BILAN 2009: Décalée
Hier soir j’ai vu le film Victoria : les jeunes années d’une Reine. Et j’ai enfin compris que la vraie vie n’est pas là, pas ici, pas maintenant. La vraie vie est au XIXe siècle. Prenons par exemple le sujet de ce film : une histoire d’amour. Ses débuts surtout, parce que tout le monde en conviendra, de Tolstoï à Balzac, d’Albert Cohen à Charles Perrault, et même de Guillaume Musso à Barbara Cartland, tout ce qui fait l’intérêt d’une histoire d’amour, ce sont ses débuts. Et les débuts d’une histoire au XXIe siècle n’a rien à voir avec ceux d’une romance du XIXe.
Quelques éléments de comparaison (choisis de façon parfaitement arbitraire et je vous emmerde) :
Avant la rencontre
19e : Un nom murmuré, à peine entendu, par des parents qui complotent, une amie bienveillante ou une harpie des bas fonds. Parfois un visage aperçu, des scénarios de rencontres dans la tête, le cœur qui bat à l’évocation du nom de l’inconnu.
21e : Un profil Facebook espionné. On connaît de lui son visage, son état civil, les écoles qu’il a fréquentées, le nom de son employeur, ses livres, films, musiques préférés, la liste de tous les membres de sa famille, de tous ses amis de maternelle, de lycée et de fac, la blancheur des dents de toutes ses ex, l’intégralité de sa garde-robe, la densité de sa pilosité, les fêtes auxquelles il a assisté au cours des deux dernières années, les expos, les concerts. On connaît son niveau en orthographe, en anglais, ses dernières cuites, ses expressions favorites, le nom de ses animaux domestiques, ses aliments favoris, les restaurants qu’il fréquente, les acteurs qu’il admire, les filles qu’il trouve sexy, la couleur de ses chaises de cuisine, les causes qu’il défend. Tout, on connaît tout de lui avant de l’avoir jamais rencontré. Il ne nous manque que son numéro de sécu et le code de son immeuble. Et encore, ce n’est pas certain.
La rencontre
19e : Un son de roues sur du gravier, une forme de visage qui se dessine, une botte pose le pied à terre, le cœur s’emballe, la crainte d’être déçue se mêle à l’impatience et aux attentes. On observe derrière une fenêtre, à la dérobée, puis on dévale un escalier, engoncée dans son corset, et on croise pour la première fois les yeux de celui dont on ne savait presque rien. Des discussions autour d’un thé et d’une partie d’échecs, dans une longue robe de soie, les cheveux ornés de bijoux et de fleurs, un éventail pour cacher un visage qui rougit. Des manières, une balade dans un parc, des regards timides, des silences entendus.
21e : Une boite de nuit qui sent la transpiration, un bar bondé, les cheveux collés, une haleine alcoolisée, un vieux jean qui tient chaud, une main au cul, ou un tête à tête dans un café, accompagné d’odeurs de croque-monsieur et de serveurs odieux.
La convoitise
19e : Des semaines de silence dans l’attente d’une lettre, le cœur qui bat dès qu’on entend un bruit, des déceptions si délectables avant qu’enfin la missive soit portée, dans une belle enveloppe bleu-ciel gigantesque. Un sceau de cire rouge que l’on décolle avec appréhension, on découvre une écriture, une main qui a écrit notre nom avec sa plume, des mots posés, réfléchis car réécrits cent fois avant d’être jugés recevables ce qui justifie ainsi pleinement que nous analysions chaque virgule car chaque virgule a effectivement un sens. Des sous-entendus, des déclarations à demi-mot, des souhaits implicites. Des jours à penser à notre réponse, à choisir la goutte de parfum que l’on déposera délicatement au moment de sceller l’enveloppe. Tant d’efforts, de soins. On garde ses lettres dans un tiroir secret, reliées ensemble par un ruban de soie et on cache la clé pour que personne n’ait accès à ces trésors.
21e : La même attente. Des bips stridents sur notre portable, des SMS de la banque nous annonçant notre découvert, de notre boss nous demandant pourquoi on est déjà partie du bureau, de notre cousine un peu chiante qui n’a pas trouvé de meilleur moment pour prendre des nouvelles. Un jour, le même bip, la même enveloppe virtuelle s’affiche, de la taille d’une fourmi. Une écriture uniformisée, la même que celle qui vous indique chaque mois que vous avez dépassé votre forfait. Trois mots, que dis-je, trois non-mots parfaitement interchangeables, irréfléchis et envoyés entre deux métros : “tu f koi ?” “onsvoit kan ?” “t libre pour déj 2main ?” On a même parfois droit à un délicat « tu baises kan ? » sur MSN (si, si je vous assure).
La séduction
19e : Après les lettres, on se revoit à un bal en prévision duquel une armada aura été mobilisée pour notre toilette. A peine arrivée on se demande s’il nous « réservera » pour les danses à venir. Les mains se touchent pour la première fois, les regards se plongent l’un dans l’autre et l’on crée à deux une chorégraphie aussi baroque que somptueuse. En cadeau, dans une lettre, une partition de Schubert recopiée juste pour nous, pendant des heures, en souvenir d’une danse ou d’une conversation.
21e : On clique sur la souris et on se « poke » sur Facebook. Eventuellement on reçoit un cadeau virtuel sur notre page : des menottes, un string, un hot-dog.
Les doutes, les craintes
19e : Des jours sans nouvelles, sans lettres, des jours passés au fond de son lit ou derrière une fenêtre, aux aguets, les lettres serrées contre sa poitrine, le cœur frémissant à chaque bruit du dehors. Dans notre tête, des scénarios terribles bousculent des pointes d’espoir.
21e : Des heures à analyser son profil Facebook de fond en comble à la recherche d’une photo avec une autre expliquant son silence ou d’une annonce de voyage d’affaire à Kuala Lumpur. D’autres heures au téléphone avec toutes les personnes susceptibles de nous fournir la moindre information sur l’objet de notre affection.
Le passage à l’acte
19e : Finalement, il revient, il se déclare, tremblant mais sûr de son désir. Il se dévoile sans craintes et nous emmène sur son cheval ou dans sa calèche sans nous laisser le temps de tergiverser et de faire la dinde.
21e : Un autre « poke » timide. Un texto sans intérêt. Eventuellement un resto ou un ciné soulignant une fois encore le triste sort auquel nous a abandonnés la modernité, qui se clôt par une demi-intention dans une voiture qui pue. La demi-intention parce que tu comprends, je ne suis pas sûr, j’ai encore des sentiments pour mon ex, et puis en plus je ne sais pas si je ne vais pas partir vivre à Besançon l’année prochaine, ou encore, je ne sais pas ce que je veux, je suis marié mais en instance de divorce (depuis deux ans) ou je suis perdu en ce moment, j’hésite encore entre les hommes et les femmes, et entre Terminale S et Bac Pro.
La suite
Ils se détestèrent et eurent beaucoup d’enfants. De toute façon tout le monde s’en fout de la suite.
Article publié une première fois le 27 Juillet 2009.




Waow, sacré billet ! Hyper bien écrit, je suis très admirative.
Damoiselle; cette verve n’est point perdue, nos ancêtres parlent encore a nos coeurs engourdis, a notre ouie assourdie et maltraitée par les vents sociaux.
Ils nous parlent encore… a l’heure ou il est windy de baiser ses ex. Et ils pleurent a flots, assurement.
En ce temps nous aurions demander:
“diantre!! mais ou sont donc en fuite la galanterie et le romantisme qui furent jadis de si bon aloi?!”
Aujourd’hui aux d’jeuns de repondre:
“Dans ton cul bordel! et passe moi la manette de la wii”.
Je rêvais d’un autre monde, ou le temps aurai eu le temps… de dire “Ma mie, l’eau de mon âme, bout aux feux de vos égards, devenant, ma dame, en ces instants doux, aussi pure que votre regard” … … mais je me reveil dans un monde ou on dit “waich cousine, t’es une deuchau sur MSN ou quoi?”…
Enfin. Tout ça pour dire que cet article est superbe.Mais c’est une habitude ici!
C’est marrant, autant les articles du best-of sont tout aussi bien écrits que les plus récents, autant ils sont vraiment quasi-insupportable d’aigreur et de cynisme. Je me rends bien compte que tout ça est censé être humoristique, mais je trouve ça limite triste, autant de haine.
C’est drôle, je ne trouve pas cet article haineux moi.
Cynique à la rigueur.
Comme quoi, les goûts et les couleurs…. (Rhoo, je plaisante, ça va!!!)
Pour le moment c’est surtout le pauvre “Livre de visages” qui en prend plein sa gueule!
De la haine? Où ça? Où ça?
Dans le ton, la Meuf me semble bien plus désabusée que haineuse. En même temps recevoir “tu baise kan?” sur msn ca a de quoi foutre la haine. Les fautes d’orthographe à ce point c’est inadmissible.
Je me permettrai d’ajouter un point LA MEUF, au XIXè en cas d’effet soufflé tu te retrouvais quand même comme une conne mariée au soufflé. Au XXIè tu peux lui rire au nez et lui écraser ta clope dans l’oeil avant de partir en faisant entendre ton rire démoniaque et ne jamais le revoir.
J’aime la cigarette écrasée dans l’oeil!!!
Je me souviens c’était tellement mieux l’amour au 19 ème siècle!!
Je ne travaillais pas, mes enfants étaient pendus au sein d’une nourrice rougeaude, mes gens de maison organisaient ma vie de façon à ce que je n’ai d’autre responsabilité que celle de leur aboyer dessus lorsque ils avaient mis des fleurs jaunes alors que j’avais exigé des blanches..
J’avais mes humeurs, mes vapeurs soignées aux sels délicats pour mon nez au même qualificatif.
Mon époux, choisi par mes parents, soignait son oisiveté et sa vacuité en tuant de pauvres bètes lors de chasses bruyantes.
Je pouvais alors soupirer à m’en fendre le corset en attendant un signe de mon amant que j’avais choisi en dessous de ma condition afin de mieux le dominer..
Alors qu’aujourd’hui il est plus difficile d’être romantique au rayon produits ménagers chez Carrouf!!
Entre le boulot, les gniards, la maison, le temps s’est considérablement raccourci, il nous faut aller à l’essentiel..
Lorsque le vieux et moi ne sommes pas en train de tirer au sort celui qui changera Willow, nous prenons de temps en temps quelques secondes pour nous balancer un ” Je t’aime” auquel invariablement l’autre répond “moi aussi je t’emmerde!!”
On se marre peut être plus au 21 ème!!!
Enfin, ça, c’est si tu avais des sous… Sinon, tes gosses tu les échangeais contre du pain…
C’est tout à fait juste!!
J’avais de la chance de ne pas avoir à vendre mes cheveux et mes dents!!!
Et si tu es riche maintenant tu t’emmerdes peut-être moins qu’avant car tu a une petite liberté en plus…mais peut-être fantasme-je?
La Zouzi, je commence à me marrer quand tu postes. C’est bon signe.
Bien contente, je prends le compliment sans demander mon reste!
ça donne envie de retourner au 19ème tout ça… *en mode nostalgique*
Merci La Meuf pour ce petit retour en arrière que l’on connait que dans les films et les livres!
j’aurais bcp aimé pouvoir mettre de belles robes longues ainsi que des corsets qui serrent trop ^^ mais il faut vivre avc son temps…
La Meuf, porter le corset te manque ?
T’as oublié la version ou le “jeune” prétendant est un vieux bedonnant et suant à grosse goutte et qui vous baise la main comme s’il s’apprêtait à manger un pied de porc .
Avec tout ce que tu balance ici, tu crois que tu aurais supportée toutes les contraintes et l’hypocrisie du 19eme?
Pour le corset et les lettres c’est possible de s’arranger entre nous si tu veux
J’ai cru comprendre que ce post était du second degré absolu… Me serais-je trompée ?
SI VRAI !
Ouuuaiiisss
T’as perdu au tirage au sort et t’es de permanence pendant que les 3 autres connards vaquent à leurs occupations?
…
J’aime beaucoup cet article La Meuf. Mais c’est vrai que si ton promis était un vieux porc … Urk !
Notre époque est bien triste vue comme ça, c’est sûr.
Si le 19ème te fait rêver, je me permet de te conseiller Bright Star
Je l’ai vu au festival du cinéma d’auch en octobre, il sort dans une semaine,
et il est vraiment beau! Jl’ai trouvé très réussi. C’est l’histoire d’un beau (très beau) poète, Keats, une belle (et triste) histoire d’amour … Classique, mais efficace!
Le seul mauvais côté de ce film c’est la meuf assise à côté de toi qui renifle entre deux sanglots … Passons !
Bonne vacances C’est La Gêne, revenez nous vite ! (:
Moi je dis, rien de mieux qu’un bon Jane Austen ou une Sœur Brontë pour tempérer tout ça.
Mais bon ça reste tout de même une époque fascinante.
sublime !
Moi j’ai une écriture de merde, alors je suis bien content de pouvoir envoyer des mails en Verdana. Et puis je suis maladroit, je me cramerais à tous les coups avec cette foutue cire. Et je déteste les chevaux, alors la calèche merci bien. Le romantisme en scooter, ça peut-être chouette aussi…
C’est mignon !
Bôh, au pire tu aurais un secrétaire pour t’écrire tout ça … (;
Pas faux, le scooter peut avoir éventuellement selon les cas un certain charme…!
Les Ritals en ont bien fait leur fond de commerce, c’est que ça doit marcher.
Ma vieille voisine trouve que tout était mieux avant. Pour les zamour, la vie et tout.
Un jour un ami me dit “Oh, elle est toujours vivante la vieille.” Quand il était enfant, il allait acheter des chamalows dans son magasin. Elle était déjà très vieille. Moi, j’ai fait le calcul, quand il avait dix ans, elle en avait tout juste 22!
A toujours vivre en marche arrière, elle est passée à côté de sa vie. Aujourd’hui, elle souffre d’Alzeimer. C’est peut-être la plus belle période de son histoire.
Superbe article ! Peut-être trop manichéen, il doit y avoir un juste milieu entre les (trop) belles paroles aux sentiments érodés par le temps (faut le temps qu’elle arrive la lettre bordel, aujourd’hui au bout de 3 jours on s’aime plus… “ah parce qu’on s’est aimés ?!”) et les paroles délicatement susurrées entre 2 bouchées de fites au Mc Do et avant que Fifty Cent ne commence sa prochaine ‘chanson’.
Pas de doute, je suis l’homme idéal. Problème, je suis le seul à le savoir. Mais chut hein, ça reste secret.
Je cherche désespéremment à me procurer une ceinture dite “corset”… Chiant pour la mobilité, mais ravissant et génial pour lutter contre les maux de dos…
Sinon, je n’ai jamais été draguée de cette manière. Soit je suis trop vieille, soit j’ai eu de la veine…
(La pharmacie te la commande ou en magasin spécialisé, ton médecin peut te la prescrire)
Mais comment on a réussi à basculer du corset super glam version Retro-Dita-Von-Teese au soutien lombalgique?
Et vous trouvez que c’est les hommes qui ne sont plus romantiques?
Nananan je parle de la ceinture corset qui maintient le dos, certe, puisqu’elle possède des “baleines”, mais qui est avant tout un accessoire de mode…
Mon Dieu la Meuf, tu m’as bluffé !
Si j’étais un homme, tu me ferais de l’effet.
1- Ma réponse et moi aussi, je t’emmerde.
2- Cette vie avec les calèches, les bals du style “Cendrillon” et compagnie, était certes beaucoup plus excitante qu’aujourd’hui, plus palpitante, plus libre car moins au regard des autres, et plus proche de la vérité de chacun car elle laissait libre court à son imagination et pas à tel ou tel cliché qu’il a vu à la télé la veille… SAUF que 99% des gens vivaient dans la promiscuité, la saleté, la merde, la fange, le froid et que très peu avait le droit à ces fastes tel “Le Guépard” contrairement à aujourd’hui ou en occident on a tous plus ou moins la même daube que tu décris…
3- La séduction est possible dans toutes les sociétés mais elle est différente. Il faut du savoir-faire, c’est tout.
4- Bon je reconnais ton brillot dans tes rêves de petite fille à la De Musset et te pocke amicalement pour la nouvelle année civile.
1- Ta réponse à quoi?
2 – Mais bien sûr, c’est sûr, le qu’en dira-t-on, tout le monde s’en branlait au 19ème. Tu as du apprendre l’histoire dans un livre de la bibliothèque rose.
3 – Enfonçage de de porte.
4 – C’est gentil quand même.
Tous les jours, j’ouvre ma boîte aux lettres avec le même entrain, mon coeur de Bisounours attendant patiemment une jolie enveloppe bleue qui sent bon.
Lettre F uniquement. Facture, facture et facture. Parfois R rappel ou P pub.
Je souspicionne le facteur de détournement de lettres parfumées.
Je me méfie de la jalousie du facteur depuis ce jour mémorable ou il m’a fait une déclaration enflammée déguisé en père Noêl et pété comme un coing. Il n’a jamais plus désaoulé.
Tout ca avait l’air en effet bien plus excitant et romantique au 19e . Je ne peux m’empêcher de penser que l’attente d’un message plus de deux jours à notre époque est à la limite du supportable, alors devoir attendre une lettre durant des semaines ca donne des envies de suicide!!!!!!!!
On est flémard et radin..
Pourtant, il existe encore, nichées au creux de Paris, quelques échoppes où fleurent bon les vieux papiers, plumes et enveloppes.
La Poste propose de jolis timbres: des reprographies (de Renoir à Picasso, de Kandinsky à Zao Wu Ki) – de vieilles cartes postales (Gare/Mairie/Marché/Eglise…en sépia ou vieux brun)
On est flémard et radin..
Forfaits SMS illimités, fesse de bouc -> la gratuité
L’orthographe “simplifié” et nos modes de communication nomade -> la rapidité..
On est flémard et radin… Mais surtout… On n’a jamais le temps.
Bien écrit la Meuf, je suis absolument fan de ton billet ! Ciel, on jurerait qu’il a été écrit par Charlotte Brontë elle-même, du fond de son romantique et brumeux Yorkshire…
Je ne peux me permettre de faire la comparaison entre avant et maintenant, j’ai presque 52 ans, avant çà c’est sûr, çà en jetait (chez les riches, tu as oublié de préciser… on ne parle jamais des “ordinaires” ou du “petit peuple” dans ces films) et aujourd’hui, je suis bien trop vieille baderne pour être dans le coup, je dirais entre les deux alors… quand j’avais 20 ans… en ce temps-là j’avais 20 ans… Punaise je chope le blues là …
Il doit bien y avoir du moins et du plus dans les deux cas, mais toujours-est il que ton billet m’enthousiasme !
Bonne fin d’année aux quatre piliers de c’est la Gêne en tout cas, merci à vous, j’aime vous lire !
Et en fait le 19e siècle c’était mon adolescence…
Il y a au 21è Siecle, pour celui qui en a l’imagination, des histoire d’amour débutantes à faire pâlir les écrits les plus romantiques des siècles précédents. Comme au temps de Marie-Antoinette, le canal de la correspondance sympathique n’est pas livré avec décodeur.
La clé est sur la porte… Le temps…
Tiens, c’est déjà ce soir qu’on change de décénie…
Des histoire sans S parce que même si elle est écrite plusieurs fois et de différentes manières elle est unique. Humm.
Evidemment, je ne peux que plussoyer à cet article, tant à son fond qu’à sa forme… Ah, chère La Meuf, tu as, comme moi, ou comme nous les idéalistes devrais-je écrire, une soif d’absolu et de romantisme, qui se bisetop souvent sur la falise de vulgarité et de bêtise d c siècle (soupir)! O tempora! O mores! Espérons que nosu saurons rallume un certaine,par nos actes, nos paroles et nos écits..
Et bonne année à tous les participants de ce blog!
Oh, lord de Winter! Vous nous avez manqué!
Méfiez vous du facteur, il est déjà en train de mélanger et de vous voler quelques lettres romantiques…
(Déjà qu’il me pique mes bouquins envoyés par Amazone, le bougre!)
La Meuf, j’imagine que Bright Star fera ton bonheur.
genial, encore une fois je suis admirative ! tu ecris si bien !!
un peu déprimant quand meme … c’est vrai que cette époque fait rever! les bals, les belles robe, les lettres ecrites a la main…
peut etre qu’encore quelques hommes romantiques (ou respectueux) existe encore !