Mark Zuckerberg, l’homme qui n’était pas là
Il y a quelques semaines, tandis que je prenais le métro afin de me rendre sur mon lieu de travail, une curieuse scène se produisit dans la saleté moite qui caractérise les rames de la ligne 11. Curieuse scène car tout à fait anodine et en même temps d’un intérêt sociologique non négligeable. J’étais debout, tirant passablement la tronche comme tout bon aspirant-parisien le ferait dans un contexte similaire, quand soudain je distinguais un gars que j’avais rencontré il y a quelques années lors d’une soirée et avec lequel j’avais, à l’époque, échangé quelques banalités. Depuis, nous nous étions croisé à deux ou trois reprises et, convaincu que j’étais par la nouvelle assise qu’avait prise ma relation sociale avec cette personne, je l’invitais dans la foulée à devenir mon ami “Facebook”. Dés lors, notre relation-parfaitement inutile-se mua en une sorte d’amitié de principe traversée par quelques envolées sentimentales (le gars en question, une année sur deux, pense à laisser sur mon wall de chaleureux messages me souhaitant un joyeux anniversaire). C’est dans ce contexte de franche camaraderie 2.0 que nos regards se croisèrent, laissant présager d’un salut réciproque et pouvant même servir de prétexte à une nouvelle micro-conversation inutile.
Il n’en fut rien. Le gus et moi fîmes semblant de ne pas nous reconnaître et ce fut très bien comme cela. Le soir, lorsque je rentrais chez moi et que je me connectais une dernière fois au fameux réseau social, j’appris que le gars qui m’avait copieusement ignoré le matin même, me jugeait-avec quelques autres privilégiés- suffisamment intime pour me faire part de son dernier statut que je cite de mémoire “En est à sa troisième Danette pour le dessert et kiffe sa race“.
C’est à ce moment précis que je me rendis compte que quelque chose ne tournait pas rond au royaume de la fraternité humaine bâti par Mark Zuckerberg.
Cette digression m’amène (donc?) à vous parler de The Social Network, film que David Fincher consacre aux évènements qui furent à l’origine de la création de Facebook par son tout jeune fondateur.
Tout commence à Harvard, en 2003. Une soirée ordinaire dans un bar du campus. Mark, jeune étudiant fébrile (interprété par Jesse Eisenberg) essaie d’impressionner la jeune femme qu’il s’est mis en tête de séduire. Le geek mal fagoté patauge visiblement lors de ce premier rencard qui, très vite, va prendre des allures de jeu de massacres. Dans cette séquence montrée comme étant la scène d’exposition, Mark laisse jaillir l’obsession qui définit chaque recoin de son être: ne plus être relégué à la marge et être de ceux qui comptent. À cet égard, il lui fait part de sa volonté d’être admis au sein d’un des clubs les plus select de la fac même s’il est conscient qu’il lui faudra réaliser quelque chose de “notable” pour parvenir à ses fins.
Zuckerberg, dont l’apparence évoque moins le capitaine de l’équipe de foot populaire et sexy qu’un talmudiste chétif à la puberté en suspens, semble ne pas déplaire à son ODMA. Néanmoins celle-ci réalise très vite qu’elle n’est vue par son soupirant que comme un trophée dont il faut s’emparer sur le chemin qui mène à la popularité. Frustré, Mark finit par se conduire comme un muffle et termine la soirée seul-une fois de plus-n’ayant pour autre compagnie que celle de son laptop. Par dépit et légèrement éméché, Mark conçoit en une nuit, à partir des bases de données photographiques du campus, un site d’une froide misogynie visant à comparer et noter le physique des étudiantes. C’est de cette souillure originelle que naîtra le célèbre “Livre aux visages” quelques mois plus tard. La suite, on la connait.
La question que pose le scénariste de The Social Network, Aaron Sorkin est simple: quelle est la meilleure façon de s’accommoder de sa névrose si ce n’est justement d’en faire un modèle pour le reste du monde? De la même manière qu’un Freud qui, au lieu de faire face seul à ses propres démons, imagine que l’humanité entière désire, comme lui, tuer le père pour pouvoir se taper la mère, Zuckerberg fait de nécessité vertu et se donne pour objectif de gagner la jeunesse mondiale à sa cause sacrée; à défaut de pouvoir être intégré à la fraternity de son choix, il créera son propre club.
Fincher nous donne donc à voir un Zuckerberg prématurément cynique, manipulateur et monstrueux, hybridation improbable de Richard III, Rastignac et de Cyprien. Jesse Eisenberg (que l’on avait découvert excellent dans The Squid and the whale) trouve le moyen de provoquer la sympathie du spectateur en dépit de la très opaque ligne émotionnelle de son personnage (on est plus proche de Robocop que de Ferris Bueller); le jeune comédien se paie le luxe de tenir le film sur ses épaules sans montrer la moindre trace d’effort. La finesse de son jeu est à la mesure de la vélocité intellectuelle du jeune prodige.
Coté mise-en-scène, et c’est l’une des bonnes nouvelles qu’apporte le film, Fincher a abandonné toutes ses affèteries néo-hitchcockiennes pour mieux se concentrer sur son récit. Se dégage de l’ensemble une agréable impression de fluidité qui faisait jusqu’ici cruellement défaut à ses films dans lesquels la très imposante caméra fincherienne tenait toujours le premier rôle. On croirait presque Fincher lorsqu’il répète modestement à longueur d’interviews qu’il s’agissait juste de “filmer les dialogues” pour que le film soit un réussite. Le réalisateur de Fight Club excelle plus que jamais dans sa capacité à créer des atmosphères de fin du monde; on se souviendra très longtemps de cette séquence hallucinante de course d’aviron filmée à la manière des films soviétiques des années 20 où l’on prend la mesure de la sauvagerie de la bataille menée par les adversaires de Mark pour la paternité de Facebook.
Pour terminer, il convient de marteler que si The Social Network est à ce point remarquable, c’est à l’auteur Aaron Sorkin (également créateur de l’excellente série The West wing) que nous le devons principalement. Le brio du script évoque ce que le cinéma américain a produit de mieux en terme de réflexions sociétales (Le Pédé me faisant notamment remarquer que The Social Network, évoque par la puissance de son propos Network, le légendaire film de Sidney Lumet qui prophétisait en son temps les dérives de la télé-réalité et la domination sans partages des médias de masse).
Pour se convaincre de la capacité de Sorkin à traduire la texture de notre époque en matière cinématographique, il suffit de se pencher sur la dernière scène du film; Zuckerberg/Eisenberg est une fois de plus seul avec son ordi; la jolie fille qui l’a gentiment éconduit lors de la première scène, a désormais elle aussi sa page Facebook. Mark hésite. Il finit par cliquer sur la petite mention “Add as friend”. Il attend, impatient. Puis il rafraîchit sa page. Il rafraîchit encore. Et encore…
Au fond, Fincher avait peut-être raison: il suffisait juste de “filmer les dialogues”. Avec un scenario pareil, même Guillaume Canet aurait pu réussir The Social Network.
Post Scriptum: Pour les âmes faibles que le film n’a pas réussi à convaincre de désactiver leur compte FB, souvenez-vous que la nouvelle Fan Page de CLG se trouve juste ici. Grâce à elle, vous pourrez nous liker, nous déclarer votre flamme ou même nous insulter. Mais devant cette page, vous aurez surtout la sensation rassurante de ne pas tout à fait perdre votre temps.






J’ai parfois été surprise d’à quel point on était parfois mal à l’aise en rencontrant les gens que l’on connait sur le net. Même quand on discute souvent avec. C’est assez curieux.
C’est pas tellement différent que de rencontrer quelqu’un fréquenté par téléphone ou par courrier.
Le truc, c’est que l’on se fait une idée de la personne forcément fausse. Pense un peu à l’idée que tu te fais du physique d’un animateur radio et le gros décalage avec la réalité le plus souvent.
Le cerveau fonctionne malgré nous et nous donne des signes d’identification factices.
Par exemple, et j’ai beau savoir que c’est faux, je t’imagine en fée ou en elfe avec une voix digne d’un classique de Walt Disney.
Clair que c’est un peu à coté… Voire beaucoup. ^^
C’est un peu du même style que les enfants des années 70 déclarant qu’Astérix n’a pas la même voix dans les livres que dans le dessin animé.
La voix ça trompe souvent. Moi-même j’ai fait la connaissance d’Albert Simon, il n’a pas du tout la voix de son physique.
Merci, je pensais que mon allusion au météorologue de mon enfance était passée inaperçue.
Merci beacoup pour votre site. J’ai raté les 5/10 premières minutes du film, mais la jolie avocate stagiaire qui papote avec Zuckerberg à plusieurs reprises pendant le « procès », c’est la meuf qui le largue dans le bar au début du film ???
EUh. Non. Rien à voir. La stagiaire, c’est jute la stagiaire, et c’est Rashida Jones (que j’aime d’amour éternel sans divorce)
” il suffit de se pencher sur la dernière scène du film; Zuckerberg/Eisenberg est une fois de plus seul avec son ordi; la jolie fille qui l’a gentiment éconduit lors de la première scène, a désormais elle aussi sa page Facebook”
J’ai raté les 5/10 premières minutes du film, mais la jolie avocate stagiaire qui papote avec Zuckerberg à plusieurs reprises pendant le “procès”, c’est la meuf qui le largue dans le bar au début du film ???
Nicolas
Tu as raison, c’est moi qui me suis planté sur l’identité de la fille.
La stagiaire en droit qui assiste sont avocat et la fille qui le largue au début ne sont pas les mêmes.
Et c’est à la fille du début, Erica Albright, contre laquelle il s’est déchaîné sur son blog, qu’il envoie un “friend request”.
Ah. Je ne me suis donc pas trompé!
“son” avocat…
Non, pas trompé. Par contre, il ne s’agit pas d’un premier rencard, mais bien de sa petite amie, il me semble… Non?
Oui, je pense.
Je me permets de replacer ici cette savoureuse vidéo
http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#9386
Ce qui, à mon sens, renforce l’amertume de MZ. Il n’est pas simplement éconduit, mais bien plaqué.
Par contre, cher Juif, je trouve dur ton jugement sur le 1er site “originel” de MZ, quand tu écris “un site d’une froide misogynie”. Qui, dans sa prime jeunesse, n’a pas joué à “noter” les garçons ou les filles de sa classe? D’autant qu’il ne les note pas, mais les compare.
Il ne fait que, avec ses propres outils, donner de l’ampleur à un “jeu” auquel nous avons (plus ou moins) tous joué…(et auquel certains jouent encore).
Malgré le portrait parfois assassin que dresse The Social Network, MZ ne donne pas l’impression d’un pauvre con froid et calculateur, juste d’un pauvre mec.
Chère Capricieuse,
pour ce qui est de l’amertume de MZ après son largage, tu as raison même si les deux comédiens sont dirigés dans le sens d’une absence totale d’intimité (à la lumière de cette première scène, on se demande même si les deux tourtereaux sont allé jusqu’à se serrer la main).
Concernant les jeux de comparaisons que tu évoques, évidemment qu’il ne s’agit pas de faire de l’angélisme et que, oui, tout le monde l’a fait. Le problème, c’est précisément que MZ n’a plus 14 ans lorsqu’il met au point le site en question. Ce que l’on peut pardonner à un petit collégien, on ne peut pas le faire pour un étudiant sensé incarner l’élite intellectuelle. Sous cette forme, je maintiens que l’on peut parler de connerie matinée de sexisme.
Censé bordel Censé pas Sensé, pas toi le Juif, je t’en supplie.
Oh ça va, fais pas chier toi.
Vieux réac!
Dans le même ordre d’idée, il y a aussi cette étudiante américaine qui a écrit un comparatif de ses amants, destiné au départ à 2 ou 3 copines mais qui a fini par faire le tour d’Internet :
http://www.rue89.com/rue69/2010/10/19/sex-list-elle-fait-une-these-sur-les-performances-de-ses-mecs-172009
Pas très mature non plus, mais que dire de ses “copines” …
@Le Juif: je trouve “connerie matinée de sexisme” plus juste que “froide misogynie”…. Mais sur le fond, comme sur la forme, tu as sans doute raison.
Merci de cette critique le Juif. Je n’étais pas très attiré par ce film, mais tu me le présente comme un témoignage de la société actuelle, via ton anecdote ratépéenne.
Plusieurs infos à ton sujet au passage:
- tu as un travail
- tu es fan d’Elie Semoun
- tu es méchant gratuitement avec pas-moi (tu aurais pu mettre à la place Fabien Oteniente ou Joel Schumacher)
Ah je viens de comprendre ! Guillaume Pas-Canet…
ça explique 8000 blagues lourdes au sujet de Marie Oncotillard.
Merci de faire partager cette découverte, la subtilité du nom m’avait aussi échappée…
C’est une subtilité pas très subtile mais qui amuse beaucoup.
La preuve en image, on en parle encore.
Henri, tu n’étais pas seul !
Georges Cloné ?
Mon bon Juif, tu as achevé de me convaincre de trouver un créneau dans mon emploi du temps infernal du moment pour aller voir ce film qui ne m’attirait pas du tout (ouais, Facebook, moi, vous savez, hein, c’est pas trop mon truc).
Quant à ce bon Guillaume, son film se fait joyeusement démonter sur Ecran Noir. Je vous donne le lien, il y a un certain nombre de formules dans l’article qui ne sauraient déplaire aux amateurs de C’estLaGêneCétaitMieuxAvant.
La critique de France Inter était très loin d’être dithyrambique également ce matin.
Message au Pédé : tu n’as parlé de “Des hommes et des dieux”, tu ne l’as pas vu. Je pensais que tu parlerais de ce futur grand vainqueur des césars et probable candidat aux oscars.
Ceci n’est bien sûr pas une commande.
Si, si, je l’ai vu.
Je déduis de ta réponse laconique que tu n’as pas aimé, mais pas détesté au point d’en parler.
Je viens d’aller REvoir le film hier soir, et je suis toujours aussi frappé par l’impression de “classe” qui s’en dégage. “Facebook” est un prétexte: même si c’est la toile de fond parfaite pour raconter une histoire uniquement faite de rapports humains, pas besoin d’être à donf pour apprécier la mise en scène, le cast, la photo, le script, mais aussi la musique du génial Trent Reznor.
Je partage l’avis de Nicolo, cependant: il m’a semblé (à chaque fois) que c’était la stagiaire juriste que MZ ajoutait sur fb, maintenant je me trompe peut-être…
En tout cas, je ne peux que soutenir le Juif et vous enjoindre de vous ruer sur the social network. Et si ça vous plaît pas, je vous rembourse votre inscription à facebook.
Beng,
Nicolo et toi avez certainement raison, c’est la jeune stagiaire que Mark invite. Ce n’est malheureusement pas la première fois que je comprends de travers une information qui, sans être cruciale, change l’orientation que prend le film (Le Pédé pourra te ressortir des caisses d’anecdotes embarrassantes à mon sujet).
Sinon, moi aussi je suis prêt à rembourser aux non-satisfaits leur inscription FB. On pourrait d’ailleurs s’associer toi et moi pour monter un business. J’admire les entrepreneurs qui sont prêts à jouer leur chemise.
Mon bon Juif, j’ai le plaisir de t’annoncer que ce n’est pas toi qui a compris de travers. C’est bien la jeune fille de la première scène que Zuckerberg invite dans la dernière.
(cf plus haut)
On voit le nom de la fille qu’il ajoute sur facebook à la fin, c’est Erica Albright, donc celle du début.
Cool. Tu peux remballer tes caisses d’anecdotes embarrassantes.
Je sais à quoi tu penses, et je rigole intérieurement.
Vous en dites trop ou pas assez.
Cessez sinon de raconter la fin du film, c’est agaçant !
Cela me rappelle ceux qui me disaient que le bateau coulait dans Titanic !
t’inquiète mon bon Juif, sur ce coup là, je suis solidaire à fond les ballons.
Ah ma Pasta! Toi aussi, tu te fais éjecter des salles de ciné parce que tu demandes toutes les 5 minutes à ton voisin de t’expliquer ce qui se passe à l’écran??
C’est rassurant de se dire qu’on est pas seul.
Dans le genre, j’ai eu des envie d’éjections de voisins lors des 2 visionnages de TSN à cause de consultations de smartphones intempestives. La prochaine fois, j’irai voir la rétro de Pierre Etaix…
ah non non, au cinoche, je suis sage , je fais silence.
mais du coup je me complais dans le comprenage de travers.
ce qui m’a valu quelques moments de gêne intense.
Comme quand dans Star Wars, quand tu croyais que Darth Vader c’était le méchant ? La hooooonte.
non, comme quand je croyais que….
aaargh non, je résiste à l’auto-humiliation!!
T’inquiète Guigui, Fincher n’accorde pas à cette “friend request” l’importance que Cameron attribuait au naufrage dans son petit film.
C’est quand même à peu près aussi crucial et tendu que la fin d’Inception (oups, désolé Guillaume…).
Et puis elles ont qu’à pas se ressembler, toutes ces brunes, finalement.
Y’a quoi déjà à la fin d’Inception?
Le générique ?
une trépanation de Cottillard !
(ah non, ça c’était mon fantasme, pardon)
Même pas vrai
Même pas vrai quoi ?
Que Brigitte Bardot a 75ans
Ben même pas vrai en général. Rapport à qu’on nous cache tout et au complot judo-maçonnique® orchestré par David Douillet.
t’es fort toi… transformer ses propres fautes de frappe en running-gags copyrightés ça me laisse béat d’admiration (voir même je pourrai développer une certaine forme de jalousie)
faut que je modifie mon avatar, quand je commente derrière toi j’ai l’impression d’être ton clone gros
Moi je j’ai fait campagne pour vous vous aux Golden Bollocks. Maintenant je fais campagne pour moi au Moustache contest sur FB. Qui nous aime, ma stache et moi, vote pour nous, là ici oui, là. Pour ceux qui seraient pas physio, j’ai un peigne orange dans la moustache. Et comme ça je pourrais vous commenter encore mieux depuis mon iPad.
Putain faut que j’y aille. J’ai pas foutu les pieds au ciné depuis “L’Arbre” début août…
Moi aussi, depuis Alamo, en aout également (1960)
On attend depuis juin la seconde partie de ton palmarès cinématographique.
Je dis cela, je dis rien.
Moi j’ai adoré la façon dont il a eu l’idée pour les statuts facebook. Et puis ses claquettes Adidas en hiver aussi. Et puis quand il se fout de la gueule de l’avocate de son meilleur pote quand elle fait un calcul ultra simple.
Et puis Justin Timberlake était pas mal aussi.
OHMONDIEUJUSTINTIMBERLAKECOMMENTILESTTROPBIENWAOUUNESUPERSTARDELACHANSONQUIFAITLACTEURCOMMENTCESTTROPSURPRENANT
(Baillement)
Ah non, je n’ai pas hurlé. J.Timberlake est pas mal COMME ACTEUR. J’aurais du préciser. M’en fout qu’il soit chanteur aussi.
C’est souvent mieux quand les chanteurs font acteurs que l’inverse.
A l’exception de Carla Bruni bien sûr, mais peut-on raisonnablement la qualifier de chanteuse ?
Moi je l’ai trouvé vieilli Justin… il a perdu de son Modjo… qui, reconnaissons-le, réside principalement dans sa façon de se mouvoir le boodyyy
Personnellement j’ai été agacé qu’on appuie constamment sur le fait qu’il soit super-intelligent, on nous le répète tout au long du film à coups d’allusion d’une discrétion éléphantesque.
Alors je veux bien que le coeur de cible n’ait pas le même QI que MZ mais de là à nous prendre pour des lents, il n’y a qu’un pas.
allusionS, pardon.
T’es un peu lent.
2 mn pour corriger ta faute
j’ai fait tomber mon sonotone, il est trop pourri, t’as quelle marque toi ?
Attends, il calcule super vite 19000+1000, hein!
Un bel article!
Ce film m’a touché tout personnellement : j’ai découvert la première fois Mark Zuckerberg à travers son éloge d’”un monde plus ouvert et connecté” sur facebook.
Qui es-tu donc, Zuckerberg, me demandai-je alors? Un fêlé du dialogue des cultures, pour qui posséder 34000 amis apportera la paix dans le monde? Un commercial de génie?
Loin de tout ça : le film montre un simple nerd déconnecté du réel et inadapté à la vie sociale. Presque un être touchant (bien vu de rappeler la scène finale)…
Et ces dialogues!
Tiens, j’ai l’impression d’avoir posté à un endroit inadapté.
T’es juste dans la lune mon gars
Un beau billet, merci.
Sympa.
Et bien moi (pauvre expat que je suis, oxymore je vous rassure) je vais devoir attendre encore un mois pour aller le voir mais j’afflue sur le fait que le décalage est grand entre l’image que l’on peut avoir de ses comparses internautes et la réalité. Mieux vaut garder le mystère sur vos 4 gueules de connard par exemple.
Sinon, je ne crois pas que vous l’avez commenté ici, j’ai été très ému aujourd’hui par Amore avec Tilda Swinton. Le film a quelques défauts tellement il est ambitieux mais c’est un formidable mélodrame au sens le plus noble du terme.
On peut conserver son identité secrète en allant chercher un prix.
La preuve :
http://the-satirialist.com/2010/10/20/apres-tout-burqa-pas/
En parlant de génie, Jean Sarkozy aurait à nouveau raté ses examens de passage en 3 année de droit, à 24 ans.
Il n’y a aucun rapport, mais cela égaye cette journée froide et humide pré-révolutionnaire.
Comme tu dis… ^^
hahahahahahahahahahahaha
faut le faire !!!!!
Tu sais ou tu peux te la carrer ta motte de beurre ?
Oh tiens, c’est un spam. Je vais le décimer de suite.
Du coup je précise que c’était précisément au spam que je m’adressais ou l’on pourrait se méprendre…
Non. Je tiens à savoir OU je peux me carrer cette motte de beurre.
Merci.
Nous aimerions tous savoir avant qu’elle se liquéfie..
En fait, la phra se de leslie est une proposition : tu sais (si le Pédé mettra une robe en écaille pour la remise des blog awards) ou tu peux te la carrer ta motte de beurre (pas dans le frigo, sinon c’est péché, et la bretonne ne me contredira pas)
C’est un péché de mettre le beurre dans le frigo? Faut le mettre où alors?
devine…
Dans le garde-manger, bien sûr, surtout en hiver.
Le Branleur> ne serais-tu pas légèrement obsédé ?
Le garde-manger, donc….? Tu vis en 1912, c’est ça?
Disons un placard dans la cuisine qui faut office de garde manger.
Mais le beurre dans le frigo, sauf en période forte chaleur, est une hérésie qui lui retire toute saveur et et le rend aussi impropre au tartinage matinal (ou à tout autre usage) qu’un savon de Marseille.
Le beurre salé, le pédé, survit assez bien hors du frigo. En fait c’est toujours mieux de le sortir du froid un peu avant de l’utiliser, histoire que le grain de sel suinte et exhale ses parfums. Ma mamie le conservait dans le cellier qui était la pièce toujours fraîche de la maison.
Habitude qu’elle a conservée malgré l’arrivée du frigo.
Pour les autres beurres, je sais pas.
Mais tu peux toujours essayer de te le carrer là tu tu sais pour voir ce que ça donne. Attention le sel, ça pique.
Il n’y a que Marlon Brando qui sache vraiment se servir du beurre.
La Bretonne =>
“Mais tu peux toujours essayer de te le carrer là tu tu sais pour voir ce que ça donne.”
Mais moi je ne sais pas !!! D’où on parle-eu ?!
Si j’ai bien suivi la réaction de Leslie à un spam, à présent disparu, je dirais….bah DTC.
Bon je l’ai dit…satisfait?
Merci de ton soutien, la Bretonne. Ils n’y connaissent rien au beurre, tous ces parigots !
La Normandie est plus gay-friendly avec le beurre doux.
(M’suis fait avoir par le Répondre. Saleté !)
La Bretonne =>
Oui.
Merci.
Ça tombe bien, d’ailleurs, il ne me reste que du beurre salé.
Tout cela est étrange.
Il y a tellement de bonnes choses à faire avec le lait : pourquoi en faire du beurre?
Je me rends compte que ma phrase pourrait être jugées stimagtisante.
Je la remplace donc par celle-ci :”la Normandie est plus sodomie-friendly avec le beurre doux”.
Le gars dans la lune > le beurre, c’est la vie.
PS : j’aperçois un magnifique arc-en-ciel dans le ciel gris ! J’adore !
Résumons :
“Les Produits Laitiers, des sensations… dures.”
@Guillaume.
Cela peut s’avérer un peu éprouvant mais continuons à combattre l’ignorance par de saintes paroles.
Les débuts sont encourageants, des esprits curieux posent des questions. C’est mieux que tous ces petiots persuadés que le lait vient des briques Tetra
pack ou que la salade pousse en sachet.
Pour la question du beurre salé ou doux, ma double nationalité me permet d’apprécier les deux.
L’hérésie complète étant la margarine, immonde pâte huileuse.
Voila, la margarine est au beurre ce que la mozarella est au fromage.
C’est bien ce que je pensais, cette histoire de femme italienne était une vile fabrication. Seule explication à cette remarque haineuse qui révèle une ignorance totale sur le sujet de la mozzarella.
APRES LE KRISPROLL………………………………………………………………………………………………………………………
LE BEURRE !
Le Pédé> c’est justement mes liens intimes avec l’Italie qui explique cette haine de la mozzarella. “On” a essayé de me convertir ! “On” m’a imposé de goûter toutes les variantes de ce bloc de caoutchouc insipide.
J’ai résisté, j’ai survécu.
Même la burrata?
Ah oui : plus largement, le concept de “fromage italien” m’a toujours fait rire.
Mais fermez là. Qui pourrait survivre sans parmesan? HEIN, QUI?
Guillaume,
C’est parce que tu n’a pas essayé cette recette de Mozzarella panée au Krisproll
http://bluenotegourmand.canalblog.com/archives/2007/01/30/3845699.html
LGDLL> je pourrais être plus diplomatique, mais on l’est fort peu avec moi lorsque l’on évoque la notion de café français.
le Pet Financier > je ne conçois la mozzarrella que cuisinée.
Fraiche et seule, elle m’est insupportable.
Le Pédé > même la Burrata.
Je ne sauve que le Parmesan et le Gorgonzola.
C’était donc ça!
J’ai toujours cru que le parmesan n’était qu’une garniture pour les pâtes…
Le seul vrai fromage c’est le Kiri, le fromage des clowns, gasteropodes en culotte courte…
L’idéal étant de posséder un beurrier à eau. Le problème étant que c’est impossible, puisque c’est toujours excessivement laid.
Le beurrier à eau sert à préparer la pâte à l’eau qui permet de se beurrer la motte.
putain mais comment passez vous de facebook et MZ à la conservation du beurre ?
j’ai loupé un épisode là il me semble…
C’est la base du krisproll
Guillaume, la burrata, n’a rien à voir avec la mozzarelle. La burrata c’est dieu fait fromage.
Tellement.
J’en ai parlé à mon ODMA, et elle me confirme qu’elle me l’a fait gouté, mais peut-être pas une de qualité extraordinaire.
Je ne suis pas convaincu, elle est devenue en France une passionnée du Saint-Moret quand même.
Rassurez moi. Yen a qui ont compris ma blague nulle ? oO
Parfaitement. Elle a même lancé le krisproll du jour.
La Bretonne =>
Oui.
Merci.
Ça tombe bien, d’ailleurs, il ne me reste que du beurre salé.
Encore un film cosmopolite, donc.
C’était pareil avant.
En fait, Tonio est un fake de Librehomme.
Si seulement.
J’essaye seulement d’embrumer Pascanet.(sans être pour autant le beau brummel).
Inutile, je m’embrume tout seul.
Ce n’est pas grave si tu n’es pas le beau Brummel, j’ai aussi peu à voir avec Peter Ustinov que toi avec Stewed Granger (en tout cas, je le suppose)
C’est quoi stewed granger? Une grange cuite?
Merci pour ce post qui m’a fait réaliser que si MZ était allé voir un psy, il l’aurait fait bosser sur ses problèmes relationnels et son comportement obsessionnel, FB n’existerait pas et tout et tout…
Sous le charme de ta prose, j’avais omis jusqu’à présent de remarquer le mot “Danette” parmi les tags …
Ce qui est marrant c’est que le plus grand réseau social mondial a été créé par un asocial et que le script du film a été écrit par un scénariste qui dit lui-même qu’il passerait bien ses journées sans voir personne.
via la touitte : les 7 mensonges du film.
http://www.vanksen.fr/blog/les-7-mensonges-du-film-the-social-network/
Très très bien écrit ton post.
Pourrais-tu stp me dire ce que signifie ODMA?
J’ai cherché dans google et à part sur tes blogs, je n’ai rien trouvé d’intelligible.
Merci,
Moodine
Objet De Mon Affection.
Copyright “La Meuf” si je ne m’abuse ?
j’ai bien dormi devant ce film
Article trés intéressant, mais par contre ça
“Coté mise-en-scène, et c’est l’une des bonnes nouvelles qu’apporte le film, Fincher a abandonné toutes ses affèteries néo-hitchcockiennes pour mieux se concentrer sur son récit. Se dégage de l’ensemble une agréable impression de fluidité qui faisait jusqu’ici cruellement défaut à ses films dans lesquels la très imposante caméra fincherienne tenait toujours le premier rôle.”
à compulser pour ne pas s’enfermer dans les mêmes poncifs néo-inrockien à propos de Fincher. Fincher ne s’efface pas du tout derrière son récit, au contraire, il adapte son langage visuel au récit qu’il est en train de filmer, c’est totalement différent, mais la caméra fincheriene tient toujours le premier rôle.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3477
Voilà.
Parce que ce n’est pas Sorkin qui a fait re tourné 99 fois la 1ere scène du film.
Ni lui qui a dirigé les acteurs.
Ni lui qui a supervisé les CGI et le mixage sonore.
Ni lui qui a suivi le montage.
Ni la photo.
Tout ça, quoi.
Scénariste, c’est bien.
Mais de bons dialogues n’ont jamais tout fait. Faut-il encore savoir faire autre chose que du champ – contre champ.
Ce que Fincher fait à merveille.