Fiac ta mère!
Dimanche, se sont refermées les portes de la Fiac, grand-messe annuelle de la scène artistique contemporaine. Pour la modique somme de 28 euros, les visiteurs ont pu, durant 4 jours, admirer (ou conchier, selon l’humeur) des oeuvres signées par 4200 artistes et présentées par quelques 210 exposants.
28 putains d’euros.
Le message est on ne peut plus clair: toi le pauvre quidam qui pige que dalle à nos monochromes et à nos vaches coupées en deux et immergées dans du formol, tu peux toujours courir pour t’initier à notre bizness. Si tu sais pas quoi faire de ton week-end, rabats-toi plutôt sur Darty, ils font des promos sur les raclettes! Comment interpréter ces tarifs prohibitifs autrement que comme un repoussoir à pauvres, destiné à laisser les riches conclure tranquillement leurs affaires tout en conservant la caution populaire que confère l’emploi du terme “foire”.
J’ai toujours récusé l’idée populiste selon laquelle il y aurait, d’un côté, les “vrais gens”, humbles, modestes, simples et terriens, incarnant la France d’en bas et de l’autre, les élites, cérébrales, ricanantes et cyniques; ceux là même qui déterminent les normes du bon goût. Cette dichotomie est à mon sens moins mensongère qu’elle n’est inconfortable: je n’ai jamais su dans laquelle de ces deux boîtes rentrer.
Aux personnes culturellement paresseuses qui pensent que l’art d’aujourd’hui, c’est le règne du n’importe quoi; à tous ceux que l’on qualifie pudiquement de réacs parce qu’ils clament que les artistes d’aujourd’hui, rompus au cynisme ambiant, se moquent du public en ne produisant que des non-oeuvres; à tous ces indécrottables tenants du “C’était mieux avant” qui diagnostiquent la décadence culturelle, j’ai toujours répondu qu’il fallait se garder de tirer ce genre de conclusions. Que le meilleur moyen de tordre le cou à ces idées reçues était encore d’aller voir les oeuvres en vrai. De se faire une opinion au contact de la création, de s’en imprégner et surtout d’éviter d’essentialiser l’art contemporain en le réduisant à une sorte d’entité monolithique.
Pendant toutes ces années, j’ai lutté pour ne pas être du même bord que ce gars au rire sonore qui t’explique entre deux petits rots que l’art contemporain c’est de la branlette pour tarlouzes. Si je défendais l’art contemporain, c’était d’abord pour me démarquer de ce rôteur en survet’…
Aujourd’hui, je dois admettre que le chant des sirènes réactionnaires m’envoute un peu plus à chaque vernissage auquel j’assiste, la Fiac étant la goutte d’eau. En effet, que penser d’une scène artistique censée promouvoir l’audace, l’innovation et l’exploration formelle et qui s’est irrémédiablement enfoncé dans la logique du filon. Les enjeux pour la plupart de ces exposants, sont énormes: il s’agit, un peu à la façon des placements en bourse, de maintenir la valeur économique d’un nom et d’en pérenniser la stature internationale. Les artistes, matière combustible nécessaire au fonctionnement de ce système, ne peuvent se permettre de prendre le moindre risque en explorant de nouvelles formes. Ils n’en finissent plus de peindre le même tableau durant des décennies, pour le plus grand bonheur spéculatif des collectionneurs.
Quelqu’un m’a récemment parlé de cette anecdote concernant Picasso dans un restaurant, qui aurait voulu, à l’apogée de sa gloire, régler une addition en griffonnant un dessin sur la nappe. Le restaurateur, un peu trop gourmand, lui aurait demandé de signer le griffonnage, ce à quoi le peintre répliqua qu’il souhaitait seulement régler sa note, et non pas racheter l’établissement.
Ce genre de couleuvres, on a pu l’avaler pour le génie espagnol qui a redéfini à lui seul les fondements la peinture moderne; elles sont beaucoup moins faciles à digérer aujourd’hui lorsqu’il s’agit d’individus qui ont basé leur travail sur le vide, la non-virtuosité, l’attrait pour la laideur et le refus de la valeur-talent: le Prix Marcel Duchamp récompense chaque année un artiste contemporain pour l’ensemble de son travail et intronisant les Claude Closky, Tatiana Trouvé ou encore Philippe Mayaux et faisant d’eux les nouveaux maîtres de l’époque.
Avec toute la bonne volonté du monde, il est difficile de se laisser imprégner par ça:
ou encore par ça:
De l’union entre création artistique et capitalisme moderne est né ce genre d’aberrations. Tel réseau d’influence décide de la valeur de tel artiste et décrète que l’ensemble de sa production est géniale. Le champ de la critique est déserté, il n’y a plus d’oeuvres, ne restent que des noms. On n’achète plus un tableau, on achète un Soulages (si on a 400 000 euros qui traînent dans les poches). Dans ce nouveau système de valeurs, tout se vaut. Tout est beau, donc rien n’est beau.
Prioritairement, il s’agit donc pour les artistes de séduire le bourgeois et lui donner la possibilité de défiscaliser son patrimoine. Que penser d’un art qui se veut l’héritier des avant-gardes dans ce qu’elles avaient d’irrévérencieux et qui se retrouve en bonne partie subventionné par l’Etat, soumis de ce fait aux diktats de ce dernier. Marcel Duchamp, qui fut en son temps, désigné par André Breton comme “l’homme le plus intelligent du XXème siècle”, serait probablement atterré par l’informe boîte de Pandore ouverte avec l’exposition de sa fameuse pissotière et les ready-made qui ont suivis. Lui qui servait un idéal révolutionnaire, ne se doutait pas que cent ans après lui, des imposteurs se réclamant de sa démarche, serviraient le conformisme le plus obscène. Comment ne pas ressentir une irrépressible et dadaïste envie d’entarter tous ces bipèdes suffisants que sont les galeristes, invariablement accoutrés de la même façon (Agnès B pour les jeunes qui ont le vent en poupe, Pierre Cardin pour les vieux marchands d’aquarelles aux abois), qui sont là pour vendre mais qui, paradoxalement répugnent à donner d’eux l’image peu flatteuse de marchands du Temple.
Je sais que La réalité des arts plastiques est la même que pour la musique, le cinéma, ou encore la photographie: on ne peut plus peindre, sculpter comme il y 100 ans. C’est ce qu’ont montré les peintres américains de l’après-guerre: après Auschwitz et Hiroshima, on ne pouvait décemment plus montrer le réel comme on avait coutume de le faire avant le grand carnage.
Pollock, Rothko et d’autres ont fait perdre à l’art son pucelage millénaire, mais il est permis de préférer la magnifique pucelle d’antan à la putain nihiliste et désenchantée qui tapine désormais dans les galeries des grandes métropoles.
Bon c’est pas tout ça, mais faut que j’aille chez Darty, ils font des promo sur les raclettes à ce qu’on m’a dit.




Très, très bon, jubilatoire et “défoulatoire” ! merci !
Merci, mille fois merci pour cet article Le Juif !!!
J’adhère à 100% !!!
Mon opinion, est qu’une oeuvre d’art, qu’elle soit classique ou contemporaine, représentative ou abstraite, ça doit avant tout te toucher. Si il y a besoin d’y ajouter une explication de texte (parce que le bas peuple est évidemment trop con pour saisir toute la subtilité de l’oeuvre…), le nom de l’auteur, sa cote et le cours marchand actuel de l’oeuvre pour te faire dire “ah ouais!!!! vachement puissant!!!!” Ben c’est juste que c’est raté, point. C’est une pièce marchande et pas une pièce de musée.
Pour avoir à une époque pas mal fréquenté des expos d’art contemporain, et assisté à des ballets et concerts contemporains également, je peux dire que oui, il y a des oeuvres de très grande qualité, et aussi des grosses daubes, opinion partagée par une amie, elle-même peintre abstrait. Quand je vois ses oeuvres à elle, ça me remue complètement, quand je vois du Olivier Debré… je ne vois qu’une preuve à charge supplémentaire de certaines tares congénitales de la lignée.
Enfin, le tour que prend l’art contemporain me fait de plus en plus penser à “l’histoire des habits neufs de l’empereur”… Comme tu le dis si bien, l’envie de ne pas faire partie du “bas-peuple” qui ne comprend rien à rien fait pousser aux gens qui se veulent de “l’élite éclairée” des “oh!” et des “ah!” enthousiastes devant des oeuvres qu’ils n’ont probablement pas mieux compris que les autres…
Depuis quelques temps, j’en suis profondément dégoûtée, et, à tort ou à raison, ces endroits je n’y fous plus les pieds, et je n’ai plus non plus envie de défendre ce “courant artistique”.
Il ne me reste donc plus qu’à assumer ma beaufitude en bouffant de la raclette quand le temps se sera refroidi !
Étudiant en art, ton billet m’intéresse énormément, il reprends bien les questions qu’on se pose souvent, parfois que nos profs se posent, et peut être qu’on se posera toute notre vie. A moins qu’un jour on ne choisisse d’entrer dans un camp où l’autre, celui qui vends ou celui qui fait son binz dans sa grotte (Oui la tour d’argent c’est dépassé)
Notre section, en tant qu’étudiants, est souvent décrite comme un repère à fumistes, et c’est peut être là que réside l’art des artistes d’aujourd’hui. Nous pauvres étudiants on est tout de suite grillé, avec un peu d’expérience nos ainés entubent tout le monde dans la joie et la négresse.
Tu m’excuses si je fait tourner ton billet (ce qui fera un potentiel coup de pub à votre blog)
En tout cas merci pour cette synthèse du problème.
Trop mignon Tibo de t’excuser pour faire tourner le blog.
Décidemment ces étudiants alors…
dans la joie et la négresse ? c’est un lapsus ?
réinventer la langue française, c’est aussi une forme d’art
MER IL ET FOU hahahaha
j’aime beaucoup cette nouvelle expression
enkuler de rire
@Tibo: Non, La Tour d’Argent c’est pas encore dépassé, après un repas au 6 ième étage, tu arrives au 7 ième ciel. C’est du marketing gastronomique CONCEPTUEL! Et si c’est CON 7 TU ELLE, c’est actuel. Bob, tu peux terminer…
Merci pour ce billet !
Personnellement, il me semble qu’une certaine maîtrise technique, allié à un PROPOS, signe l’oeuvre d’art. Il faut que l’oeuvre me dise quelque chose ou m’émeuve, positivement ou négativement, pour que je la considère comme artistique. Autant dire que la plupart du temps, je m’ennuie …
Que dire sinon que je suis d’accord, maintenir un prix d’entrée quand tous les membres du sérail sont invités, c’est bien évidemment pour laisser la populace dehors. Et atomiser les sites dans tout Paris fait que de toutes façons ils ne verront que les grosses galeries avec les mêmes artistes depuis 10 ans.
L’art c’est juste un partage d’émotion, pas une émission de Bons du Trésor (merci Fabius).
Depuis 10 ans, c’est gentil…
Le “popu” a-t’il dépassé l’impressionnisme ?
Mais est-ce bien sa faute ? Qui propose la grille de lecture ? Qui fait découvrir l’art tout court et l’art d’aujourd’hui en particulier…
C’est dommage de penser que tout un chacun pouvait lire l’art des cathédrales a leur construction et qu’aujourd’hui c’est chose oubliée…
10 ans car avant les prix d’entrée étaient du domaine du symbolique, j’ai souvenir d’avoir payé 20 francs l’entrée…
Pourquoi proposer une grille de lecture, c’est du domaine du ressenti, et aller aux expos n’aide en rien avec des commissaires qui sont en plein ego trip et des murs entiers en hommage aux sponsors. Dire qu’il faut comprendre pour être en droit d’apprécier, c’est là effectivement rendre l’art élitiste. Tu peux prendre en pleine tronche pour la première fois les oeuvres de Malevitch sans rien comprendre au Suprématisme, non?
Rien lu d’aussi pertinent, intelligent et bien écrit depuis TRES longtemps. Magistral.
Entièrement d’accord avec Diegosan et tous les commentaires élogieux sur ta plume et ton propos, Le Juif.
You blow my mind !
Bravo !
Brillantissime.
Et au fait, le “quelqu’un” qui t’a raconté l’anecdote sur Picasso, C’ÉTAIT MOI !
A propos de cette anecdote, j’ai souvent entendu dire que c’était du flan, même si on a vraiment envie d’y croire. Quelqu’un a des preuves ?
tu veux le morceau de nappe?
Très bon le Juif. Vraiment très bon (en cours de lecture, j’attendais la référence à Soulages).
Juste en passant, c’était 28 putain d’euros l’entrée par jour, pas pour les 4 jours…..
Oui le morceau de nappe ça me va.
Ma tante, a eu une histoire similaire avec cet espagnol. Si, pour des questions de dignité et surtout par ignorance, elle n’avait pas refusé ce bout de nappe de table, j’aurais pu bénéficier d’un meilleur héritage.
Et c’est moi qui te l’ai racontée avant ça mon cher pédé !!!
Il faut rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar
et voilà! ça recommence!!! mais arrêtez avec ces histoires d’auteurs!
Exact cher escroc, le copyright t’appartient!
hého!! Le Pédé tu vas pas t’y mettre???
Mais qui a raconté l’histoire à l’Escroc?
Jean Sarkozy.
…lequel le savait d’Isabelle Balkany .
c’est bien connu, l’art et la culture sont réservé aux riches, pourquoi cultiver , le pov’con..mais là en plus d’être pauvre et con, faudrait en plus qu’il soit aveugle, pour bien faire!!!!bravo pour la pertinence de vos propos, même si j’adore l’art contemporain, y’a des limites, dans le concept de l’absurde!!!!!!!!!!!
La deuxième photo c’est pas un Valérie Damidot?
Arrête, même en photo c’est inabordable, t’es folle !
C’est vrai, après vérification c’est du violet et non du fushia, donc ça ne peut pas être un Valérie Damidot… encore un imitateur… tssst…
Salvator Dali, dans une de ces oeuvres, exposées à Figueres, a tout bonnement collé des poils de cul de Gala, sur du polystyrène…
A la première visite, j’avais trouvé ça très con.
Après, quand on raccroche cette démarche au personnage, on comprend mieux (et on peut penser que c’était son art à lui, donc pas si débile que ça).
Moi, mon oeuvre d’art, c’est d’avoir été capable de créér un avatar (je suis artistiquement incapable de faire mieux).
Pas mal pour de l’art de province
La Province regorge de talents, faut pas croire (seuls les parisiens méprisants pensent le contraire).
nan maintenant ils disent plus “en Province”, mais “en Région”
(putain mais en région QUOI???)
(… sans vouloir créer de débat “débile et inutile”)
Brillant. (Tu as bien fait de te réveiller)
La tendance post duchampienne qui domine l’art d’aujourd’hui nécessite un décodage permanent.
Les galeristes, souvent imbuvables, considèrent avec mépris notre désir d’émotion devant les oeuvres d’art.
@ Le Juif : merci.
En revanche, je ne suis pas tout à fait d’accord avec Ccil. Il me semble que la conception de l’art que tu avances est inspirée la conception esthétique de Kant, du « Sublime », non de l’art contemporain tel qu’il a évolué par la suite.
En effet, moi aussi je préfère lorsqu’une œuvre me touche et même me remue un peu, mais il me semble que l’intérêt de l’art contemporain réside en grande partie dans les dispositifs employés pour l’exposer (la FIAC étant un dispositif foireux, comme l’analyse très bien Le Juif) plus que dans l’effet que ça fait.
@diegosan. Je pense qu’on s’en beurre que ce soit du flan l’histoire de Picasso. Comme le dit très bien Onliyú (je vous en parlerai plus tard, c’est mon nouvel idole) dans son livre « Mémoires de l’underground barcelonais » avec sa théorie des moments fonctionnels : il suffit que ce soient des moments faciles à se souvenir mais pas nécessairement véridiques.
Suis d’acc, c’est ce que je veux dire par envie d’y croire. Mais j’aime bien avoir le cœur net.
Euh… l’opinion que j’ai avancée était surtout basée sur ma perception à moi de l’art… maintenant si tu me dis que ça rejoint la notion de sublime de Kant… j’avoue à ma grande honte que mes connaissances en la matière ne vont pas plus loin que le programme de philo de terminale (autant te dire que ça date et que ça va doit vraiment pas aller bien loin).
Quand je dis qu’une oeuvre ça doit avant tout me toucher, je ne dis pas qu’elle dois me procurer un orgasme visuel ou auditif ! Je dis juste qu’elle doit me faire quelque chose quand même, que ça soit me remuer, me faire réfléchir, me faire pleurer, me mettre en colère, m’amuser, me faire rire… et si possible, que l’effet soit bien celui recherché par l’auteur (parce que y’en a bien des oeuvres qui me font marrer, mais je crois que c’est pas voulu).
Maintenant, si l’objectif de l’art contemporain n’est pas de produire un effet sur le public… je comprend mieux pourquoi je ne m’y retrouve pas…
Enfin là, en l’occurence, y’a bien une réaction que les artistes cherchent à susciter, c’est de faire mettre la main au porte-monnaie… objectif atteint visiblement… et malheureusement…
L’analyse est bonne, mais le marché de l’art contemporain est ce que son nom l’indique. Ceci étant, la consécration du FIAC est avant toute chose un enterrement. L’innovation n’est pas là, de même qu’il y a les majors, les indés, et d’autres formes, de même qu’il y a le cinéma commercial et le cinéma d’art et d’essai, qu’il y avait un art pompier et officiel au 19ème pendant que d’autres crevaient de faim, elle est dans les petits centres d’art, dans les squatts, les friches… Finalement, la FIAC n’est qu’un supermarché de ready made consensuel et mou pour bourgeois bas du gland. La vie est ailleurs.
ailleurs.
tout à fait d’accord.
sinon, gratuitement, vous pouvez vous promener sur les berges au niveau du quai branly et participer à l’expo photoquai…
merci merci merci !
voila c’est mon premier commentaire ici (bon ça fait trois mois que je vous lis quotidiennement, donc dans ma tête je suis pas “nouveau” mais en fait si), mais je grands dieux, le Juif devrait écrire plus souvent.
Non seulement on doit être pas mal à se poser les mêmes questions, à tenter d’éviter la beaufitude sans tomber dans la pose et l’acceptation à-priori de ce que l’on nous sert, mais là l’ensemble des questions que je me pose perso face à l’art contemporain sont ici parfaitement formulées.
enfin c’est pas clair mais merci, bel article, le problème (et les 28 putains d’euros) sont est parfaitement cerné ici.
Très bon Le Juif, effectivement!!!
Pour aller plus loin encore , je ne crois pas que l’art nihiliste de l’après seconde guerre mondiale aille forcément de pair avec la laideur. Oui, le réel est montré dans sa violence et son aspect le plus tragique, mais ce qui est en cause c’est l’absence de talent et non pas ce réel horrifiant.
Puisque tu parles d’ Hiroshima , rappelons que cela a donné lieu à un des mouvements de danse moderne les plus beaux et poétiques qui soit : le Butoh. Ici le corps est montré primaire, torturé toujours dans une incapacité à la joie et à la légereté. Mais quel art!!!!!! L’art d’une verité humaine qui dérange parce qu’il ne fait pas rêver mais qui boulverse par la souffrance qu’il exprime et en devient beau. Et c’est bien là tout le centre du débat.
Mais boulverser profondément le spectateur est l’art le plus difficile qui soit surtout quand il s’agit de magnifier le laid.
Et aujourd’hui tous ces prétendus artistes qui se veulent violents, novateurs et provocants sont juste des commerçants nuls et sans talent!! Et la Fiac en est la parfaite représentante : la foire (et la bourse !) du non art.
Alors pour le même prix, il vaut mieux aller au théatre de la ville voir Sankai Juku et ses magnifiques créations butoh.
@ Pinkmarple. Il me semble que le Juif faisait allusion à Adorno (” la poésie après Auschwitz, est-elle encore possible ?”), pas au fait que tout ce qui a été fait après la 2ème guerre mondial était moche.
sur ce, je retourne au pop art, je vais manger mon tupperware.
Je sais mais moi je parle de l’art de sublimer le laid et du nihilisme comme il a été dit.
Euh… j’ai oublié de préciser que le Butoh est justement une anti-danse totalement nihiliste.
Docds, qu’est-ce que t’as fait pour qu’il nous ait pondu un billet aussi merveilleux, magique, clair, précis et cohérent?
Henri, l’objet de la thérapie c’était de le faire bosser plusse, pas mieux. Tu es limite vexant pour ses écrits antérieurs (même si je considère en effet qu’il atteint ici son premier sommet himalayen).
J’adore déjà le Juif, mais là il me fait rêver. Ses billets précédents étaient déjà géniaux, sensés et utiles. Mais celui là particulièrement, c’est pour ça que j’ai écrit tout plein d’adjectifs pour dire ô combien j’avais aimé.
Voilà, je m’ absente quelques heures et le juif nous pond un oeuf en or… Un oeuf d’autruche en or massif…
Je suis entièrement d’accord avec cet article. Auteur de photos-chroniques intitulées “Les Snobettes”, j’ai d’ailleurs consacré un épisode des aventures de mes trois pestes à l’art contemporain ; “Le vernissage”, visible ici en page 1 : http://www.snobettes.com
Je remarque qu’à l’heure actuelle, la “mode” chez les artistes consiste à déclarer systématiquement leurs œuvres comme étant “conceptuelles”, en oubliant résolument tout concept… ! Chacun y va de sa bouse et imagine qu’il peut faire avaler au public qu’elle revêt une réelle signification, qu’elle est le fruit d’une réflexion hautement intellectuelle et, surtout, d’une immense dose de travail. Le pire, dans tout cela, est que les galeristes suivent ces “artistes” au détriment d’autres, plus authentiques et talentueux. C’est la loi du marché…! ;o( On retrouve d’ailleurs cette fâcheuse façon d’agir dans les maisons de disques et d’édition… Large débat, donc ! ;o(
Au delà de ça, ce qui commence à me crisper un peu avec l’art contemporain, c’est que les galeristes et les artistes ont pas trop bien l’air d’avoir compris que les êtres humains sont aptes à ressentir plus de deux émotions, de préférence différentes du dégout ou de l’extase.
Alors oui, on pourra me dire “Tu comprends pas…. et gnagnagna….”. Bah ouai, je comprends pas. Je comprends pas que depuis 25 ans, on soit obligé de de chier sur des lits, ou d’y semer son stock de capotes usagées. Je sais pas trop où on va. Je sais pas de quoi se revendiquent ces gens que j’ai de plus en plus de mal à considérer comme des artistes, ni de quelle prétention ils s’affligent pour pouvoir se considérer comme tel en sciant des vaches, étalant des tampons usagés sur un lit ou exposant une énième fois sa merde à la vue de la plèbe dans une ultime trip duchampien (“parce que tu comprends, l’Histoire n’est qu’un recommencement”)…
Le Juif, ton billet est d’une justesse folle.
Henri, tu dis que trouve le billet du Juif d’une justesse folle mais il me semble pourtant que tu te contredis un brin avec ce que tu dis juste avant.
Je cite le Juif : « Aux personnes culturellement paresseuses qui pensent que l’art d’aujourd’hui, c’est le règne du n’importe quoi; à tous ceux que l’on qualifie pudiquement de réacs parce qu’ils clament que les artistes d’aujourd’hui, rompus au cynisme ambiant, se moquent du public en ne produisant que des non-oeuvres; à tous ces indécrottables tenants du “C’était mieux avant” qui diagnostiquent la décadence culturelle, j’ai toujours répondu qu’il fallait se garder de tirer ce genre de conclusions. »
Nan ?
que tu trouves
Message @diego:
fais gaffe t’es en train de te faire piquer la place du plus gros commentateur par la Pasta.
La Pastanaga, ça si j’ai bien compris, c’est ce que le Juif pensait AVANT la FIAC… Ce qu’on a tous envie de penser… avant de se voir contraint de se rallier à ce genre de jugement pour UNE PARTIE de l’art contemporain, l’officiel, le reconnu, le validé (et pas tout l’art contemporain d’ailleurs, pour répondre à Turquoise).
Sur ce, je vais me faire désenvoûter, il semblerait que l’esprit MAJUSCULE d’HS soit en moi.
Tu crois qu’il aurait changé comme ça d’un coup le Juif?
Je dubite.
à mon avis il a tenté de semer le trouble dans nos esprits exeuprès
@Pasta: C’est un peu un diagnostic que je faisais dans mon post. J’étais tout à fait du genre à essayer de prévenir ce genre de conclusions hâtives. Le problème, c’est que j’ai de plus en plus de mal à me retrouver là-dedans. C’était rien de plus qu’une appréciation personnelle. J’aime beaucoup Tracy Emin et Damien Hirst, la philosophie de leur démarche, mais j’ai de plus en plus de problèmes avec la façon de l’exprimer.
Je suis pas du tout dans un trip “C’était mieux avant”, crois-moi c’est pas le genre. Pour dire cela, il faudrait que la production artistique actuelle soit entièrement limitée à l’art contemporain. Or, je pense pas que ce soit le cas. Il y a plein d’autres artistes… On s’y retrouve ailleurs
Le problème avec le Juif, c’est qu’il va répondre après la sieste, dans 3 jours. Je ne dis pas qu’il a changé du tout au tout non plus hein, mais que le genre d’œuvres qu’il a vues lui fait entendre les jugements qu’il essayait de nuancer auparavant.
@Nora, je la soupçonne d’être chômeuse. Mais t’inquiètes, je vais la bouffer, la Pasta. (heure du coup de barre : 15h35)
@ “dieg” et “no”: même pô vrai.
En meme temps, La Pastanaga, elle est quand meme plus jolie que le vieux Diego.
Ok. Ça se tient.
au passage moi ce qu’on appelle l’art contemporain, souvent ça me broute, et j’y comprends rien non plus.
j’essaie comme je peux de chercher “ailleurs” (qui, au demeurant, se trouve souvent “juste ici”)
quand on voit le prix d’un match de foot ou d’un concert de musique pop, l’argument “on cherche à dissuader le populo d’aller à la FIAC” me fait doucement rigoler.
quant à l’appréciation de l’art contemporain, chacun a son avis et restons humbles quand nous le donnons: lire ce que les critiques ont dit des avant-gardistes de l’art à la fin du 19e-début du 20e te permettrait de relativiser tes certitudes à juger l’art actuel nul. le même argument vaut pour ceux qui achètent des oeuvres contemporaines à des prix faramineux: certaines oeuvres très prisées de leur temps nous paraissent aujourd’hui très ridicules.
Très bonne note !
(Yen a un qui doit se masturber devant tous ces commentaires)
Brillant !
Juste une précision : le mot “dadaïste” est une aberration. Le mouvement s’appelle le “Dada” et non le dadaïsme justement (contrairement à ce qu’avance wikipédia) pour se démarquer de tous les mouvements artistiques précédents. On parlera donc d’une œuvre Dada, ou, comme dans le billet, d’une “envie Dada”, sinon ce serait remettre en cause la remise en cause qui en est à l’origine.
Le Juif, c’est mon Dada
J’espère que tu mets une scelle.
Ok je sors.
Le Juif merci 1873873637457289 fois pour cet article, c’est tout ce que je pense et que je n’ai jamais réussi à exprimer alors merci encore le juif d’expliquer comme personne ce que les gens comme moi n’arrivent pas aussi bien à mettre sur papier
Si je pouvais je t’aurais fait chevalier des arts et des lettres (oui j’en fais un peu trop là…
)
voila en fait je voulais dire exactement ça, mais Nadja l’a écrit mieux que moi. Je n’étais pas encore inscrit, je faisais autre chose en même temps, mais j’étais surtout tout émotionné par la justesse des propos du Juif, ceci me disculpant lâchement des jolies fautes de mon premier commentaire.
donc merci Nadja aussi.
Roooh derien pcqi !
J’aime énormément ton avatar, pcqi.
Le Juif, tu as résumé magnifiquement et mieux que quiconque tout ce que je pense sur l’art contemporain depuis des années et qui me fait entrer dans la catégorie des paresseux culturels que tu décris si bien.
Je l’apprends de ce pas par coeur pour pouvoir le ressortir dès qu’on m’emmerdera avec des vaches formolisées et autres merveilles.
La Meuf en survet’ (mais qui ne rote pas, cela va de soi)
ouf.
“défiscaliser son patrimoine”.
Voilà, point barre, le cancer de l’art contemporain.
Mais bon, si des gogos comme Pinault achètent des saloperies pareilles, pourquoi s’en priver…
en y pensant un peu mieux,
moi je pense que c’est pas le Juif qui a écrit ce billet….
Au secours! Le Juif a un nègre!!
aucun doute à avoir. C’est lui qui l’a écrit.
Pas besoin d’imaginer une 5e minorité opprimée cachée sous le bureau.
chuuuuut !!
Tu parles de La Secrétaire, Nora ?
Et puis je l’ai déjà faite la blague du Le Nègre de Le Juif, t’auras pas ma peau comme ça Pasta
Pasta amateur.
Le Nègre de Le Juif a traduit de manière douce le concept de ” Blanchir son noir” en “défiscaliser son patrimoine”.
Bien sûr que c’est le Juif qui l’a écrit. Il y a le mot “mère” dans le titre.
Tu me manquais, je commençais même à m’inquiéter.
J’allais le dire.
Merci, mon ami ! C’est toi, le commentateur number one, d’abord. ¡ No pasará la Pastanaga !
J’ai suivi le blog comme il se doit (j’ai pas encore trouvé le Gêno-Patch), mais pas eu le temps de rebondir sur Ben Ali ou Scarlett Johansson (de ces deux personnes, l’une s’y prête d’ailleurs mieux que l’autre, sauras-tu la retrouver ?), parce que boulot, délais, taf, mise en plis, urgence, deadlines. (Oui, je sais, pour toi, ça n’est pas incompatible, mais pour moi – et surtout pour mon boss – un peu quand même.)
Mais ce break a été salutaire puisque je te vois enfin en veste rouge et Henri ne ressemble plus à un show de Jean-Michel Jarre, mais à un fumeur comme… euh… tous les autres gravatars ?!
de 1) c’était un show de Moby. Groumpf.
de 2) j’ai pas encore trouvé d’avatar assez innovant et rayonnant pour supprimer mon gravatar, je sais, je suis faible.
Précision : c’était un show de Jean-Michel Jarre dans une kitchenette. Remballe ton Moby.
Et merci pour ton soutien, Lion Flamboyant.
C’était une photo que j’ai prise de mes propres mains, alors t’arrêtes sinon je vais le dire à ma mère.
Je ne suis pas sa mèèèèèèèèèèèèèère !
Voilà ouai.
Diego est parti dîner avec La Pastanaga ????
pasará? pasarapá????
(je lui ai mis de la drogue dans son vin à dieg)
Oh ben oui alors, moi aussi je suis bien content que geridoo soit de retour, je me faisais du souci.
Rôôôh, mais c’est que vous allez me faire rougir, les garçons ! Et ça, ça ne va pas être possible aujourd’hui parce que je me suis habillé en vert. Alors, on se fait un gros hug à 4 (OK, Henri, à 5 avec ta mère) et on n’en parle plus, parce qu’après, on va y prendre goût et ça va être l’escalade.
Et sinon, rien à voir avec la choucroute, mais j’allais presque m’offusquer hier ou avant-hier (je vis dans un autre espace-temps) que personne ne citât “Zelig” de Woody Allen dans son Top 5, qui est quand même un pur chef-d’œuvre. Puis vint le Pédé, et fiat lux.
Et là, je me suis dit que finalement, ça ne servait presque à rien de commenter sur ce blog puisque le Pédé fait tout le boulot à ma place.
“ça va être l’escalade”
Il est quand même trognon Davidgeridoo, il me manquait aussi.
Oooh, association d’idées qui me tombe dessus en écrivant son nom … Le coup des rideaux…hier soir… Oooh, Trognon ce lion…
D’autant plus trognon, soeurette, que c’est le seul lion de la savane qui broute à ce qu’il parait !
OK, les jumelles, rejoignez-nous dans notre hug géant ! Mais après, on fait payer un droit d’entrée de 28 € par personne et ça portera un autre nom (que la pudeur m’empêche d’écrire en toutes lettres).
Tiens, d’ailleurs, en parlant de grosse partouze, c’est quoi cette histoire de grimper aux rideaux hier soir, Malice ? En tout cas, désolé de te le dire aussi brutalement, mais moi je ne me souviens de rien… :-/
Malice : je t’ai déjà dit de ne pas jouer avec mes produits !
j’essayais juste de le réveiller de sa sieste…
Bravo. Cet article décrit parfaitement le ridicule de l’art contemporain actuel (enfin pas de l’art en lui même mais disons du monde de l’art (critiques/artistes/valeur/marché de l’art) et de façon très brillante.
J’ai découvert ce blog il n’y a pas longtemps et chaque nouvel article me rend heureux de ma découverte.
Encore bravo.
popopop je connais ce blog depuis moins d’une semaine, j’allais m’amuser à lire TOUS vos posts pour me mettre à jour!!
p.d.: dieg ,du coup, j’adore ton humour
La, elle essaye la flatterie sur Canard.
Qui lui dit que ca marche pas?
Surement pas toi, hypocrite !
pas bien compris, garçon.
Je me rappelle de certains posts de ta part, ou tu etais tout miel avec le Diego.
Et ou ca marchait pas trop mal.
La flatterie ne pas marcher sur moi ? T’es folle, j’adore ! C’est la flagornerie rampante qui marche pas.
dieg, merci pour ce nouveau mot.
vous trouvez pas qu’il se fait un peu trop flagorner du coup Le Juif audjourd’hui?
Dire qu’il est flamboyant et luminescent c’est pas le flatter, c’est un constat.
Non, car les commentaires jusqu’ici me semblent sincères.
Mon détecteur de faux-culs ne s’est en tout cas pas déclenché.
Je ne vois pas de flatterie dans ce feu d’artifice d’éloges, et encore moins de flagornerie qui est une forme de flatterie servile, plus pernicieuse.
vous sabotez vraiment toutes mes tentatives pour le réveiller!!
Le Juif! on t’entend ronfler d’ici!
Sois patiente, Pasta : le Juif, comme tout ce qui est bon, est rare.
non non non… c’est mon ego que je flatte, c’est beaucoup plus efficace.
J’aime, j’aime, j’aime.
Comment resumer ce que je pense, et le dire a la fois plus “joliment” et de facon plus percutante que je ne l’aurais jamais fait.
A defaut d’avoir la quantite, Le Juif nous apporte deja une qualite plus qu’irreprochable !
J’ai vu Soulages cette semaine, son travail est limité. C’est le cas de nombreux artistes contemporains. Une fois qu’ils ont trouvé un concept, ils le répètent sans jamais vraiment le dépasser. Le travail continu d’une vie est caduc et on tombe devant un systématisme peu intéressant, dépourvu de Sens c’est-à-dire de sensibilité. Stade émotion zéro. Effectivement, tu achètes du Soulages pour la signature et pour le placement qu’il représente.
Oui, complétement d’accord avec toi. J’ai vu son exposition permanente au Musée Fabre à Monpellier … juste emmerdant.
Le seul mot qui me vient que je pense à Soulages, c’est “vide”.
“vide”, c’est déjà pas mal quand on y pense.
Remember Peter Brook par exemple.
au fait c’est qui ce Soulages? j’ai la flemme de gogoliser
Grandes toiles de peinture noire.
En fait, il travaille sur les reliefs, la texture avec toujours la même couleur mais il joue avec la lumière. Fonction de l’exposition, ce n’est jamais le “meme” noir.
(j’ai résumé…mal, je sais mais il me touche moyen le Soulages même si j’irais voir l’expo à Beaubourg par pure curiosité)
super! maintenant je vais pouvoir en parler comme si je connaissais. merci nora!
J’adorais l’idée de “lumière secrète venue du noir”. J’ai aimé ses premières années. Mais à son travail actuel, où la matière n’a aucune recherche sinon la systématisation d’une technique, je préfère une toile lumineuse dans une salle obscure.
C’est un espace fumeur ici?
J’adore ta tête.
l’Autre, d’ailleurs, je connais ton sosie
Tiens, Le Pédé aussi se met à draguer sur le blog ?
Pourquoi est-ce que toi et l’Arabe auriez l’exclu?
Quel dragueur ce pédé ! Et puis il est pas terrible ce “l’Autre” avec sa moustache ridicule
Arrête toi, me pourris pas mon coup! Dis l’autre, tu fais quoi demain soir?
Les lasoeur, c’est la plaie de la drague. Quant à sa moustache, il faut la voir en vrai pour juger, foi de moustachu.
Quel coup?
il a même pas répondu à ton compliment.
Oui je sais, je suis toxique comme fille
Non..me plaît pas ce “l’Autre”…je sais pas pourquoi. Il est pas fait pour mon frère, je le vois bien
T’es pas mal non plus, tu habites seul ou chez tes parents?
On t’a dit que tu n’étais pas fait pour le pédé !!! T’es le genre à regarder des séries québécoises en fumant des Camels et en bouffant des quiches sorties de ton four niché dans une desserte Ikea UDDEN à 49 euros 95…alors
T’es plus bourrée que moi toi!
Bah non tu sais bien que je ne bois que de l’eau et du jus d’orange. Ca doit être la grippe A
Le Pédé, si tu conclues, surtout tu nous tiens au courant !
(Mais avant de te laisser griser par la pilosité faciale de l’Autre, tu lui as demandé ce qu’il pensait de “La Môme” ?)
Davidgeridoo,
Auriez-vous croqué et avalé Simone GARNIER ( Jeux Intervilles/ Fr3 ) que vous avez la même coupe de cheveux qu’elle ?
Simone qui ? FR quoi ? Mais qui me parle ?!
Charlie Oleg, sors de ce corps.
Et d’abord, c’est pas Garnier, c’est Timotei aux œufs.
Je comprends mieux maintenant l’effet de volume !!
Je vais de suite l’essayer et je vous envoie ensuite ma photo pour comparer….
Je suis très partagé Harmonisenior. Je n’arrive pas à savoir si j’ai envie de voir ta tête, ou si je préfère pas.
Je connais déjà ton choix, Diego.
C’est vrai ça qu’il est pas mal …
Avec sa petite moustache, je me dis qu’il pourrait même jouer dans un énième remake des Brigades du Tigre.
Oui, c’est un espace fumeur ici, un espace de tolérance, l’espace fumeux c’est du côté de la Fiac…
en même temps, j’ai envie de dire, l’auteur, on s’en beurre un peu, c’est comme la véridicité des anecdotes.
oula je fatigue là…
du coup, sans transition aucune, cette installation je la trouve bien mortelle:
“SHE-A CATHEDRAL” – 1966 – Moderm Museet (Stockholm)
http://fillip.ca/content/against-stasis
et surtout c’est tout process pour le mettre en oeuvre qui était intéressant
Oh, la grande Nana de Nikki de Saint Phalle! C’est mon oeuvre préférée! C’est pas une blague, vrai de vrai! @ La Pastanaga: Merciiii pour ce moment de bonheur …
un placer
Un placer? C’est du corse?
de l’espagnol
Je suis bien embêtée.
L’art contemporain moi, ça me botte. Pour de vrai. Des artistes intéressant, j’en voit des tonnes chaque semaines, et presque autant de mauvais.
Sur ton article, cher juif, plusieurs choses:
Oui, 28euros pour ce grand rassemblement de vendeurs et d’acheteurs qu’est la fiac c’est de l’abus total. Quand on regarde le prix des musées à côté (et particulièrement ceux dédiés à l’art contemporain: 4 eurs, le MaM de Paris), on ne peux que remarquer un sérieux problème… Mais, bien heureusement, il y à pleins d’autres façons de voir de l’art contemporain que d’aller à la FIAC. FInalement, la FIAC, c’est aujourd’hui un rassemblement très institutionnalisé et embourgeoisé de ce qui marche le mieux dans l’art contemporain. Mais pour penser que ce qui marche le mieux c’est ce qu’il y a de mieux, c’est prendre, par exemple, les victoires de la musique pour le meilleur de la musique française…. et du coup à priori, passer plusieurs semaines à gémir sur la mort de la musique…
Que le marché de l’art ai autant d’importance, c’est fâcheux. Fâcheux mais pas nouveau. Les artistes ont toujours pris de l’importance grâce aux gens qui le défendaient. Que ce soit les rois, les nobles ou les bourgeois. Il y à une certaine logique là dedans: qui d’autres que les riches et les puissants peuvent entretenir la vie d’un homme qui ne fait que créer? Dans le cinéma, la musique, on a créé les boites de prod, le “sponsors”… Mais au final c’est la même, non?
D’autre part, le fait que le public lambda ai accès à l’art, c’est quelque chose de plutôt nouveau dans l’histoire de l’humanité. Je veux dire à part dans les Eglises, qui étaient assez riches pour se payer des peintres pendant plusieurs années, tous les tableaux ou sculptures étaient réalisés pour UNE personne, et vu uniquement par l’entourage de cette dernière.
Et là, j’en viens à cette idée du: “si je comprends pas tout de suite, si ça ne me touche pas, c’est que c’est nul.” Les gens pensent que les tableaux de la renaissance, on les aime parce que “ça, c’est de l’art”. Mais si on ne nous avait pas donné depuis notre plus tendre enfance quelques notions d’esthétique, ça ne nous parlerai pas forcément plus. Ces oeuvres d’art du passé, elles étaient destinées à des gens instruits, elles étaient expliquées par l’artiste, bref elles n’étaient pas, à priori, compréhensibles par tous. Je suis très heureuse qu’on essaye d’élargir le champ du public de l’art depuis deux siècles, mais, voici le contre coup évident, aujourd’hui tout le monde donne son avis, même si au fond, la plupart ne fait pas le moindre effort pour comprendre réellement de quoi il retourne.
Car oui, comme quelqu’un l’a dit plus haut, tu cites Picasso comme une évidence mais il a été longtemps conchié par ses contemporains comme l’ont été Pollock, Soulages, Matisse, Van Gogh et bien d’autres. Et si aujourd’hui une majorité de gens ne comprenne pas le travail d’un Mathieu Mercier, d’une Tatiana Trouvé, d’un Beuys ou d’un Gupta dans 30, 40 ans on les citera peut-être en exemple de “vrais artistes” en comparaison des nouveaux arrivants sur la scène artistique.
Le dernier point sera celui du goût et celui où je me permettrai un petit “mais je vous emmerde!”. Parce que moi par exemple, Picasso ça ‘emmerde, ça ne me touche pas. Devant Guernica (le vrai, hein, pas une pauvre reproduction) je me suis dit, tiens, c’est donc ça Guernica? Mouais, bon bah je vais voir le reste. Non, je n’aime pas Picasso. Mais je ne permettrais pas sous pretexte que ça n’est pas mon goût de traiter d’abrutis les gens qui l’achètent ou de ssous entendre qu’il est mauvais. Non, Picasso est excellent et ne me touche pas. C’est ce qu’on appelle le goût, la sensibilité. Il n’existe pas d’oeuvre qui fait l’unanimité. C’est tout bonnement impossible.
Et moi, ces deux photos que tu mets en exemples de foutage de gueules, je les trouve belles. Vraiment. Suis-je pour cela qu’une abrutie prête à tous accepter? Est ce que j’aie à goût de chiottes par rapport à vous?
Je passe beaucoup de temps à me battre contre mes amis qui ont ce même discours et finalement, j’ai tendance à penser que les plus prétentieux dans l’histoire, c’est qui pensent que leur propres jugements et plus juste que celui de toutes les personnes qui ont fait de leurs passions pour l’art leur métier.
Voilà donc.
Pour une note positive, l’article est intéressant et très bien écrit et , euh… j’aime intensément ce blog.
Je suis obligé de reconnaître que ton intervention est de très très bonne qualité…
Très bonne réponse même si je suis plus d’accord avec le Juif (L). Merci de ne pas aimer Picasso (pas touchée non plus par cet artiste.)
Roro, il parait que depuis que le Reina Sofía a changé de direction, le Guernica est vachement mieux exposé…
au fait, ton nom à quelquechose à voir avec les junkies de Couleur 3 (morts d’overdose depuis j’imagine)???
Mmh non. Avec un bouquin de chick-lit, de la merveilleuse et irlandaise Marian Keyes.
Ah marrant je viens de me rendre compte qu’on ne me parlait pas. Au temps pour moi. Ego surdimensionné et tête dans le cul.
Mieux exposé?
Dans mon souvenir, il avait quasiment une salle entière pour lui.
Ou alors j’ai alzheimer….
Exact. 2003, classe de troisième, voyage à Madrid. Trente minutes à regarder ce grand machin pas joli (mais plein de sens) dans une salle vide del Prado.
ouais à vrai dire moi aussi j’étais sceptique quand on me l’a dit.
faudra que j’aille à madrid y jeter un oeil un de ces 4.
d’ailleurs ptet même que je confond
@ Anybody out there : l’est pas au prado “ce grand machin”, mais à la Reina Sofia qui a une collection permanente plus moderne que le Prado, avec bcp de trucs du XXème dedans. Dont le “grand machin”, seul sur un immense mur ; moi ça m’avait fait forte impression.
Faut pas lui en vouloir à Any, elle doit confondre avec Les Ménines, c’est tout à fait compréhensible.
Quant au Guernica, moi perso, il me retourne.
oui, même esprit quoi, huhuhu. c’est tout à fait compréhensible comme tu dis.
mais sans rire, quand tu vois Guernica en vrai, même si tu t’y attends parceque-on-te-l’a-dit quand-tu-seras-devant-tu verras, bah oui quand tu es devant ça te fait (enfin ça ME fait, mais j’extrapole) quelquechose de très fort.
c’est une manière impactante (c’est un euphémisme) de représenter l’une des pires horreurs de la Guerre Civile espagnole.
et d’un bombardement qui a fait plusieurs milliers de morts
(Franco a toujours nié que c’était l’oeuvre de ses poteaux les fascistes allemands et italiens, en rejetant la faute sur les republicanos et les basques… mmm tiens, ça me rappelle quelquechose… )
http://argonauta.imageson.org/document44.html
La représentation qu’en a fait Picasso est indissociable, à mon sens, de la manière dont la toile a ensuite été exposée (pour la 1ère fois en 1937 à l’Expo Universelle de Paris), puis ballottée à droite à gauche (jusqu’au MoMa de NY) , pour ne finalement rentrer au pays qu’en 1981…
Merci les gens,
moi aussi je vous aime.
Quelqu’un a vu l’expo Picasso et l’art américain ? Avec des tableaux des stars du Pop Art inspirés de lui ? C’était très chouette. Je aime Pablo.
@ l’autre; Je suis fanatique de Soulages. J’adooore Soulages. Sa rétrospective à Beaubourg est ma bonne nouvelle de l’année.
Qu’est ce c’est que ce problème avec les artistes qui déclinent leur concept.
Qui a déjà entendu quelqu’un dire : Rodin c’est sympa mais bon c’ets que des sculptures enpierre, faut penser à se renouveler. Ou: El Greco c’est joli, mais bon, c’est que de la peinture figurative en couleur. Mozart il est sympa, mais t’en as entendu un, t’as tout entendu…
Un peu de subtilité bordel!
Le problème avec les artistes qui déclinent leur concept jusqu’à plus soif, en particulier quand celui-ci est minimaliste, comme par exemple chez ce cher Mondrian, c’est que leur démarche finir par trahir un flagrant manque d’imagination, pour ne pas dire une paresse qui confine à la fumisterie. Accessoirement, c’est aussi que leur oeuvre finit par être d’ennui vertigineux.
Pour ce qui est de la comparaison avec Rodin, Greco et Mozart, tu confonds mode d’expression avec concept, ce qui est pour le moins fallacieux.
Bon allez hop, je te l’accorde, la comparaison est un peu fallacieuse. Le fait est que je ne trouve pas l’oeuvre de Soulages ennuyeuse, même si effectivement, c’est un concept décliné à l’infini, chaque tableau a son intérêt propre.
Je ne pense pas non plus que ce soit une question de manque d’imagination. Ou du moins, l’imagination c’est important mais pas primordiale: si Soulages (je reste sur lui, puisque c’est de lui que ça part) a choisi de décliner ce modèle du tableau noir, c’est que, sans doute, c’est celui qui convenait le mieux pour exprimer ce qu’il avait dans le ventre. Que certains n’adhèrent pas, c’est normal. Qu’on lui fasse un procès parce qu’on adhère pas à son propre mode d’expression, c’est dommage. Il me semble que ce qui compte c’est que l’artiste exprime sa propre vision du monde à travers son oeuvre, et non que son oeuvre touche un maximum de gens. C’est au public de trouver ce qu’il lui plait et non à l’artiste de faire en sorte qu’il plaise. C’est en tout cas ma vision de choses, et, je pense le meilleur moyen pour que soient créées un maximum de choses intéressantes.
A part ça je fait de bonnes blagues aussi, faut pas croire.
Aaaaah, mille mercis ! Ah chaque fois que j’ose émettre une critique sur Mondrian on me rentre dans le chou, c’est qu”il a été “sacralisé” depuis le temps….
Mondrian et Soulages remis en cause, you made my day : D
(Je peux prendre un peu de rab’ sur ce que fait Buren depuis 10 ans,? Et sur Ben Vautier et Koons à Versailles ? et Viallat, oh surtout viallat et sa “patateforme” qu’il reproduit à l’infini !!)
Superbe défense de l’art contemporain par Roro.
Reconnais cependant qu’il faut des clefs, et pas n’importe lesquelles, minimum niveau khâgne, pour ouvrir les portes des concepts proposés.
Ce qui n’était pas le cas pour l’art ancien où seuls les symboles, religieux ou pas,et autres allusions demandaient à être explicités.
L’évolution de Malevitch , dans sa quête d’absolu, vers le carré blanc sur fond blanc, je veux bien, mais l’expo “la couleur seule” où une cinquantaine de peintres exposent des monochromes….
“Il me semble que ce qui compte c’est que l’artiste exprime sa propre vision du monde à travers son oeuvre, et non que son oeuvre touche un maximum de gens.”
Alors je trouve carrément pas. À mon pas si humble avis, un artiste doit, plus que d’exprimer, avoir l’ambition de transformer le monde, et pour ça de le comprendre de manière très aigüe. Si il le fait honnêtement, toucher un maximum de gens (ce qui prend dans cette formulation un aspect très maketting, mais bon…) est une préoccupation essentielle.
À te lire, il suffirait presque d’un raisonnement du genre “ma vision du monde est qu’il est pourri, alors j’expose un oignon pourri pour l’exprimer” (N.B. ceci est une caricature, ne pas se braquer S.V.P.). Il me manque une dimension…
Cordialement,
Et puis aussi, la confrontation avec la matière me semble inséparable de la notion d’art, et du coup, un artiste qui ne met pas les mains dedans et dont l’oeuvre peut être intégralement décrite objectivement, ca me gêne.
C’est la ma préoccupation essentielle , Philippe !
Mon métier est-il un art …..?
merci roro pour ton intervention et ton “mais, bien heureusement, il y à pleins d’autres façons de voir de l’art contemporain que d’aller à la FIAC. ”
au fait: depuis que la direction a changé au Reina Sofia, le Guernica est bien mieux exposé (enfin c’est ce qu’on m’a dit).
sinon j’ajouterais que l’art contemporain, ça fait pas longtemps que je flirt avec (un pitit peu plus qu’avec votre blog, mais pas des masses)
mais juste avant de partir, je me permets de vous soumettre quelques blogs (en spanish seulement… sorry), pis aussi je suggère encore une fois d’aller chercher « ailleurs » qu’à la FIAC (ou alors d’utiliser la FIAC seulement pour ce qu’elle, non ce qu’elle prétend être).
Et même ailleurs que dans l’art contemporain.
http://arte-nuevo.blogspot.com/
http://esferapublica.org/
http://www.salonkritik.net/
http://inquilinainocua.blogspot.com/
http://aimar-arriola.blogspot.com/
http://a.aaaarg.org/ (english)
Ce qui me gêne c’est qu’une majorité d’artistes contemporains refont du Duchamp depuis un siècle. A force de faire de l’art sur ce que signifie l’art, ils s’adressent en effet à une portion de la population qui s’intéresse à cette question, donc une minorité.
Le souci c’est que Duchamp a complètement révolutionné le champ de l’art et qu’il est difficile (et à mon sens un peu bête) de produire quelque chose sans s’intéresser le moins du monde à tout ce qui avait été fait avant. Et au bout de 2000 ans d’Histoire, beaucoup, beaucoup de choses ont été faites. SI Duchamp a soulevé cette problématique, ce n’est pas pas hasard. Et si Duchamp n’avait pas existé, la problématique oeuvre/artiste/musée aurait été soulevé aussi. La preuve en est: cet article. On est plus dans des sociétés ou la religion prend toute la place, et donc les oeuvre religieuse prenne automatiquement de la valeur. On est plus dans une société oule roi ou la noblesse décide de ce qui est valable. Aujourd’hui le peuple prend part au débat, d’ou la difficulté grandissante de définir ce qu’est l’art. Tu dis que cette problématique n’intéresse personne: explique moi les 95 commentaires…
mer ci roro pour ton intervention et ton “mais, bien heureusement, il y à pleins d’autres façons de voir de l’art contemporain que d’aller à la FIAC. ”
En fait , l’art contemporain, ça fait pas longtemps que je flirte avec (un pitit peu plus qu’avec votre blog, mais pas des masses)
mais juste avant de partir, je me permets de vous soumettre quelques blogs (en spanish seulement… sorry), pis aussi je suggère d’aller chercher « ailleurs » qu’à la FIAC (ou alors d’utiliser la FIAC seulement pour ce qu’elle, non ce qu’elle prétend être).
et d’aller chercher ailleurs que dans l’art contemporain (et ses artistes)
http://arte-nuevo.blogspot.com/
http://esferapublica.org/
http://www.salonkritik.net/
http://inquilinainocua.blogspot.com/
http://aimar-arriola.blogspot.com/
http://a.aaaarg.org/ (english)
Très intéressant.
Le Juif, tu lis dans mes pensées d’hier après être tombée sur: http://fabienneandco.blogspot.com/2009/10/anish-kapoor-londres-comme-si-vous-y.html
Merci, tout simplement merci.
Comme c’est rafraichissant de sortir des mièvreries ambiantes.
Blanc. C’est le titre de mon grand oeuvre.
Merci le Juif pour cet article teeeelllement vrai !
C’est décidément toujours un plaisir de vous lire les quatre connards.
J’AI UN MESSAGE IMPORTANT À FAIRE PASSER (ce pour quoi j’écris en gras) : MON BLOGUEUR PREFERE SUR LE BLOG “C’EST LA GENE”, C’EST LE JUIF.
Et j’annonce, nom d’une pissotière Duchamp, que rien ne sera jamais plus majestueux que ça : http://bit.ly/17DYF.
Pour la petite histoire, l’art contemporain a quand même ses rigolos : mon prof de philo en Terminale nous avait parlé d’un vernissage intitulé “BLEU”. Les gens s’y sont rendus : RIEN sur les murs. Aucun tableau. Et de bleu, que nenni! Ils ont profité simplement du buffet, tant qu’à être là.
En rentrant chez eux, les invités du vernissage se sont aperçus qu’ils faisaient pipi bleu.
Et ça, c’est FORT.
Merci pour le fou-rire.
Je t’en prie.
Pour info Le peintre en question s’appelait Yves Klein (qui a déposé la couleur IKB: International Klein Blue)
L’histoire du pipi bleu a été rajoutée, mais l’expo du vide avec uniquement les murs peints en blanc et “la présence de l’artiste” est vraie
Rajoutée? Mais par qui? Mon prof de philo?
Oh non, c’est tout un monde qui s’écroule autour de moi…
(Mais merci pour le nom de l’artiste!)
Nan mais en y repensant, c’est pas possible que j’ai inventé ça inconsciemment, ça m’avait tellement marqué? faut absolument que je retrouve cette histoire. Du coup en me renseignant, sur Yves Klein, je vois pas quel lien tu as fait avec mon histoire de pipi? À part la couleur bleue bien sûr?
AnybodyOutThere:
Yves Klein,c’est l’inventeur de l’expo du vide…
Je te signale quand même que pour le Juif tu fais partie des
“personnes culturellement paresseuses qui pensent que l’art d’aujourd’hui, c’est le règne du n’importe quoi”; et de “tous ces indécrottables tenants du “C’était mieux avant” qui diagnostiquent la décadence culturelle”. (Ton tableau de David c’est quand même de l’art de propagande!)
Pas etonnant, le Juif c’est le seul d’entre nous 4 qui ne t’ait pas insultée!
il dit qu’il voit pas le rapport
(enfin moins que d’habitude)
Je répondais à Anybody Out There.
LOL. Je reprends.
@docds : Ne m’agresse pas comme ça, ou je te casse la gueule. Je voulais simplement comprendre en quoi l’expo du vide de Klein (cf. Wiki==> “En 1958, il repeint en blanc les murs de la galerie parisienne Iris Clert et les éclaire d’une lumière bleutée dans le cadre de “L’exposition du vide”.” DONC il a pas juste rien exposé. Y avait de la lumière bleue, parce que c’était sa couleur de prédilection.), comprendre en quoi l’expo du vide de Klein correspond à mon histoire? C’est ça que je comprends pas. Mais comme je n’arrive pas à retrouver cette fucking anecdote, je te laisse exposer ta science.
Ah oui et je ne fais pas partie de ces gens que décrit le Juif, je fais juste partie des gens qui ont leurs propres goûts et qui pensent que le travail d’un peintre, propagande ou pas, est dans le détail minutieux (Boticelli, David, Vinci, etc) et non dans le monochrome réalisable par un enfant de cinq ans.
@Le Pédé : Tu m’as déja insulté? Ne t’inquiètes pas, tu es mon deuxième préféré. Et comme je ne suis pas rancunière (mes valeurs cathos sûrement), je dois dire que j’ai bien aimé le post de l’Arabe sur les dépenses outrageuses des présidents du monde.
Ton prof de philo a raconté cette histoire et vous, jeunes lycéens naïfs et confiants, avez cru qu’il l’avait vécu.
Non, il n’avait pas raconté qu’il y était pourtant…
M’enfin, même si ça n’est pas arrivé, je trouve ça quand même énorme. Donc je continuerais à la raconter.
Et mon prof de philo était un homme bon. Je lui pardonne.
@anybody: DODCS ne t’as pas agressée, il n’a fait que reprendre les propos du Juif.
ET TU NE MENANCES PERSONNE DE LUI CASSER LA GUEULE SINON C’EST MOI QUI TE DEFONCE LA TETE A COUP DE CRIC C’EST COMPRIS???
Je suis bourré. Mais je vous aime.
Ça me parait bizarre que le Pédé fasse des fautes même bourré…
C’est joli comme nouveau verbe “menancer”, j’aime bien.
ça c’est de la modération efficace
Mais siiii, il a été pédant. Et j’aime pas quand les gens sont pédants.
Et on tape pas les filles. Goujat.
Je t’aime tellement Nora!
J’suis pédé je tape les filles si je veux.
Et j’adore les pédants. Je suis moi-même d’une pédance extrême.
C’est pas parce que t’es pédé que t’es pas un homme! (heureuse de te l’apprendre d’ailleurs…)
Un homme ça frappe pas les filles, c’est trop moche.
Frapper les gens c’est moche de toute façon. Je ne voulais pas VRAIMENT casser la gueule de Docds. Le nez, tout au plus…
Et pourquoi personne ne m’AIME?
moi aussi je t’aime, mon mignon
@anybody: Tu comprends rien à ce que je dis. C’est justement PARCE QUE JE SUIS PEDE que je peux taper les filles. C’est pas si compliqué pourtant…
@Nora: T’en dis quoi toi, de L’Autre?
tout pareil comme ta sœur ©.
Oups, en lisant en diagonale j’avais ajouté un “me” à tes propos….
ouais moi aussi. d’ailleurs j’aurais trouvé ça plus rigolo
Un “me” aux propos de qui?
Casser le nez de DocDS ???? Et mon poing dans ta gueule ? Je suis une fille, je peux moi…
Tain, ça part en couille cette affaire.
@malice: Je viens de comprendre. Désolé. L’alcool.
Même boulette que Malice.
J’ai presque cru qu’on allait perdre une minorité.
J’ai eu peur.
Vous inquiétez pas pour ça…
J’ai pas compris le “me” ! quelqu’un peut m’expliquer ????
“me” taper des filles.
message de ton frere plus haut:
“C’est justement PARCE QUE JE SUIS PEDE que je peux taper les filles. ”
Certains en lisant tres vite ont cru à:
“C’est justement PARCE QUE JE SUIS PEDE que je peux ME taper les filles.”
aaaaaah ! putain faut le trouver ! Au fait, quelqu’un regarde la 2 ? Kassovitz et Bigard en direct, le 11 Septembre tout ça…Histoire de ranimer un vieux débat… Fonzibrain doit être à fond
Je peux pas vous laisser une soirée, c’est pas possible ! Désolé je mangeais du saucisson avec – tenez-vous bien, name dropping de haut vol : les Tiberi, Brian d’Alliage, Thomas Dutronc et Caroline Loeb. Ca calme hein ?
Sinon, une question : je n’ai pas d’animosité contre toi, Anybody, notamment parce que tu as le courage de faire face à une meute en furie, mais franchement, le “un enfant de 5 ans pourrait le faire”, n’est-ce pas le Godwin du débat sur l’art ?
Sur ce soyez sages, Papa est en voyage d’affaires à l’etranger aujourd’hui, il ne pourra pas trop vous surveiller.
T’étais chez Patrick Sébastien ou quoi…?
Et ça donne quoi, canard, une soirée avec les thenardiers, la prochaine victime du Cereale killer de boysband, un fils de et une fan du coton?
Tout fout le camp !!
Même Diego !
C’est énorme forcément ! (ceci est un comment à 10€ en roaming, tellement je vous kiffe, en direct d’une cité HLM de la banlieue de Prague. Glamissime)
Megmutatná a térképen?
Marie, euh, peut-être ? Pour vous rassurer sur mes fréquentations, il y avait aussi mon très bon ami Jean Fauque (ne pas avoir besoin de le gogoliser est une condition nécessaire mais non suffisante pour m’epouser) qui relevait bien bien le niveau, malgré sa passion pour les vannes à 2 balles.
@Henri : je SUIS Patrick Sebastien.
Tu veux pas parler de l’illustre auteur de “ma jonque est jaune” quand même, Diego !?
@diego: Et Belle, elle était là aussi?
Le premier qui fait marcher l’application “tournez les serviettes” sur son iphone je l’atomise !
Chacun ses moments de faiblesse… Je le considère surtout comme l’auteur de moult chefs-d’oeuvre Bashungiens…
Jean Fauque….. LE Jean Fauque? MON idole?
Tiens, je vais m’auto-défibriller là.
Non mais sérieux… je vais pas m’en remettre là.
Henri, tu viens de faire un pas vers l’autel.
J’pourrais être temouine à votre mariage?
Je te laisserai la jarretière même, si tu veux.
Oui, Henri, le Jean Fauque, mon Jean Fauque, mon ami que j’aime parce qu’il sait faire des jeux de mots à 4 centimes et d’autres à 3 milliards de dollars. Si on se Marie je l’invite, promis.
Ce serait le plus beau jour de ma vie.
Il serait temps, Diego est enceinte jusqu’aux yeux et ne boit plus que du jus de tomate, ça commence à faire mauvais genre…
bon sinon j’ai du nouveau: tout à l’heure, juste avant d’aller dîner avec dieg, je me suis entretenue avec un écrivain, fondateur d’une des principales publications “libertarias” dans les années 70 à Barcelone. bref, on parlait, tout ça, et puis à un moment donné il me dit: ” de toute façon l’art c’est la vie” . ça m’a fait penser un peu à Foucault (entre autres) et beaucoup à notre convesration d’aujourd’hui.
ARTE = VIDA
Je suggère une fois encore d’aller chercher « ailleurs » qu’à la FIAC (ou alors d’utiliser la FIAC seulement pour ce qu’elle, non ce qu’elle prétend être) .
pis aussi d’aller chercher ailleurs que dans l’art contemporain (et ses artistes)
p.d: moi j’aimerais quand même bien savoir ce que Le Juif pense de tout ça
Pour résumer… Ce qu’il nous faudrait, ce sont des artistes visionnaires et non pas quelques prétentieux passablement cultivés qui ont choisi la panoplie “Artiste” comme l’on pourrait acheter celle de “Zorro” au magasin du coin. Marre des ressassées de pseudo “conceptuelllllll” ! ;o) Encore faudrait-il que les galeries aient du courage pour (enfin) sortir des sentiers battus. Mahhh nan ! ;o( Les galeristes “modernes”, “branchouilles” signent de jolis contrats avec ceux qui ressemblent à ceux qui ont fait la fortune de leurs concurrents… Triste constat. Si les galeries étaient dirigées par de vrais amateurs d’art et non pas (malheureusement pour la plupart des nouvelles galeries parisiennes) par des ersatz, l’art contemporain – le vrai – pourrait enfin voir le jour, au lieu de mourir d’ennui dans les ateliers des artistes (les vrais). Faudra-t-il encore attendre que ceux-ci meurent pour que le public les voit ?
Un billet très intéressant.
Mais une question me taraude (ne jetez pas les cailloux tout de suite, je suis un ignare fini sur le sujet) : en quoi exposer un bidet, c’est révolutionnaire ?
C’est vrai que maintenant c’est totalement banal. A l’époque, en 1917, cela a été tres mal reçu de vouloir exposer un objet acheté dans un magasin(non fabriqué par l’artiste), un “ready-made” et d’appeler cela un objet d’art .
Duchamps aurait voulu démontrer qu’il suffit de mettre un objet, le plus trivial soit-il, dans un musée pour en faire un objet d’art
Je comprends un peu mieux. Merci de la précision.
ouaaa punaise comme ils nous a tous séchés Cariboo!
quelqu’un est-il capable de répondre de manière claire, simple est précise?
WTF…
pas mieux.
Pas sûre que l’art conceptuel soulève les foules. Certains ne payent 28 Euros que pour s’adonner à leur activité favorite: le peoplewatching. Pas besoin de lire Voici pour se rendre compte que Jack Lang a le teint orangé ou que Romain Duris a besoin d’une conférencière perso pour avoir des clés ou encore qu’ Adel des 2be3 est venu sans Filip: Il suffit d’aller à la FIAC…
Cher Tous,
je termine ma sieste à l’instant et découvre avec joie vos nombreuses réactions enthousiastes. Je n’imaginais pas, en écrivant ce texte, que le débat autour de la querelle de l’art contemporain pouvait intéresser dans de telles proportions. Même si je suis plutôt pessimiste quant à l’émergence de formes artistiques nouvelles, des artistes comme Gerhard Richter, Dan Flavin, Marlène Dumas, Julian Schnabel, Ernest Pignon Ernest, Gérard Garouste prouvent que le mot “talent” ne rime pas forcément avec “avant”.
Petite précision par rapport à ma conclusion concernant les artistes américains qui ont émergé aux lendemains de la guerre: en aucun cas, je ne dis que Rothko et Pollock ont précipité la peinture dans la laideur, ou dans le nihilisme. Au contraire, ces peintres occupent une place de choix dans mon petit panthéon esthétique.
Bonne nuit à tous et encore une fois, merci!
Didiou je croyais que j’étais le seul à connaître Marlène Dumas.
Ne compare pas Garouste à Richter ou je vomis.
Je ne les compare pas. J’ai une très nette préférence pour Richter (comme toi, je présume). Mais la peinture de Garouste, beaucoup moins séduisante, me parle énormément.
Donc tu peux ranger ton sac à vomi.
p.s:j’en ai oublié un autre (peut-être le plus grand, à l’heure actuelle): Anselm Kiefer
Sac à vomi rangé.
Tu présumes bien, j’adore autant l’un que je déteste l’autre.
Le Juif, tu es l’oeuvre d’art qui m’émeut le plus,
en plus j’avais déjà oublié comme tu étais beau.
Bon maintenant je veux des noms : Qui a mis 100 balles dans la machine ce matin?
Très drole
Flagrant délit de flagornerie.
C’est un synonyme de “je suis relou et j’assume”?
c’était pas dieg le détecteur??
jusque là il a rien dit…
je te remercie any
De rien, depuis une semaine tu as du t’apercevoir que personne ne m’aime ici de toute façon.
Et quand j’étais petite j’étais très malade, alors…
Mais si on t’aimeuuu
Bon… Je vous laisse entre vous… ;o)
OUAIS! Merciii! (Attends une minute, t’as pas dit que t’étais bourré y a un instant? Et merde. Quand on a bu, on aime tout le monde.)
T’inquiète, moi je suis pas
encorebourré et je t’aime bien. Après je suis un bisounours, c’est un autre problème.Mais oui on l’aime bien anybody. Y’a que L’Arabe qui la hait.
Rôôôh, t’es con avec tes conneries quand t’es bourré, mon pédé à moi…
Moi aussi je t’aime mon bougnoule même si j’adore t’insulter
Dis donc c’est moi ou on parle plus du tout du sujet et ça transforme en forum caramail?
EXACTEMENT
C’est sympa ça me rappelle ma jeunesse! 24 F Paris
C’est quoi ton asv?
29 M Paris… Ah putain, j’en ai passé des nuits sur le chat…
Zoophile va.
Henri, pitié!
C’est pas l’heure ou tu devrais être en cours, là?
Non il est 20h30
La belle époque.
26 M Paris.
Fut un temps ou je répondais au doux nom de vive.les.strings.snoopy
Mine de rien ça avait un certain succès.
De quoi vous parlez?
Pas compris non plus. Je dois être trop vieille.
Luxisback et l’Arabe se souviennent avec nostalgie (et moi avec) de leurs premiers tchats Internet sur Caramail, où “hé asv?” voulait dire Age Sexe Ville.
Henri relève le “Ah putain, j’en ai passé des nuits sur le chat…” de l’Arabe en le traitant de zoophile
Elle est mignonne. Elle est née avec pas de 2nd degré
Ou alors c’est Nora qu’est née qu’avec le 12ème. De degré.
@Henri: oui j’ai bien saisi le “sur le chat”
Bande de vilains pas beaux ! ;o( Je ne suis pas juif, ni arabe, ni pédé… En revanche, je suis une femme (meuf) d’origine roumaine (née à Neuilly sur Seine, rassure-je ceux qui auraient soudainement peur que je voue un culte absolu aux sacs en plastique et au cassage de parcmètres !) ; mais, que faites-vous donc de la bienséance ? Je poste sur ce blog et vous restez en groupe, m’ignorant, telle une girolle sous le sabot d’un âne… ;o( Aaargh ! ;o( Et pourtant, je suis une femme intéressante, créative, rigolote ! Mince ! Vous me décevez ! ;o( Même pas un petit coucou, rien… Le désert… Serions-nous dans une galerie d’art ? ;p
Bah oui faut lui répondre à la Manouche intello
c’est fait.
bon, on parlait de quoi?
La manouche… Je préfère de loin Manouschka, c’est plus classe et moins yougo ! ;o)) Et puis, quand on le coupe en deux, cela fait Manou.
@ Nora: tu comprends maintenant l’expression “avoir un ego de roumai(e)?
Non.
J’assume ! Et je le vaux bien ! Na ! ;p
c’est plutôt bon signe alors
(putain c’est pas si facile de fabriquer des préjugés racistes)
les roumains ça fait beaucoup de smileys ridicules en tous cas ;p ;0))) ;p
Les smileys, c’est juste pour m’intégrer, vois-tu… Promis, j’en ferra plus (je fais même une fôte d’ortografe pour te faire plaisir).
Quel rapport entre smileys et fautes d’orthographe ??
C’est ridicule ! xo)
Mais non pas du tout chère Manou!
C’est juste qu’il y a une telle profusion de commentaires à certaines heures que certains se perdent dans le flot.
Par ailleurs, le problème avec le Juif, qui est un garçon brillant, c’est qu’il dort 15 heures par jour, et 15 heures par nuit, donc il lui est difficile de répondre à tous ses admirateurs/détracteurs (comme tu peux le constater).
Et quand je pense que j’ai été invitée par un ami sur ce blog ! Mais quelle horreur !!!! ;o) Je voulais juste vous faire partager l’épisode des Snobettes consacré à l’art contemporain… C’est tout ! ;o) Et me voilà embarquée malgré moi dans un fatras de blabla intéressant ! Je ne regrette rien ! ;p
ah bah alors toi, t’as pas un ego de roumain dis-donc
hein?
deux?
… ok je sors
De roumain, non. De roumaine, peut-être (Ah, le génome, quelle galère ! ;o)) Bon, et puis, française, flamande et corse, ça doit empirer mon égo ! ;o)) Fallait bien un petit coup de provo à deux centimes de franc pour que vous réagissiez vaguement… Cela a marché, quoi qu’il en soit ! ;p PS : Je suis ce qui se fait de pire : une parisienne intra muros ! Ouille ! ;p
“à la première, à la deuxième, à la troisième génération… nous sommes tous et toutes des enfants d’immigrés! à la pre….”
Clair ! ;o) Tout ceci n’était qu’une boutade afin de faire (éventuellement) votre connaissance. Je ne geins pas sur mes origines ; elles sont ma richesse. Et puis, que serait l’art moderne sans Brancusi ? La littérature sans Ionesco, Eliade ? La philo sans mon affreux Cioran d’amour que j’aiiimeuh ? ;p Bon… Ce ne sont pas là mes préférés, heureusement ! ;o)
C’est moi où on se croirait dans le prologue du Guide Vert?
Eyué.
ah ah, mais tellement !
Je ne sais comment exprimer l’intensité de ma gratitude aux auteurs (et commentateurs) de ce blog. C’est un tel soulagement de constater qu’il existe des espaces comme celui-ci pour débattre intelligemment et sans codes ou a priori. Merci.
De rien, c’est un plaisir !
(solitude)
Bienvenue dans mon monde.
non, toi c’est parce que tu as cinq heures de retard sur la vraie vie…
Je dirai même qu’il y a des plaisirs qu’il faut savoir partager….
Et ce plaisir là, nos quatre connards savent divinement bien nous le faire partager !
Surtout quand les commentaires partent en vrille, pour rappel: Le Pédé est bourré , Henri se suicide à la brosse à dents, Diego a rendez-vous avec un saucisson, et Philippe qui reste zen dans tout ça !
Ah, je n’étais donc pas tout seul à avoir de telles pensées? Ca fait du bien. Merci.
A vous lire.
Splendide Le Juif. Pertinent, gênant… Génial.
Gardons l’espoir – futile – qu’un jour ils se lasseront deleur “carré noir sur fond blanc”, “je tue des moineaux et je les empaille dans des positions grotesques pour illustrer la relation homme/femme” pour revenir au fondement de l’art : l’émotion, le ressenti.
Pour aimer l’art contemporain et avoir été prête à mourir pour Marcel Duchamp lors de plusieurs soirées très alcoolisées, il me faudra souligner que tout n’est pas à jeter dans l’art contemporain, surtout en sculpture.. Mais 1 artiste pour 150 extravagants résignés désormais au mercantilisme bourgeois… Le prix de l’€ ne serait-il pas deviné trop élevé?
“L’art contemporain ne doit pas être pris comme un seul bloc” : et pourquoi pas ? Il y a quand même une certaine cohérence à tout ce qu’on appelle “art contemporain”. Cette appellation ne désigne d’ailleurs pas “ce qui se fait en art aujourd’hui” mais bien un certain type d’art très précis où l’idée prime sur le rendu final. Pour moi c’est ça la définition de l’art contemporain : exclure de l’oeuvre la production, l’artisanant, pour ne garder que l’idée, le concept. Dans le principe, il s’agit donc bien d’une exclusion des forces concrètes (l’outil, la réalisation, le peuple) au profit de la seule idée (la caste des branleurs intellectuels).
Evidemment, comme dit le Pédé, le risque est de tout rejetter et de se fermer à une certaine audace artistique. Pour ma part, j’ai trouvé une solution pour définir jusqu’où pouvait aller mon ouverture : il y a “oeuvre” (qu’elle nous plaise ou non) dès lors qu’elle nous interpelle par elle-même. Il y a foutage de gueule dès lors qu’on a besoin de notice ou de blabla pour apprécier ou “comprendre”.
J’ai récemment écrit un billet sur “l’avant-guarde” justement : http://unoeil.wordpress.com/2009/10/28/ces-oeuvres-dart-qui-ont-choque.
Aaaah L’Arabe, modère-moi où je vais sortir ma cravate (cherche pas, ya pas de contre pétrie cachée).
@ Xix. Pas du tout d’accord avec toi :
« Pour moi c’est ça la définition de l’art contemporain : exclure de l’oeuvre la production, l’artisanant, pour ne garder que l’idée, le concept. Dans le principe, il s’agit donc bien d’une exclusion des forces concrètes (l’outil, la réalisation, le peuple) au profit de la seule idée (la caste des branleurs intellectuels). »
MAIS ALORS PAS DU TOUT. (Esprit harmonisénior est-tu là ?)
Laisse moi prendre un autre café et j’essaie de développer.
Bon je me suis ptet un peu emballée.
Ce que tu décris en fait, c’est bien l’art contemporain tel qu’il se présente souvent actuellement (pur idéalisme tout pourri.), pas ce qu’on rêverait bien qu’il soit.
Mais du coup ça occulte un peu ce qu’il aurait pu être et ce qu’il a d’ailleurs été sur le point d’être au cours d’expériences très esporadiques telles que l’avant-garde russe par exemple.
Des expériences où justement la production, le montage, la mise en forme et la pratique étaient au centre de l’œuvre.
La question est : comment « récupérer » la potentialité politique de ces expériences ?
Si FIAC = CACA,
Alors ART= ¿ ?
Pastaga : peut-être, je ne connais pas l’avant-garde russe à vrai dire. Il est notable que tu parles là encore “d’expériences”. Pour moi, l’art c’est avant tout de l’expression plus que de l’expérimentation. Les expériences servent à faire les brouillons, en vue de l’oeuvre. (quel classicisme, n’est-ce pas ?)
Un doc très intéressant qui met en évidence l’impasse de l’art contemporain : http://www.recherche-education.org/IMG/pdf_13-Sourgins_web.pdf
Xix http://unoeil.wordpress.com
Je ne suis pas très bien placée pour juger si ta position est classiciste ou pas, vu que j’ai jamais étudié l’Histoire de l’Art (celle qu’on enseigne à la Fac, avec un grand H et un grand A)
En fait, quand je parle d’expériences, je me réfère à des expériences vitales, esthétiques, collectives et politiques. A notre époque, il est vrai qu’il difficile de concevoir les expériences autrement que comme individuelles et hédonistes (et la politique comme autre chose qu’un panier de crabes)
L’expression, c’est bien, en abuser ça craint (oula ça me vient d’où ça ? Réminiscence réminiscence).
Le solipsisme ça va bien 2 minutes. Même Descartes en est revenu après son trip.
Parce que s’exprimer quand personne t’écoute, à part pour se branler, bah bof quoi.
P.D. Au passage… l’expérience et l’expérimentation sont 2 concepts pas tout à fait synonymes…
Sur ce je vais voir ce que Merteuil a à voir avec l’école et l’art contemporain!!
1. Pastaga ! C’est donc ça !!
2. Pastanaga, tu peux essayer de dire PS au lieu de PD pour voir ?
Merci
1. Non non. Même joueur joue encore. Rien à voir non plus avec les pâtes (et c’est quoi la Pastanga?)
2. Mille excuses, je me suis mélangé les pinceaux. c’est juste qu’en espagnol on dit pas P.S., mais P.D. comme “Post Data” (et d’ailleurs “pederasta” veut dire pédophile…)
sur ce, je vais prendre ma pilule rose.
Pfiou, 292 commentaires… ça me décourage tout ça.
En un mot : je suis d’accord. Vraiment.
En plus, dimanche, il y avait, au bout d’un moment vraiment TROP de monde.
J’en suis sortie avec la nausée et un mal de pieds qui m’a rappelé que les préoccupations “bassement” primaires avaient quand même une grande importance.
un article TRÈS intéressant : “La franquicia del arte contemporáneo”
( “La franchise de l’art contemporain”)
http://networkedblogs.com/p16062441
Jouissif !
Honnêtement je suis allé à la Fiac ce dimanche pour voir les trois tableaux de Francis Bacon (son autoportrait notamment) et j’ai eu la surprise de voir un sublime tableau de Dali – une belle petite hirondelle et son ombre – de Chirico, de Soutine, et un beau Picasso.
Réduire la Fiac à ses installations bidons et ses monochromes douteux est vraiment de mauvaise foi, ce n’était vraiment pas la majorité des objets de la foire, qui d’ailleurs, au fil des années intègre en elle de plus en plus de photographies très intéressantes.
Après sur l’aspect mercantile de l’art, si cela rapporte et si des personnes qui a priori n’aiment pas et n’ont aucun éléments pour l’apprécier sont prêtes à dépenser 28€, pourquoi se gêner. A leur place je continuerai…
D’après les commentaires que j’ai parcouru, beaucoup crachent sur les œuvres et s’étonnent que l’artiste ne pensent pas à leurs petits “ressenti”, qu’il ne les touche pas. Le drame actuel c’est que justement la plupart des auto proclamé artistes ne pensent qu’à cela et font en fonction du spectateur : le résultat, c’est qu’au lieu de générer une œuvre capable d’émouvoir artistiquement, il ne font que choquer grassement, avide de réaction : après personne n’a à se plaindre de ne pas avoir été “touché”…
Sur le sens de ces installations – qui personnellement m’indiffèrent – notre époque est tellement rapporté au monde selon des médiations purement artificielles et techniques qu’elle n’a plus les capacité d’avoir un rapport sain et direct avec le brut et la matière comme telle ; d’où je pense l’aspect assez grotesque de ces “installations” qui renvoient au spectateur un rapport infantile à la matière.
moi tu me touches Blame,
pour peu que tu sois étudiant…
@La Pastanaga : non Mademoiselle, le tarif étudiant c’est 14€… il n’y avait pas de tarif moins de 26 ans hélas…
mademoiselle?
qui te dit pas que je suis un gros barbu?
regarde lulu par exemple.
ah ouais parceque si on est pas étudiant, non ? bah bien !
Wep, problématique vaste et sans doute est il impossible d’y répondre de manière objective.
N’empêche, moi qui n’est pas pus accéder à la fiac non seulement pour des raisons économiques, mais aussi parce que je ne me sentais pas le courage de faire 2h de queue dans le froid, je me suis laissée dire plusieurs choses :
a ) Beaucoup d’œuvres, ou du moins c’est ainsi qu’on les nomme, étaient déjà là l’année dernière.
b) Les organisateurs auraient distribuer beaucoup moins d’invitations que les années précédentes, dans le but que tu as mentionné : faire de l’art contemporain un monde fermé à la plèbe. cet élitisme presque affirmé m’écœure, surtout qu’il semble évident que le “peuple” s’intéresse ‘de plus en plus?) à l’art. On peut penser ce qu’on veut des grandes expos du grand palais et de leur publicité à grande échelle, cela dit n’oublions pas que les masses ( de toutes catégories sociales) s’y sont déplacées! La culture ne doit pas être cloisonnée et doit pouvoir être accessible à tout niveau, non?
Bref, c’est un vaste sujet
Le juif a osé!
Bravo et merci!
petit rappel avant le grand méli mélo dont ton papier fait preuve :
Tu peux toute l’année aller voir des expositions dans les galeries qui exposent à la Fiac GRATUITEMENT.
La fiac c’est une foire, ça veut dire tu payes pour entrer et pour acheter comme à la foire du vin ou à la foire automobile.
C’est pas une exposition dans le sens d’un lieu pour y voir des oeuvres, les voir, les comprendre mais pour les acheter
Pour voir et comprendre et éviter les commentaires nuls style l’histoire de Picasso ultra resservie et très peu appropriée, tu peux aussi aller dans des musées ou mieux des centre d’Art qui sont GRATUIT avec des tas de gens qui y travaillent pour que toi ou autre puisse s’imprégner loin des odeurs de raclette
so long
paradis, je suis un peu d’accord avec toi.
néanmoins ils me semble que les commentaires allaient un peu plus loin que l’anecdote de Picasso.
le tri sélectif, c’est bien, en abuser ça craint.
(La Sécu c’était ça!)
Paradis,
tu sais comme moi que si cette manifestation était faite uniquement pour les acheteurs, elle n’existerait plus depuis longtemps. Les bénéfices/guichet engendrés sont uniquement le fait de gens un peu neuneus qui sortent 28 euros de leur poche afin de rendre leur weekend plus intéressant. C’est trop facile de cracher dans la soupe en disant “Cette exposition n’en est pas une. Si vous n’avez pas l’intention d’acheter, vous n’avez rien à faire ici; mais raquez quand même, bande de pigeons. Après tout, l’argent n’a pas d’odeur.”
Bonjour,
il ne s’agit pas de “cracher dans la soupe” comme vous l’indiquez, mais de définir ce qu’est une foire d’art contemporain. Espérer recevoir un choc esthétique en visitant une foire, c’est un peu comme espérer tomber amoureux en allant dans une maison close. Je ne dis pas que cela est impossible, mais juste un peu déconnecté de la réalité, et surtout, pas destiné à cela.
Car il faut bien comprendre qu’une foire est avant tout un lieu de COMMERCE, cela n’a rien de péjoratif, c’est juste un espace de rencontres qui est nécessaire aux galeries aussi bien qu’aux artistes (et oui, tous ces gens ne vivent pas que d’amour, d’eau fraîche et de drogue, mais sont comme vous et moi soumis à une réalité économique, qui loin de celle qui consiste à connaître sa “valeur” sur le marché à la manière d’une cotation boursière, se résume à : se nourrir, payer son loyer, produire des oeuvres, les transporter, les mettre en caisse, les stocker, payer des charges, des salaires, des frais d’exposition, de location de stand, de montage, de gestion, de communication, etc.).
Et oui, une foire n’est justement pas une exposition, ou alors, artistes, institutions, commissaires d’expo, galeries, bref tous ces acteurs du monde de l’art qui tentent à chacun de leurs projets de poser une problématique et de donner un sens à leur accrochage feraient mieux d’arrêter immédiatement de perdre leur temps pour aller vendre des petits dessins sur les quais de Seine.
La FIAC n’a pas et n’aura jamais la prétention d’être un service d’assistance publique destiné à faire découvrir l’art au plus grand nombre. Pour ça, comme l’a dit Paradis, vous avez les musées, les centres d’art et les galeries, ouverts toute l’année, et même gratuits pour certains d’entre eux.
Quand je visite le salon de l’aéronautique, je ne me plains ni du prix d’entrée, ni du prix des avions, ni que les exposants soient là pour vendre ou qu’ils soient trop bien habillés à mon goût.
k
PS : “Que penser d’un art qui se veut l’héritier des avant-gardes dans ce qu’elles avaient d’irrévérencieux et qui se retrouve en bonne partie subventionné par l’Etat”
Pouvez-vous nous indiquer d’où vous tirez vos sources? Croyez-vous que ce sont la dizaine d’achats d’oeuvres annuels par le CNAP qui fait vivre les centaines de galeries françaises, et les milliers d’artistes qui en dépendent? De quelles subventions parlez-vous? Merci de nous éclairer.
Ben au moins, les artistes contemporains sont reconnus, eux, et ont une chance d’être un jour soutenus par l’état. Parce que si t’entre pas dans cette mouvance, quelle que soit la qualité de ta démarche et de ta production, ben on te repoussera avec mépris en t’expliquant que ce que tu fais n’est pas de l’art (Tiens, marrant, je croyais que seul l’artiste pouvait en décider ? S’il est coté seulement ? Ah merde alors !).
On en est là, aujourd’huis. Des gens qui n’ont pour cerveau que la doctrine officielle vont regarder un type qui peint depuis trente ans en y mettant toutes ses tripes et lui expliquer qu’il ne fait pas de l’art mais de la merde.
Aujourd’huis, ce n’est pas faire de “l’art contemporain” qui est révolutionnaire, mais oser réintroduire le dessin et la peinture.
Remarque que ce n’est pas la première fois que ça arrive. Les artistes de la Renaissance ne prétendaient pas révolutionner l’art de leur époque en inventant un truc nouveau. Il savaient bien qu’on n’invente rien en art, mais qu’on recycle. Ils ont recyclés, remachés, digérés les oeuvres des antiques, les ont mêlées à leur propre culture et ils ont pondu des choses nouvelles, en réaction contre ce qui se faisait à leur époque. Mais de même qu’un enfant ne nait pas sans parents biologiques, aucune oeuvre d’art ne nait qui n’est le produit entre une histoire personnelle et une autre plus collective.
Je n’ai rien contre cet art que je préfère appeler “expérimental”, car il n’est pas le seul art qui nous est contemporain. Mais il a clairement fait son temps. Et comme c’était prévisible, il s’attire les foudres de ceux qui en ont marre et veulent que ça avance.
Place aux jeunes.
Complètement d’accord avec Paradis.
Par ailleurs écrire :
“Les organisateurs auraient distribuer beaucoup moins d’invitations que les années précédentes, dans le but que tu as mentionné : faire de l’art contemporain un monde fermé à la plèbe. cet élitisme presque affirmé m’écœure, surtout qu’il semble évident que le “peuple” s’intéresse ‘de plus en plus?) à l’art”
C’est le comble de l’absurdité :
- l’élite financière n’a rien à voir avec une élite culturelle ; et je peux comprendre le prix du Grand Palais si le sommet de la Méditerranée qui y a été organisé à couté 17M€… les responsables du GP doivent se faire plaisir… et comme l’a dit Paradis, le traditionnel reproche “d’accessibilité” est complètement vide.
- Par ailleurs, la plèbe peut “s’intéresser” à l’art, payer et regarder sans pour autant le “comprendre”. On peut s’acheter les plus grande œuvre d’art mais ne pas avoir les moyens de l’appréhender et de réellement participer, communier à ce qu’il offre. En cela, l’art est et demeure “élitiste”, ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir apprécier de la grande musique, de la grande peinture.
Blame it on God,
ton commentaire est très interessant: je ne sais pas si tu es artiste ou si tu es, de prés ou de loin, affilié au milieu qui nous interesse, mais tes propos trahissent une condescendance assez bluffante associée à un refus total de toute remise en question. Je n’ai parlé à un aucun moment, dans cet article, d’une quelconque volonté qui serait constamment frustrée, de comprendre les oeuvres. Je sais qu’il n’est pas besoin de comprendre une peinture de Kandinsky pour l’aimer (même si je me garderais bien de mépriser ceux qui ont besoin de comprendre pour aimer).
Tu dis: “On peut s’acheter les plus grande œuvre d’art mais ne pas avoir les moyens de l’appréhender et de réellement participer, communier à ce qu’il offre”.
Force est de constater que bien des artistes partent de ce postulat de l’opacité assumée-qui t’est visiblement si cher-pour produire des peintures, sculptures, installations uniquement “lisibles” par eux mêmes. Le coup du “Ca vous dépasse, mais faites nous confiance: nous on sait ce qui est beau” devient franchement insupportable.
C’est peut-être pour cette raison que j’ai lâché les arts plastiques (inutile de me psychanalyser à la lueur de cette info) pour le cinéma, synthèse à la fois modeste et superbe de tous les arts, et discipline beaucoup moins déconnectée de celui qui regarde: le discours critique y est consubstantiel à la création.
Dans les artistes que j’apprécie et que j’ai vu à la Fiac, je pense que Soutine, Bacon et Dali ne sont pas les plus “opaques”, même si leurs peintures sont beaucoup plus difficiles qu’on ne le pense à appréhender.
Concernant “Le coup du “Ca vous dépasse, mais faites nous confiance: nous on sait ce qui est beau” devient franchement insupportable”
Deux choses là dessus :
- On a effectivement affaire à pas mal d’escrocs comme dans tous les milieux, et je n’ai jamais écris qu’il suffisait d’être obscur pour être profond ; ce qui est essentiel n’a pas besoin de se cacher pour s’exprimer, surtout en art. Mais si tu écoutes des oeuvres très complexes en musique contemporaine comme celles de Webern, Stockhausen ou Xenakis, alors que tu es habitué à écouter que de la chanson française, tu hurleras nécessairement au scandale, parce que tu n’as aucune connaissance en composition pour assimiler et percevoir quoique ce soit dans ces musiques. Et c’est valable dans les autres arts.
- Personne à ma connaissance, après 1950 en peinture, ne prétend plus à la “beauté”, et vouloir appréhender l’art contemporain avec cet élément (si fondateur soit-il, si important pour la tradition soit-il) c’est nécessairement se planter et jeter par avance le discrédit sur ce qui est montré. Après, tu peux trouver ton émotion “belle” devant une œuvre mais cela ne veut pas dire que l’oeuvre est intrinsèquement belle.
Après, pour ce qui est de “l’amour” d’une œuvre sans vouloir la connaitre, je doute de la qualité de l’émotion, or en art, toutes les émotions ne se valent pas.
Oh “le cinéma, synthèse à la fois modeste et superbe de tous les arts”! C’est si simpliste et… naïf. Je m’attendais à mieux de ta part.
@Blame it on god: Tu te contredis lorsque d’un coté, tu prétends qu’on peut tout à fait “aimer” sans comprendre et de l’autre, que tu doutes de la qualité d’une émotion provoquée devant une oeuvre qu’on ne cherche pas à connaître. Encore une fois, au risque de paraître réac, il faut, à mon sens, être un tout petit peu stimulé (émotionellement, intellectuellement, épidermiquement, gastriquement…) pour être tenté de creuser d’avantage.
Tu parles de musique experimentale mais je t’assure qu’il n’est pas besoin d’être abruti par la variètoche française, qu’on peut par exemple être tout à fait conscient de la valeur d’un artiste comme John Cage et néanmoins rester perplexe à l’écoute de ses compositions silencieuses.
La seule chose que je te concède, lorsque tu parles de la fin de la revendication du beau depuis 1950, c’est qu’effectivement je ne peux m’empêcher d’être nostalgique d’un temps où les termes “beau” et “plein” n’étaient pas reçus avec mépris comme ils le sont aujourd’hui.
@Philippe de Thrace: va falloir creuser un peu si tu ne veux pas que ton commentaire laconique tombe dans le simplisme dégoulinant que tu déplores chez moi.
@Malice et Glory Hole Magazine: merci pour le coup de coeur sterckxien. Je ne me suis toujours pas remis de son brillant essai, “Impasses et impostures”.
Jamais je n’ai écris “on peut tout à fait “aimer” sans comprendre”, et rien ne suggère cette opinion dans mes propos ; relis avant d’écrire n’importe quoi. Par ailleurs, la musique de Webern, Stockhausen et Xenakis n’est absolument pas “expérimentale” comme celles de Cage.
“Par ailleurs, la plèbe peut “s’intéresser” à l’art, payer et regarder sans pour autant le “comprendre”. On peut s’acheter les plus grande œuvre d’art mais ne pas avoir les moyens de l’appréhender et de réellement participer, communier à ce qu’il offre”.
Effectivement, tu ne dis rien de tout cela.
L’art contemporain est bien souvent servi comme un divertissement, un spectac’. 28 euros ça fait 2 chefs d’œuvre de Michael Bay en DVD quand on y pense… Il y a un truc qu’il faut remarquer : la monumentalité des œuvres. A défaut de grands idéaux, on fabrique des gros trucs plein d’effets spéciaux qui en foutent plein la gueule de l’abruti fortuné cachant, par là même, la vacuité du propos… L’art est symptomatique de l’époque. On évolue dans une culture de l’instantané et du jetable, faut pas s’étonner si les œuvres sont désespérément creuses et, au mieux, prédigérées. “Fast thought” et on passe à aut’ chose. On est au paroxysme du grand n’importe quoi de la postmodernité, ça va retomber de gré ou de force… Dans 2 ans tout le monde fera de l’arte povera sur son balcon… Sérieusement, y’a des mecs intéressants quand même dans le gratin de l’art contempourien, les Delvoye, Gilles Barbier, Cattelan… Je conseille de lire Philippe Sterckx à ce propos (commissaire de l’excellente expo “Vraoum!”).
Pierre sterckx, pas Philippe… Philippe c’est le commentaire au dessus…
Pierre est un homme sublime, je lui dois beaucoup.
Tiens d’ailleurs, il y a en ce moment et jusqu’au 10/01/2010 une expo sur John Cage au Macba de Barcelone :
“The Anarchy of Silence. John Cage and Experimental Art”
http://www.macba.cat
ainsi qu’un cycle (ciné, performance, conférences) “Cage-Cunningham”
http://www.macba.cat/controller.php?p_action=show_page&pagina_id=33&inst_id=27684
… tu viens Le Juif?
Au passage, je recommande vivement la lecture d’essais de Jacques Rancière (qui est bien plus qu’un monsieur qui écrit des livres)
Il me semble que le dernier est: “Le spectateur émancipé”.
Ainsi qu’un ouvrage de recherche sur les ouvriers-poètes (ou poètes-ouvriers) sous Louis Philippe.
Si pour toi “s’intéresser” est synonyme “d’aimer” alors effectivement ce n’est plus la peine de discuter avec quelqu’un qui a autant le sens de la nuance et de la subtilité.
@Le Juif : sans vouloir te vexer quand tu accuses :”Tu te contredis lorsque d’un coté, tu prétends qu’on peut tout à fait “aimer” sans comprendre et de l’autre, que tu doutes de la qualité d’une émotion provoquée devant une oeuvre qu’on ne cherche pas à connaître” cela n’a rien de contradictoire, on peut “aimer” une oeuvre pour des raisons qui n’ont rien à voir avec ses qualités artistiques – ce qui nécessite une compréhension et une certaine culture : aussi a-t-on raison ensuite de “douter” de cette émotion qui n’est qu’occasionnée par l’oeuvre mais n’a intrinsèquement rien à voir avec ses propriétés artistiques. De même que que l’on peut “aimer” une femme non pas pour sa personne mais pour son argent : donc on peut “l’aimer” non pas pour elle-même mais pour ce qu’elle occasionne, et on peut alors “douter” de cet amour.
VOILÀÀÀÀÀÀÀÀÀ !
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/DUFOUR/19029
Pourquoi c’est si cher et qu’il n’y a même pas de réduction pour les étudiants en art?
Parce que les “cartons verts” ça fait mauvais genre et que ça nuit à la réputation de la fiac.
Entendu et véridique. Alors que l’art, nous le faisons aussi, et que quelques uns peut-être sortiront du lot et exposeront plus tard.
Ce n’est pas ressembler à un roteur en survêt’ ou à un intello blasé que de dire que la fiac, c’est de l’art content pour rien. Il n’y a rien là-dedans.
11heures de dessin par semaine en plus des autres matières, des journées qui commencent à 6h30 et qui se terminent à 1h du mat, se les peler quand on doit prendre des cours de perspective dehors en plein hiver et dessiner les doigts gelés, s’entendre dire qu’on est des fainéants, pleurer pour de bon quand enfin un professeur nous dit que “notre rendu peut être beau”, les amis de classe qui font des nervous breakdown(nan, je ne mangerai pas si j’ai pas fini mes cinquante douze dessins) et voir ces merdes qui coûtent une fortune, non.
Messieurs dames qui exposez à la fiac, venez nous voir, on va vous apprendre le prix de l’effort, et ce que ça fait de naviguer tout le temps entre le trente-sixième dessous et le septième ciel. Nous devons être masos car nous aimons ça.