Darren Aronofsky et Piotr Ilitch Tchaïkovski ont la joie de vous faire part de la naissance de Natalie Portman

J’ai toujours bien aimé Natalie Portman. Cette comédienne que l’on a l’impression de connaître depuis autant de temps que Jeanne Moreau a jusqu’ici toujours joui d’un indéniable capital sympathie. Il faut dire que Natalie a eu la chance d’être dotée d’un physique assez singulier: il me semble que si nous devions choisir un seul et unique visage afin de montrer aux aliens du futur à quoi nous ressemblions avant le grand cataclysme de 2012, nous cryogéniserions probablement la stupéfiante Natalie, en espérant que quelqu’un pense à la sortir de sa sieste millénaire.
La personnalité de l’actrice Portman se décline sur deux terrains.Tout d’abord celui du jeu: Natalie a ce qui manque à la plupart des comédiennes de sa génération: le goût de la performance outrancière et de la composition. À la différence d’une Scarlett ou d’une Kirsten dont le talent est précisément de se couler avec décontraction dans la peau d’héroïnes qui leur ressemblent, Natalie n’hésite pas à utiliser la totalité de la palette des émotions chère aux tragédiennes de la génération qui la précède (Moore, Thompson, Kidman) quitte, parfois, à se planter spectaculairement. Dans sa quête de perfection, Natalie Portman a pu parfois donner l’image d’une actrice besogneuse , obsédée par l’idée d’impressionner la galerie (ses mouvements de sourcils lorsqu’elle pleure à l’écran rappellent parfois ceux de Marlon Brando lorsque Vito Corleone, anéanti, se penche sur la dépouille mortelle de Sony: geste visant la perfection technique mais révélant les ficelles d’un acteur enivré par sa propre virtuosité).
Et puis il y a ce qu’elle incarne. Natalie Portman, c’est à la fois la bru et la petite-amie idéale. Elle demeure pour le commun des mecs hétéros, “la mère de mes enfants” (dixit L’Arabe). Celle qui, plus que nulle autre, personnifie un idéal de grâce éthérée, une sorte d’équivalent pop et profane à la Vierge Marie. Certes, Natalie a tenté de rectifier cette image consensuelle en interprétant ce rôle de sripteaseuse dans le très beau Closer, dans lequel nous la découvrions sous un jour aussi sexué que vénéneux. Mais il faut croire que cette image de très photogénique sainte nitouche lui colle à la peau car elle est en fin de compte consubstantielle à la persona même de l’actrice.
C’est donc pleinement conscient des limites portmaniennes que Darren Aronofsky lui offre, avec Black Swan, rien de moins que le rôle de sa vie (après Mickey Rourke, ça devient visiblement une habitude). Natalie y interprète Nina, jeune danseuse étoile aussi talentueuse que coincée. Nina auditionne pour le rôle d’Odette dans le célèbre ballet de Tchaïkovski, Le Lac des cygnes. Thomas le fringant metteur en scène, persuadé de détenir là sa nouvelle maîtresse égérie, finit par lui donner le rôle en dépit de ses réserves. La petite ballerine au visage d’enfant travaille dur pour être parfaite, mais elle doit faire l’apprentissage de l’abandon de soi pour faire corps avec son personnage.
Black Swan et The Wrestler (le film précédent d’Aronofsky) devaient initialement ne former qu’un seul et même film. Il s’agissait de montrer deux individus n’ayant d’existence que sous le feu des projecteurs. Randy le catcheur et Nina la ballerine ne sont rien en dehors de la scène/ring; Randy a été “quelqu’un” avant de sombrer dans l’oubli tandis que Nina n’incarne rien d’autre qu’une potentialité d’être. Hors de la scène, Aronofsky fait le choix judicieux de les filmer de dos comme s’ils n’étaient, l’un et l’autre, qu’un élément du décor. Un aspect fondamental les sépare cependant: Randy est conscient du prix à payer pour pouvoir continuer à se produire en tant qu’artiste. Nina, quant à elle, pense pouvoir faire l’économie de sa personne.
Pour briller de mille feux l’espace d’un instant, l’artiste doit faire le choix de se consumer pour finir dans l’abîme; c’est en tout cas le discours de Black Swan, oeuvre viscéralement romantique.
Formellement, le film oscille entre conte horrifique gore et drame intimiste filmé “à l’indé”. Darren Aronofsky parvient à inscrire graphiquement le conflit qui ronge Nina par des moyens audacieux, notamment cette séquence de miroir au cours de laquelle Nina fixe son reflet à travers de très fines tâches noires d’oxydation et contemple un visage d’une blancheur immaculée que la corruption guette sans qu’on n’y prenne garde. Ce qui surprend peut-être le plus, c’est la capacité du cinéaste à offrir une oeuvre aussi singulière en jonglant avec des motifs pourtant si rebattus (la dualité entre civilisation et animalité, le cannibalisme du mentor prédateur (Vincent Cassel, en John Malkovich) et de la mère frustrée de n’avoir pas pu être ce que sa fille est en passe de devenir (l’inoubliable Barbara Hershey, en Piper Laurie) et la rivale aussi vénéneuse qu’attirante (la bombesque Mila Kunis, en Jennifer Jason Leigh).
En sortant de cette expérience aussi vertigineuse qu’orgasmique, une question demeure: si, comme Aronofsky nous l’enseigne, il faut tout donner à son art en ne cédant à aucune compromission, Black Swan est-t-il alors le chant du cygne pour Natalie Portman?
La sortie, mercredi prochain, de Sex Friends, une comédie romantique débile avec Ashton Kutcher n’est pas faite pour nous rassurer.






Il y a une très belle interview de Nathalie Portman dans le télérama de cette semaine.
Et oui, je crois bien y comprendre qu’elle n’a désiré être actrice que pour ce rôle qui représente donc son sommet.
Natalie. Sans H.
Mince, je risque la contumace. Heureusement que j’ai supprimé le “n” en trop au bout de son nom de famille.
Quel plaisir que de retrouver ta verve le Juif, surtout pour nous parler de cette divine Natalie.
Une question subsiste tout de même : Le Pédé partage-t-il l’opinion du Juif ? ou commence-t-il a être agacé par la quasi omnipresence médiatique de Portman ?
Ce n’est pas plutôt de mort de Portman dont il faudrait parler et non de naissance ?
Naissance+coupage d’ongles+mort.
Mais le titre est déjà un peu long.
Un plaisir cette article, je n’ai pas vue passer les lignes.
Parcontre j’ai un soucis avec Portman, depuis Léon, je ne la vois jamais comme autre chose que Natalie Portman. Là ou un acteur et sensé nous faire oublier qui il est à travers son interprétation d’un rôle, je vois toujours cette petite Natalie cristallisé dans mon cœur d’enfant en 1994 comme cette petite amie idéal que tu décris si bien.
C’est gênant d’avoir cette impression de “Martine à la plage”, “Martine a ses règles”… alors que pourtant sa prestation est régulièrement impressionnante. Mais quelque soit le film ou j’ai pu la voir, je ne vois qu’elle avec un masque transparent de son personnage.
Pourtant je dois être le plus empathe des spectateurs me fondant dans films qui doivent avoir la capacité d’arrêter spontanément le cœur du Pédé.
C’est triste car j’ai du mal à aller voir les films ou elle est à l’affiche.
“prestation régulièrement impressionnante” ???
suis-je le seul à considérer que portman ne fait en grande majorité que des films de merde ? (star wars 1 à 3 /brothers / sex friends / deux soeurs pour un roi / cowboys vs aliens / garden state / vendetta / thor)
“V pour vendetta” est un film de merde pour toi ?
Sinon, je suis d’accord concernant sa filmographie en général. Il n’y a que dans “Closer” qu’elle m’avait vraiment épaté.
THOR n’est pas encore sorti donc attends de voir avant de juger
je me suis peut être emporté sur V, thor en revanche c’est tout vu.
En moyenne 1 film correcte pour 10 daubes, je ne vois pas de quoi tu te pleins.
C’est la moyenne de Michel Galabru.
Au fait, j’ai bien aimé “garden state” … si, si, vraiment.
c’est vrai qu’en fait elle a fait un sacré de merde après vérification virtuelle… je retire le « prestation régulièrement impressionnante ».
Et du coup je comprend mieux mon impression.
V pour Vendetta est génial par contre.
et là j’ai envie de répondre :
Brothers de Jim sheridan (pas mal du tout)
darjeeling illimited (petit role, mais gros kif ce film)
My blueberry nights de Wong kar wai (film sur lequel je ne supporterai aucune forme de critique désobligeante)
Garden state de Zach Braff (excellent)
Cold Mountain (petit role mais pas vraiment un bousier ce film non plus)
Tout le monde dit i love you de woody allen (oui j’avais bien aimé, j’avoue)
Natalie est dans mon top des actrices belles, brillantes, talentueuses, intelligentes et sexy en diable, je dois forcément manquer un tout petit peu d’objectivité.
garden state ? c’est bien le film qu’on regarde pour avoir l’air intelligent, c’est ça ?
J’avais zappé qu’elle jouait dans “tout le monde dit I love you” que j’ai beaucoup aimé aussi.
Djarjeeling limited (et pas illimited à ce qu’il me semble) fait partie de mes regrets cinématographiques (comprendre que je l’ai raté à sa sortie et que je n’ai pas encore eu l’occasion de réparer cette faute)
si tu veux branlouze
c’est plutôt le film que j’ai regardé par ce que Zach Braff me fait bien rigolé dans Scrubs mais bon…
(et là en terme d’intelligence Scrubs ça nivelle un peu par le bas)
Je l’ai vu pour les mêmes raisons, je suis un fanatique des premières saison de scrubs, et je ne crois pas qu’elle nivelle l’intelligence par le bas, l’absurdité n’est pas toujours un gage de bêtise.
tiens j’ai même fait une vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=3_gebFHutLw
‘tain
tu chantes super bien
(par contre t’as forci un peu hein)
je traversais une période sombre de ma vie, j’étais à l’époque vieux, chauve et moche.
Et la monumentale merde nommé Paris je t’aime, à ajouter à la liste.
Aaaaaaaaaaaaah Nataliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie Portmaaaaaaaaaaaaaaaaaan… So beautiful girl
J’adore cette femme… Je la trouve génial.
Vous l’avez vu dans son rap avec David Andrew Samberg l’un des mecs de The Lonely Island ? http://youtu.be/v8e6-IeQ0aw
Ce film a l’air vraiment sympa à voir dans tous les cas. Merci pour ce billet
Merci pour le clip!
Bravo l’ article. Tu es prêt à être pigiste payé une misère pour un travail de qualité.
Une remarque cependant, je reconnais une tendresse pour Natalie Portman, dont le charme ravageur donne envie de l’embrasser, pas de lui faire le derviche à grand braquet.
J’ai vraiment du mal à la voir comme “la mère de mes enfants” avec qui j’aurais des rapport sexuels épanouis (enfin dans l’idéale en tout cas).
Si tu t’éclate pas au pieux, la vie de famille va te peser rapidement et tu ne sera bientôt plus qu’une boule de frustrations.
Je n’imagine pas Natalie la post-ado en partenaire sexuel.
ça va l’oedipe sinon ?
tu manques cruellement d’imagination
après avoir vu Black Swan il y a quelques heures ou c’est imaginer toute autre femme que Natalie portman en partenaire sexuelle qui est difficile …
Ce serait plutôt Mila Kunis pour moi. Son regard dans cette scène d’abandon saphique est juste malade.
Natalie, niveau sexytude, ça a toujours été plutôt demi-molle pour moi…
Natalie est trop pure, on ne s’imagine pas lui mettre la misère.
Ah si, si, pas de soucis d’imagination de ce côté-là.
Branlette, tu n’es qu’un infâme pervers.
juste un homme…(regard tourné vers l’horizon, cheveux au vent)
La branlouze, tu fais ce que tu veux, tant que tu restes propre.
Tu m’expliqueras le derviche à grand braquet ?
J’ai trouvé ce film scotchant (pour une fois que les critiques vont dans le même sens que le public)
Et c’est vrai que l’on se disait en sortant de la séance que c’était peut être son meilleur rôle et sa meilleure performance depuis… Léon ?
Black Swan, j’avais tellement entendu parler de ce film qu’il était dur de ne pas partir avec un a priori positif. Après tout le monde parlait du fait que Portman y jouait le rôle de sa vie si ce n’est pas sa vie.
Je suis donc allé voir ce cygne noir, et non je n’ais pas été déçu.
Alors je ne m’essaierai aps à une analyse cinématographique du film parce que je n’y connais rien mais j’ai beaucoup aimé la tension qui régnait dans ce film, parfois insoutenable.
Le caractère emphatique des personnages, sorte de résonance, pour moi à l’emphase des ballets et plus largement de la musique classique que l’on entend tout le long du film.
Une Portman assez époustouflante, quoiqu’un peut trop gémissante à la fin.
Aronofsky, good work.
Sinon les fautes d’orthographe, c’est pour moi!
t’a pas honte?
De me faire reprendre par un analphabète, si…
Arrrghhh…je reste quand meme dubitative sur sa performance. Je l’ai trouvee bonne, mais pas non plus extraordinaire. Elle m’a un peu exasperee, a chouiner tout le long, la meme expression sur le visage (certes sublime). J’ai l’impression qu’Aronofsky aurait tout aussi bien pu choisir une autre actrice, le film n’en serait pas moins excellent. Donc crier au genie la performance de Natalie, je trouve ca un peu exagere.
Je suis assez d’accord. La dernière demi-heure n’est faite que de sanglots et visage contrit par la tristesse et la peur.
Comme toujours une critique aux petits oignons, un régal ..
La MOUCHE, dualité entre civilisation et animalité ? C’est pas plutôt l’accession à un nouvel état humain, une “nouvelle chair”, le leitmotiv de Cronenberg de 1975 (Frissons) jusqu’en 1999 (eXistenZ) ?
Mine de rien, on remarquera que CLG recommande un film où figure Vincent Cassel.
Le juif recommande, nuance. Les autres n’ont pas pipé mot.
Je crains la réaction du Pédé!
il est également tout à fait supportable dans “les promesses de l’ombre”
tout a fait supportable…
t’es bien souple et conciliant pour un vendredi soir
Il est tout à fait insupportable dans “les promesses de l’ombre”, et c’est bien dommage car il a un role en or.
Par ailleurs je tiens à dire que je n’ai pas de mauvais à priori sur VC que j’ai régulièrement trouvé excellent mais qui s’est aussi royalement planté.
Quand au commentaire de Pinpin sur les “bon réal… qui maîtrise la direction d’acteur”, tu devrais en parler à un acteur. J’en connais pour qui la soit disant “direction d’acteur” est un vaste escroquerie.
La direction d’acteur, une escroquerie? C’est la première fois que je l’entends celle-là!
Il suffit d’avoir mis les pieds sur un plateau pour se rendre compte de l’énormité de cette affirmation, qui ne peut en effet provenir que d’un acteur très très très narcissique (pléonasme, je sais).
Rien à ajouter au commentaire du peday c’est juste parfait !
J’imagine que c’est le terme “Direction” qui gêne.
Je crois que ceux que j’ai entendu parler du sujet voient le metteur en scène comme un coach ou un partenaire. Mais je peux me tromper.
En tout cas si j’ai bien compris, ils semblaient regretter qu’on ait tendance à prendre les acteurs pour des cons qui savent à peine ce qu’ils font, ce que cette expression sous-entendrait.
Par ailleurs, être narcissique fait partis du bouleau d’acteur.
En même temps un film dans son acceptation française correspond à la “vision” d’un réalisateur, à son interprétation et les comédiens en sont donc l’outil, le medium, le vecteur.
Il me semble donc normal, et sain, qu’un réal “dirige” ses comédiens pour obtenir d’eux ce qu’il attend… si tant est qu’ils en soient capables.
et puisqu’on parle d’égo pléonasmique imaginez donc un film sans réalisateur out une ribambelle d’acteurs égotiques tenteraient de “voler” la scène sans arrêt… bonjour le best of de cabotinage !
Un copain monteur me dis que dans le cinéma, les rapports hiérarchiques sont hyper présent, mais tout se passe entre gens tellement cool qui se tutoient.
Les acteurs sont à part car ils sont quasi indéboulonnables. Ils sont les seuls puisque même un réal peut être viré en théorie (en France ça se fait pas trop).
J’imagine que ça joue sur leur façon de se voir.
Cependant ce n’est pas qu’une question d’ego. Aussi maîtrisé par le réalisateur que peut-être un film, tout les intervenants sont heureusement plus que de simples media. Ils amènent leurs talents, leurs sensibilités, qui enrichiront le résultat et c’est pour ça qu’ils sont choisis.
l’apport des acteurs est particulièrement visible et reconnu. Dans le meilleur des cas ils sont créateurs d’une incarnation sensible.
Ce que tu dis est proprement caricatural et je serais étonné que de bon réalisateurs soient d’accords avec toi.
pinpin travaillant dans le ciné, ce qui n’est pas mon cas, je me voyais en gros troll suite à cet échange.
Heureusement il m’arrive d’écouter France culture, ce qui me permet d’étaler ma (fake) science à peu de frais. En écoutant Monte Hellman hier, j’ai été rassuré.
Je le cite : “Je ne dirige pas les acteurs, je les encourage à arriver avec des idées que j’aime”.
Rassuré, ça m’a permis de me rappeler l’évocation du travail de Jérôme Deschamps sur “Un fil à la patte” et le travail de Mike Leigh avec ses acteurs.
“Direction d’acteur” est sans doute parfois adéquat. Pas toujours et il me semble être surtout le concept tarte à la crème utiliser par les critiques sans imagination et sans connaissance réel du travail sur un plateau.
mais WC est plutôt bon dans le film
comme quoi … avec un bon réal… qui maîtrise la direction d’acteur… même les tanches peuvent s’en sortir.
WC ?
Joli lapsus ?
c’était fait pour…
Et une actrice qui a tourné avec Jean Reno…
Ouaouh. Vous avez tous aimé ce film on dirait.
Ca fait du bien ! Je suis la seule personne de ma connaissance à l’avoir trouvé génial… Et C’est la Gêne étant ce qu’elle est je m’attendais à le voir partir en flammes aussi, du coup. Et je suis toute soulagée que ce ne soit pas le cas.
Et super article bien sûr.
Ca avance les projets ciné ?
Le problème avec Natalie Portman c’est que j’ai l’impression qu’elle a toujours 12 ans. J’ai donc parfois un peu de mal, la sensation qu’elle n’est pas à la bonne place.
Je n’ai pas vu Black Swan mais j’ai bien aimé Un hiver à Central Park (The Other Woman), même si la voir en mère et belle-mère m’a surprise les premières minutes.
La voir en mère de deux enfants m’a surprise également au début de Brothers.
c’est pour ça qu’elle est la parfaite actrice pour BLACK SWAN
Ouf enfin n billet qui me redonne envie de voir le film…. Pour ma part j’ai toujours trouvé que Portman transformait tout ce qu’elle touchait en or, même les grosses raves.
Et Cassel il joue toujours comme une grosse merde que t’as honte pour lui ?
Cassel c’est comme Portman, il se joue lui et rien d’autre.
Et l’impression qu’il récite un texte laborieusement appris c’est lui ça ? (apparemment tu le connais personnellement…)
Comment peut-on dire d’un film qu’il est “débile” sans l’avoir vu (?) et alors qu’il est réalisé par Ivan Reitman (pas forcément un gage de grande qualité certes, mais il n’a pas commis que des bouses)?
Je l’ai vu, et débile est un faible mot, je peux te l’assurer.
J’ai des sources fiables.
Ce raisonnement que je défend à longueur d’année souffre pourtant des exceptions …
genre :
“libérez la 7ème compagnie à st tropez”, même sans l’avoir vu la présomption de cacatitude est forte, légitime et quasiment systématiquement vérifiée
(ça marche aussi avec les films de Besson)
Je trouve cette affiche particulièrement affreuse.
Je la préfère mille fois à celle que l’on voit partout en France avec ci visage qui semble se briser. C’est ma fichu.
Je préfère celle ci avec ce maquillage outrancier. Moins grosses ficelles.
Mais putain de clavier moisiiiii!!!!!!! Ou de doigts moisis!!!!!!!!!!
il est vrai que cette version de l’affiche est beaucoup plus intéressante (voir vendeuse) :
http://izismile.com/2011/01/27/true_posters_advertising_the_best_picture_nominees_12_pics-2.html
Bah, j’ai beau lire les excellentes critiques regroupées sur allociné, les sites spécialisés, ton (du reste) excellente analyse, la bande-annonce, je ne suis pas motivé pour voir ce film.
Un truc qui bloque, comprends pas.
C’est les tutus.
J’ai bien aimé l’article, très bien écrit!!!
Bon, c’est pas le pédé, mais le juif, mais pas grave, c’est bien quand même.
Je pense que si Aronofsky arrive à nous secouer avec cette histoire pourtant archi-rebattue, et son goût immodéré pour l’outrance et la symbolique lourde, c’est, d’une part, parce qu’il n’y a pas, chez lui, une once de cynisme, de jugement, de mépris envers ses personnages. D’autre part, quand je vois Black Swan et The Foutain (moins vrai pour The Wrestler et encore moins pour Requiem for a dream), je ne vois pas un film de petit malin (à la Tarantino, à la Nolan…), mais l’oeuvre d’un artiste qui met sa tête sur le billot (ou ses tripes sur la table) en attendant que le public rende son jugement (à l’image des personnages principaux de ses deux derniers films d’ailleurs). Il s’expose beaucoup plus que d’autres réalisateurs de sa génération, et il le fait sincèrement, je pense : c’est suffisamment courageux pour être souligné.
J’aurais écris la même chose si j’étais arrivée 24h plus tôt. Avec juste un peu moins de virgules.
A part ça: tutafay madame, ça m’étonne que vous ne soyez que stagiaire.
Ça dépend, la stagiaire, CLG te paye combien par commentaire ?
En général, quand un artiste “met ses tripes sur la table” il y a de sérieuses chances pour que ça sente la merde.
merci pour ce billet…
je ne sais pas si natalie portman écrase ses personnages, j’avoue ne pas avoir vu assez de films où elle a joué… mais si c’est le cas, c’est quand même dans la lignée de ses glorieuses ainées : bacall, hepburn X2, davis et taylor… dont les rôles étaient du sur mesure pour elles, pour les mettre en valeur elles… et pas forcément l’inverse, même si les 2 finissent par se rejoindre… qui est la tendance plus moderne de se mettre au service du personnage quite a y être méconnaissable…
n’ayant pas encore vu le film, peut être que j’irai demain… je trouve la portman dans la continuité d’une audrey hepburn… mais ce n’est pas une copie non plus loin de là ! cette fragilité apparente, qui cache une grande rigeur, et une force de caractère ou un côté dur ou parfois drôle qu’on ne soupçonne pas…
par contre question filmo ya même pas photo… mais bon c’est sûr qu’aujourd’hui on sort bcp plus de films, ya forcément plus de déchet… et puis zut le noir et blanc ça avait de la gueule !
Je l’ai rêvé, la critique de ce film sur C’est La Gêne, Le Juif l’a fait, je suis comblée ! Il ne me reste plus qu’à trouver un créneau pour aller le voir donc… Merci !
Je sors du cinoche. Un petit soupçon de début de déception quand j’ai fini par comprendre qu’Aronofsky n’avait absolument pas l’intention de sortir des sentiers tellement battus qu’ils en deviennent creux: la dualité, la compote réalité/fantasme, la sortie de l’enfance, la réification ect… Ils nous les fait tous, mais il nous les fait bien. Il y a un côté brut, instinctif, presque naïf dans la démarche. Il n’y a pas d’autre projet paternaliste ou pseudo intellectuel que de nous livrer un bel objet, vivant, fébrile et apeuré (non, je ne parle pas de Natalaïe! quoique) et c’est juste réussi. Les corps souffrent, suintent, s’écroulent, se révoltent, saignent, c’est moche mais c’est bow.
Ce film m’a épuisée! Eprouvant!
Toujours un plaisir de lire vos billets ciné, les connards.
J’ai hâte de me faire ma propre idée sur le film.
à vous, membres de CLG.
je me pose une question très sérieuse:
consommez-vous du cannabis?
En Belgique c’est pas plus mal : on a eu droit à No Strings Attached (Sex Friends) AVANT Black Swan mwehe
Merci le Juif
Nouvelle sur ce site (en fait, si je suis là c’est parce que je cherche à courtiser – dignement hein – l’Arabe…miam !), je me permets une petite remarque aussi courte que craignos pour une entrée sur scène :
si comme moi, vous avez quelques petits soucis d’eczéma, de mycoses et autres fantaisies épidermiques (et là je sens que j’ai déjà grillé mon rencard avec l’Arabe) évitez Black Swan.
L.A (qui pourrait à elle seule remplacer l’équipe de C’est La Gêne, puisqu”elle a le priviliège de cumuler les stigmates : femme, arabe, musulmane, de banlieue, voilée, etc. je vous cite pas les meilleurs hum)
Je sors de la séance, et ne m’en remets toujours pas…
Une baffe orgasmique dans la gueule, je crois que ça fait une éternité que rien ne m’avait autant transporté, et le mot est faible.
Juste pour la colonne..
Et dans la catégorie “réplique culte”, la palme revient à :
“As an exercise, go home and touch yourself” par Vincent Cassel en french mentor pour ballerines neu-neu et impressionables.
Vincent, comment te dire… c’est le lac des cygnes, un truc qui se danse en tutu avec des pointes, c’est pas Preljokaj. Alors tu arrêtes de lui dire 20 fois de se lâcher comme le faisait la harpie de la Star Ac’ hurlant sans cesse :”lâche l’émotion, donne tout ce tu as dans tes tripes, soit authentique” pour leur énième reprise disco de « Laisse les gondoles à Venise ».
Ça ne sert à rien, ça la rend malade et nous avec.
Demande plutôt au cameraman d’arrêter de te tourner autour, caméra à l’épaule, à chaque fois que tu fais un speech. Oui je sais, c’est utile pour flouter la doublure de Natalie Portman, mais dans ton cas ça n’a aucun intérêt et on a déjà suffisamment la nausée comme ça.
Donc… Vincent, oui tu restes là j’ai pas fini…
Tu arrêtes avec les conseils pédagogiques à la con – je sais que c’est dans ton script mais t’inquiètes, j’en ai d’autres à aller engueller après toi – et tu retournes illico devant ta glace pour bosser la moue de bogosse au souffle coupé que tu dois avoir quand elle t’embrasse fougueusement dans les coulisses, parce-que pour le moment, niveau expression faciale, même chez AB Production ils en ont des mieux. Allez… hop hop hop !
A la question : « Natalie va-t-elle réussir à interpréter son putain d’cygne noir à la fin ? », la réponse est oui. Et dire qu’il suffisait de la maquiller comme une veuve sicilienne du Crazy Horse et de donner une triple dose de caféine au caméraman pour qu’elle y arrive… Beaucoup de bruit pour rien quand même!
Gros troll là quand même.
Pourquoi troll ?
Parce que c’est hyper caricatural.
Peut-être n’as tu pas encore jeté tes nounours au vide ordures ?
Juste pour la superbe citation introductive de Heth et pour son développement cohérent, je me garderais bien de le catégoriser en troll
..
Oui, il a assez bien résumé la partition donnée à Cassel dans ce film.
Moi je suis toutafé d’accord avec Heth, donc pas troll…
Cassel m’a tout de même bien cassé les burnes. Ce personnage, assez lourd, aurait pu être sympathique si joué avec finesse, moins dans le bourrin qui veut juste farcir la danseuse jusqu’au trognon.
J’avais l’impression, limite, de voir un gros relou pervers en action.
ah non, j’aime assez.
C’est super caricatural, n’empêche. D’ou on reproche à Cassel d’avoir l’air d’un connard arrogant et chiant ? Il n”st emabuché que pour jouer ça : les connards français.
Come on Leslie! Elle a le lac des cygnes comme sonnerie sur son portable!
Je déteste la danse classique.
C’est caricatural parce-que ça s’appelle une caricature.
La danse classique aujourd’hui est en même temps une caricature complète d’elle-même. Un monde en-soi constitué exclusivement d’auto-références permanentes. Le comportement du personnage de Portman est plus crédible dans ce milieu du ballet classique que dans n’importe quel autre domaine artistique.
Quant à Preljocaj (sans K, btw), c’est sûrement le meilleur exemple de mouvement contrôlé à l’extrème dans le paysage actuel, ce n’est pas lui qui dirait à ses danseuses de se “lâcher”
Regarde ça Philippe et tu comprendras pourquoi c’est Preljocaj qui m’est venu en tête.
Je connais cette pièce, Heth. Et certes, c’est moins raidasse que du classique (encore hereux !), mais ca reste plus une mise en scène contrôlée de l’abandon, qu’un abandon sincère. La danse d’une Trisha Brown, par exemple, même dans ses pièces les plus écrites et les plus minimalistes, possède un flux bien plus libre. Mais en même temps, rien ne nous force à établir la liberté/abandon comme valeur positive et la contrainte comme valeur négative. Les deux termes pourraient ne pas être tellement opposées que ça.
Loin de moi l’envie de polémiquer.
Je trouvais que “Prejolkaj” sonnait bien surtout avec un “k”, en tout cas mieux que “Trisha Brown”.
J’ai des avis précis sur la danse que je n’ai pas envie d’étaler ici, le propos était juste d’écrire sur ce film en me faisant plaisir.
(Btw “hereux” prend un deuxième “u” je crois.)
OK
Je sors tout juste de projection et je ne suis pas encore remis. Il y avait longtemps qu’un film ne m’avait autant pris aux tripes.
Marine peut dire ce qu’elle veut sur Itélé, je m’en fous.
J’y avais été ya quelques temps. effectivement, je suis d’accord avec toi.
Par ailleurs je suis d’autant plus amoureuse que j’ai perçu l’influence de mon Kon Satoshi que j’aime tant…
<3
J’y ai perçu une influence Polanskiesque pour ma part.
Yen a aussi.
Celà dit, je pensais surtout à cet anime là : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=18530.html
Bon, chuis pas la seule à le penser…
Je ne connais pas.
As-tu envie que ta fille fasse de la danse après ce film ?
Je n’en ai jamais eu trop envie…
C’EST VRAIMENT LONG.
Plaît-il ?
Tu n’aurais pas oublié quelque chose ?
C’EST VRAIEMENT LONG.
Oo
Alors ça c’est fort !
Ah d’aeccord.
Je me disais aussi.
C’EST VERAIEMENT LONG.