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Jean-Pierre Jeunet, cinéaste faisandé.

09/11/2009

metal

Triste spectacle que celui d’un artiste en bout de piste, raclant la poussière à la recherche de son inspiration, incapable d’admettre que le puits est désespérément sec.

Cet artiste, c’est Jean-Pierre Jeunet, le créateur très singulier de Delicatessen et du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, le réalisateur admirablement ambitieux de La Cité des Enfants perdus et d’Un long dimanche de fiançailles, aujourd’hui responsable du calamiteux Micmacs à tire-larigot.

Micmacs à tire-larigot, c’est l’histoire d’une bande de gentils chiffonniers très pauvres mais très malins qui décident de s’attaquer à des méchants marchands d’armes très riches mais très bêtes. Vous pensez sans doute que je caricature, mais pas le moins du monde. A vrai dire, mon résumé est d’une subtilité bergmanienne comparé au film lui-même, dont l’anémie dramaturgique est proprement vertigineuse, et qui atteint des sommets de paresse indigente dans sa caractérisation à la truelle des deux diaboliques marchands d’armes.

dussLe premier, François Marconi (Nicolas Marié), est, comme son nom l’indique, un nouveau riche d’origine méditerranéene (comme tous les nouveaux riches), qui porte des costumes et des lunettes de marque, vit dans un appartement à la déco ultra-moderne (quelle horreur!), et fait élever son fils par une nounou noire, que bien entendu, il traite avec mépris (parce que si le méchant était gentil avec sa nounou noire, le malheureux spectateur ne comprendrait plus rien). Le second, Nicolas Thibault de Fenouillet, joué par André Dussolier avec un sens de la nuance qui ferait rougir Marion Cotillard, est, comme son nom l’indique également, un vieil artisto coincé qui collectionne, dans sa vielle maison miteuse, des yeux, des doigts, des rognures d’ongles et autres morceaux choisis d’hommes célèbres. C’est aussi un ami proche de NICOLAS SARKOZY, comme en témoignent les DEUX gros plans de la photo du Président de la République qui traîne sur son bureau, puis la demi-douzaine de mentions du chef de l’État destinées à faire comprendre au spectateur inattentif que ce grand méchant est un ami proche de NICOLAS SARKOZY, ce qui signifie que NICOLAS SARKOZY est lui-même un grand méchant parce que ses amis sont méchants. Z’avez compris? Ou je recommence? Quoi qu’il en soit, tant de courage politique fait plaisir à voir. Merci Jean-Pierre Jeunet pour ces prises de position fortes, il est bon de savoir que la France compte encore en son sein des artistes engagés, sincères, et pas démagos pour un sou.

Les gentils chiffonniers quant à eux, faute de temps ou d’efforts, n’ont droit qu’à une seule caractéristique chacun, et sont, comme leurs ennemis, contenus tout entiers dans leurs noms pittoresques (Calculette est douée avec les chiffres, la Môme caoutchouc se contorsionne, Tambouille fait la bouffe, etc.) Car Jeunet, c’est en carton-pâte qu’il les aime ses personnages, si possible joués comme des automates, encore et toujours par les même acteurs (Dominique Pinon, Yolande Moreau, réduits à l’état de clowns grotesques).

Et puis il y a le héros, Bazil (avec un Z parce que nous sommes dans un univers DÉ-CA-LÉ!), interprété par Dany Boon en mode silencieux, hommage aux grands du muet oblige, ou peut-être parce que Jean-Pierre Jeunet a eu la flemme d’écrire des dialogues. A l’arrivée un personnage sous-écrit, exsangue, qui n’aurait pu susciter l’intérêt que s’il avait été incarné par une personnalité hors-du-commun. Mais un Dany Boon muet n’est ni un Chaplin, ni un Keaton, c’est juste un Dany Boon sans le son. C’est-à-dire pas grand-chose.

19040232.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090109_034754La vérité, c’est que toutes ces bagatelles, le récit, le propos, les personnages, ne sont plus que des détails sans intérêt aux yeux de Jean-Pierre Jeunet. Ce qui l’intéresse avant toute chose, le Jeunet, c’est de filmer en jaune et vert. Peu importe de ne rien à avoir à dire, du moment que tout est JAUNE ET VERT. Et si une trace de bleu impressionne malencontreusement sa pellicule, celle-ci sera impitoyablement annihilé à l’étalonnage numérique, ensevelie sous une épaisse couche de jaune verdâtre. (C’est à se demander d’où vient la haine que Jeunet voue au bleu; pour expliquer une telle discrimination, je subodore un traumatisme d’une rare violence.)

Ce qu’il aime aussi, Jeunet, c’est l’architecture pré-1914. Donnez lui un bout de Tour Eiffel, un pont-levis métallique, un immeuble de Guimard ou une gare parisienne à filmer, et le voilà comblé. Et s’il faut inventer une terrasse de café au Musée d’Orsay pour s’offrir le plaisir d’en filmer une nouvelle fois la façade, peu importe, le budget est illimité! Raconter une histoire? Pourquoi faire, quand on peut promener sa caméra une énième fois dans la gare de Lyon? Peaufiner ses dialogues? Mais pourquoi donc, alors que le spectateur ne paiera aucune attention à ce qui se passe, trop occupé à se pâmer devant le dôme des Galeries Lafayette filmé en courte focale? Et pourquoi ne pas s’autoriser un plan délirant devant le Moulin-Rouge sans aucune justification scénaristique? Après tout, quand on a plus rien à dire, autant filmer des monuments historiques, ça sera toujours ça de pris!

Mais ce qui le fait bander par-dessus tout, Jean-Pierre Jeunet, c’est les petites cuillères. Cédant à sa passion pour l’infiniment petit, il en a oublié d’être cinéaste, se contentant de filmer avec adoration des moulins à poivre, des manivelles, des clés à molette, des boites en fer, des tournevis et autres bouts de métal rouillés. A tel point qu’on finit par se sentir aussi à l’aise dans son film que dans une boite à outils ou dans le tiroir de la cuisine. Englué dans un lieu exigu, étriqué, confiné, qui sent le renfermé à plein nez; un lieu où l’on respire mal, et où l’on finit par étouffer. Un lieu dont on a envie de sortir en hurlant, en tabassant son voisin, en mettant le feu au cinéma pour se venger, nous aussi, des deux heures de supplice asphyxiant que l’on vient d’endurer. Avec la seule assurance que l’on y reviendra plus, même sous la torture.

143 Commentaires laisser un →
  1. 09/11/2009 09:50

    Tu es un peu dur : un Dany Boon muet, ça me semble une forte valeur ajoutée.

    • 09/11/2009 09:52

      Dany Boon muet… Mais Woooooow. Je vais me précipiter tiens.

      • 09/11/2009 10:01

        Pensée séquentielle mode ON: Néanmoins, je ne me prononce pas avant d’avoir vu.

        J’ai adoré le Fabuleux Destin et Delicatessen.
        Je serai fort fort déçu de pas aimer Micmacs, parce que ça confirmerait que selon moi, Jeunet se casse la gueule depuis Un Long Dimanche de Fiançailles…

        Après, j’avais adoré le bouquin de Japrisot, donc bon…

      • 09/11/2009 10:10

        Mouaif, moi j’ai aimé au mieux une fois chaque film et détesté systématiquement la deuxième fois (la seconde devrais-je dire, puisqu’il n’y aura pas de troisième). J’en conclus que dans le meilleur des cas, j’ai eu affaire à un gadget (nb : je ne les ai pas tous vus, notamment le long dimanche, qui me faisait très peur par rapport au livre aimé). Et là, vraiment, vraiment pas envie, ça sent le moisi à plein nez.

      • 09/11/2009 10:15

        Sur ce, il est 03h11, bonne journée les enfants, je vais me coucher hein.

  2. sobelo permalien
    09/11/2009 10:09

    Euuuuuuuuuh……

    Moi ça me donne assez peu envie d’aller voir le film…

    Surtout si c’est pour finir devant le juge pour pyromanie et acte de barbarie…

    D’autant qu’il y a des cas de grippe A à la maison d’arrêt de Besançon… Ce serait balot !!

  3. sobelo permalien
    09/11/2009 10:24

    Bonne nuit Henri !

  4. Emilie permalien
    09/11/2009 10:24

    Bon bah je réserve mon commentaire après voir le film lors de sa diffusion TV (parce que j’ai un gros doute sur la rentabilité de ma place de ciné du coup!)

  5. La Pastanaga permalien
    09/11/2009 10:25

    oh non, Jeunet… chuis verte!!
    Allez sers-moi un p’tit jaune et je te pardonne…
    par contre j’irai pas voir ton film.

    • La Pastanaga permalien
      09/11/2009 10:30

      @Henri.
      j’allais faire une blague en mode séquentielle sur le traumatisme que la schtroumpfette a provoqué chez Jeunet,

      et puis finalement, bah non.

      • La Pastanaga permalien
        09/11/2009 10:34

        En revanche en gogolisant la schtroumpfette pour en vérifier l’orthographe, le 1er site qui m’est apparu m’a déroutée. Il portait comme titre:
        “La schtroumpfette est-elle un transexuel ?”

        OK. Traumatisme du bleu élucidé.

  6. 09/11/2009 10:29

    Tout a fait d’accord avec toi, le Pédé.
    Je suis allée voir le film hier, comptant (devrais-je dire espérant) ressentir le même ravissement que j’avais éprouvé pour Delicatessen, Amélie Poulain et Un long dimanche de fiançailles…
    J’ai été déçue (failli m’endormir), c’était pas terrible.
    En fait, Jeunet fait du Jeunet, et ne se renouvelle pas…voire tombe dans un genre de comédie à deux balles, qui n’emballe personne (en tout cas pas moi).

  7. Marie permalien
    09/11/2009 10:34

    Je ne prononce pas non plus avant d’avoir vu les films.

    Mais force est de constater que la bande-annonce me déplait : Dany Boon, cet univers glauque en jaune et vert.. L’impression gênante que Jeunet recycle dans ce film tout les “trucs” qui ont fait sa patte dans les autres films.
    Qu’on est dans l’auto-caricature.
    Mais j’ai toujours aimé les films de Jeunet ( sauf Un long dimanche de fiançailles), son épisode d’Alien est un de mes préférés, alors bon…on verra.

  8. Marie permalien
    09/11/2009 10:36

    *tous les trucs*

  9. La Pastanaga permalien
    09/11/2009 10:45

    *en mode séquentiel*
    (immolation, soupe à l’oignon)

  10. 09/11/2009 10:59

    A lire tout ça j’ai un doute. J’ai l’impression de lire une critique du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain.
    Au moins dans la Cité des Enfants Perdus on avait du vrai glauque. Et pas trop de jaune.
    Et puis Dany Boon, merde quoi. Manquait plus qu’Omar et Fred.

    Ah, on me dit dans l’oreillette que c’est à moitié le cas.

  11. Paloma permalien
    09/11/2009 11:10

    Le Pédé, je t’aime ! épouse moi !!
    (bon, je suis une fille lesbienne, mais c’est pas grave, hein)

  12. Bigre permalien
    09/11/2009 11:18

    “Quoi qu’il en soit, tant de courage politique fait plaisir à voir. Merci Jean-Pierre Jeunet pour ces prises de position fortes, il est bon de savoir que la France compte encore en son sein des artistes engagés, sincères, et pas démagos pour un sou.”

    Miam !
    Merci ;-)

  13. 09/11/2009 11:35

    Nom de dieu, ce billet est formidablement écrit.
    Et j’aime pas Jeunet (à part pour Alien 842) donc j’irai pas.

  14. ariko51 permalien
    09/11/2009 12:06

    bon bah moi a singapour je suis pas sur qu’il passe mais comme ca je n’aurai pas de regrets ! Cela dit, un long dimanche de fiancailles etait deja chiant et je trouve que Jeunet s’est au fur et a mesure use en partant de tres haut avec Delicatessen.
    Et pour ce qui est de Amelie Poulain qui etait visuellement excellent, je bossais a l’epoque chez UGC producteur du film et je me suis donc tape pendant 1 an la musique du film dans l’ascenseur, imaginez l’overdose, un truc a avoir une crise cardiaque dans les escaliers de service !!!

    • 09/11/2009 12:19

      Sans compter qu’Amélie Poulain est un peu le film le plus cul-cul que la terre ait porté.

      *sort avant de se faire lyncher par les aficionados de Montmartre-carton pâte, la Tautou à 2 expressions et les nains de jardins*

      • 09/11/2009 12:24

        Oh tu sais, des fois moi, les trucs cul-cul la praline, ça me fait du bien….
        C’est reposant.

      • La Pastanaga permalien
        09/11/2009 12:36

        je pense qu’il faut prendre “Amélie Poulain” pour ce qu’il est: un conte.
        (il me semble d’ailleurs que sur ce coup, Jeunet ne prétendait rien d’autre)

        Le problème, c’est quand on s’imagine que c’est un portrait de Paris. Et par extension, de la France.

        Le simple fait que le seul Arabe du film s’appelle Lucien lui confère une côté onirique (limite front national). Il fallait oser, quoi.

      • Anna [M]olly permalien
        09/11/2009 12:38

        Merci !
        Parfois je me sens seul à ne pas dire Amen à Jeunet ni à Tautou-version-1.1-des-émoticones.

      • Marie permalien
        09/11/2009 12:55

        Vous souvenez-vous de cette scène où Amélie saisit le bras de l’aveugle et se met à lui faire une description détaillée et personnelle de la rue ?
        Et bien influencée par le film – et un livre de Paul Auster – l’envie, un jour, m’a pris de me prêter au jeu.
        Prenant par le bras une aveugle et son chien qui me demandait de l’aide pour un parcours de bus, je suis montée avec elle.
        Tout le long du chemin je me suis efforcée de lui faire représenter le spectacle de la rue en lui en faisant un inventaire imagé.
        Son visage était extatique. J’ai adoré cette expérience.

      • 09/11/2009 13:05

        Tautou dans Amélie Poulain c’est comme Cotillard dans La Môme, t’as juste envie de les assommer avec leur propre tête.
        On nous avait vendu ce film comme un baume pour l’âme, j’ai eu l’impression d’avoir cinq ans et de m’être fait entubée sur les cadeaux de Noël. Depuis, Jeunet, c’est non.

      • 09/11/2009 13:09

        On ne peut cependant que remercier Jamel Debbouze pour avoir refusé le rôle de Bazil.

      • 09/11/2009 14:08

        Merci Helene. Sans compter que mon épicier du coin, the épicier, en a profité pour multiplier ses prix par 38,2.

      • La Pastanaga permalien
        09/11/2009 14:14

        Il s’appelle Lucien?

      • La Pastanaga permalien
        09/11/2009 14:15

        si ce n’est pas le cas il mériterait bien que tu l’appelles comme ça, tiens.

      • Marie permalien
        09/11/2009 14:26

        Excellent le suicidé qui vous tombe sur la tête !

        -Et la boîte en ferraille dénichée derrière une brique de la s.d.b qui renferme le trésor d’un gamin qui aurait vécu là longtemps auparavant, ça vous a marqué, vous ?

        C’est à cause de cette scène, qu’un dimanche après-midi, alors que nous aidions un copain a emménagé dans son nouvel appartement dans lequel nous recueillions dans chaque coin les vestiges de la présence d’une mystérieuse inconnue, que nous nous laissons emporter par notre imagination et décidons qu’il y a un trésor enfoui dans la cave jusque-là inexplorée de notre ami.

        De trésor pas la queue d’un.
        Juste le cadavre de la précédente propriétaire des lieux, et un joli traumatisme général.

      • Aelixira permalien
        09/11/2009 20:34

        Quoi quoi quoi??? Marie, tu es sérieuse? o.O Personne n’a réagi, mais moi je te pose la question, en espérant que tu répondes, vous avez fait quoi, du coup?

      • Marie permalien
        09/11/2009 22:02

        Ben on a fait venir la police. Laquelle a rapidement conclu à un suicide, parce que la porte de la cave était fermée de l’intérieur !
        Et nous avons aidé notre ami à déménagé il ne se sentait plus de vivre en ces murs.
        On a tous fait des cauchemars pendant des mois.
        Une cave d’un vieux bâtiment Haussmanien c’est déjà l’angoisse, mais alors là…
        Mon ami n’a plus jamais voulu habité que dans des bâtiments modernes par la suite.
        Quant à moi je suis devenue claustrophobe.
        (Dsl j’écris de mon iPhone )

      • Malice permalien
        10/11/2009 00:55

        @Marie: Et c’est depuis ce jour que tu considères ta vieille mère comme une créature de Stephen King? Mais je suis pire :mrgreen:

      • Marie permalien
        10/11/2009 12:43

        Pourquoi ?
        Tu t’es fait mordre par HS ?

      • Malice permalien
        10/11/2009 12:56

        Par le dentier de son grand-père. J’étais pas vaccinée…

      • Mélanie permalien
        11/11/2009 23:29

        Chère Malice,

        Mon arrière grand-père maternel a fait parti des Terre Neuvas en 1927 pour nourrir sa famille, ce n’est pas un métier, c’est une vocation et un honneur. Toi qui a internet, renseigne- toi sur les rudes conditions de vie en mer à Terre-Neuve.

        Son fils, mon grand-père maternel,(ciblé dans ton commentaire avec son dentier) a débuté sa carrière à l’âge de 12 ans en tant que marin pêcheur sur les chaluts, nouveau métier remplaçant les Terre Neuvas. Quelques années plus tard, il est devenu patron de pêche, malgré son devoir et son grand sens de protection envers son équipage, il a vu de jeunes moussaillons mourir sous ses yeux au cours de nombreux naufrages, il s’en ait toujours sorti mais aurait préféré mourrir à leur place.

        A la fin de sa carrière, j’ai eu l’opportunité de faire une traversée en mer à ses côtés qui a failli mal tourné à cause des mauvaises conditions climatiques, n’importe quel être humain aurait préféré mourir pour ne pas vivre cette traverséée au coeur de la tourmente, j’ai observé mon grand-père pendant ses manoeuvres : je n’ai jamais lu la peur dans ses yeux, il nous a ramené au port avec bcp de sang froid.

        Alors peux-tu me dire, toi qui est confortablement installée, ton petit postérieur assis sur un fauteuil derrière un écran de pc, quelles ont été tes actions glorieuses et honorables que tu as pu réaliser au cours de ta petite existence mis à part les blagues douteuses qui ne font rire que toi même ?

      • Mélanie permalien
        12/11/2009 01:22

        Chère Malice, je rajoute:

        Mon grand-père maternel est la seule personne que j’admire le plus au monde et que je porte dans mon coeur, par delà ma mort, j’utiliserai toute ma force pour continuer à le faire vivre parmi les ténèbres et cette force tu es incapable de l’avoir.

      • 12/11/2009 01:40

        Il dit qu’il voit pas le rapport

      • Mélanie permalien
        12/11/2009 02:07

        La Pastanaga,

        Précise le sens de ton commentaire, merci.

      • Philippe de Thrace permalien
        12/11/2009 02:10

        Elle t’expliques que le rapport entre la taille de la pelle et le dentier se trouve dans la cheminée, mais qu’il faut faire semblant de pas la savoir (à cause de Dany Boon)

      • Mélanie permalien
        12/11/2009 02:12

        Tu te crois malin ? Philippe de La Tarte

      • Philippe de Thrace permalien
        12/11/2009 02:15

        Oui, assez.

      • Nora permalien
        12/11/2009 02:40

        J’en profite, j’ai jamais eu l’occasion de t’exprimer mon admiration.
        Je te trouve assez malin aussi, mon ptit homme casqué.

      • Philippe de Thrace permalien
        12/11/2009 13:43

        Venant d’un être de lumière, ça me va droit au coeur.

      • Mélanie permalien
        13/11/2009 12:54

        Il faut vraiment bien la chercher la “lumière” (= le génie) chez toi !

        Tiens, je te propose de te marier avec la Malice, union basée sur l’espoir d’être un jour intelligent et savante !

        Diego,
        Peux-tu me dire où se trouve, dans mon commentaire ci-dessus, le côté ambiance POTACHE de lycéens dont tu m’as parlé dernièrement ?

        Moi, je vois plutôt de la méchanceté.

    • Mélanie permalien
      09/11/2009 14:16

      Ariko 51,

      Je compatis à ta douleur, j’ai traversé la même expérience que toi lorsque je travaillais Au Bon Marché à Paris pour financer mes études, nous avons eu le plaisir et l’immense joie de travailler sur fond de musique du film “le Bossu” lors de sa sortie, de quoi devenir maboule ( attention:le couple Diego/Nora, je vous interdis de le dire ni même d’y penser !)mais pour me consoler, j’ai eu le plaisir d’avoir en face de moi les acteurs en chair et en os pour leurs achats personnels à mon stand ! Emotion garantie avec Fabrice Luchini !!!!

      • Nora permalien
        09/11/2009 15:09

        Tout s’explique alors. C’est la faute de la musique du Bossu.

        Et on m’interdit rien à moi.

      • Mélanie permalien
        09/11/2009 16:04

        Sinon, à part ça, Nora, tout va bien ?

      • Mélanie permalien
        09/11/2009 16:24

        Nora,

        Ecoute le titre “DECEPTACON” du nouvel album de Robbie Williams ” reality killed the video star” :

        - ferme les yeux
        - ne pense plus à rien
        - laisse toi porter par le flot du bien-être

        Installe toi pour 5mn01 de bonheur, et tu me diras si la vie est aussi triste à vivre !

      • 09/11/2009 16:58

        Robbie Williams?

        Tu fais de l’humour là?

      • La Pastanaga permalien
        09/11/2009 18:18

        @ Mélanie: hého!! on est pas à Guantanamo là !
        http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/26/des-artistes-s-elevent-contre-la-torture-musicale

      • La Pastanaga permalien
        09/11/2009 18:21

        @ Mélanie: hého!! on est pas à Guantanamo là!!

        (cf. article Courrier International, facilement gogolisable, sur les procédés de “torture musicale” à Guantanamo)

      • Marie permalien
        09/11/2009 18:31

        Voilà pourquoi j’ai souvent envie de téter mon pouce et de marcher à quatre pattes dans les chaînes de magasins Zara .

      • Nora permalien
        09/11/2009 18:37

        Scuzez mon manque de réactivité mais j’ai été décédée quelques heures quand j’ai lu que R. Williams était synonyme de bonheur.

      • 09/11/2009 21:04

        Toi aussi tu vis à Montmartre, Diegosan ?

      • 09/11/2009 21:10

        Je ne donnerai pas plus d’indice sur ma localisation, vu le potentiel de harcèlement de certains (enfin certaines. Enfin certaine). A l’époque, oui, Hélène.

      • Mélanie permalien
        10/11/2009 10:39

        Diego,

        Certes, je ne plussoie pas, je ne parle pas l’antikoholol, ni le eyué, je ne vomis pas à chacun des commentaires, je ne me roule pas par terre non plus, je ne compte pas de points +1, +1000, mais moi au moins je sais me………..DETENDRE !!!!!

        Et comme dirait ma fille de 5 ans, Diego :” Patate crue !”
        Et mon fils de 3 ans:” Zut, Flûte, Caca boudin !”

        Nora,
        Relis bien mon commentaire, à aucun moment je n’ai dit que j’aimais Robbie Williams, je t’ai simplement invité à te détendre sur fond de musique zen.
        Apparemment, ça ne marche pas, tu es le plus mauvais élève que j’ai rencontré !

        Hélène,

        Révélation du jour:
        Diego habite dans une banlieue ( oh la honte Diego, quand même) entre deux grandes villes : Paris et ……..ville que je connais très bien pour avoir appris pendant quatre ans la langue, la philosophie et la calligraphie chinoise.

        Sur ce, je vous laisse, je pars remplir mon engagement professionnel : accompagner des ETRES HUMAINS qui ont besoin de moi .

      • 10/11/2009 11:15

        On est pas un peu dans la quatrième dimension là?

      • Mélanie permalien
        10/11/2009 11:16

        Je te sens tendu, lapin ?

      • 10/11/2009 11:17

        Pas de familiarités, je vous prie.

      • La Pastanaga permalien
        10/11/2009 11:17

        roses les pilules, roses…

      • Mélanie permalien
        10/11/2009 11:19

        Oh! Pardon!

        …..mon lapin ?

      • 10/11/2009 11:22

        Encore moins.

      • Mélanie permalien
        10/11/2009 11:29

        Lapinou ?

      • 10/11/2009 11:32

        Ferme ta gueule.

      • Mélanie permalien
        10/11/2009 11:34

        Attention !!!!!

        Tes cheveux sont entrain de se dresser sur la tête !

      • La Pastanaga permalien
        10/11/2009 11:41

        @ Le Juif: j’ai rêvé que tu nous pondais déjà un autre billet…
        si par le plus grand des hasards ce rêve s’avère être prémonitoire, ce serait pas le moment de nous le publier là, tout de suite, histoire qu’on desserre tous un peu un peu le stringue?

      • 10/11/2009 11:52

        Quelqu’un connait quelqu’un qui peut faire bannir quelqu’un de Google ? En vous remerciant.
        Sinon, moi en banlieue, vous aurez compris qu’il y a grossière erreur.

      • Mélanie permalien
        10/11/2009 11:52

        Je ne suis pas sûre que desserrer son string soit une solution !

        Encore faudrait-il qu’il enlève le balai qu’il a dans le cul !

        Voilà, voilà, vous me forcez à être vulgaire avec toute cette tension sur ce blog….

        Que vont dire mes parents et toutes ces personnes qui comptent sur cette grande maîtrise de moi !

      • La Pastanaga permalien
        10/11/2009 11:55

        j’ai l’impression que tu commences à péter un câble comme la Gisèle de Jauffret

      • 10/11/2009 12:19

        Ça te plait au fait Pasta ?

      • La Pastanaga permalien
        10/11/2009 12:23

        pour le moment, grave. mais j’en suis qu’au début.
        en tous cas, le coup du plaquage via médiation parternelle (et robinetterie ), je trouve ça quasiment aussi énorme que de mourir en se prenant un suicidé sur la gueule.

      • 10/11/2009 12:25

        Cool !

      • Malice permalien
        13/11/2009 13:34

        Ah, oui! Midi, c’était l’heure de tournez-manège…

  15. La Pastanaga permalien
    09/11/2009 13:06

    moi depuis ce film, je trouve cela très excitant de plonger ma main dans un sac de lentilles.

    et j’adore comment meurt la mère d’Amélie. C’est très comique je trouve de mourir en se prenant sur la gueule un mec qui se suicide (j’ai même lu un fait divers dans le genre ya un mois).

    • sobelo permalien
      09/11/2009 14:58

      Ouverture d’un sujet “les morts les plus comiques”?

      • Marie permalien
        09/11/2009 16:11

        À creuser :-D

      • 09/11/2009 17:56

        Brad Pitt dans Rencontre avec Joe Black.
        Heureusement, la séquence est au début du film, du coup on peut éteindre juste après et ne pas se taper ce navet.

      • Marie permalien
        09/11/2009 18:54

        La scène des cendres dispersées au vent dans The big Lebowski m’a fait mourir de rire.

      • La Pastanaga permalien
        09/11/2009 19:05

        la série “Six Feet Under” regorge de morts désopilantes
        (chaque épisode commence par la mise en scène d’une mort)

      • La Pastanaga permalien
        09/11/2009 19:11

        ma préférée: la nana qui, en tombant, se transperce le crâne sur le pic de la cheminée
        (tout ça à l’issu d’une longue thérapie grâce à laquelle elle venait de régler ses problèmes avec son père, sa soeur, son mec, etc.)
        c’est d’une ironie glutesque.

      • Marie permalien
        09/11/2009 22:14

        Quel dommage que j’aie raté ça ! :-D

  16. lulu permalien
    09/11/2009 13:21

    Le Pédé je n’ai pas vu le film (et je pense que du coup je n’irai pas le voir) mais ton article est superbe

  17. 09/11/2009 13:29

    Je n’ai pas aimé son adaptation d’Un long dimanche de fiançailles, je l’ai trouvée molle, le livre est pourtant magnifique. Je n’aime pas particulièrement Dany Boon, qui pour moi n’est qu’un pitre égocentrique reconverti au cinéma parce qu’il a fait rire la France entière avec… ses pitreries, le voir dans un rôle “sérieux” me semble compromis, je ne lui accorde aucune crédibilité…
    Par conséquent, l’idée d’aller voir ce qui s’annonce comme une bouse ne m’avait même pas effleuré l’esprit! Ton billet, cher pédé, m’a confortée dans cette idée. Merci d’avoir enduré ce supplice pour nous tous et nous dispenser de ce calvaire!

  18. La Rousse permalien
    09/11/2009 14:11

    Je suis bien contente de trouver enfin des gens avec des vrais yeux et qui trouvent intolerable cette avalanche de jaune vert glauque à la maniere des telefilms allemands des années 80!!!
    Et sinon je tiens à dire que Delicatessen ainsi que La cité des enfants perdus sont des films de Jeunet et CARO et c’est pour ça que je les aiment bien…je pense que Caro était pour beaucoup dans la qualité de ces deux films.
    Et qu’à present seul en piste le père Jeunet continue sa petite sauce indigeste à mes yeux.
    Et sinon moi aussi je t’aime Le Pédé!

    • 09/11/2009 18:00

      J’aimerai être d’accord avec toi, mais apparemment Caro tout seul, c’est bien pire que Jeunet.

      • 09/11/2009 19:47

        En même temps, Caro assumait faire une merde en prenant Lambert Wilson (ce thermomètre humain qui par sa présence dans un film garantit que c’est toujours une bouse).

        Mais je pense que l’un sans l’autre, Caro et Jeunet ne sont rien.
        Même pour Amélie, si il y avait une touche artistique sur la pellicule, il n’y avait bien que cela, et je n’ai jamais trouvé que cela tenait son film (surtout pas avec cette inutile Audrey Tautou)

      • La Rousse permalien
        10/11/2009 22:50

        Ha mais oui peut etre(je ne sais pas je n’ai vu aucun film de Caro seulement…)mais c’est surement l’alliance des deux qui faisait une belle réaction chimico-artistique voire mathématique…moins plus moins égale plus.
        Peut etre qu’ils prenaient les bonnes drogues au bon moment aussi.

      • La Rousse permalien
        10/11/2009 22:55

        Boudha=Bruno Lochet…je viens juste de cliquer sur le lien et c’est tout ce que j’en ai retenu et là j’arrive pas à m’en remettre…ah je ris c’est bon merci!!!

  19. Jeje permalien
    09/11/2009 14:22

    Par pitié le Pédé, va voir Le Concert, j’ai hâte d’avoir ton avis sur ce chef-d’oeuvre !

    • Betty permalien
      09/11/2009 16:32

      Bof… J’étais un peu près dans le film jusqu’à l’arrivée de cette sous-douée de Mélanie Laurent. J’allais dire “dégueulasse du début à la fin”, mais à la fin c’est indescriptible à quel point je mangeais mon blouson pour éviter de frapper mes voisins: la fin du concert où elle pleure, c’est répugnant tellement c’est mal joué. Il y avait un petit moment d’émotion quand Filipov se rend compte de ce qu’il vient d’accomplir, mais Mélanie Laurent qui se met à pleurer, ca casse absolument tout ce que le déroulement du concert avait réussi à apporter. Au lieu d’avoir de la joie pour Anne-Marie Jacquet, j’avais énormément de peine pour Mélanie Laurent qui est à mourir de rire tellement elle est ridicule.
      Et puis, sans enlever le mérite -relatif- de ce film, y’a toujours ces scènes stéréotypées que les réalisateurs se sentent obligés d’insérer, comme si c’était le résultat d’une étude de marché.
      Donc ce n’est certes pas Bienvenue chez les ch’tis, mais je ne le mettrais pas dans la catégorie chef-d’oeuvre pour autant

      • 09/11/2009 21:08

        “c’est indescriptible à quel point je mangeais mon blouson pour éviter de frapper mes voisins” : remarquable allégorie, j’adore.

      • Betty permalien
        09/11/2009 22:15

        J’aurais vraiment aimé que ce soit une allégorie… Mon blouson aura été un brave blouson, mais rien ni personne ne résiste à Mélanie Laurent

    • 09/11/2009 18:01

      C’est si horrible que ça Jeje?

      • 09/11/2009 21:13

        Moi j’ai appris ce matin en répondant à un sondage très intéressant sur “les films que vous avez envie de voir”, qui m’a bien déprimé parce que j’ai envie de rien voir, que sortait bientôt 2 nouveaux films avec les 2 couples les plus formidables de l’histoire du cinéma : un Caco (Canet-Cotillard) et un Marbert (Sophie&Christophe). On n’a pas fini de se régaler, c’est moi qui vous le dit.

      • Jeje permalien
        10/11/2009 02:25

        Franchement, une souffrance pleine de lourdeurs appuyées, soulignées et sur lesquelles Radu remet un bon coup de stabilo au cas où on n’aurait pas compris.
        Un scénario sans aucune surprise, avec quelques moments d’émotion qui auraient pu être réussis s’ils n’étaient pas systématiquement interrompus par des interventions de Radu en voix off disant : “c’est maintenant, tu pleures un bon coup et après je te ferai rigoler”.
        Bon peut-être qu’il n’y a que moi qui aie entendu la voix off. Mais je jure que je l’ai entendue.
        Berléand fait le guignol huileux au-delà de ce qui est imaginable (peut-être que pour avoir une idée du niveau, tu peux aller voir la bande-annonce du Siffleur, par le même producteur… un sommet).
        Mélanie Laurent joue là sa meilleure partition, à savoir une cacophonie de casseroles.
        Mais le pire dans cette histoire (et tu sais pourtant que je peux être bon public, cf mon absence de haine pour Paul Haggis), c’est certainement les réactions de la salle, hilare à la moindre blague de collégien prépubert roumain, et super émue tout le reste du temps, avec des “c’est le nouveau Good Bye Lenin” à la sortie.
        Je n’irai plus au cinéma le samedi.
        Tout ça pour dire : va le voir par pitié, juste pour les copains.
        @diegosan : c’est vrai qu’on a hâte du Caco et du Marbert, ça sent le post qui fait mal !

      • 10/11/2009 10:37

        C’est salaud quand même, de te souhaiter d’aller voir plein de films bien pourris pour qu’on puisse se marrer.

      • 10/11/2009 11:13

        Z’êtes durs avec moi.
        Le Marbert, plutôt mourir dans d’atroces souffrances. Le Caco, j’attends de voir une bande-annonce.

    • Betty permalien
      09/11/2009 18:32

      Non!! J’ai pas dit qu’il était horrible, je me suis juste contenté de relever ce qui, pour moi, était le plus raté dans ce film (du point de vue de Monsieur Tout le Monde, je n’y connais rien en cinéma).
      Il appartient à ma catégorie “Pas mal mais qui aurait pu être tellement mieux sans le côté commercial”, c’est-à-dire sans Mélanie Laurent, François Berléand (les acteurs étaient un régal jusqu’à l’apparition de ces deux profanateurs), et tous les moments un peu clichés de ce genre de film

  20. sobelo permalien
    09/11/2009 14:48

    Pour Amélie Poulain : le coup du nain de jardin qui voyage, j’ai trouvé ça assez poétique.

  21. Crevette permalien
    09/11/2009 14:52

    Jaune et vert ? Il fête les catherinettes à l’année ou quoi ? (non je n’ai rien d’intéressant à dire : j’irai pas voir le film de toute façon…)

  22. DOCDS permalien
    09/11/2009 14:56

    N’en déplaise à certains commentateurs…collants, j’ai envie de te dire:” le Pédé, tu es vraiment excellent!”

  23. Glu permalien
    09/11/2009 16:16

    Mmmh mmmh mmh du calme les enfants, je ne suis pas l’Inquisition Suprême, du moins, pas pour le moment. Allez, je vous avoue même que j’ai souri (attention, souri hein, pas éclaté de rire) pour la remarque sur le jaune et vert chez Jeunet. Un billet interessant donc pour une fois, et même si je n’ai pas encore vu le film, je partage plus ou moins tes opinions quant au cinéma de ce très cher Jean-Pierre.

    Si tu n’exagères pas quant aux références plus qu’explicites à notre cher président de la république, ça fera déjà perdre pas mal de point à ce film, enfin, à suivre quoi.

    • ariko51 permalien
      09/11/2009 17:39

      je pense qu’il a cru qu’il allait pouvoir s’attirer des bonnes critiques de la presse gaucho avec son acte d’”heroisme” anti sarkozy.
      Ils le desendent en effet depuis Amélie Poulain où le rédac chef des Inrocks, Kaganski, avaient pris la parole sur Libé pour descendre le film et traiter le film de clip Lepéniste ce qui était légèrement excessif …

  24. 09/11/2009 17:00

    Salut !

    Non que je sois choqué de ce démontage en règle de J.P. Jeunet (je l’aime bien, mais je n’ai pas vu le film, donc je ne peux pas juger de la pertinence de cette critique), je suis un peu étonné de ce qui me semble être un paradoxe : comment trouver singuliers, admirables ou ambitieux ses précédents films (tu as oublié Alien au passage, c’est volontaire ?) et descendre celui-ci qui, à la lecture de cette chronique, me semble reposer sur les mêmes ficelles que les autres ?

    Et puis, en admettant que ce soit aussi calamiteux que ça (après tout, tout le monde peut se planter un jour), une critique aussi violente pour un seul échec ? Je ne voudrais pas être ton employé ;-)

    Cela dit, maintenant que je sais que Dany Boon est bon (parce qu’il se tait, CQFD) j’ai vraiment envie d’aller voir ce film !

    • 09/11/2009 17:51

      Salut Sammy,

      Micmacs repose en effet sur les mêmes ficelles que les précédents films de Jeunet, la différence, comme je le souligne, se situe dans l’inspiration.

      Tu conviendras, si tu apprécies le cinéma de Jeunet, que Delicatessen & Co ne reposent pas QUE sur des ficelles: ce sont des oeuvres sous-tendues par des récits, des personnages, et les trucs et astuces du cinéaste y sont moins un moyen de combler le vide que l’expression toute naturelle de son univers très fantasque.
      Et, surtout, n’oublie pas que les ficelles, ça finit toujours par s’user, et celles du père Jeunet commencent à être TRÈS TRÈS usées.

      Pour ce qui est de la violence de ma critique, celle-ci n’est que le reflet de ce que j’ai ressenti en sortant du cinéma. Et de mon tempérament pyromane.

      Cela dit, tu me vois ravi de t’avoir donné envie de voir le film!

      • 09/11/2009 21:15

        Le pyromane sodomite. On ne s’en lasse pas.

      • 09/11/2009 21:58

        Ah, je dois dire que l’explication des ficelles qui s’usent est assez convaincante :)

        Oui, il faut vraiment que je le voies, pour voir à quel point il est moins bon que Delicatessen ;)

  25. La Pastanaga permalien
    09/11/2009 17:59

    hey Le Pédé, tu voudrais bien libérer ma blague sur Guantanamo STP?

  26. 09/11/2009 18:14

    Ah, le Pédé, tu confirmes ce que j’avais craint en voyant les affiches de Micmac. Elles ne m’ont pas du tout donné envie. Dany Boon + nom de personnages franchouillards + intrigue qui n’accroche pas + enième film en jaune et vert = bof

    Sans même voir de bande annonce, j’ai eu l’impression que Jeunet nous servait du réchauffé avec les acteurs “populaires” du moment.

    Par contre j’attendais ta critique avec impatience, et je ne suis pas déçue :-D

  27. dextrarine permalien
    09/11/2009 20:19

    c’est son premier navet quand même….tout le monde à le droit à l’erreur.

  28. 10/11/2009 00:01

    Yep, tout au début il y a un chouette commentaire sur le fait de regarder deux fois de suite les films de monsieur Jeunet. C’est assez nul. Faut dire que j’ai revu Amélie pour la deuxième et dernière fois en même temps que le fabuleux Man on the Moon (Milos Formann et Jim Carrey au sommet de ses possibilités). Points communs: deux films sur la joie de vivre. Différence: autant Amélie joue sur la surprise pour compenser sa vacuité, autant Man on the Moon se distingue par sa profondeur sans cesse renouvelée. Et depuis, Jeunet me fatigue…

    Ah, les films du duo disparu n’ont rien à voir, mais depuis le divorce, il manque un truc à chacun des membres du couple…

  29. La québécoise to be permalien
    10/11/2009 01:02

    “payer attention” ? tu te la joues lost in translation le pédé ?

  30. Yoos-F permalien
    10/11/2009 01:20

    Cool. J’avais déjà pas trop envie d’y aller, là c’est niet du coup.
    En même je crois que je n’aurais pas pu m’infliger le supplice de voir encore jouer Julie Ferrier. Cette femme est une abomination. Brulez là.

    • 10/11/2009 11:04

      J’appuie cette proposition tout à fait sensée.

    • 10/11/2009 11:57

      Son pestacle était très bon, quand même. Ne la brulons pas tout de suite. Tiens ça me fait penser à un groupe FB très très con sur lequel je suis tombé récemment : “Jeanne d’Arc, elle a frit, elle a tout compris”

      • Roro permalien
        10/11/2009 20:03

        Bien d’accord Diego (décidément, ça commence à m’énerver) le spectacle de Julie Ferrier est tout à fait euphorigolant. Elle est hallucinante de justesse et ses transformations sont vraiment impressionnantes. Moi je l’aime, Julie.

        Par contre, Delicatessen et la cité des enfants perdus (mais surtout Delicatessen) j’ai du les voir 436 fois et je ne me lasse pas. Maitrise totale de l’outil cinéma. De l’image au son, de la réal au scenar, rien à redire.

        Amélie, certes c’est un peu cucul, mais je l’ai trouvé sympa. Très étonnée par contre que le pd défende un long dimanche de fiançailles, je n’a pas lu le livre, mais le film je l’ai trouvé un peu chiant et très très très vide.

        Le dernier, au vu des affiches, on dirait un produit dérivé du cinéma jeunet… Il l’a peut-être produit que pour les japonais en mal de France?

      • 10/11/2009 20:59

        Je t’arrête tout de suite!
        J’ai dit que j’admirais l’ambition d’Un long dimanche de fiançailles, ce qui ne signifie pas que j’ai trouvé le film réussi.
        Et tu noteras que j’ai mis la Cité des enfants perdus dans la même catégorie. J’ai, pour ma part, beaucoup de choses à redire sur le scénario de ce film (il y en a un?).

      • La Pastanaga permalien
        10/11/2009 21:11

        ah bah par exemple, dans “Un loooooong dimanche fianciailles”, j’ai trouvé que la Cotillard était pas si mal dans le rôle de la veuve corse et toxique.

        Et en plus à la fin, elle se fait guillotiner.

      • La Pastanaga permalien
        10/11/2009 22:02

        ce qui fait bien rire jaune Monsieur Vert

        (mode séquentiel alcoolisé)

  31. Le Hippie permalien
    10/11/2009 03:21

    J’ai lu ton post avec un pote il y a une heure et on s’est bien poilé, merci beaucoup ! Je crois que je partage ton point de vue à environ 200 %. Sinon, demain y a le Parnassus de Terry Gilliam qui sort ! Vu la bande-annonce, on dirait que ça ressemble à un Big Fish de Burton, mais j’irai le voir quand même et j’attendrai impatiemment ton avis ! On m’a aussi chaudement conseillé “Le concert”, tu l’as vu ?

    • 10/11/2009 10:59

      Pas vu Le Concert, mais Jeje en a fait une critique un peu plus haut dans les commentaires.

    • Glu permalien
      10/11/2009 17:31

      “Le concert” est testé et approuvé par une amie professeur de russe.

      • Jeje permalien
        10/11/2009 18:08

        …ce qui signifie donc que les dialogues en russe dans le film sont impeccables !
        Je ne le nie pas, je ne suis pas compétent sur le sujet.
        C’est la partie française qui pèse lourd.

      • Glu permalien
        10/11/2009 20:44

        Disons que il y a quelques clichés sur les slaves, evidemment, mais que pour la musique ça vaut le coup.

  32. Jean Saisrien permalien
    10/11/2009 04:50

    Amélie Poulain c’était bon ou pas?
    Je suis con d’avoir adoré ou pas?

    • 10/11/2009 11:07

      Perso, jusqu’ici je valide Poulain.

      • Jean Saisrien permalien
        12/11/2009 02:04

        Merci le Pédé,
        Tu sais vraiment parler aux hommes. ;-)

  33. 10/11/2009 11:30

    Bel article, et l’affiche du film suffit à elle-même à repousser. Les gens du cirque qui sont pas comme les autres mais qui sont sympas comme tout, ça va 2 minutes. Et puis entre nous : si les pauvres étaient malins, ils seraient un peu plus riches et si les riches étaient si cons, ils s’en seraient moins bien sortis dans la vie. Non ?
    Ce que j’aimerais savoir, c’est si Jeunet a jamais été bon :
    - son Alien m’a toujours craché sa débilité consternante à la figure (bon dieu, je vais pas voir Alien pour voir des “gags”),
    - Amélie Poulain, une fois passé la découverte, est irritant de niaiserie,
    - toute cette médiocrité me fait douter de mes souvenirs de ses films précédents.

    En revanche, il devrait réaliser les pubs de Heineken : c’est le vert qu’il aime.
    http://unoeil.wordpress.com

  34. La Pastanaga permalien
    10/11/2009 13:34

    Jeunet… et si tu jeûnais un p’tit coup???

    Et pour ton prochain film, tu nous éviteras les Dany Boom & Cie (pourquoi t’essaierais pas de faire jouer des comédiens pas trop people? Utilise ton nom un peu, bordel!)
    Et puis on dirait que t’y mettrais un peu de bleu et puis aussi, pourquoi pas, un peu de rouge (on sait que toi aussi t’as du mal avec l’identité nationale, mais c’est PAS une raison),
    Et enfin, si tu pouvais faire plus léger dans l’allusion “politique”, et ben, on serait bien content.

    Voilà, et si tu fais tout ça, je te promets que j’irai le voir, ton prochain film.

  35. Nora permalien
    10/11/2009 13:50

    Mon choix était fait avant de lire ton excellent article.
    Je n’irais pas, je suis pas sure de pouvoir supporter 2 heures de Dany Boon, vomissant comme à son habitude des mots d’une syllabe comme s’il était atteint d’autisme ou de Tourette, c’est insupportable.

  36. 10/11/2009 16:35

    Frapo, je me suis bien gondolé avec tous vos commentaires ! Je connaissais pas “La gène”, mais je le tanke illico dans mes bookmarks ! (vivement les critiques de caco & marbert) !

  37. Mnémo permalien
    11/11/2009 01:06

    J’ai sorti ma carte Gentille cousine et j’ai été le voir avec des enfants de 10 ans: verdict j’ai failli me suicider avec mon pop-corn avant de somnoler alors qu’eux ont bcp aimé.
    Je pense que c’est un film pour enfants et qu’il ne faut pas chercher plus loin (une bonne grimace ça leur plaît, l’absence de scénar ils s’en cognent)…

Rétroliens

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