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The Wrestler, le cinéma à l’état brut.

21/09/2009

PosterTheWrestler2En 1998, Pi révèle un jeune auteur-réalisateur original et ambitieux qui sait jouer de son flair visuel pour plonger le spectateur dans un univers kafkaïen et masquer avec intelligence un budget minuscule. En 2000, Requiem for a Dream, transposition de la prose syncopée d’Hubert Selby Jr. en termes cinématographiques à l’aide d’une sidérante panoplie d’effets de mise en scène, fait de Darren Aronofsky l’idole des jeunes cinéastes et cinéphiles branchés. En 2006, The Fountain, fable métaphysique qui superpose trois époques, laisse la majorité de son public sur le carreau, le reste perplexe : vrai sujet, le refus de mourir, mais qui aurait gagné à être traité avec plus de simplicité ; lesté par sa surcharge d’ambition et d’effets en tous genres, le film peine à trouver son équilibre. Cet échec (relatif) jette une ombre sur le reste de la jeune filmographie de Darren Aronofsky : ne serait-il donc qu’un petit malin, plus occupé par ses effets de manches visuels que par ses histoires ?

Probablement conscient de ce danger, il est revenu en 2008 avec The Wrestler (qui sort en DVD cette semaine et que je ne saurais trop vous recommander), simplissime histoire d’un catcheur lessivé, filmée sans un sou, dans un style naturaliste à priori opposé au formalisme qui caractérisait jusqu’ici son cinéma. Aronofsky a eu la bonne idée de faire confiance au récit de Robert Siegel, se contentant de l’approfondir par une mise en scène à la fois brute et d’une grande précision, à l’image de la photographie de Maryse Alberti, qui, jouant sur le contraste entre lumières crues et impitoyables des scènes de jour et l’artificialité des éclairages de scène (ring ou strip-club) est l’incarnation parfaite du déchirement qui anime la tragédie des deux personnages principaux. Randy et Cassidy, le catcheur et la strip-teaseuse, deux professionnels qui arrivent simultanément au même point de rupture : incapables d’encaisser plus longtemps les exigences de leurs professions respectives, et confrontés à un futur incertain.

mickey_rourke_in_the_wrestlerLe coup de génie du film, c’est bien sûr le choix de Mickey Rourke pour interpréter Randy ‘The Ram’ Robinson. La star des années 80, après vingt ans d’un des plus longs suicides de l’histoire d’Hollywood, avait déjà prouvé qu’il n’avait rien perdu de son talent en sauvant Sin City de sa raideur plastique par la seule présence bestiale qu’il insufflait à son personnage. Avec son visage rendu monstrueux par les excès en tout genre dans lequel se débattent des yeux d’enfants, Rourke est un bloc d’intensité dont la vie et la carrière ne semblent avoir été qu’un douloureux cheminement vers ce rôle somme. Comme Montgomery Clift, Simone Signoret, et tous les grands acteurs à la beauté ravagée, sa seule présence suffit à bouleverser. Ce qui ne diminue en rien le travail monumental qu’il a accompli pour ce portrait d’une rare honnêteté, qui illumine chaque fragment du rôle, de son immaturité à son constant apitoiement sur lui-même, lui donnant une épaisseur humaine inconnue jusqu’alors dans le cinéma d’Aronofsky. Comme Gloria Swanson en son temps dans Sunset Boulevard, Rourke joue courageusement des similitudes entre Randy ‘The Ram’ et lui-même, et cette fusion parfaite entre acteur et personnage décuple l’émotion, donnant au film son caractère inoubliable.

marisa_tomei_the_wrestler_movie_imageIl est amplement aidé par Marisa Tomei, qui, après quinze années de cinéma, ne cesse toujours pas de surprendre. À quel moment la jeune comédienne à la drôlerie affectée de Mon cousin Vinny est-elle devenue l’une des actrices les plus naturelles du cinéma américain ? Son personnage de strip-teaseuse sur le retour, qui tente de maintenir les barrières bancales qu’elle a dressées entre sa vie privée et professionnelle, est le contrepoint parfait de Randy ‘The Ram’. Contrairement à lui, Cassidy a dissocié les deux, et Tomei met en lumière les deux facettes du personnage, Cassidy la strip-teaseuse désenchantée et Pam la mère célibataire, avec la même grâce, esquissant subtilement ce qui lie et sépare ces deux femmes, jusqu’à l’inévitable effondrement du mur qui les divise. Et cette implosion, Aronofsky a fait le choix génial de la montrer alors que Cassidy est sur scène en plein effeuillage. Au cours de cette séquence saisissante, physiquement et émotionnellement nue, Marisa Tomei fait vivre avec une hallucinante limpidité les secousses intérieures qui ébranlent son personnage.

À l’image de l’audace de cette scène, The Wrestler est un film qui ne fait pas semblant. Aronofsky traite chacun de ses fils narratifs de front, avec la même franchise dépourvue de sensiblerie et de misérabilisme. L’univers du catch est dépeint sans condescendance, parfois touchant, souvent pathétique, le délire flamboyant du ring et le réalisme terriblement prosaïque des vestiaires s’y côtoyant jusqu’à l’absurdité. Les scènes de combat, spectaculaires et physiques, mais construites et focalisées sur les émotions de Randy, montrent que le réalisateur n’a rien perdu de son sens du découpage. La relation entre Randy et sa fille, croquée en seulement trois épisodes, dépasse son obligatoire schématisme grâce au bagage émotionnel que les comédiens suggèrent à leurs personnages au-delà de ce que le scénario leur donne à jouer. Un souffle de tendresse parcourt le film, qui, le temps d’une scène de valse dans un entrepôt désert, danse sur le fil du mélo, sans jamais trébucher. Et les séquences de supermarché laissent entrer comme un courant d’air des touches d’humour qu’Aronofsky ne s’était encore jamais autorisées.

The Wrestler, malgré son déterminisme propre à la tragédie, possède, grâce à cette forme décomplexée, une aura d’instantanéité, d’observation, d’imprévu, et de vérité nouvelle chez le réalisateur. En laissant au vestiaire ses afféteries de jeune cinéaste tape-à-l’œil, armé seulement d’un bon scénario et d’un casting inspiré, Darren Aronofsky a prouvé que son cinéma n’avait besoin d’aucun effet pour atteindre la grandeur.

58 Commentaires laisser un →
  1. Schrödinger permalien
    21/09/2009 06:35

    Je l’ai vu hier soir, et ce matin, pof, deux blogs en parlent (la dessinatrice Cha, grande amatrice de catch, y fait une référence). D’accord avec ta vision, j’ai adoré. Mon sentiment: j’ai eu l’impression d’enfin voir le film commandé par Hollywood à Barton Fink: un sujet à priori rebutant, les passages obligés (la strip-teaseuse) et au final, une oeuvre majeure.
    Je trouve aussi qu’Aronofsky réussit dans les scènes entre le père et la fille ce qu’Eastwood rate régulièrement.
    Très bon moment.

    • 21/09/2009 12:50

      Très drôle que ça t’ai fait penser à ce gag du “Wallace Beery wrestling picture” dans Barton Fink! Ca ne m’avait pas du tout traversé l’esprit.
      Cela dit si tu veux le voir, le film en question existe plus ou moins (sauf que c’est de la boxe pas du catch): The Champ de King Vidor, avec Wallace Beery donc, et Jackie Cooper.

      • 21/09/2009 15:49

        “The Champ”, oui je connais, c’est lacrymogène ce machin. En tout cas c’est fait en ce sens.

  2. 21/09/2009 09:17

    Tru Dat!

  3. 21/09/2009 09:30

    ouais
    j’préfère quand ça parle de cuni

    • 21/09/2009 12:52

      Pour ça il faut descendre au premier étage, rayon couscous et mloukhia.

      • 21/09/2009 13:06

        Un peu de respect pour la Mloukhia. Aucun respect. Putain.

  4. 21/09/2009 10:02

    Vous voyez qu’il sait dire du bien. Et bien en plus, alors que oui, c’est beaucoup plus dur que de dire du mal.

  5. Le Tac permalien
    21/09/2009 11:00

    Attention Le Pédé, continue comme ça et tu va reçevoir une proposition d’engagement des Cahiers du Cinéma !

  6. 21/09/2009 11:16

    On en reparlera après que je l’aurai vu.
    Une inquiétude de fond sur Gloria Swanson néanmoins. Parce que si je vois bien le parallèle avec sa vie dans Sunset Boulevard, j’ai souvenir d’une interminable séance de torture visuelle…
    emh.

  7. davidgeridoo permalien
    21/09/2009 12:03

    Merci, le Pédé !
    “The Wrestler” est incontestablement un des plus beaux films de l’année.
    D’ailleurs, ça me fait penser, toi qui aimes le cinéma, les récompenses et les listes, envisages-tu de publier en décembre la liste de tes – mettons – 10 films préférés de l’année écoulée ?
    Double avantage : tu ne seras plus obligé de renvoyer sans cesse aux archives du blog les internautes néophytes qui s’interrogent sur tes goûts ciné.
    Et surtout, ça promet un déluge de commentaires outrés, scandalisés, de mauvaise foi, ou élogieux, enamourés, qui pourrait bien “kassovitzer la baraque” (= battre le record détenu par Kassovitz).

    @ Ripitoo :
    Sérieusement. “Sunset Boulevard, une interminable séance de torure visuelle” ?! Tu es sûr que tu ne confonds pas avec “Pacific Palisades” ?

    • 21/09/2009 13:02

      Oui OF COURSE je publierai une liste de mes films préférés de l’année ainsi que diverses autres listes d’ici Janvier, histoire de me faire adorer et conspuer, mais je ne pense pas pouvoir véritablement kassovitzer la baraque avec ça. Car vois-tu, ce qu’Internet m’a appris, c’est que les délires conspirationnistes passionnent beaucoup plus de monde que le cinéma. Triste.

      Ah et je publierai aussi mes Oscars 2009 perso, mais plus tard, quand tous les films anglo-saxons majeurs de 2009 seront sortis en France (c’est à dire d’ici 2023).

      • 21/09/2009 14:42

        BTW, si c’est à la carte, j’aimerais tellement te lire sur Lynch…

    • 21/09/2009 14:39

      @le Pédé

      Ehm grave!
      Le fait qu’il ait été récompensé par je ne sais plus combien (ok, 3 merci imdb, soyons précis) oscars ne me le rend aujourd’hui que plus suspect encore. #antiaméricanismeprimaire

      Néanmoins, mon honnêteté intellectuelle (#fleurs) m’oblige à convenir que j’ai vu ce film assez jeune. Et que bon. Peut être que si @Le Pédé devait l’encenser (rien à voir avec de l’achat sur facture, mind you), il faudra peut être que je le revoie.
      C’était vraiment Billy Wilder qui l’a commis?

      Pffff. Même pas mal.

      @davidgeridoo

      Ex-cu-se me??
      J’espère que tu n’imagines pas que j’hésiterais une seule seconde à échanger Gloria et sa boîte de Bromazépam contre une Joan Collins flamboyante qui a bercé mon enfance à essayer de niquer Alexis???

      • davidgeridoo permalien
        21/09/2009 14:51

        Je ne savais même pas qu’il existait un “Pacific Palisades” avec Joan Collins (merci, iMDB). Je pensais plutôt à celui avec Sophie Marceau, l’actrice-préférée-des-Français-qui-n’aiment-pas-le-cinéma.
        Mais OK : navet contre navet, c’est toi qui gagnes !

      • 21/09/2009 15:16

        (tentant de garder son calme)

        Ripit00.

        Comment t’expliquer?

        Pour te donner une VAGUE idée, si je devais faire une liste des meilleurs films du cosmos, les films ultimes, ceux qui justifient la place du cinéma en tant qu’art majeur, Sunset Boulevard serait dans le Top 3.

        Et si j’avais voté aux oscars en 50, il en aurait gagné au moins 9 de statues, dont une pour Gloria, pour ce qui est probablement une des performances les plus géniales de l’histoire. Pour l’anecdote, à la première du film, Barbara Stanwyck, elle même l’une des plus grande actrices du ciné américain, s’est agenouillée devant Swanson et a baisé le bord de de sa robe en signe d’admiration.
        Ah, et si je peux me permettre un analogie sur la flamboyance: Joan Collins = allumette, Gloria Swanson = explosion nucléaire.
        Donc si tu oses comparer encore une fois une des plus grandes gloires du CINEMA avec une sous-pétasse de soap de douzième zone, je te dépèce.

        Voilà. Juste pour que tu saches de quel film tu parles.

        Sinon à part ça je t’aime quand même et je me ferai une joie d’écrire sur Lynch pour te faire plaisir. #toutestpardonnéparcequetumefaisrire

      • davidgeridoo permalien
        21/09/2009 15:48

        Quand je parlais de “navet contre navet”, je parlais bien sûr des “Pacific Palisades” divers et variés. Mais pour les quartiers de Los Angeles, je préfère quand même Mulholland Drive ou Sunset Boulevard.
        Et pour le film de Wilder, j’hyperplussoie le Pédé (et Barbara Stanwyck). Ce CHEF-D’OEUVRE EN LETTRES CAPITALES est évidemment dans le Top 3 du cosmos et il sera peut-être même dans mon Top 10 perso de l’année 2009 devant “The Wrestler”. C’est ce qui est bien avec les films intemporels, c’est qu’ils peuvent être dans le Top 10 chaque année.

      • ripit00 permalien
        21/09/2009 16:06

        Ok.
        Je sonne pour l’instant, non pas une humiliante retraite mais, comment dire…voyez-y plutôt l’expression d’une certaine forme de repli stratégique, juste le temps de re-visionner, re-composer mon égo en mille petits morceaux, mettre un peu de crème hydratante sur mes joues qui piquent, une petite p… oups, je m’égare, pardon.

        …sic transit Gloria Swanson…? (ok je sors)

      • 21/09/2009 16:35

        @ripit00: Je confirme, tu me fais beaucoup rire.

        @davidgeridoo: Merci de ton soutien. Sunset Blvd dans le Top 10 de chaque année jusqu’à la fin des temps, j’adore l’idée.

      • 21/09/2009 17:10

        En plus, au risque de me payer la honte de passer pour un expert es soaps (alors que j’en ai maté quelques-uns dans ma jeunesse, mais pas Dynasty), Joan Collins interprétant elle-même Alexis Carrington, je ne crois pas qu’elle ait passé ta jeunesse à chercher à se niquer elle-même – elle était perverse, certes, mais pas à ce point ;-)
        Dans une tentative desespérée de me racheter une crédibilité cinéphile, je vais 1/ m’engager à revoir Sunset Boulevard, parce que c’était avant d’avoir un libre-arbitre la dernière fois, et 2/ Voir si je lui fais une place dans mon panthéon, à côté de Rashômon, des Sentiers de la Gloire, et d’Hôtel de la plage.

      • ripit00 permalien
        21/09/2009 17:37

        @diegosan: je suggère que tu demandes à Bernardo d’arrêter de nager dans les plantes vertes, c’est extrêmement agaçant.

        @davidgeridoo: ce serait-y pas une boucle brillante que j’aperçois plantée dans l’oreille gauche de ton nouvel avatar?? Mmmmmh? Ton plussoiement sent son corporatisme à plein nez et si j’osais je lancerais bien une #théorieducomplot, histoire de réveiller les trolls qui persistent à venir lire des connards qu’ils exècrent manifestement par principe. Malheureusement, je crains que la #conspirationdespédés ça n’excite pas les foules (#réalisme #mauvaisjeudemots).

        @lePédé tu m’en vois très flatté. Une illumination peut-être: j’ai l’impression que Elmgreen & Dragset s’inspirent directement de la scène d’ouverture de Sunset Boulevard pour leur scène de la piscine du pavillon nordique à la biennale… mmmmmh…

      • 21/09/2009 17:48

        @ripit00 : j’essaie depuis longtemps, mais comme par ailleurs je hais les mimes, la communication entre moi et Bernardo est extrêmement limitée (oui, je dis moi en premier, je suis comme ça, moi).

      • 21/09/2009 17:56

        @ripit00 Oui l’inspiration y est, manifestement.

      • davidgeridoo permalien
        22/09/2009 09:41

        @ripitoo
        Une boucle d’oreille, certes. Mais pas de corporatisme. (Même si Toni Collette est une de mes actrices préférées et que je me suis ENCORE découvert ce point commun avec le Pédé ce matin. Et que je vais être obligé de dire tout le bien que je pense de Sandrine Kiberlain – une de nos meilleures actrices comiques en France – pour arrêter de faire le béni-oui-oui à tous ses posts.)
        Bon, d’accord, Ripitoo, tu n’as pas érigé de chapelle ardente dans ton salon à la gloire de Gloria Swanson, mais entre nous, comme ça, honnêtement, en matière de gay-luron… qu’est-ce qu’une petite boucle à l’oreille gauche par rapport à la connaissance exhaustive de la filmographie de Joan Collins ? ;-P

      • 22/09/2009 13:59

        Sandrine Kiberlain un actrice comique? J’ai du louper quelque chose.

      • davidgeridoo permalien
        22/09/2009 14:27

        Oui, oui, Sandrine Kiberlain : une grande actrice comique.
        Il suffit de voir son air ahuri dans “Romaine par moins 30″, son autodérision dans “La Vie d’artiste”, son abattage dans “Filles uniques”, son sens du rythme dans “C’est le bouquet !”, sa finesse dans “Après vous” ou son aplomb dans “Tout sur Robert”, pour comprendre qu’elle a tout d’une grande actrice comique !

  8. davidgeridoo permalien
    21/09/2009 12:11

    * “torTure”, œuf corse.

    Et sinon, aucun rapport avec la choucroute (ni avec Marion Cotillard), mais en tant qu’internaute néophyte un peu lent du bulbe, je me demande comment on fait pour illustrer son profil d’un joli dessin comme la bande des 4 ou comme certains lecteurs (par exemple, dans cet article : Diegosan, pour ne pas le citer).
    A pas trouvé. :o (

    • Marie permalien
      21/09/2009 12:16

      Ah oui tiens, moi aussi il m’intéresse ces jolis avatars…

    • 21/09/2009 12:30

      Alors, pour vous créer un Gravatar (avatar lié à votre identité sur les blogs), ça se passe sur http://gravatar.com

      Pour ce qui est des têtes de manga, c’est sur http://www.faceyourmanga.com

      Allez, de rien…

      • soeurdupédé permalien
        21/09/2009 13:04

        mais non ! fallait pas le dire !

      • 21/09/2009 14:08

        Attention toutefois, il n’est pas garanti avec faceyourmanga d’arriver à un truc ressemblant… Perso, c’est une grande réussite, je ressemble exactement à ça, c’en est flippant…

      • 21/09/2009 14:13

        Pour arriver à un bon résultat, il vaut mieux se faire dessiner par un oeil extérieur, ce qui est exactement ce que nous avons fait. Sauf l’Arabe, qui a tenu à se dessiner lui même, ce qui explique que son avatar ne lui ressemble pas du tout.

      • 21/09/2009 21:40

        Moi non plus je ne me ressemble pas

      • 22/09/2009 09:35

        @l’Arabe Alors c’est pour une réclamation rapport à Gravatar.
        Iz not werking.
        Iz disappointed.

    • davidgeridoo permalien
      21/09/2009 14:29

      Merci, l’Arabe-pas-ressemblant !! :)

      • 21/09/2009 15:33

        Ca va être le nouveau feuilleton haletant : mais quelle tête l’Arabe peut-il bien avoir, dans ce cas ???

      • Marie permalien
        21/09/2009 15:44

        davidgeridoo, en regardant ton avatar, je me demande s’il ne faut pas prévenir ta maman que tu sèches les bans de l’école..:-D

      • davidgeridoo permalien
        21/09/2009 16:20

        Las ! C’est pas de ma faute si j’ai moins de poils que les 3 blogueurs mal rasés ! ;-)

      • davidgeridoo permalien
        23/09/2009 18:06

        @Marie
        Ça y est, je me suis trouvé un gravatar plus poilu, donc plus conforme à mon âge !! ;oP

  9. Marie permalien
    21/09/2009 13:03

    hi hi merki !

    • Marie permalien
      23/09/2009 18:11

      @ davidgeridoo je suis morte de jalousie tellement il est chouette ! :-D :-D :-D

  10. Marie permalien
    21/09/2009 15:07

    Heu…je crois que je vais t’écouter le Pédé… et demander à mon homme de me dessiner (on va rire…ou pas).
    Parce que si je ressemble fidèlement à mon avatar, comment il se fait que je sois ici, au lieu d’être sur un yacht voguant au large des îles Caïman à siroter des daïquiris devant un parterre de producteurs hollywoodiens époustouflés ???..

  11. 21/09/2009 16:16

    putain comment on désactive la notification des commentaires. Je vous aime bien mais j’en peux plus de vous lire vous lécher la barbe.

  12. lord de Winter permalien
    21/09/2009 17:14

    Je n’avais pas pu voir The Wrestler à sa sortie ; cet excellent article et très argumenté m’a donné très envie de le voir (et donc, là, à cet instant précis, je le télécharge). Au risque de paraître béni oui-oui, j’avoue aussi adorer Sunset boulevard, pour la densité du jeu d’actrice de Gloria, mais aussi pour l’humour noir du film (la narration faite par un mort, les réflexions mi bitchy mi philosophiques sur le cinéma de Gloria lors de la scène de rencontre avec le héros, etc.).

  13. onmangequand permalien
    21/09/2009 17:49

    Oui Sunset boulevard est un film inoubliable et l’interprétation paroxystique de Gloria Swansson est extraordinaire !
    La vision de Buster Keaton vieux, silencieux et oublié, penché sur sa table de bridge en compagnie de Cecil B de Mille (entr’autres) fait forte impression.
    Et que dire de la scène finale où l’on voit son vieil ami et amant Erich von Stroheim sortir de son rôle de domestique-pygmalion-protecteur-amant et ami, se remettre à diriger naturellement l’équipe de caméraman présente pour sa toute dernière prise ?

    Mais tout cela ne fait pas oublier Assurance sur la mort (Double indemnity) ce chef d’oeuvre du film noir avec Barbara Stanwyck tourné quelques années auparavant…

  14. Marie permalien
    21/09/2009 18:01

    Ah certes, Sunset boulevard est un de ces films inoubliables.
    L’interprétation extraordinaire de Gloria Swansson c’est quelque chose que l’on oublie pas !
    Ah ! Cette fameuse scène finale où on la voit descendre les escaliers, et où elle entre dans la démence pendant que son domestique-protecteur-amant-pygmalion-réalisateur d’ami incarné par Erich von Stoheim se réapproprie immédiatement et tout naturellement la direction de l’équipe de caméraman présente ?
    Que dire de cette autre scène hallucinante où l’on voit Buster Keaton en train de jouer au bridge en compagnie de Cecil B de Mille ?

    Mais tout cela ne nous fera pas oublier le précédent chef d’oeuvre du film noir de Billy Wilder qu’est Assurance sur la mort avec Barbara Stanwyck, justement.

  15. Marie permalien
    21/09/2009 18:03

    Heu y a comme un petit bug là !

  16. Marie permalien
    21/09/2009 18:07

    Maman ! Je deviens schiso !! Au-secours ! :-D

  17. Tibo permalien
    21/09/2009 19:54

    J’en profite pour rebondir sur ce dont tu parlais avec “Tu n’aimeras point” ; les titres des VF.

    L’actulalité nous donne encore un excellent exemple avec le film suédois “Patrick 1,5″. L’histoire d’un d’un couple d’hommes qui adoptent un enfant qu’ils croyaient de 1an et demi et qui a en réalité 15ans ; d’ou le titre (plutot bien pensé pour une petite comedie de canapé)

    Le film sort en france le 7octobre sous le titre : Les joies de la famille. Si c’est pas de la translation de luxe ça…

  18. malicesanssoeur permalien
    21/09/2009 21:00

    Ah, le film commence…
    Avec ta prose, Le Pédé, je crois que j’ai envie de retourner au cinéma…
    e@e sublime!

  19. lord de Winter permalien
    21/09/2009 22:54

    « Je suis une grande ! Ce sont les films qui sont devenus petits ! »

  20. 22/09/2009 21:44

    The Fountain est une oeuvre majeure dans l’histoire du cinéma, heureusement qu’il n’est pas traité avec plus de simplicité, le sujet qui ne se réduit pas qu’au refus de mourir, mérite un tel film !
    Comme “2001 l’odyssée de l’espace”, ce film demande plusieurs visions pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur,
    Pour une fois qu’un film est exigeant avec le spectateur, si vous aimez vraiment le cinéma, faites un effort et vous trouverez vous-mêmes l’équilibre.

  21. Guillaume Pascanet permalien
    14/02/2010 22:40

    je viens juste de voir “the wrestler”. Je ne suis absolument pas déçu alors que c’est ce qui arrive souvent quand on tarde à voir un film que tout le monde vous recommande (enfin, les gens dont vous écoutez les conseils cinématographiques, pas ma collègue qui serait plut^^ot une boussole indiquant le sud dans ce domaine)

    J’ai déja eu ce genre de déception avec “le grand bleu”, “les visiteurs” et plus récemment avec “bienvenu chez les ch’tis”, bien que dans ce dernier cas, le sentiment ait été amoindri par le fait que j’ai visionné la version italophone.

    Pour reprendre le débat plus haut, je vais enfoncer une porte automatique ouverte en plaçant “sunset boulevard” au firmament cinématographique !

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