Cinéma et zoophilie.
Quoi de plus excitant qu’un premier film?
Partir à la découverte d’un auteur, goûter un cinéma neuf, décider si celui-ci est prometteur, insignifiant ou à jeter à la poubelle. Souvent, dans le meilleur des cas, un premier film réussi annonce de grandes choses à venir. Mais combien sont déjà de grandes choses à eux seuls ?
Il existe quelques exemples célèbres: Citizen Kane d’Orson Welles, Le Faucon Maltais de John Huston, La Nuit du Chasseur de Charles Laughton, 12 Hommes en colère de Sidney Lumet, Badlands de Terrence Malick, et, plus récemment, Blood Simple des frères Coen et Sexe, Mensonge et Vidéo de Steven Soderbergh. Et puis il y a le triptyque mythique de la Nouvelle Vague: Les 400 Coups de Truffaut, Hiroshima mon Amour de Resnais et A Bout de Souffle de Godard, auxquels on peut ajouter la Lola de Jacques Demy et Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle. (J’ai beau ne pas être le plus grand admirateur de la Nouvelle Vague, quel mouvement cinématographique peut se targuer d’une telle avalanche de débuts fracassants?)
Je suis tenté aujourd’hui d’ajouter à cette prestigieuse liste le premier film d’un jeune cinéaste australien, David Michôd, qui sort cette semaine sur vos écrans: Animal Kingdom.
Animal Kingdom, c’est une histoire de gangsters qui ne ressemble à aucune autre, mais c’est aussi et surtout une histoire de famille qui ne ressemble à aucune autre. Mieux: c’est un documentaire animalier, peuplé de monstres très humains dont les actes effroyables sont accomplis avec une effroyable banalité, et que Michôd a intelligemment choisi de filmer sous l’angle terrible du quotidien, parce qu’il sait qu’un plan sur une voiture sortant d’un parking peut être plus terrifiant que n’importe quelle débauche de violence. C’est cette absolue confiance dans une mise en scène à la fois stylisée et rigoureuse qui fait de ce récit sinueux et implacable une expérience si pleinement satisfaisante. Ca, et une parade d’acteurs enragés -Ben Mendelsohn, Joel Edgerton et Sullivan Stapleton- à qui on souhaite la carrière de leurs plus célèbres compatriotes.
Mais l’arme secrète d’Animal Kingdom, c’est cette matriarche inoubliable -incarnée par la phénoménale Jacki Weaver, icône du cinéma australien- petite chose blonde aux globes oculaires démesurés, qui rejoint instantanément le panthéon des grandes mamans monstres du cinéma. S’affairant silencieusement dans un coin du cadre, dispensant son affection à ses “garçons” de façon particulièrement inappropriée, narguant sournoisement un flic dans un supermarché, ou se décidant calmement à dévorer l’un de ses petits, Jacki Weaver façonne, grâce à un physique hors du commun et des choix de jeu totalement inattendus, une colossale création de cinéma.
On attend la suite avec impatience.






Dans la série des grands premiers films, j’ajouterais mon petit chouchou, Regarde les hommes tomber. Sinon, ça a l’air mieux que l’affiche, ce film, didon tavu.
elle est très bien l’affiche.
L’affiche est géniale.
elle me fait un peu penser à celle de the yards.
Je dirai même plus, l’affiche est très bien.
Elle fait truc à la con pourri genre film de Guy Ritchie. Je DAYTAYSTE.
Et bien, une soirée cinéma sur l’art consommé de la nouvelle gastronomie familiale hautement originale!
Dans la série des vieux films à consommer sans modération, il y a : “Un homme est passé” de John Sturges (1955) avec Spencer Tracy.
T’as rien compris. Il parle des PREMIERS films réussis.
Comme, par exemple, “La Bonne Soupe” de Robert Thomas en 1963 qui était plus réussi que “Mon curé chez les nudistes” en 1982
Mon curé chez les thaïlandaises n’ pas la même puissance, dommage, débuts prometteurs.
Bon ben, Le Dernier Combat de Besson.
Qu est ce que Luc Besson vient faire dans un sujet sur le cinéma?
C’est pas Besson, c’est Bresson. “Les anges du péché” de Bresson.
Je suis perplexe. J’ai écrit un article sur les vieux films à consommer sans modération?
Merci en tout cas de nous remémorer les articles (et les commentaires !!!) d’avant quand CLG c’était mieux.
Hein? Je suis complètement largué aujourd’hui, merci de m’expliquer vos blagues.
@Dédé, je suis d’accord avec toi, CLG c’était mieux avant que tu ne débarques avec tes commentaires débiles.
C’est pas une blague enfin.Tu as joint un lien vers un vieil article (: actrices ayant incarnées des mères tortionnaires), par conséquent je l’ai lu, par conséquent j’ai lu les commentaire (dont celui du juif), par conséquent j’ai ri et par conséquent je me suis dit ” ah oui, c’est vrai, CLG c’était mieux avant”.
C’est plus clair ?
Non. Tu peux développer?
Oui, bien sûr : vas te recoucher
Pas de “s” à l’impératif des verbes du premier groupe. Merde. Je déteste cette faute.
@Dédé, Donneuse de leçon et laide en plus.
Sauf que le verbe aller c’est pas un verbe du premier groupe. Donc on dit “vas”
whatever le groupe, jamais de s à l’impératif, on dit donc “va”.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=109342.html
La preuve.
Tu dis des conneries Branlos. Pour les verbes du 3ème groupe on met un “s” à l’impératif. Genre “Vends moi ce jean immédiatement connasse”. Pour le verbe aller effectivement, même s’il fait partie du 3ème groupe on dit “va”, mais c’est une exception.
Tu parle très méchamment aux vendeuses de H&M.
Et puis on dit “vas-y”.
Ou alors “prends ma main dans ta face sale pouf”
certes mais le verbe aller est une exception : http://bescherelle.leconjugueur.com/frconjugue.php?verbe=aller
au temps pour moi, je ne t’avais pas lu jusqu’au bout.
Oui mais le verbe aller est une exception
Je ne t’avais pas “lue”
ah non, c’était intentionnel.
Genre. La vieille excuse du travelo
je pensais plus à un dragon qu’un trav’ mais ça marche aussi.
On dit pas sale pouf mais sale pouffe. Sauf si on parle aux meubles.
Hé hé.
T’es qui pour me corriger ? Mon père ?
lulu, on ne parle pas sur ce ton à son père.
Si on dit “sale pouf” en parlant d’un meuble, on fait une faute d’accord.
AAgnnnahh???
Honte sur moi !
J’ai dit n’importe quoi, je vais remettre mes lunettes et chercher un café pour me réveiller.
Et n’oublions pas “Jaws” de Steven Spielberg.
ON A DIT LES PREMIERS FILMS !
Duel alors ?
Mieux.
Fayot.
Jalouse.
Vivement que le premier long métrage de Mélanie Laurent vienne s’ajouter à cette liste…
Et sinon, t’as vu ESSENTIAL KILLING? Si oui, t’en as pensé quoi?
Non, pas vu.
Je m’oppose formellement à l’association d’Alain Resnais (plus grand cinéaste de tous les temps) à cette association de malfaiteurs aussi géniaux qu’égocentiques qu’est la Nouvelle Vague ! Et je me débattrais contre ce trop répandu préjugé jusqu’a mon dernier souffle.
Qu’on se le tienne pour dit !
Ca tombe bien, j’avais prévu de me le faire demain soir. La BA me faisait sauter sur mon siège à chaque fois ces dernières semaines.
C’est fou, j’ai vu ce film en juillet dernier sur un écran australien.
Et c’était bien, très bien.
En parlant de premier film et de réalisateur australien, j’ajouterais Chopper de Andrew Dominik.
Je l’ai vu hier, en ayant vaguement vu ton article, j’ai vraiment aimé ce film qui plonge dans les entrailles d’une famille de prédateurs….
La mère est vraiment géniale, avec ce visage de gentille yeux grands ouverts mais prete à tout dézinguer si on touche à sa portée….!!!
Par contre avec un départ comme ça j’ai peur de son deuxieme film.
J’ai bien aimé, merci du conseil.
Pas trop d’hommes de couleur dans le film en plus, qui en ces temps n’est pas négligeable.(Lolo si tu me lis…)
Merci Le Pédé.
Grâce a ton conseil, je viens de vivre un moment exquis d’une émotion intense grâce a ce film. Un grand film, a n’en pas douter.