est évidemment un peu facile, il est merveilleusement bien interprété et reflète réellement l’état post partum.
    Contrairement au film “le premier jour du reste de ta vie” que j’avais effectivement beaucoup moins apprécié

  45. blackpearl lien permanent
    07/10/2011 22:47

    We need to talk about kevin est un chef d’oeuvre qui m’a laissée perplexe! C’est un très bon film et cela faisait longtemps que je n’en avais pas vu un! Ravie d’avoir lu ce post me l’ayant fait découvrir :D

  46. Salomé lien permanent
    09/10/2011 13:00

    Les acteurs ne savent plus articuler.

    • 19/10/2011 09:06

      J’allais le dire !

      D’ailleurs, si quelqu’un avait la gentillesse de me filer des sous-titres pour le début de la bande-annonce d’”un été brûlant”, ça me ferait plaisir.

      “[...]j’peux pas vivre sans une femme. mbogbboobogbogmugbogu mbbgbogmbo”. Voilà ce que j’ai compris (à peu près).

  47. Raymond Domenech lien permanent
    09/10/2011 21:28

    Simplement, merci.
    Oui, je l’ai vu.

  48. Le Pédégé lien permanent
    12/10/2011 13:53

    Le Pédé, ton journal du cinéma m’a tellement pluplu qu’il m’a donné l’envie de te plagier:

    Option A: We need to talk about KEVIN.
    Eh oui, c’est une fatalité: aujourd’hui un jeune s’appelle Kevin, Kéké pour les intimes. Tous les Guillaume peuvent enfin respirer, d’autant que visiblement la mode du Kevin est aussi passée chez nos amis anglo-saxons.
    Et pour illustrer ce Guillaume des temps modernes, nous avons notre Tilda Swinton avec son visage grave et un jeune qui doit s’appeler Kevin, qui exprime toute la désinvolture adolescente qu’un Kevin peut afficher.
    Là, on a tout de suite compris qu’il s’agissait d’un film intellectuel: ici, pas de blonde peroxydée siliconée mais une vraie-femme-de-40-ans-pas-MILF, qui nous montre qu’elle souffre. Et biensûr, le label bio de la recevabilité dans les cercles de gens biens: la petite palmipède de sélection à Cannes.
    La vraie Tilda, le faux Kevin et toute la famille canard vous proposent donc de voir une môman souffrir parce que son gosse est vraiment un connard et qu’elle aussi quand même, elle est pas parfaite et qu’on se demande qui est responsable du caractère de l’autre. Le tout pendant 2 heures parce que c’est quand même dans la subtilité et que c’est long, la subtilité.
    Alors si vous voulez passer un bon moment loin de vos problème familiaux, de boulot, de crise financière et de faim dans le monde, n’y allez pas: COUREZ-Y! Vous en ressortirez avec une envie de vous tirer une balle et c’est justement ce que vous viendrez de faire: vous tirer une balle dans le pied.

    Option B & C, une charmante critique a déjà été rédigée plus haut.

    Option D: Un heureux événement
    Nous avons des films qui nous disent (A) que les gens sont méchants, (B) que les gens sont des super héros qui se battent contre des méchants, (C) que certains réalisateurs n’ont rien à dire, peu de moyens mais font quant même des films,… Et nous avons une pépite, un joyau, une lumière qui nous fait oublier la médiocrité environnante.
    L’amour, la vie, la maternité, la famille, tout est traité avec justesse et émotion.
    S grande force est d’aller bien au-delà de l’histoire d’amour. Rémi Bezançon va plus loin que le “ils vécurent heureux et eurent beaucoup de Kevin”. Après l’amour, après le désir d’enfants, que se passe-t-il? Une toute autre vie. Et là, en toile de fond, jamais abordé directement, il aborde un problème majeur de notre société: pourquoi les parents se séparent-ils? L’élément déclencheur, c’est vraiment l’arrivée du kéké. Alors quoi, les kékés sont responsables du divorce de leurs parents, ce qui justifie leurs séances chez le psy 15 ans plus tard? Heureusement rien n’est dit, ni même suggéré. C’est une invitation à une réflexion nécessaire sur la place de la maternité dans la société. Être parents, ne pas se séparer ni se détester, c’est pas simple. Alors quand un film vous donne les armes pour y arriver sans se la jouer donneur de leçons, c’est exceptionnel.

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