Tarantino ou le génie dans le vide.
Prologue
J’ai un problème avec Quentin Tarantino.
Je viens de voir Inglourious Basterds (OH CA VA J’ETAIS EN VACANCES MERDE!), et cela n’a fait que se confirmer. Avant de voir le film, j’étais à la fois complètement alléché et à bout de nerfs (en bien), et en même temps presque certain de voir une ineptie. Et en sortant, je ressentais à peu près la même chose.
Alors non, Inglourious Basterds n’est pas qu’une ineptie. Laissez moi m’expliquer. Avec des spoilers, donc si vous n’avez pas vu le films, abstenez-vous.

CHAPITRE 1
Il était une fois un grand cinéaste.
Ca c’est la partie qui ne pose de problème à personne. Scénariste ultra-stimulant, qui tord brillamment ses récits dans tous les sens, et sait confectionner des personnages inoubliables dont même les noms amoureusement choisis semblent requérir le statuts de mythes. Dialoguiste de génie: chez lui, sérieux ou absurde, tendu et étiré jusqu’à l’extrême, le dialogue C’EST l’action, plus que n’importe quel morceau de bravoure. Directeur d’acteurs accompli, chez qui les comédiens semblent disposer d’une liberté de jeu inédite, ce qui permet souvent à des interprètes médiocres ou sous-exploité de révéler un talent insoupçonné (Travolta, Thurman, Darryl Hannah ou ici Diane Kruger dans une certaine mesure). Brillant metteur en scène: son sens de la composition, du découpage, du montage surtout (merci Sally Menke) révèlent une compréhension parfaite, une maîtrise éclatante de l’outil cinéma.
Ca, c’est dit.
CHAPITRE 2
L’homme qui ne racontait rien du tout.
Quentin Tarantino est un aussi, indéniablement, un auteur. Mais un auteur de quoi, précisément? Certes, sa patte est reconnaissable entre mille, mais que raconte-il, au juste, de film en film? L’absurdité de la vie? La violence qui règne en ce bas monde? Les différences culturelles entre les US et l’Europe par le biais du quarter pounder with cheese? Laissez moi rire. Je vais vous dire ce qu’il raconte, moi, le Quentin.
Rien. Que dalle. Zilch.
Et ça n’enlève rien au plaisir pétaradant qu’il sait souvent procurer, mais vous en connaissez beaucoup, vous, des GRANDS CINÉASTES (en majuscules) qui n’ont absolument rien à dire, à part qu’ils adorent le cinéma et ont vu tout plein de films? Parce que, soyons honnête, la cinéma de Tarantino est, intellectuellement, au niveau du bac à sable. Impossible d’extraire un quelconque propos d’aucun de ses films. Pulp Fiction, indeed. Et qu’on ne vienne pas me parler de “thèmes” récurrents tels que le goût de la violence, l’analyse de la pop culture américaine ou les différentes fonctions du langage, parce que là, je vais vraiment me rouler par terre de rire. Ça, ce sont des motifs stylistiques, pas du contenu. Et émotionnellement, s’il y a une chose que les films de Tarantino nous ont appris, c’est que leur auteur, à près de 50 ans, ne connaît absolument rien de la vie, à part ce qu’il en a vu en vidéo. Lorsqu’il s’y essaie avec une histoire d’amour, ou en tentant d’évoquer la maternité, (Kill Bill Vol. 2) il révèle douloureusement qu’il ne sait plus de quoi il parle (pour ce brave Quentin, une petite fille de 4 ans, ça n’ouvre la bouche que pour parler de cinéma d’arts martiaux des années 70, forcément).
Et son dernier opus confirme le statuts exceptionnel de Tarantino dans l’histoire du cinéma; probablement le seul auteur à peu près aussi extraordinairement talentueux qu’extraordinairement creux. Et ça, pas grand-monde ne veut l’admettre.

CHAPITRE 3
Inglourious Basterds
Un peu trop bordélique et disparate, les Basterds se révélant finalement la partie la moins intéressante du film malgré un titre et un marketing plutôt trompeurs, et le chapitre 2 qui leur est consacré est le plus faible et le plus attendu. Et quelle idée d’engager Eli Roth, titulaire d’une incomparable tête de gland et réal de l’abominable Hostel, pour faire (mal) l’acteur? Bien meilleures, l’ouverture façon western (chapitre 1), et une interminable partie de faux-semblants dans un sous-sol de bar (chapitre 4), séquences à la fois bouffonnes et harassantes de tension, à la mesure de la maitrise qu’on s’accorde généralement à reconnaître à Tarantino. Comme tout le monde l’a déjà dit avant moi, Christoph Waltz, (qui a du pleurer de joie quand on lui a offert ce rôle en or massif), domine de sa présence suave et exquisément démoniaque la distribution, tandis que Brad Pitt confirme qu’il est taillé pour jouer les débiles (cf. Burn after Reading). Le chapitre 5 est à la fois le plus drôle (tout le monde se surpasse en italien) et le plus décevant, trahissant finalement l’absence de cohérence des différentes parties du récit, et surtout, l’absence totale de propos. Certes, Tarantino fait un croche-pied à l’histoire et tue Hitler et Goebbels avant l’heure. So what? Tout cela est une vaste pantalonnade, on l’avait compris. Alors dans quel but? Choquer? Surprendre? Étaler la toute-puissance que le cinéma lui accorde? Un poil gratuit et narcissique, l’acte pseudo-punk.
CHAPITRE 4
L’empire de la citation stérile
Au sujet du narcissisme, j’entendais parler en ces pages de “cinéma généreux”. C’est exactement l’inverse qui m’a frappé, un Quentin tout bouffi de références, exultant à fabriquer ses films de plus en plus pour lui-même (et l’élite capable de saisir de quoi il cause). La seule possible thématique de son oeuvre, qui est, comme je le disais plus haut, son amour du cinéma, est ici plus encombrante que jamais, comme s’il ne pouvait s’empêcher de déployer ses connaissances à chaque coin de bobine: on discute de Pabst, de Max Linder ou de Leni Riefenstahl, on fait apparaître Emil Jannings, on mentionne Pola Negri ou Brigitte Helm, tout ça le plus gratuitement et le moins crédiblement du monde (Je préfère Max Linder à Chaplin???), juste pour le petit plaisir du connaisseur, et ces incrustations arbitraires commencent à sentir le renfermé. Non pas qu’on ne puisse pas faire de grands films sur le cinéma, blindés de références, mais ceux-ci sont en général au service d’un discours plus large et plus universel. Ici, la référence ne sert qu’elle même, et son auteur omnipotent et ricanant.

CHAPITRE 5
Violence Royale
Je termine par ce qui me pose le plus problème. Tarantino a voulu réaliser une gigantesque farce sur la Seconde Guerre Mondiale. Pourquoi pas. Mais qu’on ne vienne pas me chanter qu’il a offert une “catharsis” au peuple juif. Parce que soyons clair, il n’en a à peu près rien à branler. Il a choisi cette période de l’histoire parce que les nazis incarnent la forme la plus communément acceptée de pourriture humaine, et que cela lui donnait l’occasion de laisser libre cours à son goût pour la violence, parce que massacrer des nazis, ça ne pose de problème éthique à pas grand monde. Un peu facile bien sûr, mais pourquoi pas, en effet. Par contre, Shoshanna Boudboul Dreyfus qui clame, “regardez le visage de la vengeance juive”, c’est une caution morale quelque peu hypocrite à la boucherie qui suit. Parce que Quentin Tarantino prend très clairement autant de plaisir à massacrer du nazi qu’à trucider Shoshanna elle-même en dernière minute pour la beauté du geste (ou étrangler avec jubilation Bridget Von Hammersmark). Parce que c’est si joli une belle poitrine criblée de balle dans une robe rouge qui s’effondre au ralenti. Et si inattendu. Et que la seule chose qui le fait visiblement bander, c’est le carnage, aveugle, sans aucune justification morale, sans aucune notion de bien ou de mal. Alors qu’il assume, jusqu’au bout.




Bon, je n’ai lu qu’en diagonale l’article parce que je voudrais garder encore un peu de surprise quand je verrai le film…
En parcourant l’article, il me semble qu’il y a un grand oublié du casting… L’icône du cinéma allemand, Herr Til Schweiger!!! Quand même…
Analyse pertinente que je partage en grande partie.
Ma plus grosse déception, c’est que par moments… je me suis fait chier. J’ai même du tripoter et regarder la personne qui m’accompagnait. Une première, devant un Tarantino, c’est dire. La faute en incombe à un manque de verve hallucinant pour ce Monsieur qui est d’habitude un dialoguiste de génie. Ici, juste deux voire trois passages de qualité surnagent dans un marasme de platitude. Et ne parlons pas du jeu d’acteur notre ami le projectionniste.
merci pour tes articles, toujours aussi justes !
Je partage ton avis. Je regarde les films de Tarantino comme une grande farce plutot que qu’un grand film.
A mon avis, inglorious basterds est une version de kill bill dans les 40:
Beatrix Kido est Shoshanna Dreyfus
Bill est Christoph Waltz
Sofie fatale (interprète de O-Ren Ishii) joue l’interprete de Waltz
Enfin bref encore pleins de comparaisons à faire avec Kill Bill
Je prends ce film comme bande dessinée sanglante qui montre “la vengeance” mais je préfère Kill Bill
La critique est franche. Je n’y adhère pas totalement. Et je mettrai davantage en avant le génie (renouvelé) de Tarantino pour réactualiser tous les différents genres de films de série B voire Z. Ok, dans le fond, ses films ne sont pas toujours très philosophiques mais franchement dans la forme, il arrive à mettre en avant tous les éléments principaux qui caractérisent ces genres si particuliers (Western, Kung Fu, Blacksploitation…). Personnellement, je préfère aller voir un Tarantino pour son génie de synthèse et son côté provocateur. Loin de vouloir satisfaire un besoin (pervers) de violence en observant le scalp d’un soldat nazi ou le visage rappé par une roue de pick-up, son travail n’en reste pas moins du Tarantino. Les dialogues, bien qu’ils soient plus longs dans ce dernier film, restent dans la lignée de ses précédents. Bon je m’arrête là
Cordialement,
AHHHH Mon Pédé comme tu es toujours le meilleur… te lire le matin avec mon café au lait est un ravissement de tous les instants.
Et puis cela me rappelle le pont neuf il y a deux jours…
Assez d’accord avec ton analyse, même si pas d’accord avec tout.
Je regrette surtout, comme toi, que tout le monde ait hurlé au génie avant que je n’aille le voir, parce qu’au final c’est un Tarantino de bonne facture mais assez cliché dans ses petits travers habituels (qui font son charme, certes) : les longues scènes bavardes, les références qui pètent, les femmes d’action… un peu le même film que d’habitude incrusté dans la Seconde Guerre Mondiale, quoi.
Bref, dommage que ce soit au final bien long pour avoir juste envie de dire à la fin “so what ?”…
Le détournement “cinéphile” de l’Histoire et la catharsis du peuple juif semblant en effet un brin légers, comme prétextes.
Ton article est pas mal, j’y adhère assez, excepté pour un point: celui ou tu dis que Tarantino étale ses connaissances. Moi je ne l’ai pas du tout perçu comme ça en regardant le film: en effet les nazis étaient en général des gens cultivés, fréquemment hautement diplômés aussi (et oui et pourtant ils étaient aussi les plus cons malheureusement!). En général ils étaient ingénieurs ou docteurs. Donc pour moi ça donnait simplement une impression de réalisme. Un autre exemple: lorsque Hans Landa se met à parler italien de manière parfaite, là encore c’est une démonstration de la vaste culture qu’ils avaient.
Je crois que Le pédé faisait référenceà des connaissances cinématographiques. Tarantino étale sa cinéphilie comme de la confiture: de nombreux hommages truffent ses films. Ils sont nombreux et parfois si subtils qu’on peut en somme dire qu’ils sont parfois réservé à un public TRES TRES averti (pour ne pas dire élitiste-je n’ai pas dit intellectuel, les films auxquels on rend gloire font partie d’une gamme assez particulière dans laquelle Tarantino pioche, et qui lui est toute personnelle) qui pourra les saisir, ou non (dans le deuxième cas cela ne changera rien à ta compréhension du film).
En fait, ces petits clins d’oeil sont parfois si fugitifs qu’on a l’impression que seul celui qui les y a glissés pourra les voir et les comprendre tous.
UN exemple?
Dans le Pacte des Loups de Christophe Gans (2001), la première attaque de la bête est par exemple une transposition sur terre de la première attaque du requin des Dents de la Mer de Steven Spielberg (1975).
Mais il y en a de bien moins visibles…
Tellement d’accord que j’en pleurerais d’émotion, tiens.
Par contre, la 1ère scène western-like m’a paru vraiment longue et honnêtement seule le personnage de Waltz m’a sauvée de l’ennui qui arrivait.
Le problème de Tarantino c’est aussi qu’il faut croire qu’il ne peut pas s’empêcher de vouloir placer des gros gags bien lourdingues (la pipe du colonel Hans, la surenchère en italien,…).
Sinon je râle un peu quand même parce que tu éludes Daniel Brühl qui aurait mérité qu’on s’attarde un peu mieux (pas plus mais mieux) sur son personnage au lieu de le liquider d’une façon aussi pathétique.
(Sinon vous devenez des blogstars, linkés par Maïa Mazaurette
un avis en tout cas intéressant… même si j’ai quand même trouvé ce film assez jubilatoire. Juste un détail : le tireur d’élite préfère Max Linder à Chaplin…
Exact. Merci pour la correction, j’ai rectifié.
Ah! Enfin quelqu’un qui donne un avis proche du mien sur Tarantino!
En effet je me suis fait une séance hier soir et je me suis retrouvé dans la même situation que toi: c’est exactement ce à quoi je m’attendais. A la seule différence que Tarantino m’a toujours saoulé, et que ce dernier film ne déroge pas à la règle. Pire, il m’a assis dans mon idée que le Tarantinisme est une vraie secte, en témoigne les rires frénétiques des fans dans la salle à l’approche de la moindre chose qui pourraient s’apparenter à une vanne. On adhère ou pas, c’est aussi simple.
Mais en tout cas, moi je ne l’ai jamais trouvé génial le Quentin et je tiens a vous faire comprendre pourquoi:
Il est indéniable que le monsieur sait se servir d’une caméra, connait toutes les ficelles et est capable de réaliser n’importe quel plan. Seulement je suis désolé, mais la cohérence est quand même un élément déterminant d’un film, que l’on parle du scénario ou de la réalisation. Et là on se retrouve face à un enchainement de plans inutiles (come on, des gros plans sur la crême chantilly du Strudel?) ou gratuitements pompeux (un travelling latéral sur Mélanie Laurent qui nettoie une enseigne…). Le scénario s’en sort un peu mieux, bien qu’on voie arriver le massacre final à des kilomètres, mais je trouve le découpage en chapitre d’une fainéantise hallucinante (on se débarrasse des transitions comme ça).
Pour ce qui est de son talent pour la direction des acteurs, je me dois de te contredire. L’exemple le plus parlant en est notre Mélanie nationale qui offre ici une prestation on ne peut plus catastrophique, elle qui est d’habitude plutôt douée. Tout ce qu’elle dit sonne faux. Et bien que je me doute que ce soit volontaire, des acteurs qui jouent mal, ben c’est pas intéressant, même s’ils ont l’aval du réalisateur pour faire n’importe quoi. Alors évidemment, c’est pas le cas de tous: Christoph Waltz est en effet hallucinant et sauve le film à lui tout seul. Mais Pitt m’a un peu déçu, je l’ai juste trouvé lourd. J’ai par contre trouvé Eli Roth assez convaincant dans son rôle de grosse mule. Je sais pas si c’est dû au maquillage, mais il avait un regard terrible.
Je pourrais encore continuer ma liste de travers saoulants (la musique, les incrustations, les parenthèses en voix d’informations Pathé, les dialogues foireux…), mais j’ai pas le temps, et surtout je passerais encore plus pour un gros douchebag
Après je vais pas faire mon Zemmour, y’a aussi des bon moments (dont la scène dont tu parles ou les Basterds joue les ritals qui est bien le seul moment du film où un cliché est bien utilisé, ou le gag de la pipe de Landa que n’auraient pas renié les Monty Pythons), mais pour moi c’est non. Les blagues ça va deux minutes, mais je vais finir par croire que le Tarantino se fout de notre gueule à réaliser à chaque fois le même film. Le jour où le bonhomme réalisera un vrai film, autre que ces habituelles farces masturbatoires, alors là je le considérerais un peu plus comme un grand. Mais en attendant…
“Le jour où le bonhomme réalisera un vrai film, autre que ces habituelles farces masturbatoires”.
Je propose une minute de silence en hommage à la filmographie de QT qui vient de se faire injustement et très violemment dézinguée par Yoos-F. A ma sensibilité aussi, qui n’a pas supporté un tel traitement. Et puis aussi par respect posthume pour Oasis qui s’est disloqué ce weekend. Merci d’avoir écrit “Don’t look back with anger”.
Bon ben maintenant la minute………………………………………………merci.
Ah ouais, ça avait l’air moins long dans le petit cadre… Désolé!
Bonsoir,
Juste pour vous signaler que vous faites parties de ma sélection BlogDay 2009 !
A très bientôt !
Sophie
Oui désolé, après relecture, c’est vrai que mon post est relativement acide. Après injuste, c’est ton point de vue, certains seront peut-être de mon avis. Désolé aussi pour ta sensibilité, je ne fais d’habitude jamais de mal aux joueurs…
Mais comme j’ai dit “on adhère ou pas”. Moi j’ai jamais adhéré, mais je ne te jugerais pas si tu adhères.
Pas de problème, Yoos… C’était juste du second degré.. Et t’as même le droit de me juger si tu veux
j’ai été et je reste subjugué par Réservoir Dogs)
Oups, je crois que je suis juste un peu trop “premier degré” alors…
copaiiiiiiiiing
http://cineblog-ed.blogspot.com/2009/08/inglourious-basterds.html
J’avais pas tellement envie de le voir, du coup j’ai plus DU TOUT envie…
Grande fan de Tarantino devant le Petit Jésus et Josiane Balasko, je sens que ce dernier opus est un semi-navet.
Je crois que je vais me réserver pour un Prophète (pas de sarcasmes, il n’y a que 2 salles à Ajaccio ppfff).
Au vu de ta phrase : “Alors non, Inglourious Basterds n’est pas qu’une ineptie. Laissez moi m’expliquer. Avec des spoilers, donc si vous n’avez pas vu le films, abstenez-vous.” Je me suis abstenue de te lire.
J’aurais mieux fait de m’abstenir d’aller voir ce film.
Je n’aurai jamais cru m’ennuyer autant dans un film de Tarantino. A chier.
Moi je crois que vous critiquez facilement du à la sur-médiatisation du film: une grande campagne publicitaire évidement et vous partez voir le film avec l’exigence de vous retrouver face à un chef-d’oeuvre cinématographique! C’est bien facile. Le réalisateur sortirait de nul part je vous entendrais dire que le film est génial. Après certains sont peut être francs, mais on aime ou on aime pas Tarantino (personnellement j’aime) mais par pitié j’ai lu dans cet article que certains ont vu tous ses films et leur constat: ils les détestent tous….mais arrêter d’aller gâcher votre argent, vous avez l’air si convaincu que QT fait de la merde, ne prenez plus de risque. Je suis assez d’accord avec Toma sur le fait que le réalisateur soigne plus la forme que le fond de ses films…et alors?! Personnellement je perçois le cinéma comme un divertissement, quand je vais dans une salle je préfère passer un bon moment avec Tarantino plutôt que de me faire chier devant une daube qui passe de façon sublime un message socio-politique, ou autre. On ne va pas toujours au cinéma pour s’instruire, alors mes chers érudits de la haute France, je vous en conjure laissez les petites gens se divertir devant leurs âneries. En plus on a tout de même un aperçu histoire de l’époque, la touche Tarantino nous donne juste envie d’aller nous taper un Xeme film sur la 2nd guerre mondiale, c’est tout, il est une fois de plus original et oui il reste dans son style mais il faut croire que les gens ne s’en lassent pas.
Je ne suis pas sûr, justement, que si le réalisateur sortait de nulle part, tout le monde crierait aussi facilement au chef d’oeuvre. Pour ma part, comme je l’ai écrit au début de mon article, je ne m’attendais pas à voir un grand film, donc zéro déception.
Je ne sais pas si c’est mon post ou les commentaires qui t’ont exaspérés, mais je crois que personne ici n’empêche les petites gens de se divertir. Ils ne font que réagir et donner leur avis sur le film, ce qui est humain, non?
Et euh, par ailleurs, tu connais beaucoup de gens qui vont au cinéma pour se faire chier devant une daube? Même si celle-ci “passe de façon sublime un message socio-politique”?
J’en ai juste marre que beaucoup de gens deviennent septiques face au cinéma hollywoodien parce que je le sais très bien au fond, ils ne supportent pas l’idée que soient dépensées des sommes monstrueuses. Du coup ils préfèrent s’extasier devant un jeune réalisateur qui va sortir quelque chose de méchamment ennuyeux mais qui va s’attaquer à un régime politique, ou une triste situation militaire au moyen orient (exemples au pif). Allez pour étendre mon exemple le film se penche sur un pauvre petit garçon qui porte tous les malheurs du monde. Presque plus un documentaire sauf que sur arte ils les font vivre leur documentaire.
Personnellement je suis un grand admirateur du cinéma hollywoodien et je n’ai rien contre la dépense.
Je ne saisis pas ton exemple. Tu penses à un film en particulier?
Euh oui mais je ne saurais pas te sortir le titre, ça a été présenté au 20h il y à plusieurs jours voir plus semaines, je ne sais plus trop.
Ce que je veux dire c’est qu’il y a un anti-américanisme assez important en France, et ça se ressent dans des critiques assez hautaines de certains, c’est dommage. Mais c’est mon opinion bien sur et j’ai peut être complètement tort, je le conçois, c’est mon impression c’est tout.
Quentin Tarantino étant un emblème du cinéma américain on s’en prend facilement à lui alors qu’il fait du cinéma de qualité j’en suis convaincu…
Certes, le sentiment anti-américain est bien présent en France. Mais je te rassure, tu n’en trouveras nulle trace dans les écrits des auteurs de ce blog.
Par ailleurs, je pense exactement l’inverse. Tarantino est, dans mon opinion, l’icône favorite des critiques qui méprisent plus ou moins inconsciemment le ciné américain, parce qu’il incarne le cinéma américain tels que les anti-américains aiment à le réduire: un cinéma de genre (de préférence, polar, action ou western), qui se réclame de la série B, qui ne réfléchit pas, infantile, et plaisamment creux.
Mais je le répète, il a un talent fou!
“Par ailleurs, je pense exactement l’inverse. Tarantino est, dans mon opinion, l’icône favorite des critiques qui méprisent plus ou moins inconsciemment le ciné américain, parce qu’il incarne le cinéma américain tels que les anti-américains aiment à le réduire: un cinéma de genre (de préférence, polar, action ou western), qui se réclame de la série B, qui ne réfléchit pas, infantile, et plaisamment creux.”
<—c'est ce que je disais (peut être mal mais faut associer mes différents commentaires pour voir ce que je pense alors^^)
Ah?
J’avais cru comprendre que tu pensais que les anti-américains prenaient Tarantino pour cible.
Moi je dis au contraire qu’ils ont tendance à l’aduler. D’où sa sélection presque systématique à Cannes, mausolée du cinéma pourtant pas très americanophile.
Oui effectivement j’avais dit ça : “J’avais cru comprendre que tu pensais que les anti-américains prenaient Tarantino pour cible” (désolé la fatigue d’hier soir j’ai mal du te lire). Mais s’il est récompensé c’est parce qu’il est brillant! Et pour nous français, j’ai envie de dire qu’il nous vend de la “US-attitude” et ça fait rêver! Enfin ça c’est mon cas et celui de pas mal de personnes, mais je reste persuadé que d’autres critiquent trop facilement dès que c’est made in usa. Donc bref on va arrêter la pour moi ses films ne manquent pas de substance contrairement à ce que tu pourrais dire(mais chacun ses gouts), et nous mettent dans des ambiances bien à lui : des personnages déjantés, du banditisme, sex alcohol and drugs, de l’humour, de la violence gratuite certes mais qu’il sait rendre marrante (soit parce que c’est trash et qu’en plus il s’en prend à quelqu’un que personne n’aime: le nazi, le violeur, l’autre garce avec son cache-oeil de pirate, soit par la gaffe: Vincent Vega qui fait exploser la tête du jeune black dans la voiture de Jules tout ça à cause d’un dos d’âne qui l’as fait appuyé sur la gâchette…).
Et Pulp Fiction demeure mon film préféré!
Enfin voila, MOI J AIME!!
Je suis assez d’accord avec toi Le Pédé, dans la mesure où le film m’a à la fois plu et déçu : plu, parce que lorsqu’on attend autant un film on a du mal à avouer le contraire, et déçu par le mensonge propagé par sa campagne publicitaire, qui n’a juste rien à voir avec ce que l’on attendait de lui (le film, pas Tarantino).
N’en reste pas moins qu’hormis quelques longueurs, le film est divertissant, et contient sa quantité de quotes à ressortir comme dans chaque Tarantino.
Je conclurai en disant que lorsque quelqu’un nous a habitué à de “l’excellent”, on le critique facilement lorsqu’il ne fait que du “bien”, ce qui est tout de même déjà meilleur que la majorité de ce qui reste
@ le code : si je peux me permettre, même si c’était un inconnu parfait, peut-être moins de monde aurait été voir son film (grand avantage de la notoriété, ou pas), mais je ne suis pas sûre que les critiques auraient été moins virulentes, au contraire. Vu que c’est Tarantino, LE Tarantino de Reservoir Dogs qu’on n’oubliera jamais, on va voir avec de l’attente, c’est sûr, mais on est autant prêt à aimer qu’à critiquer… vu qu’on le respecte…
En l’occurence, je me suis simplement ennuyée, régulièrement, durant ce film. Des moments sont marrants, les acteurs sont passionnants, les lumières magnifiques, les décors parfaits, etc… mais m’ennuyer au cinéma, ça ne m’arrive pas souvent et ça mérite d’être relevé, non ? Et d’être d’autant plus déçu que c’est un GRAND réalisateur comme QT qui m’a infligé cet ennui. Non ?
J’ai lu cette critique parue dans le numéro d’octobre de première, et je ne peux pas m’empêcher de défendre Mr Tarantin.
Tout d’abord de quel droit écrire “Quentin” ? Un peu de respect pour Mr Tarantino…
Tu dis que ses films ne racontent pas une “histoire” mais qui a décidé que un jour, tous les films devaient raconté une histoire ?
Si on compare le cinéma à la peinture, il peut aussi bien exister des films “abstrait” non que ceux de Mr Tarantino le soient forcément, un film c’est avant tout transmettre des émotions, et ce qu’à bien compris Mr Tarantino, c’est qu’un véritable scénario, une “histoire” n’est pas indispensable à cela.
Ensuite, oui il aime le cinéma, et oui il le montre à travers tous ces films, mais l’un des principes de l’art est d’aimer son art et d’en faire l’éloge (cours de français de 1ère) c’est ce qu’on fait tous les poètes du 16ème au 20ème siècle : Rimbaud, Baudelaire, Appolinaire, …
Je me demande aussi en quoi Kill Bill volume 2 n’est pas une histoire (encore ce mot) d’amour satisafaisante à tes yeux : les histoires d’amour ne peuvent être jugées que par ceux qui en font l’objet …
Quand à qalifier “inglorious basterds ” de BORDELIQUE c’es je pense l’impression qu’à voulu donner Mr Tarantino : les basterds, la guerre, tout cela est “bordélique”, et oui Mr Tarantino veut sûrement étaler la toute puissance que le cinéma lui accorde, c’est ce que chaque artiste voudrait inconsciemment réaliser grâce à son talent : diriger le monde, alors Mr Tarantino réécrit l’Histoire.
Et enfin, c’est évident que Mr Tarantino a réaliser ce film pour lui, c’est le fondement de l’art : y déposer ses émotions et en recevoir. Mr Tarantino trouve sûrement beaucoup de plaisir à regarder des juifs, des nazis et tous les personnages de ses films mourir, est-il blâmable pour cela ? En allant au cinéma ou en regardant un tableau comme en lisant un livre il faut s’attendre à y trouver ce que l’auteur aime et veut nous faire aimer, c’est une chose à accepter si on veut ensuite aimer, s’approprier l’oeuvre et en faire une histoire personnelle.
Je crois donc que ton problème n’est pas en réalité avec l’oeuvre de Mr Tarantino mais avec l’art en général, à trop critiquer at décortiquer des films, musiques, … on en vient à oublier le but originel de l’art : prendre du plaisir, ressentir des émotions et l’utiliser comme expérience de vie.
Je t’accorde cependant que Brad Pitt est beaucoup mieux dans des rôles de “débile” que quand il fait son beau dans “Troie” …
je vais pouvoir commencer à réviser serein tiens, je me suis bien marré.
merci.
Avant d’arriver en cours de 1ere, il aurait été judicieux de ne pas sécher les cours de primaire, essentiels, à mon sens, à la maitrise de l’orthographe et de la grammaire.
Je l’avais bien dit, que ça allait nous faire des frais de traduction, cette histoire de Première…
Est-tu de celles qui dénoncent le vide de propos dans les oeuvres de Quentin Tarantino?
Madame Nora, Monsieur Diegosan, cessez de vous moquer de Madame A!
Eh oh, ça va Docds, tu nous a pas gagnés à des enchères, nous ne sommes pas tes choses ! Si on t’énerve, fais payer le Juif
Vous serez bientôt tous mes choses quand je serai le MAITRE DU MONDE!!!!!
Marrant ça, “Monsieur” Tarantino, mais Brad Pitt tout court. Sans doute parce que “Monsieur” Tarantino ne fait pas “son beau” lui.
“Et ça n’enlève rien au plaisir pétaradant qu’il sait souvent procurer, mais vous en connaissez beaucoup, vous, des GRANDS CINÉASTES (en majuscules) qui n’ont absolument rien à dire, à part qu’ils adorent le cinéma et ont vu tout plein de films? Parce que, soyons honnête, la cinéma de Tarantino est, intellectuellement, au niveau du bac à sable. ”
Oui j’en connais. Allez, un au pif, Jean-Luc Godard. La Nouvelle Vague, ça te dit quelque chose ? “filmer ce que l’on aime”, c’est juste ça. L’art c’est le message, ou son absence.
Les intellos ont été les premiers à vanter les mérites de Tarantino et maintenant, on veut le pourrir. Le monde est amusant.
Je me permet de prendre la défense de Madame Alessandra, parce que moi aussi j’suis une merde en orthographe. Et non, ce n’est pas un handicap!! Quoi que…
Nous sommes un peu taquins, Lilith (tiens, Lilith, j’ai une copine qui joue dans une pièce qui s’appelle Lilith). Mais il faut reconnaître qu’un texte long ET truffé de fautes, ça fatigue la tête et ça distrait beaucoup le lecteur du fond…
je viens de découvrir ta critique “coup de gueule” hier dans le Première de ce mois (avec en couverture Megan Fox) et je suis dans l’ensemble d’accord avec toi ! Et ton blog est très intéressant, bravo !
je ne suis pas une “merde” en orthographe, j’ai juste du mal avec les nouvelles technologies ^^ (en plus j’avais cru comprendre qu’aujourd’hui on pouvait écrire un peu n’importe comment mais désolé je relirais ce commentaire avant de le publier)
Et oui Mr Tarantino ne fait pas son beau, lui …
Plus tard un vrai commentaire
juste une remarque shoshanna n’a pas été tue pour la beauté du geste tarentino n’est pas un parnassien et ne t’en déplaise chaque Plant revêt un sens.
Ici il témoignait de la culpabilité juive qui a tant coûte a notre peuple son bref remord lui a coûte la vie
voilà le message
dans la semaine ma critique sur ce chef d’œuvre
Super ! je suis 100% d’accord avec l’article et même si l’on me dis que Inglourious Basterds n’est pas commes les autres je sais que je vais me faire un mauvais film !
Je trouve cette analyse très juste. J’adore Tarantino et j’ai toujours regardé ces films en sachant que c’était complètement gratuit. C’est ça qui me plaît, il ne faut pas chercher quelque chose derrière car il n’y a pas grand chose à part une vague culture de la violence.
Tarantino n’est qu’un gosse avec une caméra, et on s’amuse avec lui.
a part “Amen”, je vois pas ce que je peux rajouter…
Un petit retour sur ce film qui m’a bien plu personnellement car Jean Reno proclame plein de mâle fierté qu’il a refusé le rôle du Français de la scène d’ouverture
http://www.purepeople.com/article/jean-reno-il-a-ose-dire-non-a-quentin-tarantino_a50451/1
Donc, en fait, et si c’est bien vrai, il n’avait absolument rien compris au rôle !
C’est donc, si cela était nécessaire confirmé, c’est un crétin ! Le reste de ses propos est du même niveau.
sa peut etre plus au juif xd:) mais pas moi le film est a chier deçu et re deçu le fim pas du tout crédible mai bon dans le monde dans le quel on vie tout devien pourri ;(
Merci pour cet article ! Je sais enfin précisément pourquoi j’estime que les “Kill Bill” sont des bouses.
Oui mais non. Ta critique est super pertinente, bien faite, et tout, et tout… mais tu as, j’en ai l’impression, oublié un truc. Tu dis qu’Inglorious Basterds n’est qu’un amas de violence et de références à la culture cinématographique personnelle de Tarantino (je résume). Pas faux. Mais, ce n’est pas que ça : Inglorious Basterds, c’est aussi un hommage (pur et simple) au cinéma, et pas des moindres (tuer des nazis avec des pellicules de films… je trouve ça pas mal du tout, moi !).